vendredi, juillet 03, 2009

L'impermanence et l'éphémère

Un forte impression de nostalgie décalée s'est emparée de moi. Je regardais les photos d'une amie retrouvée dans les méandres du web, une amie du temps de ma vie européenne, il y a déjà plusieurs années. Elle est toujours aussi belle, le temps ne semblant pas avoir d'emprise sur elle. Son amitié était comme un vent de fraîcheur, un éclat de rire. Une belle personne, vraiment. Je suis contente que nos vies se soient croisées. Mais il est peu probable que je la revoie. Elle habite l'Amérique latine, et le cadre professionnel qui avait permis notre rencontre était bien temporaire. Nos vies trépidantes et remplies ne nous permettront sans doute pas de se rencontrer à nouveau. Et au fond, peu importe.

J'ai eu le plaisir de connaître cette femme, comme j'ai eu le plaisir de connaître tant d'humains fascinants et attachants, et comme j'aurai encore le plaisir de connaître tant d'autres belles personnes. Mais en regardant ses photos d'enfance, et d'adolescence, à une époque où je ne la connaissais pas, j'ai eu une sorte de vague à l'âme inexplicable. Un sentiment de ne pouvoir tout embrasser, de ne pouvoir véritablement atteindre une finalité complète à étreindre toutes mes aspirations. Peut-être est-ce le temps lourd de cet été humide qui ne s'affirme pas qui m'apporte cette tristesse indomptable? Toutes ces vies croisées, tous ces liens tissés, tous ces coeurs enflammés, toutes ces joies, ces rires, ces passions, ces larmes, pour vivre notre impermanence et notre éphémère dans la plus belle conscience que le moment s'arrête quand il commence.

La vie s'étire lentement, ombrage à mes doutes. J'aimerai bien avoir un chat pour le regarder ronronner au soleil et jouer avec les mirages de lumière. Il pourrait me ramener à l'essentiel, et faire taire ces angoisses inutiles.

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lundi, mai 11, 2009

Cha cha cha de l'angoisse (et vache maigre)

Pourquoi suis-je la proie de ces déboitements du quotidien, comme je les appelle? Probablement parce que j'ai trop de temps pour penser, sans aucun doute. De multiples ouvrages de réflexion expliquent que l'angoisse et l'anxiété sont dûs à trop d'attention porté à son propre ego. Mais mes angoisses viennent de constats extérieurs: je suis triste de voir la socitété se diriger tout droit vers sa perte, triste de voir le monde se polluer, triste de voir autant de cruauté et de méchanceté, tant d'inconscience de l'absurdité des gestes destructeurs et égoistes que posent trop d'humains. Je suis en colère quand je lis les journaux, je grogne quand un livreur laisse tourner son moteur, et je tourne ma langue sept fois quand j'entends trop de remarques où des gens sont si terriblement insconcients de la destruction qu'engendre le système en place. Nous vivons dans la valorisation de la surconsommation, quoiqu'en disent les têtes bien pensantes de ce monde. Nous vivons dans une hypersexualisation malsaine où des "vaches maigres sexy" (!!!) annoncent de la crème glacée. Je suis la seule à ressentir de la colère face à ces conneries?

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