lundi, août 24, 2009

Detritus

Je prépare un nouveau projet. Avec une envie trop forte de tout dire, de tout faire, de vouloir tout embrasser en même temps. Mes préoccupations écologiques sont vastes, et je n'arrive pas à voir clair à savoir quel est le meilleur angle d'attaque, le meilleur sujet. Je dois penser à un élément-clé précis pour pouvoir ouvrir le débat sur des considérations plus larges: changements climatiques, problèmes énergétiques, problèmes de la surproduction, choix de mode de vie en matière d'habitation et de transport, et surconsommation. Le résultat de tout cela est la production importante de déchets de toutes sortes. Mais c'est rebutant de faire un projet sur les déchets! Les détritus...

Je me questionne: ai-je envie de passer plusieurs mois à fouiller nos déchets? Ma répulsion est naturelle, et paradoxallement, elle est la même que celle de la population entière: personne ne veut se mettre le nez dans les poubelles! Quand on pose le geste de "jetter à la poubelle", c'est pour se débarrasser de quelquechose qu'on ne veut plus, qu'on rejette. C'est sale, c'est brisé, c'est vieux, c'est inutile, c'est périmé, c'est pourri, ça pue, c'est inutilisable, c'est irrécupérable, ce n'est pas recyclable. Une fois le geste posé, le couvercle de la poubelle refermé: c'est l'oubli salvateur. Nous cessons toute responsabilité envers cette chose, elle n'existe plus. Mais rien n'est plus faux! Une autre vie commence pour le rejet. Il ne deviendra jamais du "vide": il va se transformer, se décomposer (au mieux) ou encore doucement devenir un polluant par de complexes procédés chimiques.

Mais pourtant, je suis convaincue comme plusieurs que ces déchets pourraient être beaucoup moins importants qu'ils ne le sont actuellement. La première étape, la plus facile, est celle de composter toutes les matières organiques que nous produisons. Et enfin, la ville de Montréal amorce un petit pas dans cette direction...

Lire article sur Cyberpresse: Compostage à Montréal: bientôt 50 000 foyers desservis

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vendredi, mai 01, 2009

Lettre à ma productrice

Je vis ma vie. Je travaille fort, je me questionne, j'angoisse, je crée, je fonce, j'écoute, j'aime, je fabrique, je photographie, je filme, je monte, je planifie, je réseaute, je blogue (pas assez, trop éparpillée), j'update, je met en ligne, je cuisine, je photoshope, j'aime, je pleure, je ris, je réfléchis, je me révolte, je me questionne, je regarde, je me fâche, je m'emballe, je me passionne, j'hume, je sens, j'explore, j'aime, je partage, je pardonne, j'acceuille, je donne, je donne encore, et finalement je reçois. Et puis parfois je suis fatiguée. Mais je me relève toujours pour recommencer. Encore et encore, avec passion, générosité, ouverture, transparence. C'est parfois difficile d'être une femme d'engagement, de parole, de convictions.

Et puis un jour, tout ça semble vous apporter de bonnes nouvelles. À force de travailler, de faire, d'échanger, on récolte ce que l'on sème. Ce sera encore beaucoup de travail, je le sais. Mais je savoure le plaisir d'avoir été finaliste pour la résidence en réalisation à l'ONF. On m'a dit que mon nom était dans la liste jusqu'à la fin, que ma candidature à été considéré en finale aux côtés de ces grands réalisateurs: Paule Baillargeon et Philippe Baylaucq. Rien de moins. Je suis flattée. Honorée.

Et puis il y a quelques semaines, je rencontre une productrice de l'ONF. Et voilà, cadeau. L'ONF veut développer un projet avec moi! Je prendrai donc du temps pour réfléchir à mes projets, et trouver une façon innovatrice et pertinente de leur donne vie SUR LE WEB et à l'écran! Enfin, la vraie occasion de faire un projet de web-documentaire, d'explorer de nouvelles voies pour raconter des histoires. Je suis emballée, excitée, fébrile. Je me retiens depuis des semaines de partager ceci avec vous, sur mon blogue. Car tout part d'ici, en quelque sorte. Mon blogue est mon icubateur créatif, le reflet de mes pensées et l'outil de catalysation de mes réflexions.

Voici un mot pour ma productrice, qui connait bien mon ancrage technologique, qui sait que ce blogue sera le reflet de mon processus créatif avec elle.

Chère Productrice,

Merci pour la rencontre d'hier, pour ta générosité, ton ouverture et ton écoute. Je suis désolée si j'étais comme un moulin à parole qui ne quittais plus ton bureau, mais la perspective d'enfin pouvoir réaliser un véritable projet documentaire multiplateforme me rends vraiment très fébrile et enthousiaste. Je suis tellement heureuse de sentir que l'ONF m'ouvre ses portes et me donne carte blanche, dans ce beau contexte actuel. J'espère pouvoir apporter une perspective nouvelle par ma vision singulière, échanger et partager cela avec les autres, avec toi comme avec d'autres réalisateurs. Je brise enfin mon isolement créatif pour produire une oeuvre avec un cadre et une structure, et travailler avec une équipe. C'est vraiment un cadeau pour moi, et l'aboutissement (ou plutôt une nouvelle étape) de nombreuses années de création en solo. Bref, merci pour l'accueil. C'est un euphémisme de dire que j'ai hâte à la suite.

Voilà, je voulais partage ma joie avec vous, vous qui me lisez depuis de nombreuses années et avez suivi les aléas de ma vie, mes hauts et mes bas, mon parcours artistique et ma démarche de création, mes angoisses et mes passions. Voilà une belle étape importante dans mon chemin, et c'est avec vous qu'elle commence. Et j'ai l'intension ferme de redonner à VIVRE LA VIE toute la place dans mon processus, et de l'alimenter généreusement. J'espère que vous serez au rendez-vous.

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samedi, avril 11, 2009

Plaisirs en ligne

J'ai raconté ici une grande partie de mon processus de création qui a mené au projet 'Plaisirs'. Ce devait être un projet multimédia interactif, puis pour des raisons techniques, j'avais pris la décision en 2005 d'en faire une version simplifiée, sur DVD, dans une forme linéaire classique. Bref, une vidéo avec un début, un milieu, une fin. Mais ce ne devait pas être la structure de cette histoire. Plaisirs devait être un univers exploratoire, très impressionniste. Les images et la trame sonore sont poétiques, empreints de cet impressionnisme très proche de la peinture ou de la BD. Le DVD est sorti en librairie, publié avec un bouquin de poésie, chez Planète rebelle. Et j'ai enfin une version complète du film offerte ici en 8 chapitres que j'ai placé sur Vimeo. Je vous offre le chapitre 8, parce que je commence par la fin, parce que. Voilà.

Plaisirs: chapitre 8 (La Farandole) from Yannick B. Gelinas on Vimeo.

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mardi, novembre 11, 2008

Mon film à Milan

C'est aujourd'hui que mon documentaire Journal d'un danseur nomade est présenté à Milan. J'espère que le public l'appréciera.

Moi je suis à Montréal et j'explore ceci ou encore cela.

* L'un est un micro-site pour faire des loops sonores rigolottes avec des segments vidéos
* L'autre est un documentaire en ligne sur Israël, réalisé par Arte

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mardi, octobre 28, 2008

Retenue nouvelle

Ceci est le troisième essai de billet que j'abandonne. Étrange. Moi qui écris si facilement normalement, sans hésitation aucune, toujours à vous souffler le premier jet des mes élans d'écriture spontanée, toujours à me lancer dans l'écritre comme dans l'eau d'un lac invitant. Et là, pour une raison mystérieuse, je suis toute pleine de retenue. Ou une sorte de syndrome de page blanche. C'est une sensation inconnue pour moi. Étrange. C'est comme si j'ai trop à dire, mais je ne sais plus comment crystaliser mes idées en mots, puis en phrases. L'essence de ce que j'ai à partager cette semaine: les hésitations professionnelles et les remises en question de mes choix artistiques. Je me pose beaucoup de questions sur les prochaines étapes de ma carrière, à savoir quels seront les bons choix pour moi, et quelle est l'orientation de mes prochains projets. Je doute. Au moins en attendant j'avance.

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mercredi, octobre 22, 2008

Besoin de douceur et de beauté

Dans mon nouveau travail, je dois trouver des vidéos sur Internet. Je prends une pause de la réalisation pour cette saison, où j'ai accepté de travailler comme recherchiste pour l'émission Vlog à TVA.

Dans mon travail, je fouille le web à la recherche de perles. Sauf que je suis confrontée à la réalité: pour trouver des perles, il faut se tapper beaucoup beaucoup de vidéos très... douteuses. Toute la médiocrité, la haine, la violence, le mépris, la laideur que l'humain peut générer se trouve sur le web. Et quand on passe 40 heures par semaine à fouiller dans cette immense bouillie d'images et de sons, on en voit passer beaucoup. Heureusement, parfois aussi on trouve des petits rayons de soleil.

Comme ici, avec toute la joie des films de Bollywood. Parfois, j'aimerai être comme ce super-héros indien, et repousser la méchanceté et la laideur grâce à mes supers-pouvoirs de Yogini.

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mardi, juin 03, 2008

Poésie web

Je vous invite à (re)visiter mon espace d'exposition sur le web, où vous (re)découvriez mes petits tableaux de poésie interactive et autres esquisses numériques. Je viens aussi de remettre en ligne le projet "carte blanche", une exploration poétique interactive sur le thème de la lecture réalisée en 2002. Ce sont des mini-jeux poétiques exploratoires, ou la souris devient une étoile qui éclaire des mots, fait teinter des sons et des poèmes, des notes de musique. Découvrez les mots qui volent lorsque vous survolez certaines zones, puis revenez au carrefour central pour découvrir d'autres petits tableaux. Vous devez avoir le plug-in shockwave installé.

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vendredi, mai 09, 2008

Métropolis bleu

Samedi matin dernier je participais à une table ronde sur la littérature électronique au Festival Métropolis bleu. J'ai quitté la maison en prenant avec moi quelques copies de mes oeuvres multimédia: Mordre et parenthése, Navigation et autoportraits, L'emportement et plaisirs, le film. En partant, j'ai confié à la grande que je n'aimais pas ce film, que je ne l'aimais plus. Trop sucré, trop de miel, trop de couleurs, trop de mots, trop de bonheur concentré, trop, trop. J'avais l'impression que l'écran suintait du miel quand le film jouait. Je suis partie vers le lieu de la conférence, mon livre-DVD de miel sous le bras. J'ai été accueillie avec émotion par l'animateur du panel. Bruno Guglielminetti m'a tendu la main à mon arrivée. Il m'a tout de suite dit qu'il a regardé mon film Plaisirs trois fois de suite, qu'il avait encore des frissons en y pensant, que c'était un film beau, touchant. Un film nécessaire, somme toute. Les larmes aux yeux, j'ai accueilli ses commentaires comme une réponse du destin à mes mots durs envers mon travail que j'avais prononcés quelques minutes auparavant.

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mardi, mai 06, 2008

Petits et grands bonheurs

L'écriture se rattrappe: du manuscrit à l'écran

Ce matin j'ai sorti un cahier de cuir rose vif. Il m'a été offert à mon mariage par une amie qui aime écrire autant que moi. J'ai toujours eu de nombreux cahiers; remplis d'idées de projets, de listes de rêves de vie (oui oui, des listes), de rêves rêvés la nuits qui furent parfois prémonitoires (oui oui, chers sceptiques), de récits quotidiens en forme de journal intime, de récits de voyage en forme de confessions, de confidences à moi-même, de réflexions sur ma vie et certaines perspectives que je tentais d'y apporter. Mes cahiers ressentent un grand silence de ma plume depuis plusieurs années. C'est que je blogue, voyez-vous. Depuis que je tiens carnet ici-même, mon écriture manuscrite est réduite au silence, ou presque. Mon appétit des mots à écrire est satisfait de ce carnet virtuel, semble-t-il. Donc ce matin, j'ai sorti le cahier rose vif. Il est à ma droite, sagement en attente que ma main daigne prendre le feutre noir fin déposé à côté, et tracer quelques lettres, quelques mots, quelques phrases sur ces pages odorantes de papier recyclé. J'aime le papier, son odeur, le bruit qu'il fait quand une plume y trace son chemin. Mais depuis cinq ans mon écriture manuscrite s'est disloquée. Elle est maladroite, illisible. J'ai aussi réalisé lors de mon dernier voyage que je ressentais une certaine frustration en écrivant à la main. Je peux dire beaucoup moins dans le même laps de temps. C'est que j'écris beaucoup plus lentement à la main qu'avec ce cher clavier. Soupir. Pourtant j'aime écrire à la main. En fait ce que j'adore c'est la non-tyranie du réseau. Ce réseau qui dissipe la concentration de l'écriture: courriel, facebook, articles à lire, blogues à découvrir, site à explorer, flikr, last.fm, textes à écrire pour d'autres blogues. En fait le secret réside dans la discipline. Ne pas aller ailleurs. Concentrer et structurer mes activités.

Marraine: ma grand-mère déménage

Je voulais raconter la transition que vit ma chère Marraine (ma grand-mère maternelle), en deuil depuis bientôt un an. Elle vient tout juste de s'installer dans une résidence confortable et jolie, pour son bien, mais avec beaucoup de difficulté à quitter le passé. Elle s'accrochait à sa maison, ses souvenirs, comme autant de bouées qui la menaient tout droit à sa perte, s'emmurant dans un isolement néfaste. Elle faisait peine à voir, ainsi seule, exposée et vulnérable, dépendante et triste. Elle ne voulait pas partir, après tant d'années dans sa maison-musée (tant de souvenirs, de voyages, d'années de vie dans un même lieu). Elle se liait au vide, inventant avec toutes les raisons du monde la présence de son grand amour envollé. L'abscence physique de Parrain la fait si crellement souffrir. Nous avons dû l'emmener ailleurs, où des gens pourraient bien prendre soin d'elle au quotidien. Il le fallait. Pour la famille, le moment fut clef, bien sûr. Encore maintenant, j'ose à peine en parler du bout des doigts, car je ne voudrais en rien faire osciller les liens fragiles entre les aimés. Il est clair qu'un changement comme celui-ci occasionne son lot de tensions et expose les fragilités de tous, y compris de ceux qui se veulent les plus forts. Héritage familial de force et de courage, ces qualités se portent parfois comme un bouclier qui masque des douleurs enfouies. Unique petite-fille de mes chers grands-parents, j'ai une sensibilité particulière et un amour inconditionnel pour cette femme qui fut ma deuxième maman. Je respire enfin, car elle semble accepter un peu le changement. Elle mange avec appétit, semble se lier d'amitié avec les autres résidents, joue de son humour et de ses rires avec le personnel. J'espère qu'elle trouvera la paix et un peu de joie dans ces lieux, avec ces gens.

Je voulais raconter aussi mon voyage au Costa Rica, que j'ai choisi de livrer en photos. Les textes sont dans un cahier manuscrit, encore. J'espère que j'arriverai à déchiffrer mon écriture illisible.

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vendredi, mars 28, 2008

Récolte

Je viens de recevoir une pluie de compliments pour ma vidéo réalisée pour le Conseil des Arts de Montréal. On y voit tous les lauréats de cette année. Je les laisse parler de création. Beaucoup de grandes dames pleines de charisme, et deux hommes incontournables de notre culture d'ici.





Roulement de tambour... et le gagnant est: Dena Davida (danse)
Bravo!

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samedi, mars 22, 2008

Changement de saison

Je suis prête pour du neuf. Je termine tous mes projets, j'arrive à la fin d'un cycle de productivité. Je suis aussi en questionnement: qu'est-ce que j'ai envie de faire maintenant? Réalisation, montage? Télé, cinéma, web? Je dois faire le point, et refaire mes forces. Je dois me centrer avant de me relancer dans de nouveaux projets. Je suis assaillie de doutes sur la bonne voie à prendre. Rien de mieux qu'un peu de recul pour le faire. Avec le printemps viendront les fleurs et les nouveaux projets. Mais avant, il reste un peu de temps à hiberner...

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dimanche, mars 09, 2008

Première du documentaire sur le solo 30x30

Neige dehors. Sale temps. Mais joli les flocons bien gras et généreux. FIFA, ONF, samedi soir, 19h. Je me dis: "personne ne va venir". Et bien non. Salle comble. Presque. Joie. Je suis si nerveuse. Plus de deux ans depuis le début de projet. Dans la salle, des Grands: Françoise Sullivan, Louise Lecavallier, et d'autres que je n'ai pas vu. Un public avide de danse. Des amis amoureux de la danse. Des admirateurs du travail de Paul-André. La réaction est bonne. Pendant le film je sens l'émotion des gens dans la salle. Et après, pluie de compliments. Les gens ont adoré, ils ont trouvé le film très beau. J'ai eu des compliments sur la beauté des images, sur la justesse du montage. J'aime la danse et j'aime la filmer. Le mouvement est pour moi une écriture pure qui se compose dans le cadrage, la lumière, les couleurs, les textures. Des comliments aussi sur la superbe musique de Martin. Mission accomplie. La prochaine fois je ne ferai plus un film avec 10% du budget initial, promis.

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jeudi, mars 06, 2008

Réforme de blogue en vue!

Depuis longtemps je me pose la question à propos de mon blogue: est-ce une si bonne idée de mélanger le personnel et le professionnel au même niveau? J'ai un blogue professionnel de compagnie et c'est Dziit! - et ce depuis 2 ans - Mais j'y écris bien peu, en fait je met surtout en ligne le contenu de mes chroniques pour Premières vues. Donc, je compte transformer Dziit en "Le carnet de Yannick" qui deviendra mon blogue professionnel d'artiste, de réalisatrice et de consultante en stratégies technologiques. Vivre la vie restera le lieu des états d'âmes et des envolées lyriques de Yannou la poète, la femme, la philosophe, l'écologiste, la rêveuse...

Je vous préviendrai. C'est pour bientôt...

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Entrevue en ligne

Me voilà toute livrée pour vous en entrevue audio, à la vie rêvée des gens...

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mercredi, mars 05, 2008

Ma journée de la femme est toute la semaine...

Cette semaine j'enregistre les deux dernières chroniques à la TV de la saison de Premières vues (VOX), où je tiens un carnet à propos de la technologie au cinéma (je parle surtout d'Internet 2.0).

Cette semaine j'ai refilé un coup de main aux Réalisatrices équitables qui sortent une Étude importante sur l'état de la disproportion entre les hommes et les femmes en matière de réalisation. Je m'occupe du blogue. J'y ai posté tous les documents clefs de cette semaine du 8 mars.

Cette semaine je termine un contrat pour le Conseil des Arts de Montréal (CAM). Je réalise la vidéo de présentation des lauréats de cette année au Grand Prix du Conseil des Arts de Montréal. Surtout des femmes...

Cette semaine je présente mon premier long métrage documentaire Journal d'un danseur nomade (52 min), documentaire à propos de la tournée 30x30 du chorégraphe et danseur Paul-André Fortier, au Festival des Films sur l'Art (FIFA). C'est samedi soir le 8 mars à 19h au cinéma ONF, à Montréal.

*

Je pense que je vais prendre une petite semaine de Vacances bientôt... Comme dit l'annonce: "je le mérite bien"...

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mercredi, février 27, 2008

Entrevue au labo NT2

Je reviens d'une entrevue au laboratoire de recherche NT2 de l'UQAM. La vidéo sera en ligne cet été, ils en feront un montage de 10 min. Très agréable pour moi de partager ma démarche de création de mes oeuvres électroniques, de parler de poésie et de création à l'ère numérique, de réfléchir à l'impact de l'utilisation de différents logiciels pour faire de la poésie interactive (director, photoshop, flash, Final cut pro et after effect). C'est rare qu'on me pose des questions sur mes outils de travail. J'ai partagé quelques secrets de fabrication de mes esquisses électroniques et de différentes oeuvres (Parenthèse, Plaisirs, Binche poésie). À voir. Je vous le mettrai en ligne ici dès que NT2 le rend accessible.

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mardi, février 19, 2008

Journal d'un danseur nomade au FIFA

Mon documentaire sur Paul-André Fortier (52 min) sera présenté au 26e Festival des films sur l'Art de Montréal le 8 mars prochain à 19h, au cinéma ONF à Montréal.

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dimanche, février 10, 2008

Sortir de l'écran / Spoken Screen avec Yannick B. Gélinas



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COMMUNIQUÉ
Pour diffusion immédiate
Montréal, le 7 février 2008

Agence TOPO et NT2 présentent Yannick B. Gélinas

Dans le cadre de la série Sortir de l'écran / Spoken Screen, une série de performances et de conférences sur des oeuvres hypermédiatiques, Agence TOPO et NT2 présentent Yannick B. Gélinas (Montréal), poète et artiste en arts numériques connue pour son utilisation diversifiée des médias numériques. L'artiste donnera une performance le mercredi 13 février 2008, à 20 h, à La Centrale, et prononcera une conférence le jeudi 14 février 2008, à 14 h, à l'UQAM.

La Centrale - mercredi13 février 2008, 20 h
4296, boul. Saint-Laurent, Montréal
T 514 871 0268

UQAM, Laboratoire NT2 - jeudi 14 février 2008, 14 h
1495, rue Saint-Denis, salle J-4255, Montréal
T 514 987 0425

Artiste des nouveaux médias, vidéaste et poète, Yannick B. Gélinas a réalisé plusieurs ¦uvres interactives constitués de portraits vidéo et de textes poétiques où l'auteure se livre dans une poésie personnelle avec la quête du bonheur et les manifestations du plaisir comme fils conducteurs. Blogueuse depuis la première heure - www.yannou.com/blog -, l'auteure tient aussi un carnet hebdomadaire à propos des nouveaux médias - www.dziit.com - à l'émission Premières vues (Vox).

À la Centrale, l'artiste propose VIDA, une blog-performance vidéo où l'artiste interprétera divers textes de son blog personnel et de son livre L'emportement, avec la participation de la musicienne Janet Lumb et de la VJ Karine Charbonneau. Dans cette performance, l'auteure fait appel aux diverses disciplines de sa pratique en arts médiatiques. Elle combine lecture de textes, écriture en direct sur son blog et projection de films d'archives de fêtes familiales, de jeux d'enfants et d'expressions du plaisir de vivre provenant notamment de Plaisirs, le film. Ce court-métrage interactif, une fiction poétique sur DVD, accompagne son livre L'emportement publié en 2006 chez Planète Rebelle. Il s'agit de son deuxième titre publié chez cet éditeur, après Mordre, en 2000, un recueil de poésie accompagné du cédérom Parenthèses.

Oui, les mots sont libres. Libres de sonner comme le lecteur l'entend dans sa tête. Mais la voix n'est pas la prison de l'écriture. Elle est seulement une chambre, une pièce, un endroit où elle se pose. Elle n'étouffe pas la liberté des mots, la voix lui donne une direction, un ton. Les images enveloppent les mots pour leur apporter du rêve. Y. B. G.

LA SÉRIE

Sortir de l'écran / Spoken Screen donne la parole à des artistes qui créent des oeuvres de littérature hypermédiatique et qui les font vivre à l'extérieur de l'écran. Chaque événement comprend deux volets: une performance le mercredi soir à la galerie La Centrale et une conférence le jeudi après-midi à l'Université du Québec à Montréal.

Pour la saison 2007-2008, quatre artistes ont été invitées à présenter leurs travaux qui combinent prestations scéniques et projections d'art médiatique (web, vidéo, CD/DVD). Les quatre artistes sont Michelle Citron de Chicago (octobre 2007), Aya Karpinska de New York (décembre 2007), Yannick B. Gélinas de Montréal (février 2008) et Annie Abrahams de Montpellier (mars 2008). De l'information sur ces artistes est disponible à l'adresse suivante : http://www.sortirdelecran.ca

LES PARTENAIRES

Cette série, une initiative de l'Agence TOPO et du NT2, est réalisée en collaboration avec La Centrale, qui accueille le volet artistique, ainsi que Figura, le Centre de recherche sur le texte et l'imaginaire à l'UQAM, et le Département d'études littéraires de l'UQAM qui soutiennent l'événement.

Agence TOPO est un centre d'artistes montréalais voué à la création, la diffusion et la distribution d'oeuvres multimédias indépendantes. Depuis 1998, TOPO initie, réalise et produit des projets collectifs d'art multimédia avec une diversité d'artistes, présentés dans des galeries, événements et festivals d'art électronique à travers le monde. Vitrine de la fiction interactive, l'Agence TOPO distribue également un catalogue international d'une cinquantaine de titres d'art et d'essai sur cdrom, dvdrom et dvd vidéo, notamment les deux publications de Yannick B. Gélinas. http://www.AgenceTOPO.qc.ca/vitrine

NT2, Laboratoire de recherches sur les oeuvres hypermédiatiques, est une infrastructure qui permet de renouveler les pratiques d'analyses en études littéraires, cinématographiques et en histoire de l'art. Le NT2 a pour mission de promouvoir l'étude, la lecture, la création et l'archivage de nouvelles formes de textes et d'oeuvres. http://www.labo-nt2.org

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Source : Agence TOPO
Michel Lefebvre
T 514 279-8676
http://www.AgenceTOPO.qc.ca

Agence TOPO remercie le Conseil des Arts du Canada, le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des arts de Montréal, Emploi-Québec, la Société des arts technologiques qui héberge son site web, le Laboratoire NT2 ainsi que le centre d'artistes La Centrale Galerie Powerhouse.


+++++++++++++++++++++++++++++++++++++ ENGLISH VERSION

PRESS RELEASE
Montréal, February 7, 2008

Agence TOPO and NT2 present Yannick B. Gélinas

As part of Sortir de l'écran / Spoken Screen, a series of performances and conferences on hypermedia works, Agence TOPO and NT2 present Yannick B. Gélinas (Montréal), poet and artist known for its extensive use of all media art forms. She will perform on Wednesday, February 13, at La Centrale and give a conference on Thursday, February 14, 2008 at UQAM.
La Centrale Galerie Powerhouse - February 13, 2008 at 8 PM
4296, blvd. Saint-Laurent, Montréal
T 514 871 0268

UQAM, Laboratoire NT2 - February 14, 2008 at 2 PM
1495, Saint-Denis St, room J-4255, Montréal
T 514 987 0425

As a poet and video/new media artist, Yannick B. Gélinas has directed several interactive works combining video portraits and poetry where she reveals herself, intimately, in a quest for happiness and the multiple manifestations of pleasure. The author is also an experienced blogger - www.yannou.com/blog - and she holds a weekly chronicle about new medias - www.dziit.com - for the program Premières vues (Vox tv).

At La Centrale, Yannick B. Gélinas will present VIDA, a video blog-performance where she will read excerpts from her blog and from her book, L'Emportement, with the participation of musician Janet Lumb and VJ Karine Charbonneau. In this performance, the artist will encorporate multiple disciplins from her media art practice. She will combine reading texts, live blogging, projecting footage from home-movies, children's games, and other expressions of life's pleasure taken from Plaisirs, le film. This short interactive film is a poetic fiction released on DVD with her book L'emportement published in 2006 by Planète Rebelle. L'emportement is her second book published with this editor, after Mordre, a poetry collection accompanied by a CD-ROM entitled Parenthèses in 2002.

THE SERIES

Sortir de l'écran / Spoken Screen, a joint initiative between Agence TOPO and Laboratoire NT2, is a double set of activities involving the presentation of interactive works combined with a live performance at la Centrale Galerie Powerhouse, followed by a conference at the Université du Québec à Montréal (UQAM).

For 2007-2008, 4 artists have been invited to present works combining a live performance with new media projections (video and computer based). The four artists are Michelle Citron, from Chicago, on October 15-16, 2007, Aya Karpinska from New York, on December 5-6, 2007, Yannick B. Gélinas from Montréal, on February 13-14, 2008, and Annie Abrahams from Montpellier, on March 26-27, 2008. Information about this series is available at http://www.sortirdelecran.ca

THE PARTNERS

This series, a joint initiative between Agence TOPO and Laboratoire NT2, is made possible with the collaboration of La Centrale Galerie Powerhouse, which hosts the performance, Figura, the Research Center for Text and the Imaginary (UQAM) and UQAM's Département d'études littéraires who support the conference.

Agence TOPO is an artist-run center dedicated to the production, dissemination and distribution of independant multimedia works. Since 1998, Agence TOPO has diverse collective web art projects with artists from Quebec and abroad, presented in various events and festivals. It also acts as a distributor by carrying an Electronic Showcase for the dissemination, promotion and distribution of artistic and experimental CD/DVD-ROMs and DVD-VIDEOs. The Showcase presents an international selection of over fifty titles, notably the two books and CD/DVD by Yannick B. Gélinas.

NT2: New technologies, new textualities. The Research Laboratory for Hypermedia Literature and Art is a space which facilitates the renewal of analytic theory in literary studies, film studies and art history. NT2 intends to develop tools and a research nomenclature specific to new art forms, as well as refine their parameters of classification and cataloging, thereby providing an infrastructure not only making them more accessible, but also ensuring their conservation. NT2 promotes the study, reading, writing and archiving of new textualities, hypermedia and cyberart. http://www.labo-nt2.org

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Source : Agence TOPO
T 514 279-8676
http://www.AgenceTOPO.qc.ca

Agence TOPO thanks the Canada Arts Council, the Conseil des arts et des lettres du Québec, the Conseil des arts de Montréal, Emploi-Québec, the Société des arts technologiques which hosts TOPO's web site, the Laboratoire NT2 as well as the artist run center La Centrale Galerie Powerhouse.

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lundi, février 04, 2008

Blog-performance: poésie en direct

Je vais faire une blog-performance. La musicienne Janet Lumb m'a sortie le mot la semaine dernière alors que nous étions en réunion pour travailler sur le show du 13 février à La Centrale. J'ai souri. Et puis oui, c'est exactement ça.

Karine Charbonneau supperposera des images de films d'archives traités à mes billets rédigés en direct, avec la sensibilité de modifier le rythme de tout cela live. J'ai vraiment très hâte. Heureusement que je tappe vite au clavier. Les gens ne devraient pas s'ennuyer. En plus d'avoir la possibilité de lire mes pensées. Et moi de faire savoir au public comment je me sens, ce que je pense, mes réflexions, mon état... poétique. Je trouve tout cela bien excitant. Ce sera comme si vous étiez assis devant moi, à me lire, mais que je pouvais voir vos yeux, entendre vos soupirs, entendre vos rires. C'est la joie du direct, en écriture! Faudra que je sois inspirée! La page blanche sera interdite!

Je me demande si certains performeurs-blogueurs-auteurs ont déjà fait une expérience similaire...

ps. Si vous y êtes le 13, vous pourrez aussi me faire vos messages sans avoir à publier des commentaires... car vous êtes 1500 à me lire hebdomadairement, mais toujours silencieux... je vous aime comme ça! ;) Je suis une auteure de blogue qui attire et qui garde ses fidèles, et ils me lisent en silence. Probablement avec de la musique.

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mardi, janvier 22, 2008

Journal d'un danseur nomade au FIFA

Le Festival du Film sur l'Art a sélectionné mon film "Journal d'un danseur nomade". Vous pourrez enfin voir ce documentaire qui suit le chorégraphe et danseur Paul-André Fortier dans son périple du Solo 30x30.

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jeudi, janvier 17, 2008

Journal d'un danseur nomade












Images tirées du film "Journal d'un danseur nomade", avec Paul-André Fortier













J'aime travailler avec des flous. On ressent alors les lignes des corps qui dansent. Tout devient plus poétique. Les couleurs s'effacent pour laisser vibrer des émotions. Les corps intangibles frissonnent.

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lundi, janvier 14, 2008

CV en mutation

Je viens de mettre mon CV à jour. Toujours un moment idéal pour prendre conscience du chemin parcouru. Et je réalise que mon CV de "créations multimédias" prends une pause en 2005. Date à laquelle j'ai commencé ce carnet. Alors, la couturière du multimédia que j'ai été se recycle en bloggeuse? Que dois-en conclure?

1) Une journée ne comporte que 24 heures, et la création pure demande quelques heures de plus à une journée.
2) Que le temps des blogues me fit entrer dans une ère contemplative qui porte le joli nom de procrastination (en résulte une diète sévère à l'énoncé #1).
3) Que cette année coincide aussi à ma rencontre avec l'homme de ma vie, avec qui je préfère passer mes temps libres à moults usages créatifs agréables plutôt que de passer ces heures supplémentaires devant mon écran à faire de la "création multimédia".
4) Toutes ces réponses.

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mardi, janvier 08, 2008

Paresse et discipline de création

Joie. C'est mon thème pour cette nouvelle expo que je prépare.
Je vais sortir de l'écran, pour l'Agence topo. Pour une performance-installation de poésie.
http://www.sortirdelecran.ca/

Paresse

Je suis en train de me demander si je ne vais pas accueillir les gens en pyjamas dans la galerie d'art. Parce que je me sens terriblement paresseuse. J'aime dormir. Je trouve les oreillers blancs et les couettes de plume d'une incalculable poésie. Je trouve que les matelas confortables sont des nuages de paradis. J'aime ne rien faire, réfléchir à la lumière, écouter les gouttes d'eau qui tombent, le vent dans les fenêtre, la poussière qui danse dans le soleil. Je suis contemplative. J'aime aussi ne rien faire de façon constructive: lire mon journal (au lit), par exemple.

J'admire tous ces créateurs qui ont une discipline de fer: lever à l'aube, heures de rédactions de recherches planifiées, structurées, efficaces. Compte-rendus, rendez-vous d'affaire, planification, entrainement, cours de ressourcement, organisation. Zéro procrastination. Chapeau. Je n'y arrive pas. Je suis paresseuse. Certains en doutent car ils voient mon CV et une liste longue comme ça de projets, mais c'est de la poudre aux yeux: je fais des projets de création depuis 1996! Et même, avant ça si on prend en considération tous ces cahiers remplis de textes, d'idées, de scénarios, de projets, de chorégraphies, d'histoires, et surtout de poèmes que j'ai rempli depuis mon plus jeune âge. Heureusement, j'ai eu suffisament de cette foutue discipline pour trier et publier ce que je considère comme le meilleur de ces textes épars!

Marrathon de création

Je pense que je suis davantage une courreuse de fond de la création. Pour preuve: je termine enfin mon documentaire sur Paul-André Fortier et son solo 30x30. J'ai réalisé, monté et produit le film seule, avec l'argent que Fortier danse à réussi à nous dégotter pour faire le projet (financé par le Conseil des Arts de Montréal). Je suis très heureuse de la musique composée par le talentueux Martin M. Thétrault. En ressort donc un documentaire de 52 minutes: Journal d'un danseur nomade. Le film fait le récit du projet fou de Fortier: danser 30 jours en ligne, pendant 30 minutes, dans des lieux urbains surprenants, beau temps, mauvais temps, sous le nez des passants. Le périple se déroule de NewCastle (où je suis allée filmer il y a deux ans), à Yamagushi, en passant par Nancy, Ottawa et Montréal. J'ai passé un très grand nombre d'heures à tenter de tirer un film intéressant de ces dizaines d'heures (plus de 20) d'images de performance. J'ai volontairement omis toute entrevue du film assez rapidement. Soyons francs: Paul-André n'aime pas tellement les entrevues. Mais il m'a ouvert son journal de voyage avec générosité, et j'ai pu en tirer un récit narratif très intéressant pour comprendre son parcours, en réponse à des images qui parlent déjà beaucoup. La musique de Martin est venu rendre tout ce tableau beaucoup plus homogène et fluide, il a complètement réussi à rendre les textures et les ambiances que j'entendais dans ma tête.

Mais je dévie. Je vous entretenais de ma paresse. Elle est relative, au fond. Je suis quand même en train de faire 5 projets de front: finaliser ce film (la ?#$#%$ de distribution), monter "Joie", préparer un nouveau contrat pour le conseil des arts, clore l'Émission-VOX et entreprendre des nouvelles chroniques pour Premières vues, toujours à VOX. Mais je fais quand même des siestes. Faut dire que je me suis levée à 6h00... Quand je vous disais que je suis paresseuse...

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mardi, décembre 18, 2007

Bilan professionnel 2007

Je termine la saison première de L'Émission. Nous connaissons les gagnants, car c'était hier soir le tournage de la grande finale. Mais ils seront connus publiquement vendredi. Je sais que plusieurs d'entre vous serez très heureux, car ils avaient plusieurs fans... Quand à moi, je suis vraiment emballée par ce projet télé, et j'ai très hâte de faire la 2e édition du concours qui sera diffusée à l'automne prochain. Préparez donc vos projets pour le printemps...

Je termine (pour vrai) mon documentaire "Journal d'un danseur nomade" sur le solo 30x30 de Paul-André Fortier. Le montage image est terminé depuis mai dernier, et Martin M. Thétrault a maintenant achevé la musique originale. Je suis très contente de son travail. C'est très bon, extactement ce que j'entendais dans ma tête pour les mouvements de Paul-André captés dans tous ces lieux urbains extérieurs. Le seul bémol: je n'ai pas soumi le film au Festival des Films sur l'Art. Il aurait dû être lancé à cet événement, mais j'ai manqué le bateau. Dommage. Alors, j'attends le Festival de Nouveau Cinéma à l'automne prochain? C'est très long, très loin, il me semble...

En mars je m'envole pour L.A. pour présenter mon film Plaisirs au Festival International de Cinema et Technologie. Je suis heureuse de présenter ce beau film dans un festival. Dire qu'il a été refusé dans tous les festivals au Québec...

Je dois rapidement me mettre au boulot: je prépare une installation-performance pour février présenté à la Galerie La Centrale, à Montréal. Mon tournage est complété, reste à faire le montage et écrire les textes. J'ai très hâte de m'y mettre: je travaille sur la joie et les moments figés. J'ai tourné de superbes images des enfants qui sautent de joies dans les feuilles mortes, au soleil couchant. Je vais aussi utiliser des images d'archives filmées par mon grand-père Gélinas dans les années 40 et 50. On y voit mon père et mes tantes, enfants, qui jouent dehors. Et je compte écrire de nouveaux textes sur l'enfance, le jeu et l'essence de la vie...

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mercredi, décembre 12, 2007

Concours l'Émission à VOX: finale

Je travaille sur cette émission de télé depuis août dernier. Je m'occupe du lien entre la télé et Internet. C'est un concours de projets télé, où le public et nos jugent votent pour le meilleur projet afin de voir cette émission en onde à Vox à l'hiver 2008.

C'est maintenant l'heure de la grande finale, et il est temps pour les Internautes de voter pour le candidat de leur choix: le meilleur des trois projets télés proposés. Vous pouvez les voir sur le blogue de l'Émission, dont je m'occupe:

- Razzia, émission de télé sur la photographie, donnant carte blanche à des artistes chaque semaine pour faire leur shooting de rêve
- Triple W, sitcom humoristique traitant de différents sujets de société chaque semaine
- Ultime, émission sur le dépassement personnel par les sports extrêmes

Pour voter (sélectionnez le meilleur projet), rendez-vous sur l'Espace Canoë de l'Émission. En participant, vous courrez la chance de gagner une caméra vidéo. Bonne chance!

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mardi, novembre 27, 2007

Sortie imminente: Journal d'un danseur nomade

Nous sommes dans un tourbillon d'information. Et j'essaie de tout faire, vainement. "Qui trop embrasse, mal etreint" comme dirait Grand-Maman Georgette. Je besogne fort sur des nouveaux projets, et j'essaie toujours de terminer ce qui doit être fait.

Je termine bientôt le documentaire sur Paul-André Fortier "Journal d'un danseur nomade". Il reste encore du travail à finaliser pour la trame son, et puis hop: on lance. J'ai très hâte car je travaille sur ce projet depuis maintenant deux ans...

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vendredi, octobre 19, 2007

Mode de vie: la campagne, les projets

J'en ai marre de toujours être fatiguée et sous pression. J'aimerai bien vivre à la campagne, faire de la soupe, des confitures et écrire des histoires. J'aimerai donner des ateliers de chant et de Yoga. Et m'occuper de mon bébé, aussi, peut-être, si un jour j'ai la joie d'en avoir un.

Si je trouve un coin de campagne qui me plait, j'ai aussi un projet qui me tient à coeur. J'aimerai faire des atelier de créativité pour artistes. J'ai déjà mon concept. Lorsque j'ai travaillé en europe il y a quelques années, j'ai eu l'occation de faire partie de groupes de réflexions sur les médias. Dans ces groupes se trouvaient des intervenants de plusieurs milieux qui luttaient contre la violence et le racisme dans les médias, et de plusieurs pays européens. Ces rencontres étaient riches et inspirantes, très saines. J'ai fait la connaissance de jeunes intervenantes sociales italiennes, de consultantes médias néerlandaises, de réalisateurs britaniques, de cinéastes de l'animation bulgares, de professeurs de communications allemands, de directrices de programme scandinaves.

Les rencontres-ateliers duraient quelques jours et se tenaient à l'extérieur de la ville, dans des campagnes calmes et inspirantes. Ces rencontres étaient financées par la communauté européenne, dans le but de susciter échanges et apprentissages des différentes stratégies et approches. Pendant deux ans, j'ai eu la chance de participer à cinq ou six de ces rencontres. Ce fut un moment professionnel et une expérience sociale très enrichissante, marquante. C'est à ce moment que j'ai décidé que je voudrais un jour mettre sur pieds de telles rencontres au Québec, probablement vers la fin de ma carrière. Il me reste donc quelques années de réflexion avant de mettre en place ces "retraites". Mais je pourrais bien en faire un prototype...

Pendant quelques jours nous apprenions non seulement à connaître les autres, mais à nous connaître nous-mêmes, à nous mettre en déséquilibre comme individu créateur. Je me souviens avoir mis en place un atelier où j'utilisais la caméra, combinée à des ateliers de mouvements et de danse très simples. Ce moment créatif effervescent excitait tout le monde: du vieux réalisateur à la jeune infographiste. Des gens qui n'étaient ni comédiens, ni danseurs, ni artistes directement se retrouvaient soudainement à jouer ce rôle, à retrouver la fraîcheur et la naïveté. C'était presque thérapeutique: on donnait à des adultes le droit de jouer. S'en suivait des diners sur l'herbe où nous avions de grandes discussions sur la société, et des soupers où on se racontaient nos vies, nos drames, nos peurs. Spontanément, comme ça. Certains ateliers étaient dirigés, certains moments étaient libres: mais nous étions ensemble pour partager une expérience, et un contexte agréable nous permettait de le faire. Chacun arrivait là pour partager ses expériences et diriger un atelier pour le groupe dans un esprit très communautaire mais jamais désorganisé. J'ai très hâte de tout mettre en place pour organiser de telles rencontres.

Dans mes "retraites de ressourcement créatif" les gens pourront se quesitonner sur la place des médias dans notre vie, mais aussi apprendre à faire un équilibre entre l'utilisation des outils technologiques et le besoin de bouger, de respirer l'air pur, de bien manger.

Je dois vous quitter, je vais à mon cours de Yoga. En attendant, je prends les inscriptions.

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lundi, octobre 15, 2007

Zone claire


Fidèle à moi-même, je me pose des questions sur la création. Je dois présenter une nouvelle oeuvre en art médiatique pour l'hiver, et je n'ai fait aucune demande de subvention en ce sens. Je devrai donc me résoudre à faire cette production en trouvant les ressources par moi-même, ou en prenant de mon temps personnel pour produire. Mais pourquoi ne pas chercher des fonds privés pour subventionner ma création. Un commanditaire? Pourquoi pas...

photo: Raphaëlle

Trouver un mécène est le rêve de tout artiste. Est-ce une utopie? Ce ne serait pas ma première... Mais heureusement que ma poésie continue de nourrir ces vaines utopies, car elles existent au moins par des univers fantasmés. J'ai terriblement soif de création, et de sens. Je dois donc me donner les moyens de m'abreuver un peu...

Je vois une fôret, et beaucoup de lumière. Des voix, des souffles, des murmures. Un temps de réflexion pour le public. Une possibilité d'interaction, aussi. Laisser l'histoire nourrir un lieu, pour livrer un cadeau.

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mercredi, septembre 19, 2007

L'Émission à VOX

Demain jeudi, 20h, ne manquez pas la première émission de L'Émission sur VOX. J'y serai. Devant et derrière les caméras. Présents aussi à cette émission: les juges Guy Fournier, Isabelle Lajeunesse et Michel Desjardins, et les formateurs vidéo Martine Asselin et Guillaume Lonergan.

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mardi, août 21, 2007

Joie



Je prépare une installation-performance pour l'hiver. Ce sera à la galerie La Centrale (rue Saint-Laurent, à Montréal).

Je travaille sur la joie et les moments suspendus. Je vais produire des images vidéos et des ralentis extrêmes des enfants qui sautent.

Pour la promo de JOIE auprès de L'AGENCE TOPO (mes producteurs), me voici sautant de joie au bord de la côte américaine, en pleine chaleur de juillet. Moment saisi par mon amoureux Sylvain Carle.

Comble de synchronicité artistique, encore une fois, avec mon amie la compositeure Marcelle Deschênes, pionière du multimédia dans les années 1970; Marcelle m'envoie ces des photos qu'elle a prise en 70, pour un certain projet nommé JOIE...

















photo: Marcelle Deschênes, 1970

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lundi, juillet 30, 2007

Silence on court est mort mort mort...

Es-ce possible de "tuer" un site Internet? Notre institution nationale cinématographique, l'Office National du Film du Canada, vient de le prouver. Silence, on court!, important portail de courts-métrages pendant plus de 5 ans, co-produit par l'ONF, est maintenant disparu dans le monde des liens inactifs! À vos carnets, rafraîchissez vos hyperliens, car Silence, on court! - déjà inactif depuis plusieurs mois - n'existe plus! (jusqu'à preuve du contraire, car le site doit dormir sur un serveur quelquonque dans les voûtes de la morne bâtisse sur Côte-de-Liesse...)

MAIS: je garde espoir (éternelle optimiste) qu'on réactive les liens vers les webzines, ces portraits-rencontres en vidéo, réalisés par quelques réalisateurs de la relève (dont moi). Les webzines ont une valeur historique et artistique, ils témoignent de l'effervescence du milieu du court-métrage du début des années 2000 au Québec et à travers la francophonie. Selon mon évaluation, c'est près de 400 reportages qui pourraient encore être visibles sur le net, et accessible à partir du site de l'ONF.

Extrait d'un courriel que j'ai envoyés aux responsables du nouveau site de l'ONF, qui ne fait à ce jour AUCUNE mention de Silence, on court sur leur site Internet.

« Quand je sélectionne "court métrage" sur le nouveau site de l'ONF, aucune mention n'est faite de Silence, on court, et pas l'ombre d'un accès vers des archives textes ou vidéo. Pourtant, tous les films ou projets ayant été produits par l'ONF, même depuis de très nombreuses années, devraient logiquement toujours offrir une fiche explicative qui y fait référence (au minumum). Donc un projet tel que Silence, on court, qui fut produit en partie par l'ONF, ne pourrait tomber dans un tel silence. Ce serait non seulement injuste, mais bien peu représentatif de l'ampleur qu'à eu ce projet auprès du public et de la relève cinématographique.

J'ai assisté à la fin du magnifique projet que fut Silence, on court, et je comprends que tout cela s'est déroulé dans un contexte particulier, mais au nom des artisans du cinéma et des jeunes créateurs ayant oeuvré sur cette plate-forme, je vous demande de préserver une trace du travail accompli. Telle est la responsabilité de l'ONF, tel est l'objectif d'un site web digne de ce nom, tel est le potentiel d'Internet. »

N.B. À mon premier courriel, on m'écrit qu'un lien sera "ajouté" vers Silence, on court. Éternelle positive, je suis prête à croire. J'ai très hâte de voir ce changement apparaître...

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lundi, juillet 23, 2007

Les jardins du précamprien

J'adore le landart. Allez visiter cette superbe expo en plein air: C'est le Symposium de Val David mis en place par la fondation Derouin.

À ne pas manquer. Moment de pure joie. Beauté. Poésie. Nature. Rencontre entre l'environnement et l'art. Nous avons visité l'endroit dimanche, ballade en forêt inoubliable avec les enfants. J'y retourne, je me le promet. Je rêve d'y présenter une installation interactive.

Moments de grande poésie au détour des chemins, en osmose avec la nature.

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vendredi, juillet 20, 2007

"Plaisirs" présenté au IFCT à Los Angeles!

Enfin, une bonne nouvelle pour mon film Plaisirs.

"Your film Plaisirs was chosen as a selection for The Int'l Fest of Cinema and Technology '08. The IFCT Review Committee has been in the process of screening and evaluating films and gave us word your film was indeed accepted. Your film was one of the best candidates that were submitted to the festival. Congratulations on your fine contribution to independent cinema."

Soupir de soulagement. Enfin, un bon kik de motivation! Los Angeles, here I come!

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mercredi, juillet 18, 2007

Whom I admire - inspiration

Bill Viola: J'ai toujours aimé ces vidéos. Et j'ai été renversée quand j'ai vu The greeting, une installation vidéo présentée à Paris en 2000 dans une cathédrale.
Paul Auster: Parce lire ses livres nous entraîne dans des mondes complexes et simples à la fois, où la richesse des intrigues rencontre une écriture limpide.
Jack Kerouac: De la poésie brute, vraie, inspirante. J'aime écouter Kicks Joy Darkness: A Tribute To Jack Kerouac

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jeudi, juillet 12, 2007

Recul professionnel

Ma frustration artistique est bien réelle, mais je possède les solutions pour régler le problème, c'est indéniable. C'est toujours une question d'objectifs clairs et de stratégie (de diffusion, dans ce cas précis). Je réfléchis donc à de nouvelles façons d'aborder mes nouveaux projets, en ayant une perspective de mise en marché dès le début. J'ai la mauvaise habitude de créer, puis de lancer mes créations dasns le grand vide intergalactique de la vie, comme une bouteille à la mer. Mais cela est impensable et inapproprié à l'ère du web 2.0, moi qui prêche à tous vents la force révolutionnaire des réseaux qu'on y trouve. Et j'ai déjà mis en place une plate-forme de diffusion de mon projet Plaisir. Je ne l'ai pas encore véritablement lancée car je n'y ai pas encore mis les vidéos. Mais qu'à cela ne tienne, je vous donne l'adresse dès maintenant, histoire que je me donne le coup de pied pour y mettre sans faute des vidéos le plus rapidement possible. Allez-y donc: www.CarnetPlaisir.com

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lundi, juillet 09, 2007

Production indépendante

Je fais mes productions vidéos et multimédias depuis un peu plus de 10 ans. Je suis complètement automone, avec compétences et outils pour franchir toutes les étapes d'une production. Je suis arrivée là par choix, au prix de sacrifices, d'une indépendance d'esprit et d'un certain courage. Je suis en pleine possession de mes moyens, complètement libre. Cela veut aussi dire que je dois me battre pour trouver des fonds. Normal. Ça va. Mais ce que je trouve le plus difficile, et qui me décourage de plus en plus, c'est le défi de la diffusion et de la promotion des oeuvres une fois réalisées. C'est l'autre moitié du travail, aussi importante que la production elle-même. Sans diffusion, personne ne voit le travail effectué. Faire des films sans les montrer, c'est un coup d'épé dans l'eau. C'est vraiment très frustrant. Surtout quand on est satisfait du film, et qu'on sait qu'il pourrait plaire au public, l'émouvoir, lui apporter une vision du monde revisitée. J'en ai marre. Et je vois aussi ce que qu'apporte cette frustration à l'artiste: je deviens amère et en colère.

Un jour que je faisais une entrevue avec des producteurs, on me lance à la volée: "pourquoi tu ne t'intéresse qu'à ce qui est marginal?" Sourire cynique. La danse, la passion, le bonheur, le fantastique, le documentaire... soupir...

Je veux bien, moi, faire autre chose. Ce qui me tiens à coeur en ce moment? J'aimerais faire un film/une série télé qui parle de santé et de médecine. Ce qu'on me réponds à ce sujet? C'est un sujet déjà beaucoup traité, vous savez. Ben oui, je l'sais *bip*. C'est justement pour cette raison que je veux parler de ça!

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jeudi, avril 26, 2007

Projet 1000 femmes Montréal

Je reviens de me faire tirer le portrait par le photographe Pierre Maraval à la Galerie SAS. Le projet est emballant, et je suis très heureuse d'en faire partie.

"1000 FEMME / MONTRÉAL, un hommage aux femmes Québécoises. Cette exposition représente, de par sa conception, un instantanée de la société féminine et s’inscrit ainsi dans le patrimoine social et artistique du Québec. Cet ambitieux projet consiste à réaliser en cinq semaines, les portraits de mille femmes qui ont contribué ou contribuent à bâtir le Québec d’aujourd’hui et de demain."

Nos photos seront suspendues dans le Vieux Port de Montréal pour l'été et un livre de photo est prévu. J'ai très hâte au vernissage qui aura lieu le 16 mai prochain à la galerie. On y attends les 1000 femmes inspirantes, accompagnées. 2000 personnes pour un événement-rencontre qui sera presque une performance! J'ai très hâte à cette journée, car j'ai plein d'amies et de femmes que j'adore et admire qui y seront.

* Avis aux célibataires: c'est l'endroit de choix pour vous trouver la femme de vos rêves. Ce sont des femmes inspirantes, belle de l'intérieur à l'extérieur et elles seront sur leur 36! ;)

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mardi, avril 24, 2007

Reportage sur Orlando Arriagada

Topo pour Radio-Canada International sur le producteur d'origine chilienne Orlando Arriagada. Points de vue intéressants sur l'immigration et l'intégration des nouveaux arrivants.

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lundi, avril 23, 2007

Reportage sur Judith Brès

Mon topo est en ligne sur le site de Radio-Canada International. Petit portrait d'une cinéaste métissée.

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mercredi, avril 11, 2007

MÉTISSÉ SERRÉ

Concours de création média électronique sur l’immigration
Date limite de soumission : 29 juin 2007

info sur le concours (16 000$ en prix à gagner)

Que pense la jeune génération de l'immigration au pays?
Que raconterait-elle si on lui demandait de s’exprimer sur la question en sons et en images?
RCI viva invite les jeunes créateurs à soumettre un court métrage ou un balado (podcast) sur ce thème d’intérêt général.
Documentaire, fiction ou film d’animation. Tous les genres seront acceptés. La comédie, le drame, le polar ou encore, pourquoi pas, la science-fiction.
Le concours est ouvert aux Canadiens et aux résidents canadiens de 18 à 35 ans.
Plus de 10 000 $ en prix à gagner.
Le concours est organisé par RCI viva, le nouveau service Internet de Radio Canada International qui diffuse en 8 langues pour les futurs et nouveaux arrivants au pays.

Dès la semaine prochaine vous pourrez voir les portraits vidéos des membre du jury réalisés par... moi-même! Le premier portrait sera en ligne dès lundi: le producteur Orlando Arriagada.

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mardi, février 27, 2007

À force de rêves

C'est un film superbe de Serge Giguère. Il a gagné le Jutra du meilleur documentaire. Bravo! Je suis tellement heureuse, car c'est un documentaire touchant et poétique sur la vieillesse. J'avais fait la bande-annonce. Ne le manquez pas, si vous avez l'occasion de le voir. C'est un film qui fait beaucoup de bien, qui raconte l'histoire de gens passionnés et réalistes, qui aiment la vie et qui acceptent la vieillesse avec humour et philosophie.

À FORCE DE RÊVES est ou sera projeté dans différentes salles au Québec
Actuellement à l’affiche

À MONTRÉAL au complexe Ex-Centris
à 13 heures et 21 heures jusqu’au 1er mars
à 13 h30 du 2 au 8 mars

À l’affiche également prochainement à

QUÉBEC - CINÉMA LE CLAP à compter du 30 mars

ET

SEPT-ISLES le 9 mars
ISLES-DE-LA- MADELEINE les 15 et 19 mars
TERREBONNE le 19 mars (en présence du réalisateur)
ST-JEAN-SUR-RICHELIEU le 26 (en présence du réalisateur) et le 27 mars
VICTORIAVILLE le 30 mars (en présence du réalisateur)
ROUYN les 1-2 avril (en présence du réalisateur)
STE-THÉRÈSE le 5 avril (en présence du réalisateur)
MONTRÉAL Théâtre Outremont, le 16 avril (en présence du réalisateur)

RIMOUSKI et d’autres villes à venir.

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vendredi, février 23, 2007

Bonjour Agence Topo

mercredi, février 14, 2007

Premières vues: vidéo sur le web

Voilà, ma chronique techno sur le web 2.0 et le "net neutrality"

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jeudi, janvier 11, 2007

Projets 2007

Je travaille sur quoi, en ce moment?

Je suis en montage pour le documentaire sur Paul-André Fortier. Le fil conducteur est son journal de bord. Les images proviennent de différentes villes, différents vidéastes. Mes images tournées à NewCastle et Montéal.

Je fais des chroniques techno au Canal Vox pour l'émission Premières Vues. Possible de voir/revoir les émissions pour ceux qui ont la tv sur demande.

Je prépare une bande-annonce pour le prochain documentaire d'un grand artiste et poète québécois, documentariste engagé. Un vrai cadeau pour moi qui l'adore tant!

Et je vous mitonne un nouveau blogue sur les Plaisirs. Avec vidéos et poésie.



Photo prise par Elizabeth Duran lors du tournage de Fortier danse la ville

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samedi, janvier 06, 2007

Marché du film de Clemont-Ferrand

Enfin une réponse positive pour le film Plaisir!
Mon court-métrage poétique sur les plaisirs de la vie sera au Marché du film de Clermont-Ferrand. Il n'est pas au Festival, ni présenté en compétition, mais au moins il sera accessible en France. Malheureusement, je ne peux l'accompagner puisque je tourne les chroniques techno pour la nouvelle saison de Premières Vues.

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vendredi, janvier 05, 2007

Fermeture de Silence, on court! (3)

Silence, on court est terminé, au grand dam de la communauté cinéphile et de la relève du court-métrage au Québec (et au-delà).

Demain matin à 9h15, Michel Coulombe (père du projet), Christian Laurence (de Kino) et moi-même seront invités pour en discuter à Samedi et rien d'autre, animé par Raymond Saint-Pierre, sur les ondes de la Première Chaîne de Radio-Canada.

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jeudi, novembre 16, 2006

Monsieur Pierre

Allez voir mon court métrage sur Pierre Loiselle.

Bientôt présenté en salle à Québec (cinéma le Clap) et à Montréal (Ex-centris).

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lundi, octobre 30, 2006

Solo 30x30 - Fortier danse

Voilà enfin que Paul-André Fortier est de retour à Montréal pour faire son solo 30x30. 30 minutes dansées chaque jour pendant 30 jours, dans un même lieu extérieur. C'est la 5e et dernière ville de son périple. Il sera là tous les midi, qu'il pleuve ou qu'il neige, pour offrir sa performance de danse contemporaine aux passants. Il sera à l'angle des rues Sainte-Catherine et Clark jusqu'à la mi-novembre. Je serai là pour le filmer. À moi le mandat de faire un documentaire pour raconter son périple...
Pour lire l'article à Radio-Canada

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lundi, octobre 02, 2006

Article dans le Nouvelliste

On parle du court métrage que je réalise actuellement sur Pierre Loiselle, en première page du Nouvelliste (journal de Trois-Rivières)
À lire!

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mercredi, septembre 20, 2006

Le temps passe

Le temps passe et s'infiltre entre mes silences numériques
mais je suis ailleurs
et bientôt naîtront 5 courts métrages

Je file dans quelques minutes choisir l'être le plus extra...

*

L'automne déjà balaie les rues de ces feuilles
Avez-vous déjà observé la magnifique lumière de cette saison
elle invite au recueillement

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vendredi, septembre 01, 2006

La rentrée médiatique de Yannick

Me voir
L'automne s'annonce bien! Comme vous le savez peut-être, je fais partie de l'équipe du Vidéo Paradiso, où j'encadre des jeunes du quartier Hochelagua-Maisonneuve pour faire des vues. De plus, vous me verrez bientôt sur les ondes du canal Vox à l'émission Premières Vues animée par Stéphane Leclair, où je fais une chronique techno sur le cinéma (que vous pouvez lire en ligne). J'y parlerai de caméras numériques, d'effets spéciaux, de diffusion vidéo sur Internet. [Heures de diffusion : Mardi 20 h00 - Mercredi 11 h - Jeudi 14 h - Samedi 21 h 30 - Dimanche 15 h 00].

Dans l'ombre
J'ai réalisé cet été la bande-annonce de deux documentaires de l'ONF, Bric à brac, de Serge Giguère, un superbe documentaire sur la vitalité et la passion d'une bande de personnes âgées. La bande-annonce sera diffusée en salles et à la télévision. J'ai aussi réalisé la bande-annonce de La Foi, un étonnant documentaire scientifique sur les expérience mystiques.

Toujours à surveillez pour l'automne: mon court-métrage Plaisirs sera présenté en novembre au cinéma Beaubien à Montréal, en avant-première des longs métrages à l'affiche. Si vous ne pouvez vous rendre au Beaubien pour le voir sur grand écran, le livre est toujours disponible en librairies L'emportement, suivi de Plaisir, le film.

Me lire
À surveiller dans le cahier Style de vies du journal La Presse du mois de novembre, je donne une entrevue sur ma pratique des mentras. Toujours côté média imprimé, vous pourrez aussi lire quelques lignes où j'ai témoigné dans le magazine L'actualité, dans le cadre d'un article sur Suzanne Clément, avec qui j'ai eu le plaisir de travailler.

M'entendre
Du côté de la radio, c'est sur les ondes de la Première chaîne de Radio-Canada, dans l'émission matinale de fin de semaine de Joël Le Bigot, que vous entendrez mon nom. En effet, je participe à un projet spécial dont vous entendrez parler dès ce samedi à Samedi et rien d'autre. Je n'en dit pas plus, je vous en glisse quelques mots bientôt. Le projet est emballant, et je suis très heureuse d'y participer! Bonne rentrée à tous!

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mercredi, août 30, 2006

En route video paradiso!

Je fais partie de l'équipe du Vidéo paradiso pour l'escale de Hochelagua-Maisonneuve du mois de septembre. Comme formatrice en cinéma, j'aiderai les jeunes du quartier à faire des vues! Clips, coups de gueule, documentaire: tout est permis! Les caméras et les salles de montages de la roulotte sont à leur disposition, et nous serons là pour donner conseils et encadrement. "Parké" depuis lundi au parc Morgan, sur Ste-Catherine dans l'est de Montréal, notre roulotte commence à attirer les curieux. Hier, plusieurs jeunes sont venus faire leur tour, intrigués. Ça bouillonne là-dedans... Projet de clips hip-hop, films de break-dance, documentaire sur CIBL, documentaires sociaux... les idées émergent et foisonnent. Les jeunes sont très attachants, et nous répondont visiblement à un besoin réel dans le quartier. Je suis très fière de faire partie de cette folle aventure de Manon Barbeau, qui en est à sa 3e année depuis la fondation de cette roulotte-cinéma...

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mercredi, juillet 12, 2006

J'adore mon métier

Je vous l'avais déjà dit? Pas clairement en noir sur blanc, mais quand même. On sent bien ma passion pour ce que je fais (des films, de la réalisation, du montage, de l'image, du son et même des mots; de la créativité, quoi!), mais je l'affirme ici: je suis folle de mon métier .
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Il n'est pas rare que j'éclate de rire alors que je suis en train de monter une séquence que je tente de faire comique (et je suis mon premier public). Il n'est pas rare non plus que je pleure à chaudes larmes en visionnant des séquences touchantes (comme le film de Serge Gigère pour lequel je fais la bande-annonce en ce moment). Il m'arrive aussi d'éclater de colère, outrée, devant les faits qu'on me présente dans un documentaire (comme dans les films d'Ève Lamont, pour qui je travaille à l'occasion). Je suis créative, je carbure à l'émotion. Je suis vivante et passionnée. Dans la vie. Dans mon travail.
*
J'ai clavardé avec ma petite cousine cette semaine. Elle a 20 ans. Je l'adore. Je la gardais souvent quand elle était petite. Moi j'avais une vingtaine d'années, elle la dizaine. Elle étudie en psycho en ce moment. Elle se pose des questions sur sa carrière, ses choix. Me demande à quel moment j'ai trouvé "ma voie". Vers 20 ans, justement. Et je lui raconte ma "révélation" pour mon métier. Car j'ai la chance d'avoir eu l'appel, "la vocation", comme une voix venue de plus haut que moi pour me dire que j'étais à la bonne place, au bon moment. L'illumination, l'exhaltation, la joie, le bonheur, l'accomplissement. La totale. La passion. Celle qui vous fait passer 24 heures en ligne sur un projet, sur un buzz. Celle qui vous fait dire: je veux faire cela toute ma vie. Sans l'ombre d'un doute. Même quand c'est difficile, même quand on arrive pas toujours à payer l'épicerie, dans les temps difficiles. Parce qu'on aime ce qu'on fait, les gens qu'on y rencontre, ce qu'on accomplit, les valeurs qui se dégagent de ce métier. L'éventail de choses qu'on peut y faire. La magie de ne pas être cloisonné à une seule tâche, le renouvellement constant de la chose. La magie, point. La création pure. La buisness. Les défis.
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On passe tant de temps à travailler dans notre courte existence, vaut mieux adorer notre métier. Simplement. La vie est si belle quand on se lève le matin tout plein de joie de ce qu'il y à faire ce jour là. Et ceux qui me sortent l'argument de sécurité financière pour justifier un travail qu'ils détestent? Je vous réponds que rien n'est aussi payant que la passion. Mais il faut plonger à fond, et jouer le risque...

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mardi, juillet 04, 2006

Indigestion de stress

J'ai commencé par écrire le titre suivant à ce billet: "mauvaise gestion de stress" mais je me suis ravisée: "indigestion de stress", c'est beaucoup plus exact!

Aujourd'hui je vais bien. Je suis calme. Je fais mon travail. Je suis présentement en montage pour la bande-annonce du superbe documentaire de Serge Gigère sur les personnes âgées. C'est un très beau film, très touchant. Je l'ai regardé quelques fois, et je pleure à chaque fois. C'est bouleversant et plein de sérénité. J'aime. Je vous dirai le titre lorsqu'ils l'auront trouvé!

Bref, tout est normal, au beau fixe. Je devrai dire "tout est revenu à la normale"... car dimanche et lundi je ne tenais pas en place! J'étais littéralement hors de moi. Pas en colère, non, non. Simplement abscente, en proie à une panique totale et viscérale inexplicable. C'est qu'hier j'ai enregistré mes trois premières chroniques à la tivi. Tout a bien été. Je savais, en plus, que tout irai bien! J'ai quand même une maîtrise en communications, après tout! - force est d'admettre l'ironie du mot en italique - Pfffft! J'ai eu droit au mal de coeur officiel du matin (avec résultat), au mauvais caractère, au mal de tête, à l'envie de tout abandonner! Que je suis dramatique! Et le pire, j'avais beau essayer de me résonner, de me dire que c'était de la petite bière, que je n'avais aucune raison rationnelle de vivre une telle panique: rien à faire. Faut vraiment que je reprennne le Yoga... J'avais un niveau de stress si intense! C'est vraiment fou, car j'assume des responsabilités autrement plus lourdes dans mon travail de réalisation tous les jours! Et l'idée de me retrouver soudainement devant le kodack, avec la minuterie tic-tac qui chronomètre mes mots: ouille!

Le plus satisfaisant dans toute cette histoire, c'est regarder travailler le réalisateur de l'émission, si attentif, drôle, patient et déterminé, et je me dis: quel merveilleux métier! - fiou, c'est le mien - Je suis quand même contente de faire un tour devant la caméra. Pour essayer. Pour voir. Il parait que j'étais de mieux en mieux après chaque chronique, plus détendue. Vaudrait mieux car il m'en reste encore 11 à faire...

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vendredi, juin 30, 2006

Joie (encore)

Les courants téluriques professionnels vibrent pour nous en ce moment. Pluie de bonnes nouvelles cette semaine. Heureusement, cela me calme et m'aide à gérer mon stress. Car lundi je passe devant la caméra pour l'enregistrement de mes trois premières chroniques pour l'émission Premières Vues au canal Vox qui sera diffusée en septembre. L'amoureux et moi, nous avons même déjà créé le blog de mes chroniques.
***
Ce matin l'orage, maintenant le soleil.
Heureusement, car tout à l'heure Li Lin Misho prononcera ses voeux.
Nous serons tous là, émus.
J'ai une jolie veste toute neuve pour l'occasion, un mignon collier délicat et des boucles d'oreilles offerts par mon Grand Amour. Je porterai une longue robe noire, très classe pour une amie de grande classe. Mon amoureux a de nouveaux pantalons de lin noir avec une éclatante chemise blanche parée de fleurs rouges. Je suis fleur rouge (et bleue aussi finalement).

Comme je vous disais, joie.

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vendredi, mai 12, 2006

Merci!

Hier soir, soir de première de PLAISIRS, le film, et lancement de L'EMPORTEMENT. Enfin. Accouchement tout en douceur, avec beaucoup d'amour et de joie autours de moi. Une soixantaine de personnes, un lancement avec des fleurs et du vin, un rayon de soleil et plus de soixantes sourires. Tellement de mercis. J'ai reçu un grand cadeau hier, de voir tous ces gens déballer le cadeau que je leur offrais avec tout mon coeur. Des gens touchés, émus, lumineux. Un gros bouquet de fleurs de pommiers dans les bras, mes amis chers, ma famille, mes invités au banquet du film, l'équipe du tournage, quelques bloggueurs. Je suis sereine. Le film et le livre doivent vivre par eux-mêmes maintenant. Comme une maman, je vais les regarder faire leur chemin tout seul, comme des grands. Des belles promesses pour leur avenir...

Vous avez manqué l'événement? Il n'est pas trop tard pour tout voir...

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mercredi, mai 03, 2006

38e webzine Silence, on court!

Ce matin je me baladais parce que je cherchais de l'info sur les festivals de cinéma de court-métrage. J'en ai profité pour faire le décompte des webzines (reportages) que j'ai réalisés depuis 2001: 38 x 8 min. Si tout va bien, je fais mon 40e pour bientôt. Bon, il est temps que je me fasse une compilation en DVD...

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jeudi, avril 27, 2006

Perfectionniste

Je suis assoifée de beautés. Depuis toujours. L'intérieure. L'extérieure. Je suis perfectionniste. C'est une qualité, et aussi un défaut. C'est un très bel héritage de mon papa. En ce moment, je perds un temps fou (et très inutile) sur mon flyer d'invitation pour mon lancement. Depuis deux jours je déplace des images, des mots, sur mon canenva. Un pixel à gauche, une image en haut, non en bas. Pffff. Pour rien. L'important c'est que vous y soyez, un point c'est tout. Zut. Mais non, je continue, toujours insatisfaite. Ahhhrrrggg.

Je me souviens des "butcheux" à l'école primaire. Ceux qui finissaient toujours avant les autres. Ils avaient 16/20 et ils étaient contents. Moi je besognais une heure de plus pour un 18/20. Ou pire, pour un 17.5/20. Ahhh. Misère! J'étais toujours la dernière à sortir de la classe, la dernière dans l'autobus, la dernière à entrer dans la classe (je plaçais tout en ordre dans mon casier). Je faisais des cauchemars horrible à cette époque; je manquais l'autobus, le train, l'avion, l'entrée en classe. Je courrais toujours après mon temps. Tout ça parce que je prenais mon temps. Aujourd'hui c'est très différent; je prends toujours mon temps pour faire bien les choses, mais je n'ai pas d'autobus à prendre car je travaille à la maison. J'ai réglé mon problème partiellement comme ça. Bon, je caricature un peu, mais c'est ça pareil.

Quand je fais un montage, on me paie pour être perfectionniste. Mon défaut prends soudainement de la valeur, il devient insipensable à la réalisation de mon travail, à la satisfaction de producteurs tout aussi perfectionnistes que moi. Je me sens alors parfaitement normale. Mais c'est pas normal du tout, en quelque sorte, de passer des jours et des jours pour faire une image ou un montage qui durera quelques minutes sous les yeux des autres. Mais je me dis que l'impression dans leur esprit est pour beaucoup plus longtemps. En fait, c'est ça le but. Faire du joli, du permanent, de la beauté qui marque et qui touche. Susciter une réflexion qui se perpétue dans les esprits. C'est prétentieux? Ouais, peut-être un peu, mais c'est nécessaire.

Je discutais l'autre jour avec un producteur télé de petites émissions pour consommation rapide (sans offence, stricte réalité). Les sommes dérisoires investies et le temps infinimum mis sur les émissions données à voir au public me désolent. C'est du fast-food de tivi. Mais c'est comme ça. La tivi, ce n'est pas de l'art. Mais pourquoi pas? Quand je regarde certaines séries américaines de haute qualité, quand je regarde certains programmes de télé-québec, je me dis que ça se peut, de l'art grand public. C'est visiblement des perfectionnistes qui ont fait ces contenus-là. Les butcheux, eux, ils ronflent devant leur poste allumé, à regarder leur fast-food de télé. Mais peut-être aussi qu'ils regardent de la belle télé pour s'inspirer, pour rêver.

Bon, je retourne gérer mon angoisse de perfectionniste. Car je vous ai pas dit ça; quand on est perfectionniste, on est aussi terriblement angoissés, parfois. C'est un package 2 pour 1. Yay.

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jeudi, mars 30, 2006

Réflexion sur l'amour

Demain nous quittons Newcaslte. J'ai presque terminé le tournage de la première partie ce ce documentaire sur Paul-André Fortier. Cinq parties à faire au total. Beaucoup de boulot. Mais là il est temps que je prenne une pause.

Hâte de retrouver mon amoureux. C'est difficile de se séparer quand on est des nouveaux amoureux comme nous. Car oui, notre histoire est encore récente, je dois l'admettre. C'est très bizzare ce sentiment de considérer comme une offense quand des gens disent: «Oh oui, c'est normal d'être amoureux fou, votre histoire est récente.» Ça me dérange. Je ne sais pas trop pourquoi, ça m'irrite. Comme si leur sous-texte disait: «Tu vas voir, la magie de l'amour va s'estomper avec le temps». Ça m'énerve. Moi je sais que mon histoire est différente de tout ce que j'ai vécu avant. Rien avoir avec le reste. Cet homme là est rare, très rare. Notre chimie est magistrale et douce. Je ne suis pas née de la dernière pluie, j'en ai bavé dans différentes relations, et j'ai fait souffrir les autres aussi, évidemment. Je me suis acharnée dans des relations où l'amour était là, mais le match pas très bon.

Et là, je le sais avec ma tête et mon coeur, tout y est. La totale. Le coeur, la raison, le corps, l'âme et le reste. Les rires, les rêves, les angoisses calmées, les projets grands et petits. Tout le tra la la. Tout le bataclan, au complet. Dans toutes les langues, sur tous les temps, dans toutes les sphères de nos vies, entièrement. Les petits gestes du quotidiens qui s'assemblent à merveille. Aucun orage. Le ciel bleu c'est nous, et les nuages passent. Alors ne venez pas me dire: «c'est normal d'être super en amour, ça fait 6 mois.» Non. Vous ne comprenez pas, là. Quand je dis autre chose, je veux vraiment dire autre chose. Vous verrez bien, avec le temps qui passe et notre amour qui restera vif.

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samedi, mars 25, 2006

En direct de Newcastle

Extrait d'un courriel envoyé aujourd'hui à ma mère:

C'est très beau ici. Ginelle et Paul-André sont d'une gentillesse fort agréable. Ils m'ont offerts des jonquilles, car c'est bel et bien le printemps ici. Les croqus fleurissent partout dans les parterres, en retard d'un mois.

Je suis installée comme à la maison, dans cet appartement luxueux qui donne vue sur les superbes immeubles de la ville, l'architechture rapelle Paris et Edinboug. J'avais presque oublié la beauté saisissante de l'architechture européenne, de l'art présent partout, de ces scpultures modernes et anciennes si bien intégrées.

J'entends la nuit les cris des fêtards qui sortent des pubs, les foules très peu habillées dans le froid humide de ce printemps anglais si frais encore. Ils aiment faire la fête et boire de la bière ici, beaucoup...

Je me sens très bien et calme. Le tournage se déroule assez bien, bien que je voudrais en faire davantage. Mais ce n'est pas la liberté totale de mouvement quand on est seule pour tout faire; caméra, son, organisation. Mais je me débrouille bien quand même, mon expérience aidant, et mon anglais aussi. Je suis ici chez moi, c'est très étrange. En fait je pense que je suis de ce type de personne qui peut se sentir partout chez elle, cadeau et legs de vos habitudes voyageuses que vous m'avez si bien transmises. (...)

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dimanche, février 19, 2006

Webzine Minute moments

Nouveau Webzine vidéo en ligne sur Silence, on court!
Rencontre avec Vj-Pillow, créateur des Minute moments et Jason Rodi, de Moment Factory.

Sylvain m'a aidé au montage de ce reportage.

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jeudi, février 16, 2006

Schlaks!

Mot de la semaine: schlaks!

Tout tombe à sa place. Je respire. Hâte de prendre un peu de repos, mais tellement grisée par les dénouements.

Aujourd'hui, j'ai enregistré la narration du film Plaisirs et quelques poèmes de L'emportement avec Suzanne Clément. Avec un verre de rouge, des pâtisseries au chocolat noir et beaucoup de fous rires.

Je vais manger des sushis ce soir avec mon amoureux. Pour célébrer tout cela, et plus encore. Moi je fête la Saint-Valentin tous les jours, et pas seulement une journée. Le 14 au soir il m'aidait à terminer mon prochain webzine de Silence, on court, en ligne demain.

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mardi, décembre 20, 2005

Jury courts métrages

J'ai vu 100 courts métrages depuis lundi. Je suis membre d'un jury (oui, bon, vous savez, avec mon titre). Certains films sont très mauvais (vraiment, croyez moi), certains films sont très divertissants et créatifs. Pourquoi si peu de gens savent qu'un bon court métrage existe seulement avec une chute digne de ce nom? Le plus grand problème de ces courts métrages est leur absence d'histoire. Les gens ont peu de chose à raconter. Mais pourtant la vie est si passionnante et pleine de rebondissements, pourquoi est-ce si difficile à saisir pour le livrer aux autres? Raconter une histoire est un art, la raconter en images est un beau défi que 320 vidéastes tentent de réaliser. Et nous sommes trois à trouver 20 finalistes dont vous pourrez voir les films sur Silence, on court! en janvier. Le concours Le court en web demandait au gens de soumettre des films qui parlent de l'Internet. À date personne ne parle de blogs. Je suis un peu déçue. Mais bon, c'est pas fini. Je vous en reparle.

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jeudi, décembre 08, 2005

Problème Colombien

Ce matin je fais une entevue avec le cinéaste colombien German Gutierrez. Il a fait enquête avec sa caméra sur la tentative d'assasinat sur son frère, le politicien de gauche Oscar Gutierrez. Son film est très riche en informations et apporte un éclairage sur les complexes conflits qui déchirent le magnifique pays. Son film est une enquête sur la violence en Colombie, où il y a 2 morts violentes à l'heure, 20 000 par an, un bien triste reccord. Cette violence n'est pas le fruit de la guerre à la drogue, comme aiment le laisser croire les américains. C'est plutôt dû aux inéquités sociales de la Colombie. La Colombie est aussi le plus grand foyer d'occupation américaine en amérique latine, dans un pays qui produit, avec le Vénézuella son voisin, 20% de la production pétrolière mondiale. Ne me dites pas que vous êtes surpris...

Je rencontre German dans quelques minutes. Je monte l'entrevue pour l'ONF, et elle se retrouvera sur le DVD du film. Je vérifie pour vous, mais QUI A TIRÉ SUR MON FRÈRE sort bientôt en salle. Allez le voir, c'est nécessaire.

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mardi, novembre 22, 2005

Le fil rouge

Ma vie est plus que jamais tartinée de coïncidences. Alors plus rien ne m'étonne. Je reçois un courriel de mon éditrice la semaine dernière: "J'ai lu tes textes. J'ai été très touchée pour plusieurs d'entre eux. L'écriture est finale. Il va rester à les organiser en tissant un fil rouge." Hier, rencontre avec des producteurs pour le développement d'un gros projet télé que je prépare. Les mots exacts du directeur de la boîte: "Tout est là, le matériel est très fort. Reste à trouver le fil rouge avec lequel tu tisseras tout cela." Les mêmes mots, exactement. Est-ce que c'est une expression à la mode, ou quoi? En attendant, moi je me faisais taxer de couturière du multimédia il y a quelques semaines. C'est un complot, ou quoi?

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mardi, novembre 08, 2005

Film choc sur l'agroalimentaire

Film nécessaire de la documentariste Ève Lamont, PAS DE PAYS SANS PAYSANS aborde les problèmes causés par les OGM, les méga-porcheries et la stratégie productiviste mise de l'avant dans notre industrie agroalimentaire. Mort des petites fermes, pollution de la nappe phréatique, dangereuse monoculture du maïs, problème des quotas, empoisonnement aux pesticides, scandales à Santé Canada: tout y passe. Ce film m'a permis de comprendre pleins d'aspects capitaux des problèmes environnementaux et sociaux auxquels nous faisons face. Le film sortira le 18 novembre au cinéma Ex-Centris, à Montréal. Tournée en région à prévoir, pour sûr.

En attendant, j'ai l'honneur de préparer la bande-annonce de ce brûlot. Ma bande de 2 min, que j'espère assez choc, sera montrée dès jeudi (3 nov) sur les écrans d'Ex-Centris. Je vais discuter avec la gentille productrice Nicole Hubert (je ne suis pas tèteuse, là, elle est vraiment fine) pour savoir si je peux vous offrir ma bande en ligne, dès qu'elle sera terminée.

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mercredi, octobre 26, 2005

Couturière du multimédia

Ce soir lancement du documentaire dont j'ai fait le montage: Un quartier à livrer, produit par l'ONF. Discussions sur la pauvreté, brassage d'idées, mise au point politique. Montée sur scène, je réalise encore que j'adore les planches et le micro pour diffuser des idées. J'aime sentir la foule, son écoute, ses réflexions, ses rires, ses sourires. Après le film nous allons à la brasserie. Discussions encore. Je parle avec François, habitant du quartier. J'explique mon travail, ma démarche artistique, je parle d'interactivité et de cinéma. Il résume ce qu'il comprends de mon travail: "Dans le fond, tu es comme une couturière qui prends pleins de beaux tissus et un patron, et qui fait toutes sortes de vêtements magnifiques et différents avec le même matériel?". J'adore. Je suis une couturière du multimédia. Je vais la retenir celle-là. Merci François.

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mardi, mars 01, 2005

Le plaisir mène à la vertu!

Pourquoi une structure morale basée sur la répression et la négativité? Moi je veux retourner la morale à l'envers, lui donner un coup de sang, et de vie. Mon projet propose de s'épanouir, de se connecter spirituellement même, mais dans le plaisir! Pourquoi les plaisirs seraient-ils un vice? Selon moi, les plaisirs sont la vertu!

Vous vous demandez ce qu'est le projet en bout de ligne? C'est un documentaire interactif sur les plaisirs. Quatres personnages, leur témoignages, et des images felliniennes d'une fête des plaisirs. J'ai aussi le personnage d'un enfant qui évolue en parallèle, ce qui me permettra d'ajoutter toute la dimension de l'origine des plaisirs dans l'enfance. Mais à travers ces images vidéos se trouvent aussi des textes, des images fixes qui forment un univers immersif où l'on peut explorer les plairirs. Un jeu, un monde, une oeuvre. Enfin, c'est ce que je suis en train de construire.

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lundi, février 28, 2005

Confession des plaisirs

J'ai eu un coup de fouet en visitant le site des péchés not proud. Ce projet est absoluement et résolument l'inverse du mien, ce qui est très inspirant et motivant. On y trouve la confessions des péchés, l'humainerie dans toute sa laideur.

Après exploration de ce haut lieu des péchés, confessés et non-absouds, je me suis remise sur la piste de PLAISIRS SECRETS qui me furent confessés.

Et l'idée du confessionnal vidéo était en place en juin dernier. J'avais finalement laissé de côté cette piste pour me concentrer sur la grande scène du banquet champêtre, qui fut orgiaque. Je suis complètement heureuse de cette scène magnifique dont vous pouvez voir des images sur mon site.

Mais je reviens maintenant aux plaisirs à confesser comme structure du projet. J'ai réussi à décliner les plaisirs issus de péchés.

CONFESSEZ-MOI VOS PLAISIRS...

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Réflexion sur les plaisirs

Oui je travaille toujours à ce projet interminable. Depuis trop longtemps j'y ai pensé, ce qui m'a fait considérablement tourner en rond. Après avoir obtenu le go pour me lancer, je me suis retrouvée pétrifiée (par le travail aussi, mais bon) sans pouvoir amorcer ce nouveau projet multimédia.

Pourtant au moment où je terminais Parenthèse en 1999 je portais déjà Plaisirs en moi. C'est un projet plein de lumière et de vie.

Les plaisirs? Au départ c'était pour s'arrêter et prendre le temps de regarder la vie et toute sa force. Puis je me suis personnellement un peu embourbée dans la vie elle-même. Maintenant le temps a passé sur tout cela, et le recul me donne une force nouvelle.

Après le tournage qui eu lieu l'été dernier, et une première version de montage en décembre, me voici bientôt repartie pour un tour! Dès la semaine prochaine, je me remets à temps plein sur le projet.

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