vendredi, juin 13, 2008

Changements

Pour ceux qui croient à ces notions, je pourrais dire que je nous sommes dans une période astrologiquement très chargée. Tellement de changements dans ma vie, dans nos vies, dans les vies de ceux qui sont près de moi. Changement de travail, d'environnement, départ, retours, nouveaux départs, deuils, transitions, déménagements, fin de projets, accouchements, voyages. La vie tourne à plein, à étourdir ceux qui ne sont pas solidement arrimés au sol. Je dois être forte et légère, savoir canaliser toutes ces forces telluriques qui pourraient m'emporter si je n'y prête pas attention.

C'est maintenant un processus en marche, nous allons consolider nos lieux de vie pour le début de l'automne, et s'établir en ville tous ensemble. Nous devons trouver un appartement pour 5 personnes (pour l'instant!), avec un jardin et une grande pièce commune. Adieu banlieue nord. J'ai tellement voulu quitter cet endroit, car le mode de vie ne correspond pas à ce que je cherche.

Mais maintenant, avec toutes les contradictions dont je suis capable, je considère les jolis côtés que je m'aprête à quitter. Les oiseaux nombreux dans cette région des basses-laurentides, mon parterre de fleurs et mes rocailles remplis de vivaces luxuriantes et heureuses, les grands espaces extérieurs, la rivière à proximité, la maison si lumineuse que nous avons joliement redécorée, la mobilité des enfants dans ces lieux si familiers, leur automonie dans ces lieux, l'espace de la maison, la cuisine à aire ouverte où nous adorons tant cuisiner tous ensemble et partager nos repas. Mais je quitte aussi tout ce qui m'a dérangé si longtemps: le mode de vie des banlieusards, le traffic, la distance qui me sépare de Montréal, le temps de voyagement, la pollution générée par nos déplacement, le coût de l'essence, la distance qui me sépare de mes amis, la maison qui ne correspond plus à nos besoins, le temps à investir pour entretenir deux lieux de vie, le fait de vivre à deux endroits et de se sentir éparpillé, la vie de quartier qui n'est pas celle de Montréal. Je dois accepter de partir, lâcher prise. Et trouver la perle rare d'appartement qui me fera oublier tout ce que je quitte...

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samedi, mars 22, 2008

Changement de saison

Je suis prête pour du neuf. Je termine tous mes projets, j'arrive à la fin d'un cycle de productivité. Je suis aussi en questionnement: qu'est-ce que j'ai envie de faire maintenant? Réalisation, montage? Télé, cinéma, web? Je dois faire le point, et refaire mes forces. Je dois me centrer avant de me relancer dans de nouveaux projets. Je suis assaillie de doutes sur la bonne voie à prendre. Rien de mieux qu'un peu de recul pour le faire. Avec le printemps viendront les fleurs et les nouveaux projets. Mais avant, il reste un peu de temps à hiberner...

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vendredi, mars 07, 2008

Besoin de gentillesse

Je termine plusieurs projets, et l'hiver s'achève. Mes batteries sont à terre. Une fatigue insistante ne semble pas vouloir me lâcher. Mon grand amour s'est envolé pour quelques jours pour son travail. Je me retrouve seule, avec ma fatigue qui accentue un sentiment de lassitude qui pourrait friser l'épuisement si je ne fais pas quelque chose pour améliorer mon sort. J'ai besoin de gentillesse autours de moi. Beaucoup. C'est pas difficile d'être gentil. Un mot, une phrase, un sourire, un coup de téléphone. Je dois probablement me dire que la gentilesse sera dans le regard que je porte, et non l'attendre des autres. Sinon, je pourrais être déçue...

Le meilleur remède: je vais me faire plaisir. On est jamais si bien servi que pars soi-même, après tout!

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vendredi, janvier 25, 2008

L'amitié

Je devrais toujours me souvenir qu'après un phase d'angoisse et de déprime suit toujours un moment de plénitude et de joie. Toujours. (C'est Étienne qui le dit). Je suis comme ça, c'est tout. Et cette vague arrive par la porte de l'amitié (formule kétaine et véridique). J'aime mes amis. Tellement. Ils me font du bien. Ils sont là, autours de moi: par l'écran, le téléphone, la vraie vie. J'aime les humains, et ils me le rendent bien. Ce que j'aime le plus: faire rire mes amis. Le test pour savoir si je deviens amie avec une personne: est-ce que je la fais rire? Mon intense satisfaction: accompagner mes amis jusqu'aux larmes (de rire). Des fois je me trouve drôle moi-même (mais il ne faut pas le dire, ça gache tout). C'est comme de la chimie, avec certaines personnes je suis drôle, avec d'autres pas du tout. Parfois, avec mon homme, on a 5 ans. C'est une forme d'humour très légère et simple (parfois douteux), qui guérit de tout. Je le regarde et je le vois à 5 ans, pour vrai, et on rigole. On aurait été des vrais amis, même à cet âge, j'en suis certaine. On aurait fait pleins de mauvais coups ensemble. Aujourd'hui, on fait des bons coups.

J'ai très hâte, ce soir mes copines viennent souper. Au menu: poulet cacciatore et salade mesclun.

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mardi, janvier 22, 2008

Se faire du bien

J'ai confié mes états d'âmes vacillants à une amie. Elle m'a simplement conseillée de me faire un petit plaisir par jour. Alors je dresse ici la liste des choses que j'aime et qui me font du bien:

- Écrire des billets
- Parler à des amis
- Lire mon journal avec un café au lait
- Sourire pour rien, spontanément
- Pardonner
- Manger des chips crunchantes
- Faire du ski de fond (avec ciel bleu)
- Faire du Yoga
- Chanter
- Écrire un bon texte
- Avancer (dans le sens: éliminer un item de la "to do list")
- Prendre le temps

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lundi, janvier 21, 2008

Se sentir pas bien

Angoisse pure à couper au couteau. Pleurs inutiles incontrôlés. Démotivation. Envie de rien. Peur au ventre. Peur de je ne sais quoi, de tout, de rien. Mollesse. Regard terne. Cernes bleutés. Mais en même temps, je sais que ce n'est pas une dépression. On me dit que je pars demain au Mexique pour un break à me balancer dans un hammac: je me sens en pleine forme. On m'annonce que je pars en retraite de yoga pour une semaine, je pète le feu (ben, presque, mettons). On m'envoie tourner une émission de cuisine en thailande, je suis enchantée. On me donne du financement pour faire mon prochain projet documentaire, j'exulte. C'est le quotidien qui m'assome, cette sensation étrange de me sentir complètement débordée, alors que j'ai tout en main pour parvenir à mener à terme tous mes engagements professionnels. Je me sens lasse, excessivement fatiguée dans ma tête. Je suis floue. Trop de caps professionnels à tenir en même temps, une sensation désagréable de ne pas avancer assez vite, de stagner. Manque de patience avec les enfants, évidemment. Lassitude d'être toujours en transit, entre l'appartement montréalais et une maison en banlieue. C'est idéal, pense-t-on, avoir deux lieux de vie: quel luxe. Mais non, finalement, ce n'est pas si chouette. Je n'aime pas la banlieue, et mon appartement demanderai qu'on y investisse du temps et de l'énergie pour offrir une meilleure qualité de vie. Déménager en un seul lieu assez grand pour tous? Oui, mais pas tout de suite. On doit attendre le bon moment. "Patience et longueur de temps valent mieux que force et rage" dit le dicton. Pffff. Les dictons, ça m'énerve.

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lundi, janvier 14, 2008

CV en mutation

Je viens de mettre mon CV à jour. Toujours un moment idéal pour prendre conscience du chemin parcouru. Et je réalise que mon CV de "créations multimédias" prends une pause en 2005. Date à laquelle j'ai commencé ce carnet. Alors, la couturière du multimédia que j'ai été se recycle en bloggeuse? Que dois-en conclure?

1) Une journée ne comporte que 24 heures, et la création pure demande quelques heures de plus à une journée.
2) Que le temps des blogues me fit entrer dans une ère contemplative qui porte le joli nom de procrastination (en résulte une diète sévère à l'énoncé #1).
3) Que cette année coincide aussi à ma rencontre avec l'homme de ma vie, avec qui je préfère passer mes temps libres à moults usages créatifs agréables plutôt que de passer ces heures supplémentaires devant mon écran à faire de la "création multimédia".
4) Toutes ces réponses.

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mercredi, janvier 09, 2008

Sans regrets

Je publie ici une réponse que j'ai fait à un touchant billet de Grande dame:

Avant le décès de mon grand-père, lors d'une visite chez lui, j'avais amené ma caméra vidéo. Je lui ai demandé si il acceptait que je le filme, pour lui poser quelques questions sur sa vie si riche. Il a dit non, pas maintenant, je suis fatigué. Nous savions qu'il était trop tard, que cette entrevue aurait été possible quelques années auparavant, même quelques mois, mais là, il était trop tard. La caméra est demeurée dans le coffre arrière de la voiture. Nous avons bavardé doucement, et il m'a raconté des choses très belles sur sa vie, ses joies, sa satisfaction des choses accomplies. Étrangement, je n'ai jamais regretté de ne pas l'avoir filmé. Il était l'ombre de lui-même, affaibli par le cancer, et le souvenir n'aurait pas rendu justice à l'image de l'homme jovial et énergique qu'il était. J'ai la douce conviction que sa mémoire vivra un jour dans un roman qui relatera sa vie. Ce récit, je l'espère, saura partager au monde toute la force et l'inspiration de cet homme qui sera toujours un modèle pour moi.

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mardi, janvier 08, 2008

Paresse et discipline de création

Joie. C'est mon thème pour cette nouvelle expo que je prépare.
Je vais sortir de l'écran, pour l'Agence topo. Pour une performance-installation de poésie.
http://www.sortirdelecran.ca/

Paresse

Je suis en train de me demander si je ne vais pas accueillir les gens en pyjamas dans la galerie d'art. Parce que je me sens terriblement paresseuse. J'aime dormir. Je trouve les oreillers blancs et les couettes de plume d'une incalculable poésie. Je trouve que les matelas confortables sont des nuages de paradis. J'aime ne rien faire, réfléchir à la lumière, écouter les gouttes d'eau qui tombent, le vent dans les fenêtre, la poussière qui danse dans le soleil. Je suis contemplative. J'aime aussi ne rien faire de façon constructive: lire mon journal (au lit), par exemple.

J'admire tous ces créateurs qui ont une discipline de fer: lever à l'aube, heures de rédactions de recherches planifiées, structurées, efficaces. Compte-rendus, rendez-vous d'affaire, planification, entrainement, cours de ressourcement, organisation. Zéro procrastination. Chapeau. Je n'y arrive pas. Je suis paresseuse. Certains en doutent car ils voient mon CV et une liste longue comme ça de projets, mais c'est de la poudre aux yeux: je fais des projets de création depuis 1996! Et même, avant ça si on prend en considération tous ces cahiers remplis de textes, d'idées, de scénarios, de projets, de chorégraphies, d'histoires, et surtout de poèmes que j'ai rempli depuis mon plus jeune âge. Heureusement, j'ai eu suffisament de cette foutue discipline pour trier et publier ce que je considère comme le meilleur de ces textes épars!

Marrathon de création

Je pense que je suis davantage une courreuse de fond de la création. Pour preuve: je termine enfin mon documentaire sur Paul-André Fortier et son solo 30x30. J'ai réalisé, monté et produit le film seule, avec l'argent que Fortier danse à réussi à nous dégotter pour faire le projet (financé par le Conseil des Arts de Montréal). Je suis très heureuse de la musique composée par le talentueux Martin M. Thétrault. En ressort donc un documentaire de 52 minutes: Journal d'un danseur nomade. Le film fait le récit du projet fou de Fortier: danser 30 jours en ligne, pendant 30 minutes, dans des lieux urbains surprenants, beau temps, mauvais temps, sous le nez des passants. Le périple se déroule de NewCastle (où je suis allée filmer il y a deux ans), à Yamagushi, en passant par Nancy, Ottawa et Montréal. J'ai passé un très grand nombre d'heures à tenter de tirer un film intéressant de ces dizaines d'heures (plus de 20) d'images de performance. J'ai volontairement omis toute entrevue du film assez rapidement. Soyons francs: Paul-André n'aime pas tellement les entrevues. Mais il m'a ouvert son journal de voyage avec générosité, et j'ai pu en tirer un récit narratif très intéressant pour comprendre son parcours, en réponse à des images qui parlent déjà beaucoup. La musique de Martin est venu rendre tout ce tableau beaucoup plus homogène et fluide, il a complètement réussi à rendre les textures et les ambiances que j'entendais dans ma tête.

Mais je dévie. Je vous entretenais de ma paresse. Elle est relative, au fond. Je suis quand même en train de faire 5 projets de front: finaliser ce film (la ?#$#%$ de distribution), monter "Joie", préparer un nouveau contrat pour le conseil des arts, clore l'Émission-VOX et entreprendre des nouvelles chroniques pour Premières vues, toujours à VOX. Mais je fais quand même des siestes. Faut dire que je me suis levée à 6h00... Quand je vous disais que je suis paresseuse...

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lundi, janvier 07, 2008

Banlieue vs ville... (saga)

Je réponds ce matin à un très bon commentaire écrit par Marie-Michèle Poisson sur un billet écrit précédemment. Aussi posté sur mon billet "où vivre".

***

Merci Marie-Michèle de cette généreuse réflexion. Elle coincide superbement avec mes discussions de ce matin avec mon amoureux. Alors que nous étions dans le train qui quittait la banlieue pour venir travailler en ville, nous pensions justement à l'adaptabilité des enfants (nous en avons trois; 10, 12 et 14 ans, et nous planifions en avoir un nouveau le plus tôt possible). Les enfants ne seront pas déracinés de leur banlieue car ils connaissent déjà la beauté de la ville, et tous ces avantages. Quand à un nouvel enfant, il grandira dans un milieu de vie où la voiture ne trône pas en reine.

Votre discour fait écho à toutes mes réflexions: laideur adsurde d'un urbanisme axé sur l'automobile, abscence de stratégie de développement et expansion des logements et des commerces. Et la cerise sur le gâteau: manque flagrant de poésie. Oui, je parle de poésie, car pour moi il est clair que la banlieue fait face à un manque criant de beauté. Et à un manque de logique dans son fonctionnement!

En fait, je pense qu'une banlieue intelligente pourrait émerger d'une réflexion sur sa structure. Certains quartiers européens (en Allemagne, au Pays-bas) ou californiens sont développés sous forme de villages d'où la voiture est proscrite. Les services offerts par des petits commercants locaux sont centralisés dans un place publique centrale autour de laquelle sont placés les logements, à quelques centaines de mètres (agréables à marcher). Des aires publiques sont aménagées pour que les gens puissent profiter des agréables espaces verts et des grand arbres magnifiques laissés intactes lors de la construction du quartier. Les services de transports en communs menant vers la ville sont efficaces et réguliers, et les trains confortables permettent de gagner le lieu de travail en 30 minutes ou moins.

Rêve? Non! C'est possible! Et pourquoi pas chez nous?

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lundi, décembre 10, 2007

Entre bonheur et colère

Des pensées se bousculent dans ma tête. Tant de choses à vivre, à partager, à débattre. Dans le feu roulant de l'action, il y a des bribes de temps suspendu où je médite. La vie qui s'immisce entre les interstices de quotidien, entre les miettes de pain brûlé, la vie dans l'attente du prochain métro, du prochain rendez-vous, du prochain courriel à envoyer. La vie dans le sourire d'une serveuse au café du coin, la vie dans la nonchalence des passagers de l'autobus qui va vers le casino, la vie dans le froid vibrant et le ciel bleu sur l'Île-Saint-Hélène. La vie dans les préoccupations lourdes de l'adolescence que je vois fleurir sous mes yeux. La vie qui bat de l'aile chez les gens qui viellissent et que j'aime. La vie grouillante et explosive de l'enfance qui se déploie. Je suis témoin de tout cela, j'observe, je note. Je surligne les beautés. Je me choque pour les laideurs. Et puis tout passe. Tout finit toujours par passer. En attendant, j'en profite bien. Parce que la vie est là, avec le bonheur, tout ce qu'il y a à prendre, tout ce qu'il y a à vibrer, à pleurer de joie ou de tristesse. Alors je la prends, la vie, au complet. À bras le coprs (bon, parfois je grogne un peu, mais quand même, je l'aime, la vie). Car, ne vous en déplaise, nous ne serons pas éternellement là pour en profiter, même si la société de consommation s'évertue à nous laisser croire le contraire.

Bon, là j'ai dit des choses jolies. Mais j'ai aussi des colères qui bouillonnent en moi. Toute cette satanée surconsommation, toute cette stagnation politique face aux drames humains, face aux conflits sociaux, face à l'injustice sociale flagrante, face aux graves situation à décrier dans notre société, et dans celles des voisins. Je suis en colère face à l'inaction politique et sociale lorsqu'il est question d'environnement et de solutions écologiques. Je suis en colère de voir toute cette ignorance crasse qui englue les cerveaux les mieux intentionnés. Je rage face à l'inconscience, au manque de sensibilité et à l'égoisme flagrant qui empâtent trop d'individus.

Alors, je fais quoi avec toute cette colère? Bon, je vais aller méditer pour me calmer.

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jeudi, décembre 06, 2007

Décès écologique


Je me questionne sans cesse sur mes choix de vies en lien avec le sort de la planète. Selon moi, plusieurs solutions à nos problèmes environnementaux se cachent (pas très loin) dans notre passé. Des solutions logiques et simples, respectueuses et non-violentes. Des remèdes de grand-mères, des pratiques ancestrales, une approche globale de la vie, de la mort.

On parle de plus en plus d'habitation écologique, de nourriture biologique, de vêtements éco, de desing vert. Mais la mort dans tout ca? Je fais ici allusion à l'industrie de la mort, et des rites funéraires. Avant l'heure dite où on trépasse, on y pense peu. Il faut être confronté à la mort d'un proche (ou avoir regardé la brillante série "Six feet under") pour se poser des questions.

Personnellement, je ne veux pas être embaumée, maquillée, transformée. Je ne veux pas non plus être incinérée. Non. Je veux me décomposer naturellement dans un espace vert, joli, calme. Impossible? Non, car les rites funéraires verts sont à nos portes. C'est dans un article du Urbania du printemps dernier que j'en ai entendu parlé au départ. Ce fut une révélation. Oui, c'est possible de mourrir paisiblement, en accord avec la nature, sans être placé dans un cercueil kétaine et non-écologique, sans être embaumé de liquides chimiques toxiques pour l'environnement, sans être maquillé ridiculement comme pour aller à la mascarade. La mort n'est pas une farce, c'est un passage très important de la vie, et pour moi c'est sacré.

En Angleterre et aux États-Unis, il existe plus de 200 lieux d'inhumation écologiques. Ici au Canada, il existe une association Natural Burial Association, qui tente de mettre en place des lieux écologiques. Il existe aussi une coopérative The Natural Burial Co-operative, qui tente de faire progresser la situation pour établir des lieux naturels pour enterrer les morts.

Plusieurs écologistes et artistes à travers le monde font leur part pour offrir une alternative aux propositions traditionnelles de la puissante industrie de la mort. Vous pourriez reposer dans un très beau cercueil de papier recyclé conçu par Hazel Selina. Le modèle couvert de feuilles d'or, ou le modèle vert sont des objets très beaux, écologiques, et contemporain. C'est l'image que l'on se fait du cercueil du futur...

J'ai été fascinée par le projet Capsula mundi, conçu par Raoul Bretzel et Anna Citelli. Ils proposent de magnifiques oeufs de papier recyclé, dans lequel le corps repose en position foetale, comme au début de la vie. Les oeufs sont enterrés, et un arbre est planté au-dessus. Avec le temps, ses racines embrasseront votre dernière demeure. Poétique et écologique. J'aimerai tant pouvoir reposer de cette belle façon le jour où mon heure sera venue.

Vous pouvez trouver l'intégrale du texte de Sophie Massé publié dans le magasine Urbania, publié sur le blog Forest of memories

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lundi, novembre 26, 2007

Yoga

Le corbeau













Le poirier

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mercredi, novembre 14, 2007

Équilibre

Nous le cherchons tous, en tout temps. Et la merveille c'est qu'en le trouvant, il faut toujours travailler pour le garder. Et quand on trouve le bon rythme, ça s'appelle surfer sa vie. C'est grisant. Agréable. Doux. En même temps il faut être prudent, car cet équilibre est fragile et précieux.

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mardi, novembre 06, 2007

Cycles et ski de fond

Terminer des phases pour en commencer de nouvelles apporte satisfaction. On constate le passage du temps, avec en son sillage les jolies notes et les faux accords. Tout cela fait partie de l'ensemble, et regarder avec perspective est formateur. Les années apportent une part de sagesse, un peu, si on s'arrête pour réfléchir un peu, juste un peu. On fait quelques adieux, on accueille le changement. Prendre un peu de perspective est tellement bénéfique.
*
Sourire aux lèvres. Soupir de satisfaction. La soupe mijote à la cuisine, le dernier contrat est s'achève, de nouveaux arrivent. J'aime mon Grand Amour et je lui ai trouvé son cadeau de Noël. J'ai très hâte de lui donner ses nouveaux skis de fond. Il seront prêt pour la première neige. Ils annoncent quoi en fin de semaine?

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jeudi, novembre 01, 2007

Où vivre?

J'ai envie de neuf. On tente de trouver les meilleures pistes. Vivre en ville en appartement à temps plein avec les enfants? S'achetter une maison de campagne? Quitter la banlieue? Dénicher une maison abordable à Montréal?Mmm, faut bien rêver...

Je pense que je dois dresser une liste des avantages et désaventages des diverses solutions. Et réaliste.

Notre situation actuelle présente divers avantages, mais la balance commence doucement à pencher du côté désaventages... Je suis lasse de vivre à deux endroits, de ne pas investir toute notre énergie dans un seul lieu de vie, d'être dispersée. Et soyons franc: je n'aime pas la banlieue. Je déteste prendre ma voiture pour un oui ou un non. Mais j'aime l'espace de notre maison de banlieue. Notre petit pied-à-terre montréalais est fort sympatique, mais ne peut accueillir toute la famille. Alors... un grand appart en ville? Possible... Faudrait trouver très grand alors...

Je me demande bien où nous vivrons d'ici quelques années. Mais j'ai l'impression d'amorcer un nouveau cycle, et c'est très agréable.

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vendredi, octobre 19, 2007

Mode de vie: la campagne, les projets

J'en ai marre de toujours être fatiguée et sous pression. J'aimerai bien vivre à la campagne, faire de la soupe, des confitures et écrire des histoires. J'aimerai donner des ateliers de chant et de Yoga. Et m'occuper de mon bébé, aussi, peut-être, si un jour j'ai la joie d'en avoir un.

Si je trouve un coin de campagne qui me plait, j'ai aussi un projet qui me tient à coeur. J'aimerai faire des atelier de créativité pour artistes. J'ai déjà mon concept. Lorsque j'ai travaillé en europe il y a quelques années, j'ai eu l'occation de faire partie de groupes de réflexions sur les médias. Dans ces groupes se trouvaient des intervenants de plusieurs milieux qui luttaient contre la violence et le racisme dans les médias, et de plusieurs pays européens. Ces rencontres étaient riches et inspirantes, très saines. J'ai fait la connaissance de jeunes intervenantes sociales italiennes, de consultantes médias néerlandaises, de réalisateurs britaniques, de cinéastes de l'animation bulgares, de professeurs de communications allemands, de directrices de programme scandinaves.

Les rencontres-ateliers duraient quelques jours et se tenaient à l'extérieur de la ville, dans des campagnes calmes et inspirantes. Ces rencontres étaient financées par la communauté européenne, dans le but de susciter échanges et apprentissages des différentes stratégies et approches. Pendant deux ans, j'ai eu la chance de participer à cinq ou six de ces rencontres. Ce fut un moment professionnel et une expérience sociale très enrichissante, marquante. C'est à ce moment que j'ai décidé que je voudrais un jour mettre sur pieds de telles rencontres au Québec, probablement vers la fin de ma carrière. Il me reste donc quelques années de réflexion avant de mettre en place ces "retraites". Mais je pourrais bien en faire un prototype...

Pendant quelques jours nous apprenions non seulement à connaître les autres, mais à nous connaître nous-mêmes, à nous mettre en déséquilibre comme individu créateur. Je me souviens avoir mis en place un atelier où j'utilisais la caméra, combinée à des ateliers de mouvements et de danse très simples. Ce moment créatif effervescent excitait tout le monde: du vieux réalisateur à la jeune infographiste. Des gens qui n'étaient ni comédiens, ni danseurs, ni artistes directement se retrouvaient soudainement à jouer ce rôle, à retrouver la fraîcheur et la naïveté. C'était presque thérapeutique: on donnait à des adultes le droit de jouer. S'en suivait des diners sur l'herbe où nous avions de grandes discussions sur la société, et des soupers où on se racontaient nos vies, nos drames, nos peurs. Spontanément, comme ça. Certains ateliers étaient dirigés, certains moments étaient libres: mais nous étions ensemble pour partager une expérience, et un contexte agréable nous permettait de le faire. Chacun arrivait là pour partager ses expériences et diriger un atelier pour le groupe dans un esprit très communautaire mais jamais désorganisé. J'ai très hâte de tout mettre en place pour organiser de telles rencontres.

Dans mes "retraites de ressourcement créatif" les gens pourront se quesitonner sur la place des médias dans notre vie, mais aussi apprendre à faire un équilibre entre l'utilisation des outils technologiques et le besoin de bouger, de respirer l'air pur, de bien manger.

Je dois vous quitter, je vais à mon cours de Yoga. En attendant, je prends les inscriptions.

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mercredi, octobre 17, 2007

Fermeté et indulgence

Ces deux mots m'ont inspirée hier lors de ma pratique de Yoga. Tout seul, chacun de ces mots n'as pas autant de force que si ils sont jumelés. J'adore.

Fermeté et indulgence permettent une discipline de vie ouverte et respectueuse. La fermeté amène le courage et la détermination, la progression. L'indulgence empêche toute violence, envers soi-même ou les autres. Rien n'est plus épuisant que l'intransigence, et l'indulgence nous en protège sainement.

Il faut pardonner. C'est la clef. Le lâcher-prise trouve tout son sens avec le pardon. Pardonner à soi et aux autres. On peut ensuite marcher avec le sourire, et le partager. Mais pour garder le cap, et marcher dans une direction précise, il faut être ferme, sans contredit.

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mercredi, octobre 10, 2007

10/10

Mercredi soir, nous avons mangé chez Lalou pour célébrer notre 10-10. Note parfaite. Délice. À l'image de mes deux dernières années avec lui. Ou nos deux premières années, comme il le dit si bien.

J'ai laissé fondre le saumon fumé sur ma langue, enrobé d'oeufs de poissons, nappé d'un nuage d'oeuf en neige. Je me suis laissée envelopper par les fumets d'une lotte sur un lit de lentille au goût exquis. Et j'ai craqué les yeux fermés pour le pot de crème au chocolat noir: pur délice. Accompagné d'un blanc sec et fruité qui se mariait à merveille au tout, comme nous. Cette fête des sens était partagée dans un duo gourmand, en tissant le fil de conversations riches et appaisantes, stimulantes et vibrantes. Rêves colorés, réel bien ancré.

Nuage. Joie. Sourire.

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vendredi, septembre 21, 2007

Deuil

Mon cher Parrain est décédé il y a quatre mois. Il était malade, atteint du cancer depuis plus d'un an. Il avait 83 ans. Il est parti dignement, comme un chef. Il est décédé un vendredi. Le mardi précédent, un après midi d'une journée très chaude de mai, nous avons pris une bonne bière belge ensemble. Une Leffe, que nous avons désaltérée et savourée dans un "aahhhh" commun. Ce moment est gravé à jamais dans ma mémoire. J'avais une grande complicité avec cet homme calme, au sens de l'humour légendaire. J'adorais discuter avec lui; parler de politique, d'actualité, d'environnement, de la sitation internationale, de l'histoire. J'adorais l'entendre me raconter ses histoires de vie, ses voyages, son enfance. J'adorais partager avec lui mes récits de vie, mes succès professionnels, dont il était fier (je le sais sans qu'il me l'ai jamais dit directement, je le sentais).

J'ai vécu le deuil de son départ assez sereinement, avec beaucoup de peine, mais une grande paix aussi. Il est parti sastisfait de sa vie, il a vécu heureux, il a accompli de belles et grandes choses. J'étais très fière de lui, de tout ce qu'il avait fait pour sa communauté. Il est parti me sachant heureuse, avec une vie devant moi pleine de potentiel. Il a eu un bel adieu, en grande, avec les pompiers comme porteurs et le drapeau de McMasterville en berne, municipalité de la Rive-Sud de Montréal pour laquelle il a été maire pendant plus de vingts ans.

J'ai pleuré son départ. La vie a repris son cours. Je pense très souvent à lui. Et le temps passe. On intégre doucement l'idée de la mort, du départ définitif d'un être aimé. Mais c'est très étrange d'apprivoiser l'abscence. Le temps passe, et c'est avec un grand sourire que je me souviens parfois de lui, de ses blagues, de ses grimaces, de ses chansons, de son rire. Parfois des vagues de tristesse m'envahissent, comme ce soir, alors que je m'ennuie tellement de lui. J'aimerai seulement aller le voir pour lui raconter mon nouveau travail et la semaine satisfaisante que je viens de terminer. On aurait pris une Leffe ensemble, sur sa galerie arrière, avec ma Marraine chérie à nos côtés. On aurait cogné nos verres pour souligner son anniversaire.

Lundi mon Parrain aurait eu 84 ans. Ce soir j'ai bu une bonne Leffe en écrivant ce texte, et c'est avec vous que je partage ce moment. Alors tous ensemble nous pouvons lui souhaiter: Bonne fête, mon Pilou!

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lundi, septembre 17, 2007

L'automne (la cigale et la fourmi)

Il faut laisser entrer l'automne. Ce n'est pas facile quand il faut fermer toutes les fenêtres à cause de l'air frais. Laisser entrer l'automne c'est accepter le temps qui passe, encore. Laisser filer l'été, qu'on aurait voulu plus long et plus chaud. Je suis une cigale. Je voudrai l'été éternel, languissant, sensuel. C'est difficile pour moi d'accepter que la période de sommeil à la belle étoile est terminée, moi qui est amoureuse de la nature en plein été. Je suis de cette race qui en veux toujours davantage. J'aurai voulu m'évader en forêt davantage, jouer dans les ruissaux, glisser sur les roches humides dans des tourbillons, nager dans des lacs cristallins, me lancer du haut des chutes, descendres des rivières en canot. J'ai bien goûté l'été pourtant, mais trop peu encore. Cette impression insaisissable d'insatisfaction est lassante. Et elle est bien vaine, je le sais. Je dois lâcher-prise, laisser filer l'été, pour accueillir l'automne frais et vif. Cette attitude s'applique à toute ma vie. Je dois laisser filer les peines anciennes et le vieilles blessures. Je pourrai alors accueillir le sang neuf, les nouvelles amitiés et les nouveaux projets. De toute façon la cigale s'est transformée en fourmi depuis bien longtemps déjà...

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mardi, juillet 17, 2007

Croire (spiritualité, technologie, écologie)

J'avais premièrement écris le tire suivant: "avoir la foi". Puis je me suis ravisée. Un titre comme cela fait peur, me catalogue illico comme une freak finie. Et voilà tout le problème, c'est un grand tabou dans notre monde scientifique et intellectuel que d'avoir la foi. Et je ne parle pas uniquement de spiritualité, je parle aussi d'utopies, de rêves techno-socio-politiques. Moi je me lance, je mords dans la vie, et j'y crois. À la vie, à l'amour, aux utopies politiques. Et au divin. Ben oui, j'ai non seulement le droit, mais j'ose l'écrire. Ce que je réalise aujourd'hui est la solitude à laquelle nous confronte parfois le fait de croire, en Dieu ou autre chose. Idem pour mes convictions révolutionnaires qui passent par l'Internet. Quand je rencontre des gens qui ne comprennent pas toute la puissance de l'Internet 2.0 et de leurs réseaux sociaux, de la liberté d'expression et du droit d'auteur revisité en collectivité, je me sens parfois très seule, et je suis animée d'une volonté très forte de devoir "convertir" l'autre. Puis je me lasse, et je me dis qu'ils doivent aussi faire leur bout de chemin tous seuls. On ne prêche pas dans le désert. Je ressens la même chose fasse aux hurluberlus qui laissent tourner leur moteur au soleil en plein coeur de l'été. Et encore une fois devant les gouvernements et les individus qui nient grossièrement la nécéssité de réduire nos déchets et nos émissions polluantes. Les bras m'en tombent, je suis muette de stupéfaction, abasourdie devant l'ampleur de la tâche pour expliquer et faire comprendre l'évidence pour moi.

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lundi, juillet 16, 2007

Sauver la terre

Demain matin de 7h11 à 8h11 (heure de Montréal) aura lieu un grand rassemblement mondial, un appel à la conscience collective, pour rassembler toutes nos énergies positives afin de sauver la planète. Peut importe vos croyances, ayez une bonne pensée pendant cette petite heure-là. L'appel lancé est mondial, et la réponse pourrait être massive, et toute cette énergie positive ne peut pas nuire! Disons que la planète a bien besoin de ce petit coup de pouce pour absorber toutes nos conneries accumulées sur des siècles (guerre, haine, pollutions, mensonges, manque de conscience et de respect). Bref, il est temps d'agir et vous le savez. Alors, pourquoi pas commencer par demain matin? Moi je serai au Parc pour chanter. Mais chacun le fait à sa manière: méditer en silence, prier, avoir de bonnes pensées, se faire du bien en pensant au bonheurs simples et aux gens qu'on aime, prendre du temps avec les siens...

Méditation mondiale pour la santé de la Terre - mardi le 17 juillet 07

Un rassemblement a lieu au Parc Lafontaine, pour les habitants de Montréal et des environs.

L’information concernant le matin de la méditation à Montréal

Le site officiel "pour allumer la grille"

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vendredi, juin 01, 2007

La vie reprend son cours

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jeudi, mai 31, 2007

Les gens

Il faut aussi apprivoiser les gens. Nous vivons dans une société qui bloque ses émotions, par mécanisme de protection. Mais ce blocage a des conséquences. Il faut aussi apprivoiser le manque de tact des gens face à la mort. Le manque de tact vient de la peur, encore une fois. Vivre un deuil m'apprend énormément de choses sur les gens, sur notre société, sur le tabou entourrant la mort. Alors que la mort, au fond, n'est qu'un passage. Il faut apprivoiser l'abscence, sans contredit, mais la mort elle-même peut être belle. Et entendre "mes sympathies" ou "mes condoléances" fait beaucoup de bien à recevoir, vraiment beaucoup de bien.

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mardi, mai 01, 2007

Ainsi va la vie

Mon grand-père que j'adore est très malade, atteint d'un cancer, depuis plus d'un an. Comme tout moment de grande intensité dans la vie, juste alors que nous nous préparons à célébrer notre mariage, voilà que mes chers grands-parents ne se portent pas bien du tout. Je veux qu'ils se sentent en paix de ne pas venir physiquement à la fête. Ils seront là de toute façon quoiqu'il advienne. Ils m'ont tant légué, ils m'ont tant donné d'amour, ils m'ont tant appris. Ils sont toujours une grande inspiration pour moi; gourmandise, petits plaisirs, grands rires et taquineries, cette volonté de prendre la vie du bon côté, de toujours rester fort, cette grande force de caractère. Ils ont cette volonté qu'on les gens qui ont choisi de refaire leur vie à l'étranger, loin de la terre qui leur a donné naissance. Mais ce que mon Parrain et ma Marraine portent surtout en eux et qu'ils m'ont transmis c'est l'amour inconditionnel, qu'ils portent en eux comme un étendard de vie. Un amour qu'ils se portent l'un pour l'autre, un amour pour leurs enfants, pour leur petite fille, et un amour de la vie si beau et grand. Je sais que cette grande force à permis à mon grand-père de rester si longtemps encore avec nous, alors que les médecins nous avaient préparé au pire. Maintenant, il est très fatigué, il a mal. Je voudrais qu'il se repose. Demain je vais les voir pour les aider un peu. Ils ont enfin accepté un peu d'aide.

Bien sûr, j'aurais voulu passer encore beaucoup plus de temps avec eux, avec lui. Pour qu'il me raconte son enfance dans la Belgique d'avant-guerre, pour qu'il me raconte son adolescence de jeune jardinier pendant la guerre, pour qu'il me raconte encore et encore la rencontre avec Marraine, si belle et jeune. J'aurais voulu entendre le récit du grand voyage en 1952, cette traversée avec deux enfants sur un grand paquebot, l'arrivée dans un Québec rural, les temps plus difficiles, puis ses succès, le bon travail trouvé à l'usine, la maison, l'arrivée de ma tante, puis sa carrière de Maire de municipalité. Qu'il me raconte aussi toute sa fierté et sa force d'avoir si bien servi sa communauté pendant 30 ans.

J'ai la chance de très bien connaître mes grands-parents, d'avoir passé de nombreuses heures à les écouter me raconter toutes leurs histoires passionnantes. C'est un cadeau magnifique, une richesse infinie de les avoir eu dans ma vie toujours si près de moi, de les avoir comme amis, en toute confiance, avec tout cet amour. Je connais déjà bien toutes ces histoires incroyables qui ont tissé leurs vies, leurs drames, leurs voyages, leurs rêves, leurs espoirs. Je pourrais les écouter me raconter tout cela, avec de nouveaux détails, encore et encore. Mais ils peuvent se reposer, je connais bien l'histoire. Je vous la raconterai, un jour.

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mercredi, avril 18, 2007

Amitiés féminines au fil du temps

Le temps qui passe transforme les gens. La vie, les amours, le travail; tout nous transforme doucement, nous fait évoluer. Le fond reste le même, mais nos valeurs s'ancrent, et un peu de sagesse, dans le meilleur des cas, vient polir nos positions ou les raffiner.

Les amitiés suivent cette courbe de vie. Nous changeons, et nos amitiés changent aussi. J'ai changé, et mes amis ont changé avec le temps. Je suis parfois triste ou noslagique de certaines amitiés perdues en chemin, dans les dédales de la vie, des déceptions mutuelles, des parcours professionnels, des embûches, des bravades, des chocs émotifs parfois. Mais je ne devrais pas. J'ai aussi de nouveaux amis dans ma vie. Je suis une femme de coeur et d'amitiés fortes, et mes nouvelles amitiés sont riches et nourrissantes, vraies et belles, et elles m'apportent beaucoup. La grand-mère de mon Grand Amour disait: "mon coeur est comme un autobus, y a assez de place pour que tout le monde embarque". J'adore cette phrase. J'adore cette femme, même si je ne l'ai pas connue. Moi je suis comme ça: j'adore, j'aime, je me passionne.

Aimer pour moi est facile. Il m'est plus difficile de cesser d'aimer. En fait, je ne cesse pas d'aimer. Je range dans un tiroir ces amitiés que le temps effrite. C'est ainsi qu'au fil des ans, certaines amies se sont éloignées pour diverses raisons. Et elles me manquent. - J'aime les hommes; d'amour et de passion. J'adore les femmes; de complicité et d'amitiés - J'ai toujours eu de fortes amitiés féminines, avec des femmes de tous âges. Des liens tissés solides, entre des âmes de femmes fortes, inspirantes.

J'aimerai avoir des nouvelles de Ora Karat, ma copine Israelo-New-Yorkaise que j'ai connue en Allemagne. Une femme d'une grande beauté et d'une rare intensité, qui était née le même jour que moi, à 20 ans d'écart. J'aimerai savoir si E.L. va bien, si elle a pu pardonner, malgrés l'immense tempête qui nous a éloignées à jamais voilà trois ans. Je lui souhaite d'être heureuse. J'aimerai retrouver la trace de Véronica Dominguez, ma meilleure amie de 5e année du primaire. Véronica avait dû repartir en Argentine en 1985, après 4 ans de complicité avec moi, et nous étions en larmes quand elle a quitté le Québec, après avoir fait le "pacte de sang" de nos 10 ans avec moi. J'entends encore son rire en mitraillette qui résonne. Je suis curieuse de savoir ce qu'elle est devenue. J'aimerai retrouver Brigitte Gendron, une fille exceptionnelle que j'adorais, avec qui j'ai travaillé comme monitrice aux les terrains de jeux de McMasterville, alors que nous étions dans le début de la vingtaine. Brigitte était une artiste, une femme d'un rare dynamisme, et elle m'a fait découvrir Andy Goldsworthy. J'aimerai avoir des nouvelles de Véronique Beaudry, ma meilleure amie (et ma voisine) entre 3 ans et 16 ans. Nous avons perdue la trace l'une de l'autre alors que la fin de l'adolescence nous a fait prendre des chemins différents, alors que la vie nous a simplement éloignée l'une de l'autre après le Cégep. Il parait qu'elle est psychiatre, qu'elle a deux garçons et qu'elle habite Sept-Îles. J'aimerai savoir si elle est heureuse, qu'elle me raconte sa vie. J'aimerai lui raconter combien je suis heureuse. Je me souviens qu'enfants nous rêvions ensemble des prénoms que nous donnerions un jour à nos propores enfants. Elle aimait beaucoup le prénom de Frédérique pour une fille.

Il y a aussi ces amitiés transformées, ces amies que je vois encore, mais beaucoup moins souvent qu'avant. J'ai souvenir de tant de soirées partagées, de fêtes, de moments précieux, de soupers bien arrosés, de débats enflammés, de plancher de danse où nous étions endiablées! Et maintenant? Et maintenant la vie nous transforme et je vis d'autres moments délicieux, et forts différents. Mais je garderai toujours en moi souvenir de ces amitiés fortes, marquée à jamais par la présence, l'humour, le regard, la vision, et la force de l'âme de chacune.

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mardi, avril 17, 2007

Tabou et blogue

Merci à Blogger qui a enfin amélioré son service. J'ai pu enfin mettre des mots clefs qui permettront de se retrouver dans mes archives. Je n'ai vraiment pas fini de revoir mes textes afin de les indexer, mais j'en ai fait une partie. Au hasard, un peu. Mais en même temps j'ai relu des textes, évidemment. Et c'est très curieux de revoir ainsi mes trois dernières années de vie à travers mes pensées, mes préoccupations, mes réalisations, mes humeurs, mon nouvel amour.

En même temps, je ressens une étrange culpabilité. Tout ce temps passé à écrire pour moi, finalement. Alors que des gens ont besoin de moi, alors que je pourrai être utile ailleurs. Alors que j'aurai pu faire tant et tant de choses de ce temps passé à écrire. Mais j'ai écrit, voilà, c'est fait. Complètement inutile de penser à ce que j'aurai pu faire de tout ce temps.

Je me sens blues ce soir. Je pense aussi à tout ce dont je n'ai jamais parlé sur ce blogue. Les tabous, les retenues, les discrétions pour les autres. Il y en a peu. Mais quand même, il y a un territoire dont je ne parle jamais. Et, étrangement, c'est un vaste territoire de moi-même. Et ce soir, j'ai envie d'en glisser un mot.

Je ne parle jamais, sauf à demi-mots, de ma famille. Oui, je parle souvent de "ma petite famille", c'est à dire de mon chum et de ses enfants. Non, je parle ici de famille plus élargie. Mais pas si large; je veux dire mes parents, mes grands-parents. Je suis très proche d'eux. Ma pudeur tiens au fait que je sais que cette famille élargie me lit (mes tantes ici, mes cousines belges, etc). Mais qu'est-ce à dire? C'est très étrange, car je suis incapable d'écrire autours d'eux, sur eux. Ceci n'est pas un journal intime, après tout! Alors pourquoi cet élan étrange et soudain pour révéler des pans de ma vie que j'ai toujours gardés diplomatiquement clos?

J'ai simplement envie de leur témoigner de mon amour, de mon support, à travers mon univers bloggien. Mon grand-père, qui est mon Parrain, est malade. Il termine doucement sa vie, qui fut riche et inspirante. C'est un homme que j'adore, que j'admire. Le voir souffrir est difficile. Se sentir impuissant devant la maladie de l'autre. Voir ma Marraine chérie (c'est ma grand-mère) souffrir à sa façon de cette situation qu'elle se refuse d'admettre, est aussi très difficile. Je tente de supporter ma mère du mieux que je peux dans cette épreuve. Je me sens maladroite, inutile. Et je voudrais aller les voir plus souvent. Je me sens coupable d'écire ces mots plutôt que d'être avec eux.

Je me sens coupable aussi car je voulais faire un film sur Parrain, qui a tant à raconter sur sa vie incroyable, et je ne l'ai toujours pas fait. Il est fatigué et malade. Ma caméra serait une intruse malvenue? Je ne sais pas. Il m'a dit bien vouloir me raconter sa belgique natale, la guerre, l'immigration, puis ses 25 ans à la mairie de son village au Québec. Mais en aura-t-il l'envie, la force? Quoi qu'il en soit, ses histoires m'habitent, m'habiteront toujours.

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jeudi, novembre 30, 2006

Ce qui touche

Ce matin j'avais les oreilles neuves. J'ai posé mes écouteurs dessus. "Will You Follow Me" d'Ariane Moffat. Sans savoir pourquoi, sans raison particulière, larmes. Comme ça. Touchée. Parce que. Parce que je suis sensible. Vibrante. Parce que je carbure aux émotions. J'attends toujours le moment d'être transportée. C'est ma source, ma vie. C'est par ces émotions que je fais mon travail. C'est aussi par ces émotions que parfois je ne fais pas mon travail. Je suis une indisciplinée qui se discipline. Je tâche de rendre mes débordements affectifs fonctionnels. Je me cadre, je me propulse dans une direction, et j'opère. Sauf que parfois j'ai un peu de difficulté à partir le moteur, parce que je dois vibrer pour travailler. Parfois je me contraint et j'arrive à faire des choses alors que je travaille avec ma tête. Mais mon coeur fini toujours par embarquer.
*
Je vous ai déjà dit que je veux un piano?
*
Je suis une artiste. Jusqu'au bout des ongles. Je vis de création. Parfois on me dit que je suis chanceuse. Peut-être. Un peu. Ou beaucoup. Mais j'ai fait de la place à la chance dans ma vie. Je lui donne de l'air pour qu'elle arrive, la chance. Comme de partir vivre à l'étanger en laissant tout derière soi pour quelques années. Comme de ne pas faire de 9 à 5 dans une grosse compagnie. Comme de laisser entrer dans ma vie un homme qui a trois enfants. Comme disent les vieux, on a juste une vie à vivre. Vrai.

Pour plusieurs personnes, ce mode de vie est risqué, impensable. Pour moi, c'est l'évidence. C'est un mode de vie où je m'appelle liberté. Je n'ai pas de limites. Je fais. Je tâche d'être dans l'action, de faire ce que je veux, mais de toujours le pousser jusqu'au bout. Dans le respect. Respect des autres, de moi. Avec un idéalisme qui peut paraître naif. Parfois je suis découragée, parfois je me sens lasse, dépassée, indisciplinée. Ce qui me ramène est la réalité, les pieds dans le sol, les balises sociales, les obligations. Mais une fois lancée, tout roule. Je me demande quand même quel genre de société nous aurions si davantage d'individus adoptaient ce mode de fonctionnement? Si tout le monde avait un travail qu'ils aiment, une vie qu'ils aiment, un amour qu'ils aiment?

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jeudi, juin 01, 2006

Maman oiseau


J'ai toujours adoré faire mon nid. Mes plus lointains souvenirs me ramènent à mon enfance où je fabriquais toujours des "cabanes"; en coussins, en couvertures, en serviettes de plage, en bois ou imaginaires. J'ai aussi fabriqué les plans de passages secrets entre les murs de la maison parentale. J'ai élaboré des plans pour adapter le cabanon du jardin de mon père en somptueuse demeure pour mes poupées, mes camions préférés et moi. Puis j'ai grandit. J'ai ensuite pris un plaisir sans nom à imaginer des plans de maisons. Des maisons rondes. (D'ailleurs, mon homme et moi avons été sidéré de voir que nous avions dans notre enfance des plans de maisons rondes en commun!) Mes premiers appartements furent un délice pour moi. Faire mon propre monde, avec mes "patentes", ma déco, ma personnalité tartinée sur les murs. Faire mon nid, toujours. Ensuite j'ai habité en europe dans un superbe appartement du début du siècle, avec vue sur la mer du Nord. J'y ai mis ma touche; réaménagé la cuisine, la salle de bain, fait mon bureau, peint une murale. Je peint toujours (ou souvent) des murales, cerclées de poésie, là où j'habite. Depuis plusieurs années, je rêve de construire ma maison écologique, faite de matériaux récupérés, recyclés. Je partage ce rêve avec mon grand amour. Mais nous saurons attendre le bon timming. En attendant, depuis quelques mois, j'ai la chance de partager une maison avec mon homme. Elle n'est pas écologique, mais c'est une vraie maison avec une grande cour, et non pas un appartement. Alors je fais ma trace, avec lui. On résonne au diapason de nos goûts communs. La maison nous ressemble maintenant. Je suis très contente du résultat. C'est vivant, doux et calme. Beaucoup de vert, des images de mes voyages, nos photos, des livres, des plantes, des fleurs, un mur rouge, des jouets et des bandes-dessinées. Ici, ça vibre maintenant de notre énergie à nous, et aux enfants. J'ai hâte de faire des fêtes et de recevoir ici. Les anniversaires arrivent bientôt, et le beau temps avec eux.

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mardi, mai 23, 2006

Lettre

Je suis seule avec les enfants cette semaine. Mon homme est parti à Québec pour une conférence sur les logiciels libres. Ça fait tout drôle quand même. Je les adore et c'est réciproque. J'ai la fraîcheur et l'énergie de l'enfance qui me bondit dessus multiplié par trois. Ce soir est un grand soir pour la grande: c'est sa présentation de fin d'année sur laquelle elle travaille depuis janvier. Elle présente un kiosque sur le Mozambique, et ils ont inventés une agence environnementale pour en faire la promotion. Ils ont fait leur t-shirt, leurs pancartes, leur animal représentatif (l'antilope de papier maché), leur décoration de promotion. J'y serai, pour sûr. Hier, cela a bousculé sa mère. Cela voulait dire que tout le monde allait se retrouver dans la même pièce; elle, ses enfants, ses parents, les parents de son ex, la nouvelle blonde de son ex (ça c'est moi) et les parents de la blonde de son ex!!! (ça, c'est mes parents). La grande a invité tout SON monde à elle, les gens qu'elle aime et qui font maintenant partie de sa vie. Choc pour la maman. Elle a encaissé le coup. Sa fille l'a traité d'immature. Moi je pense plutôt que c'est une femme confrontée à la réalité de la famille "moderne" (c'est elle qui le dit) que l'on constitue. Une femme forcée d'apprivoisée la réalité du temps passé qui se manifeste autrement aujourd'hui. Moi je me sentais à l'aise par rapport à tout cela. Mais elle ne voyait pas cela du même oeil. Je respecte. Je ne veux rien faire pour brusquer la mère des enfants de mon grand amour. Elle est venue me porter les enfants hier. Elle m'avait écrit une lettre. Après son départ j'ai ouvert la lettre que je savais pleine d'émotions. Je l'ai lue. J'ai pleuré. C'était si beau, si touchant. Je ne vous rapporte que l'essentiel du propos, par respect pour ses mots très beaux et personnels. Elle me fait confiance, elle me reconnait comme présence maternelle auprès de ses enfants. Premières larmes. Elle me demande d'aimer son amour de jeunesse mieux qu'elle n'a su le faire, car c'est un homme de valeur, et elle sera heureuse de le savoir heureux. Deuxième vague de larmes. Oh oui, madame, que je l'aime, for sure, avec tout mon coeur, mon corps et mon âme. Comme jamais je n'ai aimé avant. Pas de crainte, je vais y faire attention à ce précieux monsieur, ça c'est sûr. Et les enfants itou. C'est pas trop difficile, ils sont si attachants. Comme leur parents.

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jeudi, avril 27, 2006

Perfectionniste

Je suis assoifée de beautés. Depuis toujours. L'intérieure. L'extérieure. Je suis perfectionniste. C'est une qualité, et aussi un défaut. C'est un très bel héritage de mon papa. En ce moment, je perds un temps fou (et très inutile) sur mon flyer d'invitation pour mon lancement. Depuis deux jours je déplace des images, des mots, sur mon canenva. Un pixel à gauche, une image en haut, non en bas. Pffff. Pour rien. L'important c'est que vous y soyez, un point c'est tout. Zut. Mais non, je continue, toujours insatisfaite. Ahhhrrrggg.

Je me souviens des "butcheux" à l'école primaire. Ceux qui finissaient toujours avant les autres. Ils avaient 16/20 et ils étaient contents. Moi je besognais une heure de plus pour un 18/20. Ou pire, pour un 17.5/20. Ahhh. Misère! J'étais toujours la dernière à sortir de la classe, la dernière dans l'autobus, la dernière à entrer dans la classe (je plaçais tout en ordre dans mon casier). Je faisais des cauchemars horrible à cette époque; je manquais l'autobus, le train, l'avion, l'entrée en classe. Je courrais toujours après mon temps. Tout ça parce que je prenais mon temps. Aujourd'hui c'est très différent; je prends toujours mon temps pour faire bien les choses, mais je n'ai pas d'autobus à prendre car je travaille à la maison. J'ai réglé mon problème partiellement comme ça. Bon, je caricature un peu, mais c'est ça pareil.

Quand je fais un montage, on me paie pour être perfectionniste. Mon défaut prends soudainement de la valeur, il devient insipensable à la réalisation de mon travail, à la satisfaction de producteurs tout aussi perfectionnistes que moi. Je me sens alors parfaitement normale. Mais c'est pas normal du tout, en quelque sorte, de passer des jours et des jours pour faire une image ou un montage qui durera quelques minutes sous les yeux des autres. Mais je me dis que l'impression dans leur esprit est pour beaucoup plus longtemps. En fait, c'est ça le but. Faire du joli, du permanent, de la beauté qui marque et qui touche. Susciter une réflexion qui se perpétue dans les esprits. C'est prétentieux? Ouais, peut-être un peu, mais c'est nécessaire.

Je discutais l'autre jour avec un producteur télé de petites émissions pour consommation rapide (sans offence, stricte réalité). Les sommes dérisoires investies et le temps infinimum mis sur les émissions données à voir au public me désolent. C'est du fast-food de tivi. Mais c'est comme ça. La tivi, ce n'est pas de l'art. Mais pourquoi pas? Quand je regarde certaines séries américaines de haute qualité, quand je regarde certains programmes de télé-québec, je me dis que ça se peut, de l'art grand public. C'est visiblement des perfectionnistes qui ont fait ces contenus-là. Les butcheux, eux, ils ronflent devant leur poste allumé, à regarder leur fast-food de télé. Mais peut-être aussi qu'ils regardent de la belle télé pour s'inspirer, pour rêver.

Bon, je retourne gérer mon angoisse de perfectionniste. Car je vous ai pas dit ça; quand on est perfectionniste, on est aussi terriblement angoissés, parfois. C'est un package 2 pour 1. Yay.

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jeudi, mars 30, 2006

Réflexion sur l'amour

Demain nous quittons Newcaslte. J'ai presque terminé le tournage de la première partie ce ce documentaire sur Paul-André Fortier. Cinq parties à faire au total. Beaucoup de boulot. Mais là il est temps que je prenne une pause.

Hâte de retrouver mon amoureux. C'est difficile de se séparer quand on est des nouveaux amoureux comme nous. Car oui, notre histoire est encore récente, je dois l'admettre. C'est très bizzare ce sentiment de considérer comme une offense quand des gens disent: «Oh oui, c'est normal d'être amoureux fou, votre histoire est récente.» Ça me dérange. Je ne sais pas trop pourquoi, ça m'irrite. Comme si leur sous-texte disait: «Tu vas voir, la magie de l'amour va s'estomper avec le temps». Ça m'énerve. Moi je sais que mon histoire est différente de tout ce que j'ai vécu avant. Rien avoir avec le reste. Cet homme là est rare, très rare. Notre chimie est magistrale et douce. Je ne suis pas née de la dernière pluie, j'en ai bavé dans différentes relations, et j'ai fait souffrir les autres aussi, évidemment. Je me suis acharnée dans des relations où l'amour était là, mais le match pas très bon.

Et là, je le sais avec ma tête et mon coeur, tout y est. La totale. Le coeur, la raison, le corps, l'âme et le reste. Les rires, les rêves, les angoisses calmées, les projets grands et petits. Tout le tra la la. Tout le bataclan, au complet. Dans toutes les langues, sur tous les temps, dans toutes les sphères de nos vies, entièrement. Les petits gestes du quotidiens qui s'assemblent à merveille. Aucun orage. Le ciel bleu c'est nous, et les nuages passent. Alors ne venez pas me dire: «c'est normal d'être super en amour, ça fait 6 mois.» Non. Vous ne comprenez pas, là. Quand je dis autre chose, je veux vraiment dire autre chose. Vous verrez bien, avec le temps qui passe et notre amour qui restera vif.

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samedi, mai 14, 2005

Sommeil reposant

Ma prof de Yoga m'a refilé ce truc pour bien dormir: un petit coussin de billes couvert de soie imprégné d'odeur de lavade. La lavande a un effet calmant, et le petit coussin sur les yeux amène une détente instantanée. Sa fraîcheur agréable repose les yeux. Je dors normalement assez bien, mais avec des rêves parfois agités. Mes rêves sont des péripéties pas trop reposantes, avec des missions où je suis agent secret, des poursuistes, des châteaux hantés, des morts-vivants, des méchants, des chiens géants et des monstres. Bien sûr je m'envolle toujours pour échapper de justesse au pire, dans un dénouement plutôt positif, mais c'est pas trop calme. Le petit coussin sur les yeux a réussi à ralentir ma course folle dans la nuit. J'ai dormi très profondément. Hier j'avais un vol tranquille au-dessus de Paris, pénard. Le pied, mais doux. Mon sommeil m'a semblé plus réparateur. Je me lève ce matin facilement, et avec beaucoup d'énergie.

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vendredi, mai 13, 2005

Rêve et réalité

Lire mon bouquin de visualisation porte fruit. Je me sens très créatrice, et très actrice de ma vie aussi. Je la prends par les cornes, avec un grand sourire. Je viens de réserver mon billet. Je pars vers l'Asie, enfin. Bangkok, Taipe, Honk-Kong, Shangai. Je sens déjà les odeurs, je vois déjà les couleurs, je goûte déjà les mets épicés, j'entends déjà la musique des langues asiatiques. Et je sens déjà toutes les joies du voyage; ces visages, ces paysages, ces mythes urbains. Je vais faire le plein de vie et de conscience. Je vibre. J'adore le Québec, et il sera encore plus beau à mon retour, alors que j'aurai exploré d'autres univers, vu des splendeurs ailleurs. Je m'ennuie de la forêt. Je vais essayer d'aller y faire un tour avant de partir. Je m'ennuie des rivières et des beautés de la nature. Mais elles sont partout sur la terre ces beautés, et elles n'attendent qu'à être vues, vénérées, carressées. J'arrive, je flye vers elles.

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vendredi, mai 06, 2005

Creative visualization

J'ai remis la main sur ce bouquin de Shakti Gawain, donné il y a quelques années par mon amie Ora, californienne dans l'âme. C'est un livre qu'on aime prendre, abandonner, reprendre, oublier et retrouver. Il peut sembler rébarbatif aux sceptiques et autres craintifs des choses ésotériques, mais c'est bien leur problème. Le bouquin propose des exercices et des pistes pour aider à voir plus clair dans sa vie et des trucs pour y parvenir. Concret. Il est permis de rêver sa vie, et avant d'accomplir toute chose il faut bien y penser avant. C'est d'ailleurs grâce à cette méthode que j'ai réussi à arrêter de fumer il y a quelques années. La méthode de visualisation créatrice fonctionne pour tous les aspects de la vie; des petites choses simples aux grands buts. L'idée générale est de s'imaginer dans diverses situations où l'on vit avec aisance la situation (ou la chose, ou la relation) que l'on veut obtenir. C'est simple, mais vachement efficace, je témoigne ici! En fait, le plus dur dans la vie est souvent de savoir ce que l'on veut. Une fois l'idée claire, il est rare que les épreuves de la vie résistent à notre détermination. Il faut aussi savoir s'adapter, bien sûr, car la vie ne se déroule pas toujours comme on l'imagine. Mais savoir où l'on veut aller évite de se perdre en chemin.

Un exemple d'exercice? Se fixer des buts (notez dans un carnet) ...
dans 5 ans, dans 1 an, dans 1 mois

Travail/carrière
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Créativité/expression personnelle
Voyages/Vacances
Épanouissement personnel/éducation

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