vendredi, juin 13, 2008

Changements

Pour ceux qui croient à ces notions, je pourrais dire que je nous sommes dans une période astrologiquement très chargée. Tellement de changements dans ma vie, dans nos vies, dans les vies de ceux qui sont près de moi. Changement de travail, d'environnement, départ, retours, nouveaux départs, deuils, transitions, déménagements, fin de projets, accouchements, voyages. La vie tourne à plein, à étourdir ceux qui ne sont pas solidement arrimés au sol. Je dois être forte et légère, savoir canaliser toutes ces forces telluriques qui pourraient m'emporter si je n'y prête pas attention.

C'est maintenant un processus en marche, nous allons consolider nos lieux de vie pour le début de l'automne, et s'établir en ville tous ensemble. Nous devons trouver un appartement pour 5 personnes (pour l'instant!), avec un jardin et une grande pièce commune. Adieu banlieue nord. J'ai tellement voulu quitter cet endroit, car le mode de vie ne correspond pas à ce que je cherche.

Mais maintenant, avec toutes les contradictions dont je suis capable, je considère les jolis côtés que je m'aprête à quitter. Les oiseaux nombreux dans cette région des basses-laurentides, mon parterre de fleurs et mes rocailles remplis de vivaces luxuriantes et heureuses, les grands espaces extérieurs, la rivière à proximité, la maison si lumineuse que nous avons joliement redécorée, la mobilité des enfants dans ces lieux si familiers, leur automonie dans ces lieux, l'espace de la maison, la cuisine à aire ouverte où nous adorons tant cuisiner tous ensemble et partager nos repas. Mais je quitte aussi tout ce qui m'a dérangé si longtemps: le mode de vie des banlieusards, le traffic, la distance qui me sépare de Montréal, le temps de voyagement, la pollution générée par nos déplacement, le coût de l'essence, la distance qui me sépare de mes amis, la maison qui ne correspond plus à nos besoins, le temps à investir pour entretenir deux lieux de vie, le fait de vivre à deux endroits et de se sentir éparpillé, la vie de quartier qui n'est pas celle de Montréal. Je dois accepter de partir, lâcher prise. Et trouver la perle rare d'appartement qui me fera oublier tout ce que je quitte...

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mardi, juin 10, 2008

Chercher la poséie

Entre les lignes, sur la route, derrière des casseroles à frotter, entre mon clavier et mes yeux, sous mes paroles triviales, face aux échéanciers, en mes billets d'avion, dans des colères vaines et futiles, dans des fleuves d'Amour, sur ta peau qui se repose, sous le son de tes doigts qui dansent sur le clavier, dans ton sourire si vaste parfois au soleil, dans nos coup de roues à sillonner la ville dans l'été, dans les rires des enfants qui résonnent de tant de complicités, dans les quelques jours qui nous séparent de la fin des classes, dans les rayons de soleil de juin, dans mes mémoires familiales nostalgiques, dans mon parterre fleuri que je devrai quitter avant l'automne, dans cette vaste maison que j'ai trop tant insultée car elle est si loin de la ville, dans des émotions si denses et légères, dans la complexité de celles-ci, dans des mémoires heureuses, dans des futurs que nous rêvons ensemble, dans mes angoisses presque ludiques, dans mon humour que je perd parfois, dans ton humour qui m'apaise tant, dans ma culpabilité étrange que j'aprivoise, dans les années qui passent si bien au fond, dans la légerté de ces mots comme un baume sur mes paniques quotidiennes, dans des espoirs pragmatiques de trouver notre toît sur l'île que j'aime tant, dans ma peur de blesser ceux que je vais quitter dans mon vieux quartier chéri, vers cette nouvelle demeure où nous trouverons une nouvelle paix, vers cet équilibre que nous cherchons à l'unisson, dans ces soirées familiales pleines de rire qui sont un elixir de bonheur, dans la vieillesse tranquille du soir qui tombe en souriant doucement, dans nos coeurs unis si bien de douceur et de tendresse, dans nos corps unis si bien de fougue et de passion, dans tous nos espoirs de donner la vie ensemble, dans tout cela et plus encore, j'aimerai bien retrouver ma poésie.

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lundi, juin 02, 2008

À fleur de peau

Je suis sensible. Je vibre. Le temps frais me rend encore plus sensible, étrangement. Je regarde les rayons de soleil qui font frémir les couleurs de mon orchidée mauve. Je suis comme elle. Je m'incline et je ferme les yeux sous le soleil, toute pleine d'espoir de jours plus chauds. Je suis amoureuse de la chaleur. Je ne sais pas pourquoi je frémis tant. Je laisse monter en moi une gamme si vaste d'émotion, c'est très intéressant à observer. Je suis riche de l'intérieur d'une impressionnante palette vibrante. Pour ouvrir davantage mes antennes créatrices, je me donne le droit de piger à même cette source vivante. Et le catalysateur de ma source émotive est la musique. Mon outil musical est ceci. Last.fm est une merveille pour les amoureux de la musique qui veulent découvrir et se laisser emporter. Aujourd'hui je plane sur le tag "piano". J'aime le piano, si vous ne saviez pas encore.

Je suis aussi vibrante de bonheur, car aujourd'hui c'est l'anniversaire de l'homme de ma vie. Et de sa grande fille. Ce fut son plus beau cadeau, pour ses 21 ans. La belle a aujourd'hui 15 ans! Merveilleux anniversaire à tous les deux, et aussi à Dominique, dont c'est aussi l'anniversaire aujourd'hui!

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jeudi, mai 29, 2008

Faire son nid

Nous vivons dans deux lieux. J'aimerai tout rassembler dans un seul endroit, histoire de cesser de répandre mon énergie à gauche et à droite. J'ai tout d'abord considéré cette situation de vie comme idéale: le luxe d'avoir le choix, d'avoir une varitété de lieux de vie. Mais cette période est révolue, et je suis trop amoureuse de la ville pour vivre en banlieue. Mais trouver un appartement assez grand pour une famille de 5 personnes, peut-être bientôt six (on l'espère), est-ce que c'est possible? Je sais que oui. J'ai très très hâte de trouver ce nouveau lieu.

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dimanche, mai 18, 2008

Ma voisine Ginette

C'est le printemps. Non, je ne joue pas dehors. Je passe à l'action. Je fais du ménage. J'ai décidé d'abattre la liste de toutes ces minuscules choses que l'on remet à demain pendant... des années! J'ai décidé de me départir d'une collection de films sur cassettes VHS qui datent (abviously) d'une autre époque. Des très bons films. Des films oscarisés et palme d'orés. J'en ai fait cadeau à ma voisine Ginette. Ginette est un vériable personnage. Attachate et dramatique, elle sort tout droit d'une pièce de Tremblay. Irréductible gauloise dans le village du Plateau embourgeoisé, elle est fille d'un ouvrier de Saint-Henri, et elle a été ménagère (et sur l'aide sociale) toute sa vie. À la fin de la soixantaine, maintenant elle prend de l'âge et se soigne de ses multiples maux. Elle a une tendance lourde à être hypocondriaque, et insiste en roulant des yeux pour montrer TOUS ces bobos à ses auditeurs parfois mal à l'aise. Elle est toutefois un specimen rare d'un vrai "coeur en or" avec de l'amour à donner à la ronde de façon supra-démonstrative (à la limite du burlesque). C'est ainsi qu'il faut la préparer quand on lui fait un cadeau, car elle frise l'attaque et se transforme en fontaine de larmes. Elle adore le cinéma et la musique, et regarde avec intérêt les films de répertoire et les grands classiques que je lui refile. Je continue mon ménage, j'aurai peut-être d'autres trouvailles pour Ginette.

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mardi, mai 13, 2008

Culpabilité

Hier, on m'a demandé si je suis une personne qui a tendance à se sentir coupable. Ma réponse rapide, et très sûre de moi: "Non, je n'ai pas ce défaut. J'ai beaucoup d'autres défauts, mais pas celui-là." Puis j'y repense. Honnêtement. Je doute, soudainement. Oui, à l'occasion je me sens coupable de dormir le matin - parfois jusqu'à 8h30, alors que tout le monde est debout depuis 6h45...-. J'ai certaines culpabilités "familiales" qui planent (je devrai, j'aurai dû, je pourrai...). Je me sens parfois coupable de ne pas faire ce que je m'étais promis de faire. Surtout que la vie apporte son généreux lot de millions de petites choses qu'il faut faire, que l'on doit faire, qu'il est primordial de faire. Et l'accumulation des retards (remettre le ménage à plus tard, remettre certaines réparations à plus tard, remettre un compte à payer à plus tard) rend toute situation beaucoup plus difficile à régler si on tarde trop. La discipline est donc la clef du succès. Mais pour moi c'est davantage dans l'action. Je me lève un matin, et je "clanche" une série de petits trucs qui trainent. Mais ce n'est pas très organisé, structuré. Je le fais, c'est tout. Ensuite, je me sens bien. Mission accomplie.

Tout est une question d'équilibre. S'accorder du temps est la clef du bonheur pour moi. Le temps de voir le soleil, de savourer ma tartine du matin avec mon journal, le temps de rigoler avec les enfants, le temps de cuisiner des bons petits plats pour ceux que j'aime, le temps de paufiner un montage pour en être complètement satisfaite. Mais si le temps se dilate, je me taxe de parresse ou j'ai la ferme impression de "perdre" du temps. Je me donne pourtant beaucoup de droit de me faire plaisir. Je m'accorde du temps à moi. Et oui, force est d'admettre que je me sens coupable à l'occasion. Mais juste un peu.

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mardi, mai 06, 2008

Petits et grands bonheurs

L'écriture se rattrappe: du manuscrit à l'écran

Ce matin j'ai sorti un cahier de cuir rose vif. Il m'a été offert à mon mariage par une amie qui aime écrire autant que moi. J'ai toujours eu de nombreux cahiers; remplis d'idées de projets, de listes de rêves de vie (oui oui, des listes), de rêves rêvés la nuits qui furent parfois prémonitoires (oui oui, chers sceptiques), de récits quotidiens en forme de journal intime, de récits de voyage en forme de confessions, de confidences à moi-même, de réflexions sur ma vie et certaines perspectives que je tentais d'y apporter. Mes cahiers ressentent un grand silence de ma plume depuis plusieurs années. C'est que je blogue, voyez-vous. Depuis que je tiens carnet ici-même, mon écriture manuscrite est réduite au silence, ou presque. Mon appétit des mots à écrire est satisfait de ce carnet virtuel, semble-t-il. Donc ce matin, j'ai sorti le cahier rose vif. Il est à ma droite, sagement en attente que ma main daigne prendre le feutre noir fin déposé à côté, et tracer quelques lettres, quelques mots, quelques phrases sur ces pages odorantes de papier recyclé. J'aime le papier, son odeur, le bruit qu'il fait quand une plume y trace son chemin. Mais depuis cinq ans mon écriture manuscrite s'est disloquée. Elle est maladroite, illisible. J'ai aussi réalisé lors de mon dernier voyage que je ressentais une certaine frustration en écrivant à la main. Je peux dire beaucoup moins dans le même laps de temps. C'est que j'écris beaucoup plus lentement à la main qu'avec ce cher clavier. Soupir. Pourtant j'aime écrire à la main. En fait ce que j'adore c'est la non-tyranie du réseau. Ce réseau qui dissipe la concentration de l'écriture: courriel, facebook, articles à lire, blogues à découvrir, site à explorer, flikr, last.fm, textes à écrire pour d'autres blogues. En fait le secret réside dans la discipline. Ne pas aller ailleurs. Concentrer et structurer mes activités.

Marraine: ma grand-mère déménage

Je voulais raconter la transition que vit ma chère Marraine (ma grand-mère maternelle), en deuil depuis bientôt un an. Elle vient tout juste de s'installer dans une résidence confortable et jolie, pour son bien, mais avec beaucoup de difficulté à quitter le passé. Elle s'accrochait à sa maison, ses souvenirs, comme autant de bouées qui la menaient tout droit à sa perte, s'emmurant dans un isolement néfaste. Elle faisait peine à voir, ainsi seule, exposée et vulnérable, dépendante et triste. Elle ne voulait pas partir, après tant d'années dans sa maison-musée (tant de souvenirs, de voyages, d'années de vie dans un même lieu). Elle se liait au vide, inventant avec toutes les raisons du monde la présence de son grand amour envollé. L'abscence physique de Parrain la fait si crellement souffrir. Nous avons dû l'emmener ailleurs, où des gens pourraient bien prendre soin d'elle au quotidien. Il le fallait. Pour la famille, le moment fut clef, bien sûr. Encore maintenant, j'ose à peine en parler du bout des doigts, car je ne voudrais en rien faire osciller les liens fragiles entre les aimés. Il est clair qu'un changement comme celui-ci occasionne son lot de tensions et expose les fragilités de tous, y compris de ceux qui se veulent les plus forts. Héritage familial de force et de courage, ces qualités se portent parfois comme un bouclier qui masque des douleurs enfouies. Unique petite-fille de mes chers grands-parents, j'ai une sensibilité particulière et un amour inconditionnel pour cette femme qui fut ma deuxième maman. Je respire enfin, car elle semble accepter un peu le changement. Elle mange avec appétit, semble se lier d'amitié avec les autres résidents, joue de son humour et de ses rires avec le personnel. J'espère qu'elle trouvera la paix et un peu de joie dans ces lieux, avec ces gens.

Je voulais raconter aussi mon voyage au Costa Rica, que j'ai choisi de livrer en photos. Les textes sont dans un cahier manuscrit, encore. J'espère que j'arriverai à déchiffrer mon écriture illisible.

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mardi, avril 29, 2008

Choix et doutes

C'est incroyable combien une seule conversation peut modifier notre état, notre pensée. Ce matin je discutais de ma situation professionnelle avec mon amie Rocio. Tout en lui parlant, tout est devenu clair, évident. Ma marche à suivre semblait toute tracée, je me sentais forte et sûre de moi afin de m'engager dans cette voie. Dommage que mes doutes soient revenus alors que je me trouve seule à jongler avec mes pensées. Puis j'ai reçu un courriel d'une autre amie, Madame A. Elle prépare un article sur les listes. Les gens qui font des listes. Des listes de projets, des listes d'objectifs, des listes de maisons à visiter, des listes de choses à faire avant de mourrir. Moi aussi j'ai des listes, mais j'avais oublié leur puissance dans des situations de doutes et d'ombrage. Je vais m'y remettre, les remettre à jour, les utiliser en détails. Merci, Madame A. de me rappeller l'importance de cet outil tout simple. Vous faites des listes, vous?

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dimanche, avril 27, 2008

Dimanche, soleil, printemps

Il fait beau. Les enfants jouent dehors. La grande fait ses devoirs au soleil. Un rosé frais s'ouvre. Je prépare une truite saumonée, des salsifis (panais) et des aubergines dorées au four, une salade de concombre, tomate et lime. Au dessert? Des classiques carrés de Rice Crispies avec manteau de chocolat (recyclage de chocos de Pâques).

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vendredi, avril 25, 2008

Friday night

Ça sent le speed stick vent du nord, le Axe et le scope. Pourquoi? Jack (12 ans) et Jam (10 ans) se préparent pour aller à la super-danse. La "pré-adolescence", vous connaissez?

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lundi, mars 31, 2008

Les mots de Ben

Chaque soir quand je suis avec lui, je dois mettre de la crème dans le dos de Benjamin, car le pauvre enfant a la peau teeeerriblement sèche. Particulièrement en cet hiver qui ne finit plus. Hier soir, alors que je procède avec mon attention maternelle de belle-mère (!), attendant sa délectation habituelle de se faire cajoler, il crie un peu:
- Ouch ouch, ça pique.
- Qu'est-ce qui se passe, Jam?
- C'est comme une guerre intense dans mon dos entre la sécheresse et l'hydratation. Et c'est plein de petits soldats qui se battent sur ma peau.

J'adore l'imagination de cet enfant.

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mercredi, mars 26, 2008

Robin des bois

J'ai eu le plaisir d'aller dîner dans cet endroit si chouette. C'est joli, agréable, le service est très bon, la nourriture délicieuse. Le décor est épuré et de bon goût. Et c'est pour une bonne cause. La lumière du soleil du printemps entrait par les larges fenêtres qui donnent sur Saint-Laurent.

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mardi, mars 18, 2008

Recette de réhydratation

J'ai été terrassée par une gastro-grippe monstre. Méchante. Je n'ai pas pu me rendre à deux événemnents professionnels de haute importance aujourd'hui. Quand on me dit que le corps lance des signaux clairs qu'il est temps de prendre un pause... Si on ne le fait pas, le corps se charge de vous le rappeller! Bref, je suis restée scotchée à mon lit, mon corps de plomb refusant d'obéir. Depuis hier je n'ai rien pu avaler, et la moindre petite goutte d'eau refusait de rester dans mon estomac. Ouch. J'ai téléphoné à info-santé. Voici la recette de réhydratation, toute simple, qui m'a remise doucement sur pied. Merci à la gentille infirmière qui me l'a donnée.

Pour remplacer le Gastrolite, et autres mélanges de réhydratation commerciaux:

- 940 ml d'eau bouillie pendant une minute, puis refroidie
- 3 cuillèrées à table de sucre blanc
- 1/2 cuillèrée à café de sel

On commence par boire des toutes petites gorgées. Si on garde sans retourner à l'expéditeur, on boit graduellement de plus grandes gorgées, en attendant plus longtemps entre "les boires". J'avoue que j'ai aussi bu un peu d'un anti-vomitif puissant: la tisane d'absinthe. En toute petite quantité, car c'est très très choc. Et ça goûte les remèdes de sorcière. À éviter pour les femmes enceintes.

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mardi, mars 11, 2008

Vaccum (ou les emmerdements quotidiens)

Il y a des jours où tout poisse. Les objects méchants vous attaquent, les cauchemars vous éveillent et les gens semblent être des ennemis qui veulent votre perte. Cette terrible phase de paranoïa absurde s'appelle spm. Mais toutes ces manifestation de méchanceté collective à mon endroit sont bien réelles, il me semble! Les voisins me marchent sur la tête et gueulent à travers leur appartement (ou ils ont un invité qui est sourd). J'ai un mal de bloc qui planne, sans vouloir vraiment s'installer. Ma voiture ne bouge pas d'un iota malgés mes efforts, bien enlisée ses pieds dans la glace.

Les rues sont des dédales de mi-slutch, mi-plaques de glaces meurtrières, entres lesquelles les pauvres piétons que nous sommes doivent sauter (sans se rentrer dedans). Les rues de Montréal donnent l'impression d'être dans un immense jeu vidéo où on ne marque aucun point. Je quitte un magasin, un homme me laisse tomber la porte dessus. Je lâche un "ouch" sonore, sans que le malpoli ne se retourne. Où a-t-on rangé la galanterie, bordel? Je ne parle même pas de galanterie, je parle de civisme! Je continue mon chemin, et au supermarché, c'est au tour de la porte automatique de se fermer sur moi. Voyons donc! Je suis invisible aujourd'hui, ou quoi? En quittant l'épicerie à la porte vitrée assassine, je croise sur mon chemin, coup sur coup, deux personnes que je ne veux pas voir - des individus vils et méchants que j'ai cotoyés autrefois-. Je les ignore, simplement. On ne peux rien faire d'autre quand ça ne tourne pas rond, il faut simplement passer son chemin.

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lundi, mars 03, 2008

Prendre de l'âge

Vous pensiez que j'allais vous parler de moi, du temps qui passe... et bien non! J'ai une histoire à propos du fier Benjamin, le fils de mon homme. Il a maintenant 10 ans. Il vieillit, y a pas à dire. Nous discutions aujourd'hui de sa "blonde", avec qui il passe beaucoup de temps, surtout au téléphone et sur msn.

- Qu'est-ce que tu fais avec elle à la récré? (Je suis curieuse)
- On parle.
- Tu la tiens par la main? (Je suis un peu ratoureuse)
- Non, on parle.
- Mais tu ne t'ennuie pas de jouer à des jeux, au ballon, de courrir? (Je suis une belle-mère insistante)
- Maaaaais non, Yannou, faut que je maturisse, tu comprends.
- ...
- ...
- Heu, oui, je comprends.

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vendredi, janvier 25, 2008

L'amitié

Je devrais toujours me souvenir qu'après un phase d'angoisse et de déprime suit toujours un moment de plénitude et de joie. Toujours. (C'est Étienne qui le dit). Je suis comme ça, c'est tout. Et cette vague arrive par la porte de l'amitié (formule kétaine et véridique). J'aime mes amis. Tellement. Ils me font du bien. Ils sont là, autours de moi: par l'écran, le téléphone, la vraie vie. J'aime les humains, et ils me le rendent bien. Ce que j'aime le plus: faire rire mes amis. Le test pour savoir si je deviens amie avec une personne: est-ce que je la fais rire? Mon intense satisfaction: accompagner mes amis jusqu'aux larmes (de rire). Des fois je me trouve drôle moi-même (mais il ne faut pas le dire, ça gache tout). C'est comme de la chimie, avec certaines personnes je suis drôle, avec d'autres pas du tout. Parfois, avec mon homme, on a 5 ans. C'est une forme d'humour très légère et simple (parfois douteux), qui guérit de tout. Je le regarde et je le vois à 5 ans, pour vrai, et on rigole. On aurait été des vrais amis, même à cet âge, j'en suis certaine. On aurait fait pleins de mauvais coups ensemble. Aujourd'hui, on fait des bons coups.

J'ai très hâte, ce soir mes copines viennent souper. Au menu: poulet cacciatore et salade mesclun.

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lundi, janvier 21, 2008

Se sentir pas bien

Angoisse pure à couper au couteau. Pleurs inutiles incontrôlés. Démotivation. Envie de rien. Peur au ventre. Peur de je ne sais quoi, de tout, de rien. Mollesse. Regard terne. Cernes bleutés. Mais en même temps, je sais que ce n'est pas une dépression. On me dit que je pars demain au Mexique pour un break à me balancer dans un hammac: je me sens en pleine forme. On m'annonce que je pars en retraite de yoga pour une semaine, je pète le feu (ben, presque, mettons). On m'envoie tourner une émission de cuisine en thailande, je suis enchantée. On me donne du financement pour faire mon prochain projet documentaire, j'exulte. C'est le quotidien qui m'assome, cette sensation étrange de me sentir complètement débordée, alors que j'ai tout en main pour parvenir à mener à terme tous mes engagements professionnels. Je me sens lasse, excessivement fatiguée dans ma tête. Je suis floue. Trop de caps professionnels à tenir en même temps, une sensation désagréable de ne pas avancer assez vite, de stagner. Manque de patience avec les enfants, évidemment. Lassitude d'être toujours en transit, entre l'appartement montréalais et une maison en banlieue. C'est idéal, pense-t-on, avoir deux lieux de vie: quel luxe. Mais non, finalement, ce n'est pas si chouette. Je n'aime pas la banlieue, et mon appartement demanderai qu'on y investisse du temps et de l'énergie pour offrir une meilleure qualité de vie. Déménager en un seul lieu assez grand pour tous? Oui, mais pas tout de suite. On doit attendre le bon moment. "Patience et longueur de temps valent mieux que force et rage" dit le dicton. Pffff. Les dictons, ça m'énerve.

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samedi, janvier 12, 2008

Bloguer sa vie

Ce matin, un déjeuné très sympa avec d'anciens collègues de travail, aussi des amis. Moment de retrouvailles, de tranches de vies, d'anecdotes, de se mettre à jour sur tous les projets respectifs sur lesquels nous travaillons. Beaucoup de passion concentrée autour d'une table. C'est alors que mon cher Michel me parle d'une collègue à lui, lectrice de mon blogue. Il est fasciné par le phénomène: cette femme me connait comme une amie de longue date, alors que je ne la connais pas. Je souris. Ça fait chaud au coeur d'avoir écho des lecteurs silencieux. Surtout que la dame est une personne d'estime. Au plaisir de vous rencontrer, chère madame. Mais peut-être dois-je vous appeller par votre prénom? Je continurai à vous vouvoyer. J'adore cela: le prénom et le vous. Cela teinte la relation d'individualité et de respect. Une sorte de limite chaleureuse à des quasi inconnus pour lesquels on sent une empathie.

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vendredi, novembre 09, 2007

Horreur: j'ai des mites dans ma chambre!

Diante: mes collants ont un trou parfaitement rond. Rond de rond vraiment rond. Comme des "crop circle" mais en miniature. Nous avions déjà eu le cadeau de ces étranges trous il y a quelques mois sur un couvre-lit. Est-ce des mini-extra-terrestres seraient les responsables. Probablement. Mieux connus sous le nom de mites! Shit!

Mais là, on fait quoi? On se rempli l'espace de nauséabondes "boules à mites". Mmm. C'est pas trop attirant. Qu'est-ce qu'on fait alors?

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mercredi, octobre 17, 2007

Les connards sont parmis nous

J'ai toujours été doucement féministe. Je suis féminine et féministe. Je suis une féministe de la fin du siècle dernier (!), mais je n'ai jamais brûlé de soutif en dansant au bord d'un feu en criant: "libération". Non. J'ai 33 ans, je suis donc d'une deuxième, voire d'une troisième génération de féministes confiantes. Je n'ai jamais eu à me battre pour gagner mon droit de vote ou mon accès à l'éduction. J'ai même eu le luxe de choisir une profession plutôt réservée aux hommes. Je ne me suis jamais sentie mise à part à cause de mon sexe. Je me suis parfois sentie "agressée" par des hommes en mal de pouvoir, mais rien de bien grave: des bousculades, des avances déplacées, des charmeurs maladroits, des nus-vites de banlieue. Les hommes québécois sont eux-mêmes généralement assez féministes. C'est d'ailleurs ce qui cause leur crise identitaire, en mal d'identification masculine forte. Ceci est un autre débat. Je voulais vous partager quelques anectodes peu rassurantes: aujourd'hui je viens d'avoir des signes que la connerie machiste est toujours bel et bien vivante.

Bel après-midi d'automne, je marche sur le trottoir. Il fait frais et vif, je marche d'un pas rapide. J'entends un "pssst, pssst" qui attire mon attention. Je lève la tête en direction du bruit. Et là, horreur: un atroce vieux bonhomme me tire la langue, penché à sa fenêtre pour observer les passantes. Non, ce n'est pas une grimace qu'il me fait. C'est une démonstration tout sauf sensuelle de son appétit de vieux branleur. Il agite sa grosse langue mauve en émettant des sons guturaux qui ressemblent à une imitation de vomissement de chameau en rut. C'est probablement son flou souvenir de ce qu'est un cunnilingus, mais j'aime mieux ne pas y penser car c'est moi qui va vomir sur ses souliers. Je passe mon chemin.

Et puis ce soir, je rentre chez moi en vélo. La soirée est agréable, la nuit sur Montréal tellement belle. Je file à pleine vitesse. Puis arrive un connard sur sa bécane. Il crie à tue-tête. Il génère un gros truck d'énergie négative. Je me rends soudainement compte qu'il m'adresse la parole, d'un ton faussement mielleux: "Hey chérie, tu roule plus vite que moé". Non, c'est toi qui roule plus lentement. Et il remet ça: "Hey, viens donc avec moé, suis-moi..." Et spontanément, je voudrais l'envoyer promener de manière crue et vulgaire. Mais je tourne ma langue et lance: "Va donc faire une thérapie!" Au moins je l'ai fait rire, et de bon coeur.

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mardi, septembre 25, 2007

Civisme aux tomates

Quand je croise une personne dans la rue qui me sourit, je lui souris. Je salue mes voisins. Si une altercation survient entre deux personnes et que je peux intervenir pour ramener le calme, je le fais. J'ai la justice dans le sang. Je ne suis jamais entrée dans la police, car je suis une artiste, et que jamais je n'aurais eu ma place comme individu dans "les forces de l'ordres". J'aurai probablement fait une bonne travailleuse sociale. Maybe.

Je viens tout juste "d'intervenir" dans un conflit social dans un lieu public, pour ramener le calme, et expliquer aux deux parties le malentendu dans lequel ils se trouvaient, et qu'ils n'avaient aucune raison de s'engueuler. Mais j'ai pris le risque d'intervenir entre deux hommes agressifs (l'un envers l'autre), au risque de me retrouver prise dans la mêlée, ce qui n'est heureusement pas arrivé. Mais je me suis quand même posé la question, après tout cela: "mais de quoi je me mèle???". J'ai tellement une grande gueule, parfois je devrais me taire. Mais en même temps, je suis parvenue en quelques mots brefs, en des regards francs et directs, à calmer ces deux hommes. Vous voulez que je vous raconte? La sitation est fort simple. Mais la nature des tensions sociales prends rapidement des travers complexes...

Situation: j'arrive pour attendre la livraison de mon panier de légumes bio dans une cours d'école. Première arrivée, je vois qu'un joueur de tennis est déjà là, qui frappe sa balle contre un mur. Exactement l'endroit où les paniers sont installés en temps normal. Le camion de livraison arrive, et on s'installe un peu plus loin pour laisser cet homme pratiquer son sport à son aise. Après tout, la cours est grande, et le tout se fait naturellement. Un homme arrive pour chercher son panier, quelques minutes plus tard. Cet homme pense que le joueur de tennis est venu s'installer "après les paniers", dans nos pattes de façon bien peu courtoise. Il fait alors un commentaire impatient, sur un ton cassant, au joueur de tennis qui joue dans nos plates-bandes de légumes. Le joueur de tennis réagit mal, ne sachant pas ce que cette centaine de gens vient soudainement faire dans "son" espace de jeu. Peu de sens de l'observation, Monsieur le tennisman. J'interviens. Je me dépêche de dire à l'homme-au-panier: "Monsieur était là avant nous pour jouer au tennis, nous pouvons sans problème nous mettre plus loin pour prendre nos paniers". Et tout déboule. Je dois alors répondre du tac-au-tac au joueur de tennis (genre de bonhomme bourru, assez de mauvais poil, probablement de mauvaise foi). "Monsieur ne savait pas que vous étiez là avant." Les deux grognent un peu, je sens des vagues d'énergie négative. En quelques secondes, leur jeu se calme dans l'atmosphère générale plus détendue et l'odeur de tomates et du basilic frais.

Petite victoire: ils ont compris (assez pour cesser les hostilités). Si je n'étais pas intervenu? Il y aurait eu une escalade de violence verbale, des insultes (elles étaient déjà là), peut être un coup de raquette sur la tête, ou une tomate bien mûre qui aurait volé. Je ne le saurai jamais.

Fin de l'épisode. Je vous dis, rien de grave, absolument rien. Simplement deux hommes vaguement agressifs, un peu cons. Et moi, petite dinde idiote, qui s'interpose pour ramener la paix. Pourquoi les 99 autres personnes n'ont rien fait? Réponse facile, c'est parce que je suis intervenue, tiens. Et parce que les tomates et le basilic frais, ça sent bon.

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jeudi, août 02, 2007

Chaleur

J'aime. Je suis tropicale. Les chants des criquets. Les bruits de l'eau. La moiteur.

Je déteste les cris d'animaux qu'on égorge lancés par les enfants qui jouent dans la piscine du voisin. Leurs parents ont déserté le nid ou quoi? Je me dis qu'ils vont finir par s'épuiser à crier comme ça. Soupir.

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dimanche, juillet 15, 2007

Pause

Petite fin de semaine chouette. Moments imprévus et surprenants. Série douce de moments qui forment une petite collection de bulles de bonheur. Sortie vendredi soir pour danser avec des amis et mon grand amour. On s'amuse mon homme et moi, on se déguise un peu - khol sous les yeux, noirs 80' - pour sortie New Wave. Samedi déjeuné avec des amis, puis pic-nic impromptu en campagne avec d'autres amis, avec tout pleins de petits délices de chez le Fromentier; pâtés, bon pain, chèvre au lait cru, olives pimentées, saumon fumé. Route divertissante avec un chapelet de sagas familiales qu'on se raconte comme des romans; vies passionnantes, chassés-croisés amoureux, surprises de vie, hasards qui n'en sont plus, rencontres qui bouleversent et qui font sourire, verser quelques larmes. La vie est parfois délicieuse, à travers les épreuves de la vie.

Dimanche ballade familiale, déjeuné au soleil avec ma chère Marraine et mon père. Visite à la pépinière pour dénicher un cactus sympatique qui se déguise en plante grasse. Cadeau de Marraine pour mon anniversaire qu'elle n'avait pas vu passer. Coup de foudre végétal. La plante jolie est maintenant suspendue dans notre salon. Elle me fait sourire, elle est de la même couleur que mon mur. Mon après-midi s'est poursuivi par un autre cadeau, mes parents m'ont offert une chaise longue pour me prélasser au soleil, puisqu'il est maintenant au rendez-vous. Le coussin est fleuri et joli; re-sourire. C'est agréable de se faire gâter, faut avouer. Baignade au soleil avec Papa, grandes discussions, beaucoup de questions, réflexions.

Retour avec arrêt chez Marraine pour la libérer d'objets et de livres, et me charger de souvenirs de mes grands-parents; des boites de métal aux couleurs du passé, des coquillages, des livres, des outils de jardinage. Puis une dernière pause pour visiter la tombe de Parrain. Il fait beau, les nuages passent, le ciel bleu est magnifique. Je m'agenouille, je lui chante une chanson en Wallon, je lui parle un peu, verse quelques larmes douces, lui promet de revenir prendre une bonne bière avec lui. Puis je lui pose une question sur mes choix professionnels. Je me sens calme, très calme. Toute posée, reposée. Demain, lundi.

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mardi, juin 19, 2007

Je suis drôle

Je pensais pouvoir travailler cette semaine. Ha ha ha. Je ris.

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vendredi, juin 08, 2007

Chaleur

N'essayez pas de comprendre, après le frette, voici la chaleur tropicale et collante. Même pays, même ville, 24 heures d'intervalle.

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jeudi, juin 07, 2007

Pensées en vrac

À Montréal, il fait frette (froid)
On gèèèèèèlllllleeeee. Il fait fette en caltasse (sacre savoureux d'une époque révolue, mais réchauffe quand même). J'en ai marre. On est le 7 juin, et je songe à me mettre des gants pour pouvoir travailler. J'ai parti mon chauffage et je porte trois chandails. Faut dire que je travaille sur la séquence de tournage à NewCastle tournée un certain mois de mars, sur un pont glacial.

Bye bye blogueuses: tout le monde part
Tout le monde quitte le navire. La blogosphère se vide. Un cylce se termine. Aigre-douce s'en va. Chroniques blondes ferme boutique. Et tout pleins d'autres qui délaissent leur écriture. Je vais m'ennuyer, moi. Bon, ca va, je vais me faire de nouveaux amis. Et il reste encore La Matoue, même si elle a changé de nom. Heureusement, j'ai toujours de fidèles lecteurs. Et je vous rassure, je n'ai aucune intention de quitter l'univers blogguien, bien au contraire.

Mise au point: mon blogue
Ce carnet fait partie de mon mode de vie; il est mon exutoire, mon crachoir, mon lieu de partage et d'échange. Il n'a pas changé depuis mes débuts en 2005, mais il évolue avec moi. Il a tout vu passer de ma vie depuis lors: mes voyages, mes craintes, mes rêves, mes doutes, mes amours, mes épreuves et mes bonheurs. Il vascille avec moi, il vibre avec moi, et parfois se fait silence avec moi. Il m'aide à prendre conscience de ma propre absurdité, à certains moments, de mes faiblesses et de mes forces. Il avive mon amour de l'écriture. Et c'est toujours un plaisir de croiser des lecteurs qui aiment ce que j'écris, qui aiment mon écriture. Je suis touchée quand on me le dit. L'autre jour, un comédien, qui a lu mes textes, me demandait si j'en ferai un jour un livre. J'ai souris. Je ne suis pas Mère Indigne, moi. Je n'ai pas un fan-club de 5550000 personnes, et une écriture cinglante qui ravit les foules. Je ne suis qu'une blogueuse parmis des millers d'autres. Ou des millions. Même le milieu littéraire québécois, avec qui j'ai déjà frayé dans une autre vie, me boude. Faut dire que c'est un milieu particulièrement boudeur et de mauvais poil. Mais je ne demande qu'à me faire prouver le contraire. Mais on aime le sombre, l'alcool et les coups-bas dans ces salons-là. C'est un milieu de non-dits et de rumeurs malsaines. Moi j'aime trop le soleil et les éclats de rire. Et puis j'ai arrêté de boire.

Paradoxe: le rêve d'écriture
Par ailleurs, je rêve secrètement de ne faire que cela: écrire. Pourtant, je sais, je peux faire de bons films. Mais je rêve d'une grande maison au bord d'un lac, baignée de lumière, avec un piano au salon, des enfants qui jouent dehors, un gâteau qui cuit à la cuisine, des invités qui viennent pour le week-end. Et moi qui écris. Je serai réfugiée dans mon antre, mon domaine, à la mezzanine au-dessus du salon. Il y aurait une grande table de bois, avec mon portable posé dessus, quelques plantes et baucoup de lumière. Il y aurait des livres autours de moi dans de grandes bibliothèques et quelques toiles aux couleurs chaudes. J'y passerais des heures à paufiner des détails et bâtir des intrigues. Je passerai des heures à polir les mots avec amour pour qu'ils coulent sous vos yeux ravis. Je travaillerai fort, car rien n'est si facile. Je passerais des heures avec mes personnages, à décrire leurs actions, leurs sentiments, leurs aventures, les paysages qu'ils traversent. Je trouverais le ton efficace, la formule parfaite, la tournure claire et poétique. Je ferais l'amour aux mots comme je fais l'amour à la vie, avec toute ma fibre, mon âme, mon corps. J'écrirais des romans, mais aussi des essais, des nouvelles. La première étape de la réalisation d'un rêve est sa visualisation.

Job
Changement de programme. J'aime bien les revirements sur un 10 cents, ils font partie de l'amour de mon métier. Pour l'instant, j'aimerais bien me concentrer à finir le documentaire sur Paul-André Fortier dont je viens de reprendre le dernier droit en montage. Tout sera terminé avant la fin de l'été. Après? Je ne sais pas. J'ai 1 millions de projets et je veux prendre le temps de planifier. Une produtrice très sympatique m'a tendue une perche pour réaliser un documentaire pour la télé. Long processus en perspective. Dois-je rester sur le web? J'aime bien être à ce croisement entre la télé et le web, tout cela me donne beaucoup de liberté. Et moi, j'adore Mademoiselle Liberté.

Poésie
Personne ne lit la poésie. Niet, nada. Quelques urluberlus perdus, un point c'est tout. La poésie nourrit ceux qui s'y perdent. Alors, pour la faire vivre, il faut la soupoudrer là où on ne l'attend pas (comme ici). J'ai parfois donné mon dernier recueil à des amis, en cadeau, pour me rendre compte qu'ils n'avaient ouvert le livre qu'à la page de la dédicace. Cocasse, non? Et bien, c'est là la fatalité. Le plus ironique, c'est que vous êtes nombreux (1400 personnes, approximativement) à lire ce texte délirant qui ironise sur la non-lecture de mes poèmes. Alors, pourquoi je me plaint? Je n'ai qu'à écrire des romans et y glisser de la poésie. Il ne me reste qu'à me trouver un éditeur. Mais après ce que je viens d'écrire plus haut sur le milieu littéraire, je ne suis pas du tout certaine d'y parvenir...

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lundi, juin 04, 2007

Camps de théâtre pour ado

J'étais très heureuse d'avoir trouvé une place à la Grande dans un camps de théâtre. Nous avons faxé la demande samedi matin, pour faire suite à mon téléphone de vendredi où on m'a dit qu'il restait UNE place. Mais trop tard. Ce matin, lundi pluvieux, j'ai appris que j'ai fait tout cela trop tard. Pour rien. Je suis déçue, mais pas autant qu'elle le sera... Mais peut-être avez-vous des idées, des pistes, des ressources? Nous cherchons un camps de théâtre pour ado (elle a 14 ans) pour cet été, une semaine, vers la fin juillet. À Montréal ou sur la Rive-Nord.

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mercredi, mai 16, 2007

Retour au bercail

Revenir de Vacances est toujours un petit choc. Adaptation forcée au quotidien qui nous happe. Défaire ma valise me prends toujours un temps fou, alors que je l'avais fait en un temps record pour partir. L'espace me semble trop petit, après m'être gavée de mer et de plages infinies. La température est massade et le temps froid, après avoir vu le soleil et les tropiques. Mais il faut bien reprendre la vie où je l'ai laissée. Heureusement, mes batteries sont bien chargées. Mais honnêtement, je dois me l'avouer, je suis complètement débordée de boulot. C'est indécent de perdre une seconde de plus ici pour vous l'écrire.

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lundi, avril 30, 2007

Petits énervements ordinaires

Pas assez dormi. Battements cardiaques à cause de fatigue. Arrivée à destination, temps prévu pour petit repos avant d'entreprendre journée. Arrive à Montréal, tourne, tourne, zéro place de stationnement. ZÉRO. Tourne encore, après 30 minutes, stationne. Grrr. Entre chez moi, tente de régler problème de formulaire perdu because négligence (lire billet précédent). Quelques téléphones sur des lignes engagées et des numéros introuvables pour me faire dire que mes efforts sont vains. Faut tout recommencer. Re-grrr. Mon irritabilité s'exacerbe. Je décide d'aller faire une sieste, pour tenter de remettre les batteries sur la charge. Je m'allonge. Je ne peux pas me reposer, niet. Les grattements krr krr dans le plâtre et les coups de marteaux bang bang bang dans l'appartement au-dessus me prouvent que mes propritétaires sont pleins d'entrain dans leurs rénovations. Bou-hou-houuuu. Je veux seulement un peu de repos, un tout petit peu. Please. Bon, je vais essayer de travailler. Difficile de se concentrer dans tout ce boucan, avec mes yeux flous fatigués et ma mauvaise humeur maintenant bien officielle.

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Distraction et négligence

Soupir. J'ai vraiment besoin de Vacances. Je fais des gaffes supra-nounounnes. Vendredi, tout à ma joie, je suis allée postée nos invitations de mariages postales (pléonasme). Toutes dans un sac, cachettée, timbrées et tout. J'étais heureuse. Mission accomplie. C'était un moment que je trouvais important et solonnel. J'ai donc décidé, après avoir jetté un rapide coup d'oeil aux missives, de remettre le sac entier au jeune commis de la poste. Avec un grand sourire. Pour me rendre compte de ma gaffe en parlant à mon fiancé, en ce lundi matin. Poisse. Dans le sac, il y avait l'enveloppe avec le formulaire d'assermentation de notre célébrant, adressé au ministère de la justice, non cachettée, non timbrée, et sans adresse de retour. Je devais en faire une photocopie. Shit. Poisse. Le problème, c'est que notre super célébrant demeure à deux heures de voitures de chez nous. Moi qui avait tout organisé pour le faire signer la fin de semaine dernière lors de notre visite de l'église. Faudra tout recommencer. On est un peu perdus, mon amoureux et moi. Je sais pas si c'est l'amour qui nous étourdit comme ça.

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mardi, avril 17, 2007

Insomnie

Pfffft. Le jour: crevée. La nuit: trop réveillée. Résultat: brume totale et gaffes de jour. Siestes obligatoires en forme d'enclume assomée. Tête lourde. Pourquoi je dors pas? Aucune idée.

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lundi, avril 02, 2007

Contravention et colère

Je suis fâchée. J'en tremble. Je viens d'avoir une contravention de stationnement.

Depuis une semaine j'ai la gastro-grippe carabinée. Je ne la souhaite à personne (ou presque). Ce matin, j'arrive devant chez moi. Je me gare en vitesse. Je file vers la salle de bain, n'y tenant plus. 2 min. Temps qu'il aura fallu au jeune homme de la ville pour me donner une contravention. Je lui courre après. Il accélère sa voiture. Grrr. Je le rattrappe. Il daigne baisser sa vitre. Il affiche un air agressif et méprisant. Un jeune loup du calepin-contravention au regard plein d'ambition. Je ne peux m'empêcher de lui trouver une ressemblance frappante avec Mario Dumont.
- Monsieur, je vous en prie, j'étais au petit coin, je suis affublée d'une gastro terrible pour laquelle j'ai dû me précipiter à l'intérieur sans délais.
- Non madame, rien n'indique sur votre véhicule la raison de votre abscence.
Une voix qui grince, sans douceur. Le cas classique du type qui applique le réglement à la lettre. Je n'ai aucune chance de le toucher avec mes histoires personnelles. Je me demande si il a déjà essayé d'écrire une petite note pour mettre dans le pare-brise de sa voiture quand les intestins gargouillent près à exploser. Je lui souhaite vivement de vivre cette expérience gratifiante, et souhaite qu'il ne se rende pas à temps à la toillette la plus proche.

Je trouve que ce système attise la haine entre les êtres humains. Je suis certaine qu'il existe une solution qui permettrait d'appliquer la loi sans créer cette situation de tension. Au moins l'écriture m'a permis de me calmer un peu.

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vendredi, février 09, 2007

Voeux exhaucés: preuve

J'en ai la preuve encore une fois. Quand on demande clairement, on reçoit nettement. Ne jamais avoir peur de demander et d'être clair. Vous verrez vos désirs exhaucés, all the way. Yeah.

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vendredi, novembre 10, 2006

Chassés-croisés

Je travaille avec mon Grand Amour. Nous avons officiellement notre compagnie inc. depuis quelques mois. Au quotidien, on valse merveilleusement entre le travail, la famille, les projets et nos amours passionnées d'amoureux fous l'un de l'autre. Notre secret? On communique clairement les balises de nos territoires. Nous avons établi une règle tacite, que nous avons verbalisé ce matin:
- Faire une réunion dans l'auto: c'est ok
- Faire une réunion en lunchant: c'est bon, jours de semaine et dîners seulement
- Faire une réunion dans la chambre à coucher: non, pas bon
- Faire l'amour au bureau: oui oui, approuvé par la haute direction (après quelques tests, la compagnie a fait des recommandations à ce sujet et déterminé suite à une étude poussée que c'est excellent pour la productivité)

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mardi, janvier 17, 2006

Choses disparues

Je me demande bien où se retrouvent tous ces objets qui fondent toujours dans le vide intergalactique: pinces et élastiques à cheveux, crayons, chaussettes uniques, gants et tuques. Nous les remplaçons sans cesse, au fil des années, sans jamais retrouver leur trace. Disparus, whhffoushhff (bruit magique). Cette race de choses matérielles habite peut-être un paradis pour objets. Je les imagine dansants, nus, chantant, dans des rituels d'union sacrée.

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jeudi, mai 05, 2005

Le printemps Montréal


Il s'installe enfin et ramène mon moral au beau avec ses rayons francs. Je le vois dans les regards que je croise dans la rue, comme si les humains vivaient à nouveau après l'hibernation. Une séduction douce flotte sur la ville. Dans les sourires, les têtes qui se tournent, l'énergie ambiante; tout est musique. J'entends à nouveau les arbres bruisser, les oiseaux et les chats se chamailler le territoire. La poussière se soulève pour nous pousser à aller voir plus loin là où tout est plus vert. Mais j'aime la métropole au printemps. La concentration humaine nous force à une proxitité tellement belle. Vous voulez jouer à un jeu du printemps? Observez les foules, les passants sur les troittoirs, les joggeurs dans les parcs, et gardez en tête que ce sont des animaux. Nous sommes animaux. C'est magnifique.

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mercredi, mai 04, 2005

Fortune cookie

Pourquoi s'en faire avec des réers et des placements? Je viens d'ouvrir un fortune cookie: "you are going to have a very comfortable old age". Me voilà bien rassurée.

Je me demande si ils cherchent des rédacteurs pour leurs messages de bonne fortune.

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