mercredi, juin 10, 2009

Petits bonheurs

Inspirée par Dominique
13 petits bonheurs... from Bienvenue chez nous! by

Voici les miens
1. Prendre le temps (de contempler, d'aimer, de rire, de danser, de faire du yoga, de chanter, de découvrir)
2. Écouter un bon film avec mon homme ou voir un bon show avec lui (musique, ciné, danse, théâtre) ou avec les enfants
3. Découvrir un nouveau band en spectacle par hasard
4. Travailler à des projets stimulants
5. Partager un repas avec ma famille ou des amis
6. Aller à un party à la campagne (qui dure plusieurs jours!)
7. Voyager
8. Jouer dehors (en découvrant la nature)
9. Lire couchée dans mon hammac, au soleil, sur ma galerie fleurie
10. Faire du canot-camping
11. Préparer un bon repas et le savourer
12. Savoir que ceux que j'aime sont en santé
13. Partager mes bonheurs...

Et vous? Vos petits bonheurs?

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jeudi, mai 21, 2009

Bruits d'été

La chaleur s'installe sur Montréal. Au loin, j'entends des cris d'enfants qui portent au-dessus des grands arbres d'Outremont. J'imagine que ces cris de joie proviennent des jeux sur l'eau des piscines municipales - je sais que c'est mon imagination, mais c'est agéable-. Ces sons se trouvent associés pour moi à l'été et aux Vacances, au soleil et aux terrasses, aux balades légères et aux appéros de fin d'après-midi, à la liberté et à l'amitié.

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jeudi, mai 07, 2009

Au tournant du chemin

La vie est une marche perpétuelle. Ma petite vie a commencé dans un sentier dans la forêt (cui-cui). Après l'enfance et l'adolescence, j'ai trouvé ma voie qui s'ouvrait dans une clairière. Tout était très clair, sans être précis. Je voulais tout (comme dans la chanson d'Ariane Moffat): l'amour et l'épanouissement de l'artiste que je sentais en moi. Pendant de nombreuses années, j'ai marché sur un chemin de terre. Le petit sentier de gravelle de mes 20 ans s'est élargit de plus en plus, en une belle route, pleine de perspective. Le monde autours de moi changeait, et j'évoluais avec lui. J'observais, de loin, le bout du chemin. Au bout, je pouvais voir, il y avait la mer. Cette grande étendue d'eau, vaste et belle, hypnotisante et magique, c'était la vie devant moi. Je sentais l'excitation monter en moi, de rejoindre bientôt la mer, en savourant bien chaque moment de plaisir en route, en prenant conscience de tout un peu plus à chaque pas posé à même le sol brûlant, chaque pose sur le sol glacé.

Je sentais qu'en retrouvant le mer, ce serait une étape imortante, une toute nouvelle perspective. J'ai toujours avancé avec une belle liberté, sans perdre la mer de vue, mais en me trompant un peu de chemin parfois. Errances émotives, découvertes professionnelles, explorations à tous les niveaux. Ma route prenait son sens dans mon avancée, parfois ralentie par les fleurs du tapis, en d'autres moments accélérée par mon enthousiasme et ma passion pour la vie.

Toujours est-il que je suis arrivée au tournant du chemin, face à la mer. Comme quand le sentier de gravelle devient en asphalte, et que ça roule soudainement sans bruit: krrrrrrr, tchlak, ffffffffffffffff. Et dans ma tête, les tambours, la joie. Je suis en bordure de la mer, je la hume, j'y touche bientôt. C'est beau et grand. J'ai trouvé mon Grand Amour il y a quelques années (oui ça existe), nous avons fait notre nid en ville (je suis comblée), nous voulons un enfant (bien lire: non, je ne suis toujours pas enceinte) et j'ai de nouveaux défis professionnels qui correspondent en tout à ce que je cherche à accomplir depuis de nombreuses années (pincez-moi, je ne rêve pas).

Et maintenant, je fais quoi? Je fonce, encore. Et je n'ai pas l'intention d'y aller à la nage.

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lundi, avril 27, 2009

Grenadine d'été et menace écologique

Je porte une robe rouge et je bois une eau à la grenadine avec des glaçons, assise à mon bureau de soleil de mon appartement montréalais. Je suis légère comme les bourgeons qui éclatent et qui ressemblent à des brocolis. Je pense au lila qui se prépare, là-bas, dans l'ancien jardin de mes grands-parents sur la Rive-sud, ce lila qui fleurira tout blanc et odorant en juin. Je suis contente car il fera la joie des enfants qui habitent cette maison où des rires ont éclatés entre ses murs pendant tant d'années.

Je suis heureuse. Mais je suis bien consciente de l'énorme travail qui reste à faire pour faire bouger le monde plus rapidement face aux menaces de destruction écologique. Je sais que le ton est grave, mais c'est davantage un fatalisme qu'une panique. Pas de panique pantoute, non non. On ne peut renverser la vapeur comme individus, même si je m'évertue avec une abnégation monastique et maniaque à faire des milliers de petits gestes pour sauver la planète. Je peux bien récupérer l'eau pour arroser mes plantes, mes voisin se préparent à la saison estivale où ils remplissent et vident quotidiennemnent leur piscine-champignon dans la ruelle. Je peux bien jetter un minimum de détritus aux ordures, récupérant, triant, compostant et réutilisant tout ce que je peux dans les moindres détails, plusieurs de mes voisins n'utilisent même pas leur bac vert. Et une grande partie du contenu de ce bac prends le chemin du dépotoir où il polluera la nappe phréatique, et tous les déchets confondus formeront une marmite toxique pour empoisonner encore davantage la planète, toute cette masse de surconsommation grugeant l'espace naturel encore disponible.

Mais la réponse est dans le collectif. C'est collectivement qu'il faut réagir. C'est en se rassemblant que nous deviendront puissants à faire changer les choses. Car j'ai espoir que tout cela peut changer, drastiquement. Mais une sérieuse mobilisation doit se produire. Et je vais faire tout ce que je peux pour l'encourager. Je ne sais pas encore comment, sous quelle forme, mais je vais mettre l'épaule à la roue, car on ne peut plus demeurer passif face à la destruction et l'absurdité de nos choix collectifs.

J'espère bien fermement que nous poserons un jour un regard épouvanté sur certaines réalités qui nous semblent aujourd'hui banales: ces voitures énergivores, ces maisons énergivores et non respectueuses de l'écologie, ces choix de consommateurs qui détruisent la planète, toutes ces matières organiques compostables que nous envoyons quotidiennement aux ordures et qui deviennent toxiques.

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lundi, février 16, 2009

Loin de la tourmente

J'ai parfois l'impression d'être dans le futur. Vivre libre et dessiner soi-même les contours de sa vie amène une grande satisfaction. Il n'existe aucune limite à ce qui est possible, si on est prêt à mettre les efforts, les sacrifices et le travail pour y parvenir. Je tente de vivre au diapason avec mes valeurs et mes objectifs, autant que possible. Le prix a payer en vaut largement la chandelle. Mais avant de pouvoir y parvenir, il faut avoir les idées claires. Et c'est un processus de tout les instants, de garder l'esprit alerte, de rester conscient. Il faut parfois des petits détours avant de retrouver son chemin, mais on réalise après coup que ce détour n'en était pas un. Chaque détour nous apporte quelquechose, et s'inscrit dans notre parcours avec une grande logique. Mais il faut parfois un peu de temps pour avoir cette perspective.

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mercredi, janvier 28, 2009

Le bonheur est assis (dans mon salon)

Note pour débuter: Il est 19h40, je n'ai pas soupé, je rentre du travail après un trajet d'autobus absurde dans la tempête hivernale montréalaise, prisonière de l'autobus qui faisait du surplace dans la neige pendant plus d'une heure et des haleines fétides des autres passagers (et à me battre avec un journal aux pages trop grandes pour être tournées sans déranger 4 personnes dans l'autobus bondé). J'ai décidé d'écrire ce billet tout d'un trait, après des mois de disette littéraire ici. C'est comme ça, bon. Je devrais être en train de faire le souper. Mais non, j'écris ici.

On ne peut pas s'assoir sur son bonheur, c'est bien connu. Mais le bonheur peut s'assoir dans notre salon, moi je le sais. La preuve: il est bien calé dans mon divan vert (en coin). Il prend toujours le coin. Moi je prends l'autre. C'est ça qui est bien avec les divans en coins. Ils ont plusieurs coins. Donc il y a davantage de place pour le bonheur. Et il y a même de la place pour étendre ses jambes dessus, bien confortablement.

Un grand divan comme ça est parfait pour une famille. Ça tombe bien, j'en ai marié une, une famille. En fait j'ai marié un homme qui avait déjà une famille. Trois enfants en fait. Mais ils sont assez grands, ils entrent de plein fouet dans l'adolescence (en fait le petit benjamin entre au secondaire), donc ils viennent moins s'assoir sur notre divan vert. Ils sont souvent ailleurs. C'est comme ça la vie. Donc moi je me dis que maintenant que j'ai un bonheur avec un grand divan, faut bien faire une nouvelle famille pour mettre dedans.

Tiens, la voisine en haut du divan vert commence à jouer du piano. C'est drôle, moi qui ai tant demandé un piano, j'en ai un, en quelque sorte. Comme la famille. Ma voisine d'en haut joue assez bien, des choses jolies et douces, comme j'en jouerai si je savais. Mais je ne sais pas, ou pas encore, et je n'ai pas de piano. De toute façon, elle en a un, et elle joue ses choses jolies, bon. Mais je divague. Revenons à mon bonheur dans son divan.

Maintenant que mon bonheur est bien assi dans mon grand appartement d'Outremont, je suis arrivée là où je voulais être. J'ai franchis l'étape cruciale de rassembler mon énergie, éparpillée depuis longtemps dans diverses quêtes. Quête de l'accomplissement professionnel et artistique, quête de l'amour, quête de l'équilibre, quête du lieu de vie rêvé. Voilà. Maintenant je suis dans une quête où je ne peux vraiment aller chercher l'objet moi-même. La quête d'avoir un enfant. Je dois être passive (dans le sens d'attente psychologique, pas dans le sens physique de la chose, entendons-nous bien). Je dois psychologiquement ne pas attendre l'enfant. Ouf. Méchante affaire. " Comment on fait ça docteur, ne pas attendre d'enfant quand on voudrait en attendre un, histoire de ne pas mettre de pression indue sur les chances de conception?" Ichhh. Je ne sais pas. Faut rien faire, laisser faire, et le faire (dans le sens de).

Première stratégie, glanée auprès d'amies fertiles et mères (ou enceintes jusqu'aux yeux): faut le faire aux deux jours. Conseil en prime: "tu as un thermomètre?". Ok. Réctification du gényco, deuxième stratégie: faut le faire le plus souvent possible. Ok. Noté. Moi: "Chéri, on esssaie?" Un homme est toujours heureux de se faire demander de faire l'exercice de procréation le plus souvent possible (genre vraiment souvent, ce qui fait monter l'indice de bonheur masculin, et féminin par la bande, sans jeu de mot douteux). Mais bon, je ne suis pas une machine non plus. Troisième avis de mon ostéopathe (plein de bon sens, prône le naturel): "il faut laisser monter le désir. Et vous voulez un conseil en prime? (ben tiens, j'en manquais justement de conseils) Laissez tomber le thermomètre, ça met de la pression indue." Ahhh. Ça j'aime bien. Donc mon termomètre s'enpoussière, et mon désir monte. Tout va bien.

Sauf que... dans la réalité, à chaque fois que l'évêque arrive en ville (pour reprendre une jolie expression d'une autre époque): déception. C'est immanquable. colère, déception, pointe de tristesse. Comment ne pas tomber dans le panneau? Je ne sais pas. Rester zen, ce n'est pas dans ma nature naturelle: il faut que je travaille fort pour y arriver. C'est plus naturel chez mon homme, fort heureusement. Disons qu'il faut que je me calme le ponpon: j'ai 34 ans, et nous essayons d'avoir un enfant depuis seulement quelques mois, suite à une délicate opération pour renverser une vaséctomie. Calme. Respirons par le nez. En attendant, je savoure mon bonheur dans mon divan.

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jeudi, novembre 13, 2008

Changements synchronisés

C'est aujourd'hui que les nouveaux propriétaires emménagent dans l'ancienne maison de mes chers grands-parents à McMasterville. Je suis très heureuse car c'est une famille avec trois enfants, dont un jeune bébé. Ce sont des immigrants français. Ils comptent refaire le grand jardin, autrefois entretenu avec soin par mon Parrain et ma Marraine. Mes grand-parents adoraient jardiner dans leur potager, et leur jolie maison de banlieue était bordée de parterres de fleurs et d'arbres fruitiers. Les nouveaux venus pourront poursuivre cette tradition. Les nouveaux arrivants amènent avec eux leur piano qui résonnera entre ces murs qui ont connus tant de moments heureux, tant de rires, tant de chansons et d'amour. Je leur souhaite un grand bonheur dans cette maison de soleil, où mes grands-parents ont vécu la plus grande partie de leur vie, après leur arrivée de Belgique. Mes grand-parents étaient des immigrants, avec trois enfants et un piano.

Comme si ce n'était pas suffisament de coincidences, c'est aujourd'hui que les nouveaux propritétaires emménagent dans notre ancienne maison de Bois-des-Filion. C'est une petite famille qui prendra place dans notre ancienne maison de la banlieue nord. Je leur souhaite aussi tout le bonheur possible dans cette maison où nous avons été très heureux, près du grand pin avec tous ces oiseaux qui chantent près de la rivière. Nous leur avons laissé une mangeoire d'oiseaux suspendue au pin, car je ne pense pas que les geais bleus et les chardonnerets auraient suivis à Outremont. Quoiqu'il faudrait bien essayer pour voir...

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mercredi, août 20, 2008

Bientôt la nouvelle vie!

Nous sommes heureux et comblés. Les enfants sont comme des petits oiseaux qui font chip-chip-chip avec des sourires dans leurs chansons. Ils sont tout-à-fait prêts pour ce déménagement en ville, dans un joli quartier familial. C'est incroyable de penser qu'il y a un an, ils proclamaient haut et fort leur mécontentement devant nos projets de déménagement urbain "éventuel": «nous ne voulons pas quitter Bois-des-Filion, oposition totale après cocus familial» (le cocus familial, c'est leur trio). Nous avons été patients, en leur expliquant comment se déroule la vie en ville; ses avantages, ses agréments, ses parcs, ses boutiques chouettes de tous les pays, ses petits restos, ses lieux culturels, son architechture, ses quartiers si divers, les gens qu'on y rencontre, tous les amis qu'on peut s'y faire, la multitude d'activités possibles... Amoureuse de Montréal comme moi, la tâche fut sans douleur, et les arguments très faciles à comprendre (et persuasifs). Le plus gros avantage serait d'y retrouver leur papa plus tôt, car le retour à la maison se fera pour lui en 20 minutes, plutôt qu'une heure trente. Pas négligeable, quand même. Surtout quand on a un papa comme le leur, on a envie de l'avoir plus souvent avec nous...

Quand à nous (les adultes du clan), c'est le dénouement d'un chapître de notre vie, pour en débuter un nouveau. C'est en fait le chapître premier d'un nouvel épisode! Je vous écris depuis mon portable dont j'ai oublié la souris à "l'autre maison" et c'est la dernière fois que ça arrive!
[ J'ai aussi oublié les tomates pour me faire mon dîner dans "l'autre" frigo, et un papier à faxer sur "l'autre" bureau, mes vitamines sur "l'autre comptoir" et mon baume à lèvres dans "l'autre salle de bain" - j'exagère à peine]. Bientôt, tout sera dans un seul lieu; terminé les objets, les papiers, la nourriture "oubliée" à l'autre endroit. Je soupire d'aise. Il y aura une place libérée dans ma tête pour faire autre chose que de la planification domestique de gestion des déplacements des objets, des documents et des personnes. C'est comme l'abolition d'un ministère inutile pour distribuer les ressources plus efficacement.

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mardi, juin 03, 2008

Bientôt le Portugal

J'ai vraiment hâte de découvrir ce pays, sa culture, son architechture, son peuple, son vin et son assiette. J'ai soif de monastères, de châteaux fortifiés, de plages et de villages dans des vignobles. Très hâte de découvrir, d'explorer, aux côtés de mon amoureux.

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mardi, mai 06, 2008

Petits et grands bonheurs

L'écriture se rattrappe: du manuscrit à l'écran

Ce matin j'ai sorti un cahier de cuir rose vif. Il m'a été offert à mon mariage par une amie qui aime écrire autant que moi. J'ai toujours eu de nombreux cahiers; remplis d'idées de projets, de listes de rêves de vie (oui oui, des listes), de rêves rêvés la nuits qui furent parfois prémonitoires (oui oui, chers sceptiques), de récits quotidiens en forme de journal intime, de récits de voyage en forme de confessions, de confidences à moi-même, de réflexions sur ma vie et certaines perspectives que je tentais d'y apporter. Mes cahiers ressentent un grand silence de ma plume depuis plusieurs années. C'est que je blogue, voyez-vous. Depuis que je tiens carnet ici-même, mon écriture manuscrite est réduite au silence, ou presque. Mon appétit des mots à écrire est satisfait de ce carnet virtuel, semble-t-il. Donc ce matin, j'ai sorti le cahier rose vif. Il est à ma droite, sagement en attente que ma main daigne prendre le feutre noir fin déposé à côté, et tracer quelques lettres, quelques mots, quelques phrases sur ces pages odorantes de papier recyclé. J'aime le papier, son odeur, le bruit qu'il fait quand une plume y trace son chemin. Mais depuis cinq ans mon écriture manuscrite s'est disloquée. Elle est maladroite, illisible. J'ai aussi réalisé lors de mon dernier voyage que je ressentais une certaine frustration en écrivant à la main. Je peux dire beaucoup moins dans le même laps de temps. C'est que j'écris beaucoup plus lentement à la main qu'avec ce cher clavier. Soupir. Pourtant j'aime écrire à la main. En fait ce que j'adore c'est la non-tyranie du réseau. Ce réseau qui dissipe la concentration de l'écriture: courriel, facebook, articles à lire, blogues à découvrir, site à explorer, flikr, last.fm, textes à écrire pour d'autres blogues. En fait le secret réside dans la discipline. Ne pas aller ailleurs. Concentrer et structurer mes activités.

Marraine: ma grand-mère déménage

Je voulais raconter la transition que vit ma chère Marraine (ma grand-mère maternelle), en deuil depuis bientôt un an. Elle vient tout juste de s'installer dans une résidence confortable et jolie, pour son bien, mais avec beaucoup de difficulté à quitter le passé. Elle s'accrochait à sa maison, ses souvenirs, comme autant de bouées qui la menaient tout droit à sa perte, s'emmurant dans un isolement néfaste. Elle faisait peine à voir, ainsi seule, exposée et vulnérable, dépendante et triste. Elle ne voulait pas partir, après tant d'années dans sa maison-musée (tant de souvenirs, de voyages, d'années de vie dans un même lieu). Elle se liait au vide, inventant avec toutes les raisons du monde la présence de son grand amour envollé. L'abscence physique de Parrain la fait si crellement souffrir. Nous avons dû l'emmener ailleurs, où des gens pourraient bien prendre soin d'elle au quotidien. Il le fallait. Pour la famille, le moment fut clef, bien sûr. Encore maintenant, j'ose à peine en parler du bout des doigts, car je ne voudrais en rien faire osciller les liens fragiles entre les aimés. Il est clair qu'un changement comme celui-ci occasionne son lot de tensions et expose les fragilités de tous, y compris de ceux qui se veulent les plus forts. Héritage familial de force et de courage, ces qualités se portent parfois comme un bouclier qui masque des douleurs enfouies. Unique petite-fille de mes chers grands-parents, j'ai une sensibilité particulière et un amour inconditionnel pour cette femme qui fut ma deuxième maman. Je respire enfin, car elle semble accepter un peu le changement. Elle mange avec appétit, semble se lier d'amitié avec les autres résidents, joue de son humour et de ses rires avec le personnel. J'espère qu'elle trouvera la paix et un peu de joie dans ces lieux, avec ces gens.

Je voulais raconter aussi mon voyage au Costa Rica, que j'ai choisi de livrer en photos. Les textes sont dans un cahier manuscrit, encore. J'espère que j'arriverai à déchiffrer mon écriture illisible.

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dimanche, avril 27, 2008

Dimanche, soleil, printemps

Il fait beau. Les enfants jouent dehors. La grande fait ses devoirs au soleil. Un rosé frais s'ouvre. Je prépare une truite saumonée, des salsifis (panais) et des aubergines dorées au four, une salade de concombre, tomate et lime. Au dessert? Des classiques carrés de Rice Crispies avec manteau de chocolat (recyclage de chocos de Pâques).

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vendredi, mars 07, 2008

Perscription: petits plaisirs

Je suis épicurienne. Donc si je plonge dans un blues léger, c'est assez facile me remettre d'aplomb. Voici la recette:

- Un cours de Yoga trrrrrès intense, avec demande spéciale de faire monter l'énergie.
- Trois films loués à la Boîte Noire: Vera Drake de Mike Leigh, The last empereur de Bertolucci et un film Brézilien avec le mot "mangue" dans le titre. (ok: Mango Yellow de Claudio Assis)
- Un steak-fritte maison, avec sauce au fromage bleu (hé! Faut pas renier ses racines belges, surtout un vendredi soir)
- Une bonne bière fraîche servie dans un verre de collection (belge, hé!)
- De la crème glacée Ben et Jerry, double fondant au fudge (pour le 2e film)
- Un coup de film (heu... pardon, "coup de fil") à mon amoureux, bien arrivé à bon port à Austin

Bonne soirée!

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jeudi, février 21, 2008

Je suis amoureuse

Vous le saviez déjà.

Mais bon, voilà tout est dit au grand jour.

Vous lirez cet article sur Mag web

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lundi, décembre 10, 2007

Entre bonheur et colère

Des pensées se bousculent dans ma tête. Tant de choses à vivre, à partager, à débattre. Dans le feu roulant de l'action, il y a des bribes de temps suspendu où je médite. La vie qui s'immisce entre les interstices de quotidien, entre les miettes de pain brûlé, la vie dans l'attente du prochain métro, du prochain rendez-vous, du prochain courriel à envoyer. La vie dans le sourire d'une serveuse au café du coin, la vie dans la nonchalence des passagers de l'autobus qui va vers le casino, la vie dans le froid vibrant et le ciel bleu sur l'Île-Saint-Hélène. La vie dans les préoccupations lourdes de l'adolescence que je vois fleurir sous mes yeux. La vie qui bat de l'aile chez les gens qui viellissent et que j'aime. La vie grouillante et explosive de l'enfance qui se déploie. Je suis témoin de tout cela, j'observe, je note. Je surligne les beautés. Je me choque pour les laideurs. Et puis tout passe. Tout finit toujours par passer. En attendant, j'en profite bien. Parce que la vie est là, avec le bonheur, tout ce qu'il y a à prendre, tout ce qu'il y a à vibrer, à pleurer de joie ou de tristesse. Alors je la prends, la vie, au complet. À bras le coprs (bon, parfois je grogne un peu, mais quand même, je l'aime, la vie). Car, ne vous en déplaise, nous ne serons pas éternellement là pour en profiter, même si la société de consommation s'évertue à nous laisser croire le contraire.

Bon, là j'ai dit des choses jolies. Mais j'ai aussi des colères qui bouillonnent en moi. Toute cette satanée surconsommation, toute cette stagnation politique face aux drames humains, face aux conflits sociaux, face à l'injustice sociale flagrante, face aux graves situation à décrier dans notre société, et dans celles des voisins. Je suis en colère face à l'inaction politique et sociale lorsqu'il est question d'environnement et de solutions écologiques. Je suis en colère de voir toute cette ignorance crasse qui englue les cerveaux les mieux intentionnés. Je rage face à l'inconscience, au manque de sensibilité et à l'égoisme flagrant qui empâtent trop d'individus.

Alors, je fais quoi avec toute cette colère? Bon, je vais aller méditer pour me calmer.

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mercredi, novembre 21, 2007

Planification d'un marigage champêtre










Jour heureux...












Le banquet

Un lectrice me demandait où nous nous étions mariés en juin dernier. Elle cherche un tel lieu pour son mariage. C'est un lieu privé que nous avons loué à un particulier à Très-Saint-Rédempteur, près de Rigaud. C'était chez un ami d'une amie. C'est une grange aménagée par son propriétaire pour faire des fêtes privées. C'était la première fois qu'un mariage s'y déroulait. Et j'ai tout organisé, en engageant une coordonnatrice pour la journée même, afin de n'avoir à penser à rien d'autre que mon bon plaisir ce jour là! Tout a fonctionné comme sur des roulettes, mais ce fut beaucoup beaucoup de boulot et d'organisation pour m'y rendre! Mais aussi beaucoup de plaisir à tout planifier pour cette journée magnifique. Des mois de planification... Nous voulions faire tout simplement... mais c'est beaucoup de travail pour réussir à simplifier.

Si c'était à refaire? Je le ferai presque de la même façon... à quelques détails près. En fait j'aurai bien aimé une solution "à la bonne franquette" de type "pot luck" où chacun apporte un plat. Mais nous avons opté pour un méchoui, déliceux. Plusieurs personnes m'ont déconseillé de faire une fête "chacun apporte un plat". On craignait la désorganisation. Mais je pense que c'est faisable. Et nous avons aussi choisi d'avoir des tables et des convives assis, ce qui est plus classique (et plus de travail et d'argent!). Mais j'aurai bien aimé l'option avec des chaises partout, des nappes, un genre de pic-nique géant, moins structuré. Cela nous aurais permis d'inviter plus de monde à la fois. Nous avons choisi d'inviter la famille immédiate et les amis d'abord, pour la cérémonie et le repas, et ensuite la grande famille et d'autres amis pour le dessert. J'aurais bien aimé que tous soient là pour la cérémonie... mais nous manquions de place dans la grange au moment de la cérémonie.

Mais la fête fut un grand succès, mémorable!

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mardi, novembre 20, 2007

Surfer la vie

Je navigue dans vagues comme un poisson dans l'eau. Est-ce que ça peut sourire un poisson?

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mardi, novembre 06, 2007

Cycles et ski de fond

Terminer des phases pour en commencer de nouvelles apporte satisfaction. On constate le passage du temps, avec en son sillage les jolies notes et les faux accords. Tout cela fait partie de l'ensemble, et regarder avec perspective est formateur. Les années apportent une part de sagesse, un peu, si on s'arrête pour réfléchir un peu, juste un peu. On fait quelques adieux, on accueille le changement. Prendre un peu de perspective est tellement bénéfique.
*
Sourire aux lèvres. Soupir de satisfaction. La soupe mijote à la cuisine, le dernier contrat est s'achève, de nouveaux arrivent. J'aime mon Grand Amour et je lui ai trouvé son cadeau de Noël. J'ai très hâte de lui donner ses nouveaux skis de fond. Il seront prêt pour la première neige. Ils annoncent quoi en fin de semaine?

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jeudi, octobre 25, 2007

Sky is the limit


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mercredi, octobre 10, 2007

10/10

Mercredi soir, nous avons mangé chez Lalou pour célébrer notre 10-10. Note parfaite. Délice. À l'image de mes deux dernières années avec lui. Ou nos deux premières années, comme il le dit si bien.

J'ai laissé fondre le saumon fumé sur ma langue, enrobé d'oeufs de poissons, nappé d'un nuage d'oeuf en neige. Je me suis laissée envelopper par les fumets d'une lotte sur un lit de lentille au goût exquis. Et j'ai craqué les yeux fermés pour le pot de crème au chocolat noir: pur délice. Accompagné d'un blanc sec et fruité qui se mariait à merveille au tout, comme nous. Cette fête des sens était partagée dans un duo gourmand, en tissant le fil de conversations riches et appaisantes, stimulantes et vibrantes. Rêves colorés, réel bien ancré.

Nuage. Joie. Sourire.

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vendredi, septembre 21, 2007

Deuil

Mon cher Parrain est décédé il y a quatre mois. Il était malade, atteint du cancer depuis plus d'un an. Il avait 83 ans. Il est parti dignement, comme un chef. Il est décédé un vendredi. Le mardi précédent, un après midi d'une journée très chaude de mai, nous avons pris une bonne bière belge ensemble. Une Leffe, que nous avons désaltérée et savourée dans un "aahhhh" commun. Ce moment est gravé à jamais dans ma mémoire. J'avais une grande complicité avec cet homme calme, au sens de l'humour légendaire. J'adorais discuter avec lui; parler de politique, d'actualité, d'environnement, de la sitation internationale, de l'histoire. J'adorais l'entendre me raconter ses histoires de vie, ses voyages, son enfance. J'adorais partager avec lui mes récits de vie, mes succès professionnels, dont il était fier (je le sais sans qu'il me l'ai jamais dit directement, je le sentais).

J'ai vécu le deuil de son départ assez sereinement, avec beaucoup de peine, mais une grande paix aussi. Il est parti sastisfait de sa vie, il a vécu heureux, il a accompli de belles et grandes choses. J'étais très fière de lui, de tout ce qu'il avait fait pour sa communauté. Il est parti me sachant heureuse, avec une vie devant moi pleine de potentiel. Il a eu un bel adieu, en grande, avec les pompiers comme porteurs et le drapeau de McMasterville en berne, municipalité de la Rive-Sud de Montréal pour laquelle il a été maire pendant plus de vingts ans.

J'ai pleuré son départ. La vie a repris son cours. Je pense très souvent à lui. Et le temps passe. On intégre doucement l'idée de la mort, du départ définitif d'un être aimé. Mais c'est très étrange d'apprivoiser l'abscence. Le temps passe, et c'est avec un grand sourire que je me souviens parfois de lui, de ses blagues, de ses grimaces, de ses chansons, de son rire. Parfois des vagues de tristesse m'envahissent, comme ce soir, alors que je m'ennuie tellement de lui. J'aimerai seulement aller le voir pour lui raconter mon nouveau travail et la semaine satisfaisante que je viens de terminer. On aurait pris une Leffe ensemble, sur sa galerie arrière, avec ma Marraine chérie à nos côtés. On aurait cogné nos verres pour souligner son anniversaire.

Lundi mon Parrain aurait eu 84 ans. Ce soir j'ai bu une bonne Leffe en écrivant ce texte, et c'est avec vous que je partage ce moment. Alors tous ensemble nous pouvons lui souhaiter: Bonne fête, mon Pilou!

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lundi, septembre 10, 2007

Petits délices: cupcakes


Ces petits gâteaux sont à la mode de New-York à Montréal. Ils sont assez bons, mais beaucoup trop chers pour ce qu'ils sont. Ils sont tout de même mignons, je dois avouer.

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mardi, août 28, 2007

Bribe

Rue Plessis, ciel bleu, soleil qui craque. Je dévale la pente en vélo, sans freiner. Griserie. À haute voix, je dis: "c'est bon comme une mousse aux faises, le roast-beef de Grand-Maman, une voile qui claque, le rire de tante Lou."

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lundi, août 13, 2007

Back from the beach...


Nous revenons de Cape May. Petite pause avec les enfants sur le bord de la mer. Vagues immenses, soleil, coup de soleil, crevettes pannées et crème glacée. C'est mon résumé de Vacances, car je dois me mettre au boulot de nouveau. Le temps est bon, les projets abondent, c'est une bonne période. Sourire reposé pour attaquer tous ces nouveaux défis.

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jeudi, juillet 26, 2007

Jardin

Une maison au bout d'une route. Sous les arbres, un peu de fraîcheur. Des tâches de soleil me font sourire, alors que mes pas font crisser le chemin, mes sandales épousent les petits caillous brûlants. La chaleur oppressante est rendue plus légère par le chants des oiseaux qui se précipitent vers le ruisseau en contrebas. On imagine cette eau qui embrasse la moiteur de la peau lourde. Les insectes font la fête bruyamment. Je ferme les yeux à l'approche de la maison. Une bonne odeur m'enveloppe, car la cuisson du repas du soir lance des effluves par les fenêtres grandes ouvertes, parées de rideaux nonchalants qui flottent doucement. Ma robe légère tombera bientôt, quand je me glisserai enfin entre les rochers dans les bouillons blancs et l'eau claire qui rendent l'été si délicieux. Je me laisserai flotter en observant les saules et les peupliers aux feuilles dansantes. Des rires au loin. Des amis approchent. Ils arrivent pour la nuit.

Je voudrais que tout cela soit vrai. Bientôt des Vacances.

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lundi, juillet 16, 2007

Sauver la terre

Demain matin de 7h11 à 8h11 (heure de Montréal) aura lieu un grand rassemblement mondial, un appel à la conscience collective, pour rassembler toutes nos énergies positives afin de sauver la planète. Peut importe vos croyances, ayez une bonne pensée pendant cette petite heure-là. L'appel lancé est mondial, et la réponse pourrait être massive, et toute cette énergie positive ne peut pas nuire! Disons que la planète a bien besoin de ce petit coup de pouce pour absorber toutes nos conneries accumulées sur des siècles (guerre, haine, pollutions, mensonges, manque de conscience et de respect). Bref, il est temps d'agir et vous le savez. Alors, pourquoi pas commencer par demain matin? Moi je serai au Parc pour chanter. Mais chacun le fait à sa manière: méditer en silence, prier, avoir de bonnes pensées, se faire du bien en pensant au bonheurs simples et aux gens qu'on aime, prendre du temps avec les siens...

Méditation mondiale pour la santé de la Terre - mardi le 17 juillet 07

Un rassemblement a lieu au Parc Lafontaine, pour les habitants de Montréal et des environs.

L’information concernant le matin de la méditation à Montréal

Le site officiel "pour allumer la grille"

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dimanche, juillet 15, 2007

Pause

Petite fin de semaine chouette. Moments imprévus et surprenants. Série douce de moments qui forment une petite collection de bulles de bonheur. Sortie vendredi soir pour danser avec des amis et mon grand amour. On s'amuse mon homme et moi, on se déguise un peu - khol sous les yeux, noirs 80' - pour sortie New Wave. Samedi déjeuné avec des amis, puis pic-nic impromptu en campagne avec d'autres amis, avec tout pleins de petits délices de chez le Fromentier; pâtés, bon pain, chèvre au lait cru, olives pimentées, saumon fumé. Route divertissante avec un chapelet de sagas familiales qu'on se raconte comme des romans; vies passionnantes, chassés-croisés amoureux, surprises de vie, hasards qui n'en sont plus, rencontres qui bouleversent et qui font sourire, verser quelques larmes. La vie est parfois délicieuse, à travers les épreuves de la vie.

Dimanche ballade familiale, déjeuné au soleil avec ma chère Marraine et mon père. Visite à la pépinière pour dénicher un cactus sympatique qui se déguise en plante grasse. Cadeau de Marraine pour mon anniversaire qu'elle n'avait pas vu passer. Coup de foudre végétal. La plante jolie est maintenant suspendue dans notre salon. Elle me fait sourire, elle est de la même couleur que mon mur. Mon après-midi s'est poursuivi par un autre cadeau, mes parents m'ont offert une chaise longue pour me prélasser au soleil, puisqu'il est maintenant au rendez-vous. Le coussin est fleuri et joli; re-sourire. C'est agréable de se faire gâter, faut avouer. Baignade au soleil avec Papa, grandes discussions, beaucoup de questions, réflexions.

Retour avec arrêt chez Marraine pour la libérer d'objets et de livres, et me charger de souvenirs de mes grands-parents; des boites de métal aux couleurs du passé, des coquillages, des livres, des outils de jardinage. Puis une dernière pause pour visiter la tombe de Parrain. Il fait beau, les nuages passent, le ciel bleu est magnifique. Je m'agenouille, je lui chante une chanson en Wallon, je lui parle un peu, verse quelques larmes douces, lui promet de revenir prendre une bonne bière avec lui. Puis je lui pose une question sur mes choix professionnels. Je me sens calme, très calme. Toute posée, reposée. Demain, lundi.

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mardi, juillet 03, 2007

Le plus beau mariage du monde

Je souhaite à tous de dire cela de leur mariage. Nous avions la température avec nous, le lieu magique et champêtre et l'amour des nôtres tout autour. J'avais travaillé fort pour que tout soit parfait, et le résultat était là. Comment vous rendre la beauté de cette fin de semaine magique? Vous pourriez commencer par regarder ces photos ou par lire Joss ou Jef. Je dois aussi commencer par remercier tous ceux qui nous ont aidé pour rendre ce moment mémorable: mes parents, mes beaux-parents, sans qui tout ceci n'aurait pas été possible, mais aussi ma tante Lou, véritable deuxième maman pour moi, mes chères cousines de Belgique qui sont si généreuses. L'ami Alain venu nous prêté main forte, l'oncle Bill, si pragmatique et efficace, les enfants, fidèles collaborateurs, Raphie en demoiselle d'honneur, et tous les autres dans tant de petits gestes et d'attentions essentielles à tous les détails d'une fête de cette ampleur. Nous avions nos familles, nos amis: nos grands amours. Nous avions une équipe parfaite et efficace, heureuse et motivée. Nos hôtes Benoit et Brigitte, et ma chère Renée, bien fidèle à son poste de coordonnatrice.

Le rêve. J'avais mal aux joues à force de sourire. La cérémonie fut sublime, simple, sincère. Une communion émouvante avec les éléments et les gens que nous aimons. Et une connexion électrique entre nous: Dziit! Je vais donc commencer par vous raconter en détail cette fabuleuse cérémonie, si originale et personnelle. Nous avons eu beaucoup de compliments sur le mariage, son caractère unique et authentique. Mais je crois que c'est la cérémonie qui a marqué les gens. Nous vivons dans un monde où il faut apprivoiser de nouveaux rituels qui nous ressemblent et qui sont signifiants. C'est ce que nous avons tenté de faire, et je le crois humblement, réussis.













photo: Iann Saint-Denis

Notre ami Rémy nous a unis, avec délicatesse et amour. Avec un sens particulier du sacré, du rituel, du respect. Il a complètement compris qui nous sommes, et il a totalement respecté nos croyances, nos volontés pour faire de ce rituel d'union autour des quatre éléments. Merci bien bas à ce cher Rémy pour cette célébration, et merci à Eza qui m'avait conseillée de faire appel à lui.

Tous le monde attendait dans la grange décorée et fleurie, tout en blanc et rouge. Le sari orangé et la toile améridienne accrochée à l'arrière de la scène venaient faire une touche éclatante sur le vieu bois de la grange. Karen Saint-Laurent à la guitare, chantant. Je suis entrée dans la grange par la porte arrière, aux bras de mes parents, suivie par ma belle Raphaëlle, en chantant le mantra de l'époux divin. J'ai réellement chanté le sat pateem dehi pendant une année avant de rencontrer Sylvain.

Sylvain s'est avancé vers moi, ses yeux vrillés aux miens jusqu'au coeur. L'émotion des gens présents était belle et calmante. Nous étions dans un nid d'amour pour se faire des promesses sincères pour sceller notre union, notre complicité si forte. Nous avons lu des textes tirés de nos blogues, témoins de nos premières promesses d'amour. Nous aimons l'écriture, elle ouvrait le bal.

Yannick, premier texte
Je suis sur un nuage. Je suis incandescente. Par le corps, l'esprit, la raison. Je vibre partout en moi et en lui, avec l'incroyable puissance d'une réciprocité sidérante. Cet amour là est serein de force vivre. Je touche ici l'amour des racines, la qualité d'un amour qui lave toutes les blessures d'avant, qui s'ouvre sur toutes les lucidités et les possibles. J'ai une telle confiance en lui, en nous, que je découvre un sens nouveau au mot certitude. Il résonne ici avec engagement, respect, sérénité. Je crois que c'est la simplicité, la facilité saine, de nos échanges et de tout entre nous qui nous a renversé. Nous avons été saisi par tout cet écho de nous chez l'autre, de toute cette complétude dans l'autre, de toute cette ouverture et cette écoute mutuelle. Nous avons l'amour fou, nous avons l'amour raisonnable, et la vie devant nous encore. Je me sens bien, forte, ancrée. Amoureuse et lucide. C'est tellement magique de toucher le bonheur, de se sentir sur la bonne voie. La sienne, la nôtre.

Sylvain premier texte
Elle, ma muse fière. Elle, brasier fantasmagorique. Elle, invoque l'idéaliste et le pragmatique. Elle, sait provoquer le romantique et rétorquer au cynique. Relation de l'entière. Totale flambée allégorique. Pourtant, dans nos aucunes demi-mesures dogmatiques, dans nos réflexions de toujours et de tout, sans rien d'inique... Nous n'avons jamais été si fébriles que si calmes. Nous pouvons bâtir des éternités, des promesses, des cathédrales. Nous avons, d'emblée, pérennité, sagesse, feu viscéral. De l'immensité, notre petitesse relative, n'empêche point joie superlative. Équilibre. Paix. Sans compromis. Harmonie. Être tant par l'autre, être temps de l'autre. Inventer. Créer. Rêver. Esprit. Ainsi apôtres. Du mieux, du possible, de la cérémonie. Dziitt. Choc électrique. Synchronicité. Intensité. I was made for loving you. You were made for loving me. Tu m'as appris à faire rimer amour avec tout le temps, baby. Simplicité. Improvisé. Ou planifié. Sérénité. Immensité.

Yannick, second texte
Fondue à son sourire sa force sa fougue ses joies ses tristesses/ je me déploie fière et fragile/ je me conjugue encore à ses temps / prête à suivre son tempo comme il se rime au mien / comme il brave mes houles et mes mines sombres / comme il dompte mes angoisses / comme nous rimons nos rires dans tous les dédales des soubresauts de la vie / chemin ardu difficile parfois / aride et rocailleux / pavées d'épreuves qui la rendent si précieuse / là où on s'accroche à deux solidement / pour rendre toute cette vie poncée fragile par nos douceurs quotidiennes / multipliés d'amour / vibrer en grande écoute et en parlure entière / Oui nous sommes chanceux de reconnaître toute cette beauté / oui nous sommes choyés de nous être trouvés / oui je suis comblée de l'avoir fait entrer dans ma vie par tous mes pores mon âme mes rêves mes désirs mes espoirs

Sylvain, second texte
Tu as même été celle, qui par ta poésie à toi, planète rebelle, a su mordre ma peau doucement, fait fougue de rythmes de peau salée. Dérive à tes rivages, facile, jeux et mots et plaisir salacés. Je t'admire, te regarde, te dévore, t'adore, vraiment, Cybèle. J'ai souvenir de nos débuts, d'hiers qui me semblent si loin, ayant eu avec toi tant et tant en temps rempli d'autant rejoints. Je me promenais, sur l'avenue, le coeur ouvert à l'inconnu, guitares punk dans mes oreilles, cheveux longs et manteau de cuir noir, j'avais envie de dire bonjour à n'importe qui, ce fût toi, mon espoir, t'étais pas n'importe qui, tout de suite je t'ai reconnue. Depuis lors, depuis l'or, cueilli à tes mots et tes sourires, depuis le bleu d'océan ou de ciel de campagne de tes yeux où j'ai plongé, depuis souvenirs partagés de béru, de brel, the cure, de starmania, j'ai songé, que c'est d'éternité passée que je t'aime, j'ai dû jadis en mourir. (...) J'ai 1000 vérités romantiques que j'ai commencé à te déclarer. Déjà quelques-unes de dites, il me semble, faut te préparer, je sais, je sais, je t'ai déjà déclaré même notre épitaphe, faut le faire, quand même, mais je n'ai pas pu m'empêcher ce paraphe... Ici reposent en paix, encore, comme toujours, comme leurs jours, Jude Sylvain Carle et Yannick B. Gélinas Si vous écoutez attentivement, vous pourrez entendre un bruissement, des rires la complicité pure de leurs chuchotements.


RÉMY:
L’air, c’est un des symboles de l’âme qui s’élève, de la prière qui monte vers Dieu, comme l’encens qui danse dans les courants d’air, mais qui monte et qui monte toujours. C’est un appel à la pureté. On ne peut pas survivre longtemps dans un air vicié. Tout comme un couple doit aussi prendre le temps de s’aérer de temps à autre, de se purifier. C’est ce qu’on va vivre maintenant ensemble. Karen va guider un chant pour accompagner la purification. Vous êtes invités à vous joindre au chant, c'est assez facile vous verrez. Shima est un mantra améridien (hopi) qui veut dire amour.

Puis Rocio, mon amie et prof de Yoga, nous a purifié à la sauge et au foin d'odeur, à l'aide d'une plume de faucon. Ce rituel ancien fait partie de la pratique spirituelle de plusieurs cultures. Les herbes nous ont enveloppées, tous nos sens purifiés, le coeur et l'esprit aussi. Nous allions pouvoir nous offrir l'un à l'autre purifiés, frais, neufs. Tout le monde a chanté avec nous, guidés par Karen. Moment parfait, uni, heureux. J'aurais voulu qu'il dure, temps suspendu dans un sourire aux yeux brillants et intenses.

Nos témoins, ma grande amie Eza, et cousin Jeff nous ont lu des mots touchants, plein d'amitié et d'amour. Eza m'a tiré quelques larmes, et j'ai été très touchée par les mots de mon nouveau cousin officiel. Rémy avait demandé à nos témoins de dire ce qu'il y avait de changé en moi depuis Sylvain. Sa réponse m'a surprise et m'a fait du bien. Eza a dit: "Ce qui a changé chez Yannick? Rien, et c'est pour cela que c'est parfait comme ça". Wow, très exact chère amie. Sylvain a ensuite lu un passage de la bible, le psaume 23. Approprié et simple.

L'EAU - Les enfants nous ont ensuite bénis, chacun leur tour. Karen nous enveloppait alors d'un très beau mantra om asatomasat gamaya, qui évoque la guidance divine dans le cheminement spirituel.
Raphaëlle (Raphaëlle se trempe les mains dans l’eau et les dépose sur le front de Yannick)
Yannick, je demande à Dieu de visiter tout ce qui se passe dans ta tête. Tes souvenirs, ton intelligence, ton imagination et tes pensées. Je lui demande de les bénir pour que tu puisses les mettre au service de l’épanouissement de votre couple.

Jacob (Jacob se trempe les mains dans l’eau et les dépose sur le cœur de Yannick)
Yannick, je demande à Dieu de visiter tout ce qui se passe dans ton cœur. Tes passions, tes joies et aussi tes tristesses. Je lui demande de les bénir pour que tu puisses les mettre au service du bonheur de votre couple.

Benjamin (Benjamin se trempe les mains dans l’eau - et fait rire tout le monde en éclaboussant tout à la ronde- et les dépose sur les mains de Yannick)
Yannick, je demande à Dieu de visiter tout ce que tu fais avec tes mains. Je lui demande de les bénir pour que tu puisses les mettre au service de votre couple.


Et les enfants ont fait de même à chaque fois pour leur père. Ce moment touchant était un temps fort de cette cérémonie. Avoir l'assentiment, et même la bénédiction, des enfants de mon amour, cela représentait beaucoup, avec toute la force, l'authenticité et la sincérité de l'enfance pour encrage. J'ai chanté avec Karen et sa guitare. Om asatomasat gamaya Tamasoma yotir gamaya mytorma sat gamaya

Après que Rémy nous parle de nos engagements légaux, nous avons échangé nos voeux, et nos alliances.

Sylvain, je te jure fidélité et repect. Je m'engage à t'aimer, t'épauler, t'accompagner à travers joies et peines, dans la transparence et l'intégrité. Je m'engage à toujours garder notre amour vivant.















photo: Jef

Ensuite j'ai eu encore mal aux joues à force de sourire. Le soleil éclatant, les embrassades, les photos. Tout l'amour du monde concentré en un seul endroit. Le lien physique d'être uni à ma moitié, mais aussi d'être totalement complète toute seule, forte, en parrallèle avec lui.

Nous avions un grand banquet à dévorer, et tous ces amis, ses proches, avec qui partager. Le plus beau cadeau fut pour nous de voir tous ces gens réunis, tous ces mariages entre des âmes riches, pleines d'amour et d'humour, ces épicuriens heureux dans une fête magique. Bruno me dit: "partout où on regarde, c'est beau, c'est un film à chaque coup d'oeil". He he. Parfait, je vous dit.

J'était heureuse, comblée, et le stress pouvait retomber enfin. Car se serait mentir que vous dire que je n'étais pas stressée. Je ne crois pas avoir atteint un tel niveau de stress dans ma vie. Une fébrilité qui m'a coupé l'appétit une grosse semaine avant le 23 juin. Mais j'ai quand même pu profiter de la fête, savourer ces petits moments de beauté. Je n'ai pas eu de grande conversation ou de moment de grande relaxation pendant de mariage. J'ai butiné comme une abeille, j'ai pris tous ceux que j'aime dans mes bras, je leur ai donné mon sourire, mon bonheur, mon coeur vibrant. J'ai gouté au méchoui, savoureux. Je n'ai pas vraiment "mangé", mon estomac n'étant plus habitué à la nourriture. Cela m'a pris quelques jours pour réellement retrouver mon appétit. Un grand sacrifice pour une gourmande telle que moi!

Après une séance de photo bucolique dans les champs au coucher de soleil avec ma grande amie Annie-France (les photos pour bientôt), nous attendions davantage d'invités. J'aurais tellement voulu qu'ils soient tous là au moment de notre union, mais nous avions fait des choix pratiques pour des raisons de logistique. Je sais qu'il ne faut rien regretter, je l'ai même promis à Sylvain de ne plus le faire, mais j'aurais quand même souhaiter avoir tous ces gens que j'aime auprès de moi plus tôt, au moment de l'échange de nos voeux. Mais ils étaient bien là quand même, et j'espère qu'ils se sont bien senti partie de la fête, car ils l'étaient! Nous avons levé notre verre de mousseux rose avec grande joie devant le soleil qui se couchait si lontemps en cette période de l'année. Puis nous avons coupé le charmant et délicieux gâteau concocté par Annie-France et sa gentille belle-maman. Moment de sourire, de rires, de partage, encore.

Puis la musique a débuté. Nous étions enveloppés par le violon et l'accordéon des frères Loranger pendant le repas et après, mais je mentirais de dire que j'en ai bien profité, car je flottais sur un nuage où je n'entendais leur musique que de loin. Je suis heureuse car je sais bien que nos invités en ont bien profité. Je me souviens avoir chanté j'ai rencontré l'homme de ma vie avec un groupe de femme, ma grand-maman et la souriante Françoise en tête, à un moment donné. De voir tous ces sourires, ces nouvelles complicités partagées, ces nouvelles amitiés se former et ses vieilles amitiés se retrouver, s'était touchant. Du grand art. Du souvenir mémorable à se mettre sous la dent pour des siècles à venir.

Après le vin d'honneur et le dessert, nous avons lu encore un texte au bord du FEU de joie. C'est un texte tiré de mon plus récent recueil de poésie L'emportement. Rémy l'avait réaménagé pour l'occasion, histoire que Sylvain et moi on se donne la réplique.

Yannick J’arrive en gare. J’ai roulé longtemps avant d’atteindre le bout de l’île. Suffisamment pour que j’oublie tout le reste. Je suis neuve, lavée. Je ne porte aucune amertume, aucun regret de ne pas être descendue aux stations précédentes.

Sylvain Le train est à l’heure à la station. Bien ponctuel, tout le contraire de moi, tout le contraire de toi. Le ciel bleu de novembre est pur et haut, les feuilles jaunes encore humides, toutes pleines d’espoir. Les portes ouvertes attendent, m’attendent. Chair de poule. Intuition. Intuition que je suis à un tournant de vie.

Yannick Tu arrives alors que le train se remet en marche, les portes se referment et la chaleur s’installe. Ta démarche est solide, ton sourire éloquent. Nous nous connaissons sans nous connaître. Tu t’assois près de moi, après mon hochement de tête poli et invitant à te poser là, tout près. Ton regard est perçant. Des billes noisettes d’une profondeur peu commune, d’une intelligence vive, où je décèle aussi l’amour pour les choses du sexe.

Sylvain Le roulement du train nous berce. Le train réveille toujours en moi des siècles de désirs endormis. Et toi, tu es là, tout près, exactement au bon moment pour cueillir tout cela, pour te joindre à moi. Le timing est parfait, la place était libre, tu étais seule. Je sais que tu captes mon odeur. Je t’enivre déjà, je le sens. Je sens l’odeur de tes cheveux invitants. Je veux y mettre la mais, caresser ta chevelure, puis la saisir pour basculer ta tête par derrière et plonger mon regard profondément dans le tien. Puis, te mordre au cou. Mais j’attends.

Yannick Tu portes un manteau de cuir noir qui te donne un air rebelle. J’aime. Ta joue ronde, prête à être croquée. Tu me lances déjà le sourire définitif. Mâle. Franc. Direct. Tu te penches vers moi, tu m’embrasses, une nuit, un siècle, une éternité. Ce baiser est venu me prendre, au complet. Je me suis offerte, ouvrant tous les pans de ma vie, complètement, comme jamais. J’étais là et je t’attendais, sans le savoir. Ma vie était toute prête pour toit.

Sylvain Le paysage défile, nous sommes le paysage. Nous descendons à la prochaine gare, promptement, dans la hâte de tout nous dire, de faire l’amour la nuit entière et les suivantes dans cet hôtel beige tout près de la gare. Nous faisons l’amour comme jamais et pour toujours.

Yannick Nous prendrons le train encore souvent. Je t’ai trouvé, nous avons le temps, la vie entière, pour sillonner le monde de station en station, de ville en ville, sur un air de liberté.

Ensuite on a chanté et fait une ronde autours du feu, j'en ai déchiré ma crinoline noire! Nous avons invité les gens à nous suivre sur la piste de danse où on a dansé notre petit numéro des Champs élysées, mixé par mon tendre époux en deux temps entre la version originale de Jo Dassin et la version punk de No Effects. Essouflant. Vous avez déjà essayé detrasheren robe de mariée, vous? Pour nos parents, suivant ensuite L'été indien, toujours de Jo. J'ai dansé avec mon père, mon beau-père. Sylvain a fait valser sa mère et la mienne. On ne refait pas ses classiques! Puis tout a débuté en folie avec ma demande spéciale d'Alexandrie Alexandra, un vrai beau délire chorégraphié partagé avec ma cousine Espé, venue directement de Belgique pour rire avec nous! Ensuite, Joss a enflammé la piste que je n'ai plus quittée. Je me suis donnée à fond, particulièrement sur Engagement de Charlebois. J'avais tant de demandes spéciales que je vais devoir refaire un autre party du siècle pour toutes les danser!

Nous avons terminé la soirée avec une poignée de valeureux, et surtout avec Maud, Alain et sa guétare! Un vrai beau cadeau de noces! Nous avons chanté jusqu'à tard dans la nuit: tous mes grands classiques et mes chansons préférées. Charlebois, Harmonium, Forestier, Diane Dufresne, Beau Dommage, Boris Vian et j'en passe! Nous sommes partis alors que le groupe d'irréductible entammait du Desjardins. Il fallait que je sois complètement épuisée pour quitter à ce moment-là!

Nous avions une suite dans un joli B&B tenu par des gens sympathiques. J'y étais le matin même pour finir de me préparer dans la suite de mes parents. En rentrant dans la nuit, nous avons pris un grand bain de bulles, satisfaits et heureux. Nous nous sommes écroulés de sommeil, puis au matin le soleil rouge m'a tiré de mon sommeil. Et puis les aibeilles butinent sur les fleurs sauvages les oiseaux cui cui la vapeur du petit train tchou tchou (oui ceci est de la censure, ma famille me lit, après tout!). Et c'était très beau.

Le dimanche nous sommes revenus à la fête champêtre pour un déjeuné sur l'herbe en compagnie d'une trentaine de personnes. Nous avons planté un ARBRE avec nos parents, un érable de l'amour. Pour nos racines. Le cycle des quatre éléments de notre union était complet. L'air avec la purification à la sauge, l'eau avec la bénédiction des enfants, le feu avec la passion de notre amour et nos mots, la terre avec les racines de nos parents.

Ensuite, j'ai goûté la piscine, relaxé un peu. J'ai aussi commencé la plus foudroyante de toutes les gastros de ma vie! J'étais malaaaaade! Et c'est pas l'alcool qui est en cause, je vous le jure! Je me suis balladée avec mon virus pour tout le trajet vers les Îles de la Madeleine! Je vous garde le récit des Vacances au pays des plages longues pour un autre billet...

Ah oui, et aussi nous sommes officiellemnet le PREMIER COUPLE-BLOGUE à convoler en juste noces au Québec (ou dans la francophonie?!?). Voilà que Monsieur Dion en fait mention ici... Merci pour les voeux! Bises à tous, et comme le dit ma grand-mère: soyez heureux!

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samedi, juin 23, 2007

Je me marie!

Ça y est. Tout est prêt. Je vais me faire coiffer dans quelques minutes. J'ai un peu bien dormi. Profondément. En paix. Et pas longtemps! Il fait soleil, le décor est bucolique, il fait un temps vivifiant. Je suis heureuse. Comblée. Je vous reparle après. Avec des photos en prime, promis, juré! ;)

J'ai hâte de voir tous les gens que j'aime danser, sourire et être heureux autour de nous!

Je souhaite à tous de vivre un grand bonheur comme le nôtre! Comme dit ma Grand-Maman Georgette: soyez heureux!

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dimanche, juin 17, 2007

Dernier droit

Le sprint est commencé. Moins 6 jours avant nos noces. On écoute un monologue de Yvon Deschamps que j'ai déniché: "Le mariage". Parfait pour un dimanche soir. On a des coups de soleil car on a passé une partie de la journée à la grange de Benoit pour discuter planification et déco. Sourires. J'espère que ma Marraine changera d'idée et viendra à notre cérémonie.

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mardi, mai 22, 2007

in love in NY

New-York est une ville électrisante et étourdissante. J'ai adoré ma pause New-Yorkaise avec mon amoureux. Hotel-boutique mémorable à deux pas de Time Square, visite du Moma, spectacle sur Broadway, ballades au Chinatown, terrasses chics de Soho, marche romantique à Central Park, soleil à Battery Park et traditionnel tour guidé de la ville. Puis le chemin du retour en voiture, sur les autoroutes américaines dans la nuit, nos sourires étoilés d'être si bien, encore. Nos jeux sur la route: on chante jusqu'à ce que l'autre trouve une chanson liée et prennent le relais en chanson. Je suis tellement amoureuse de cet homme, c'est fou. Cette fin de semaine délectable était une pré-lune de miel. Dans un mois, c'est la vraie!

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samedi, mai 12, 2007

Costa Rica - carte postale #2

Chaleur torride qui se calme sous la pluie tropicale. J'ai vu des singes dans le Parc Manuel Antonio. Je suis contente de n'avoir pas vu de serpents. Retour a ma plage secrete et deserte. Je suis doucement triste quand meme, car je pense tous les jours a mon Grand-Pere malade, qui s'en va doucement. Ma mer lave mes larmes. J'essai de trouver inspiration dans la maree qui se retire en laissant des sillons de sagesse. Je laisse aller. Calme et serenite, sourire et paix, tout cela a donner en cadeau a mes grands-parents a mon retour. Je suis ici avec mes amies, et les trois jeunes garcons de mon amie Anna-Francia. Louis, 4 ans et demi, nous explique: "La mer donne des coquillages en cadeau pour que les petits garcons les cueillent." Mon grand-pere a probablement dit des phrases comme ca, il y a bien longtemps. La presence des enfants me fait beaucoup de bien.

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jeudi, mai 10, 2007

Les secrets du Pacifique - carte postale

Bien chers vous tous,

Mes Vacances au Costa Rica sont reposantes a souhait. Je fais du hammac a temps plein. Je deumeure dans une cabinas sur une plage deserte qu'on m'a fait promettre de tenir secrete. Paradis perdu, plage vide, mer superbe et sauvage, grosses vagues et soleil de plomb. Le sable brule les pieds, il faut courrir tres vite pour rejoindre la mer. Les palmiers bordent la greve, gardiens de l'ocean. Chaque jour les nuages sombres apportent une pluie qui rafraichit un peu le temps lourd et chaud. L'humidite est tres elevee, on respire de l'eau. Je joue dans les vagues en chantant et mon amie surfe sur l'ecume. Elle a pris des lecons, elle devient meilleure de jour en jour. Pour ma part, j'ai essaye, j'ai surfe sur les vagues un peu, sans en tirer grande satisfaction. Je prefere me laisser flotter en chantant, meditative. Je lis, je fais du Yoga. Je pars en excursion tout a l'heure pour voir les singes dans la jungle. Hier j'ai pris des photos d'une iguane. Je vous la partage des mon retour. La piscine cristalline est chaude comme un bain tourbillon. C'est bon pour rafraichir les coups de soleil. Ma peau est collante, mon sourire radieux.

Je vous embrasse bien fort,
Yannou

* pardon pas d'accents ici

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jeudi, mai 03, 2007

Break

Destination Costa Rica. Pause méritée. Départ demain avec ma grande amie Eza. On va voir une autre amie, et sa petite famille. Ils habitent là-bas. C'est la saison des pluies. J'espère qu'elles seront diluviennes et courtes. Dans ma besace: des livres, un carnet, mes sandales, un nouveau bikini et une bonne dose de lâcher-prise. M'attendent là-bas: les amis, un hammac, la mer, le sable, le soleil (j'espère), les vagues et une planche de surf. Au retour: un amoureux fou d'amour que je retrouverai avec encore plus de passion (comme si c'était possible). Je pars en paix.

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mercredi, avril 18, 2007

Amitiés féminines au fil du temps

Le temps qui passe transforme les gens. La vie, les amours, le travail; tout nous transforme doucement, nous fait évoluer. Le fond reste le même, mais nos valeurs s'ancrent, et un peu de sagesse, dans le meilleur des cas, vient polir nos positions ou les raffiner.

Les amitiés suivent cette courbe de vie. Nous changeons, et nos amitiés changent aussi. J'ai changé, et mes amis ont changé avec le temps. Je suis parfois triste ou noslagique de certaines amitiés perdues en chemin, dans les dédales de la vie, des déceptions mutuelles, des parcours professionnels, des embûches, des bravades, des chocs émotifs parfois. Mais je ne devrais pas. J'ai aussi de nouveaux amis dans ma vie. Je suis une femme de coeur et d'amitiés fortes, et mes nouvelles amitiés sont riches et nourrissantes, vraies et belles, et elles m'apportent beaucoup. La grand-mère de mon Grand Amour disait: "mon coeur est comme un autobus, y a assez de place pour que tout le monde embarque". J'adore cette phrase. J'adore cette femme, même si je ne l'ai pas connue. Moi je suis comme ça: j'adore, j'aime, je me passionne.

Aimer pour moi est facile. Il m'est plus difficile de cesser d'aimer. En fait, je ne cesse pas d'aimer. Je range dans un tiroir ces amitiés que le temps effrite. C'est ainsi qu'au fil des ans, certaines amies se sont éloignées pour diverses raisons. Et elles me manquent. - J'aime les hommes; d'amour et de passion. J'adore les femmes; de complicité et d'amitiés - J'ai toujours eu de fortes amitiés féminines, avec des femmes de tous âges. Des liens tissés solides, entre des âmes de femmes fortes, inspirantes.

J'aimerai avoir des nouvelles de Ora Karat, ma copine Israelo-New-Yorkaise que j'ai connue en Allemagne. Une femme d'une grande beauté et d'une rare intensité, qui était née le même jour que moi, à 20 ans d'écart. J'aimerai savoir si E.L. va bien, si elle a pu pardonner, malgrés l'immense tempête qui nous a éloignées à jamais voilà trois ans. Je lui souhaite d'être heureuse. J'aimerai retrouver la trace de Véronica Dominguez, ma meilleure amie de 5e année du primaire. Véronica avait dû repartir en Argentine en 1985, après 4 ans de complicité avec moi, et nous étions en larmes quand elle a quitté le Québec, après avoir fait le "pacte de sang" de nos 10 ans avec moi. J'entends encore son rire en mitraillette qui résonne. Je suis curieuse de savoir ce qu'elle est devenue. J'aimerai retrouver Brigitte Gendron, une fille exceptionnelle que j'adorais, avec qui j'ai travaillé comme monitrice aux les terrains de jeux de McMasterville, alors que nous étions dans le début de la vingtaine. Brigitte était une artiste, une femme d'un rare dynamisme, et elle m'a fait découvrir Andy Goldsworthy. J'aimerai avoir des nouvelles de Véronique Beaudry, ma meilleure amie (et ma voisine) entre 3 ans et 16 ans. Nous avons perdue la trace l'une de l'autre alors que la fin de l'adolescence nous a fait prendre des chemins différents, alors que la vie nous a simplement éloignée l'une de l'autre après le Cégep. Il parait qu'elle est psychiatre, qu'elle a deux garçons et qu'elle habite Sept-Îles. J'aimerai savoir si elle est heureuse, qu'elle me raconte sa vie. J'aimerai lui raconter combien je suis heureuse. Je me souviens qu'enfants nous rêvions ensemble des prénoms que nous donnerions un jour à nos propores enfants. Elle aimait beaucoup le prénom de Frédérique pour une fille.

Il y a aussi ces amitiés transformées, ces amies que je vois encore, mais beaucoup moins souvent qu'avant. J'ai souvenir de tant de soirées partagées, de fêtes, de moments précieux, de soupers bien arrosés, de débats enflammés, de plancher de danse où nous étions endiablées! Et maintenant? Et maintenant la vie nous transforme et je vis d'autres moments délicieux, et forts différents. Mais je garderai toujours en moi souvenir de ces amitiés fortes, marquée à jamais par la présence, l'humour, le regard, la vision, et la force de l'âme de chacune.

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mardi, février 06, 2007

Délices organiques (in Québec city)

Parfois dans la vie, tout coule de source. Les évènements s'enchaînent, les rencontres, les trouvailles et tout semble suivre son cours dans une fluidité étonnante. J'ai vécu souvent ces moments de réel bonheur planant en voyage, ou dans ma vie d'avant de femme célibataire indépendante. Mais de goûter ce sentiment à deux, l'impression de faire partie d'un tout en duo, d'être au bon endroit au bon moment, et complètement avec l'autre: c'est divin! Et de trouver la source de ce grand bonheur dans les choses simples, c'est de la joie à l'état pur. Surtout quand on ne s'attends à rien du tout.

Nous avons eu une fin de semaine osmose-amour complètement dans ce ton. Nous étions à Québec-city vendredi soir pour la rencontre des bloggueurs de Québec. Rencontres sympatiques, échanges, récits de voyages qui me font rêver. Marche de nuit avec mon amoureux, sous la neige romantique, vers un lieu de repos. Nous avions déniché par chance un petit hotel bien mignon dans le vieux Québec. La dame à l'accueil nous as servi un p'tit verre de Caribou pour bien commencer cette fin de semaine de Carnaval. Nous dormions dans la mansarde de l'hotel Acadia, au coeur du vieux Québec! Pas mal pour des imprudents qui n'avaient aucune réservation en ce week-end de Carnaval!

Samedi nous avons conduit un peu plus loin vers Charlevoix pour aller faire une petite virée de Ski de fond sur les pistes blanches du Massif . Après avoir travaillé fort à grimper, nous avions la vue en cadeau, et un dénivelé de 900 mètres à savourer, soleil en prime. Nous avons terminé notre journée de sourire permanent par un bon repas de fruits de mer et une ballade dans le carnaval. Caribou chaud, musique et spcultures sur neige à admirer. Nous avons conclu cette escapade savoureuse dimanche par un déjeuné quatre étoiles au Clocher penché. Les gens de Québec sont tellement gentils.

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mercredi, janvier 10, 2007

La quête du bonheur

Je nage dedans tout le temps, depuis longtemps, c'est presque indécent (Mais non, je sais bien que c'est très bien ainsi). Ma vie amoureuse, mon travail, mes amis: je suis une femme comblée. Le bonheur est un état d'esprit. J'ai eu des moments difficles dans les dernières années, comme tout le monde, mais maintenant, tout coule de source. C'est justement ces passages difficiles qui me font tellement savourer le moment. Selon Vivre, la psychologie du bonheur, le secret est justement dans l'effort et la persévérance à atteindre un but. Dans ce que Mihaly Csikszentmihalyi décrit comme l'expérience optimale. Il existe autant de façon d'atteindre l'expérience optimale qu'il y a d'individus. Et plusieurs expériences optimales sont possible pour chaque individu: par son métier, ses projets, en pratiquant le yoga, par la création artistique, etc. Ce n'est pas facile ou donné. Ce n'est pas le repos et la paresse, la farniente ou l'oisiveté. Nan. C'est dans le contrôle de sa vie. L'impression d'accomplir. D'aller jusqu'au bout. D'où les problèmes de crise et de consternation quand tout s'écroule et qu'on pert le contrôle. Mais le temps passe, et après toute crise, le retour au beau fixe est possible. Il faut se concentrer sur ce qui nous aide à s'accomplir. Il faut savourer, et continuer à travailler chaque jour pour maintenir le cap dans ce sentier si agréable. Je le souhaite à tous. Bonne et heureuse année 2007.

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jeudi, novembre 30, 2006

Ce qui touche

Ce matin j'avais les oreilles neuves. J'ai posé mes écouteurs dessus. "Will You Follow Me" d'Ariane Moffat. Sans savoir pourquoi, sans raison particulière, larmes. Comme ça. Touchée. Parce que. Parce que je suis sensible. Vibrante. Parce que je carbure aux émotions. J'attends toujours le moment d'être transportée. C'est ma source, ma vie. C'est par ces émotions que je fais mon travail. C'est aussi par ces émotions que parfois je ne fais pas mon travail. Je suis une indisciplinée qui se discipline. Je tâche de rendre mes débordements affectifs fonctionnels. Je me cadre, je me propulse dans une direction, et j'opère. Sauf que parfois j'ai un peu de difficulté à partir le moteur, parce que je dois vibrer pour travailler. Parfois je me contraint et j'arrive à faire des choses alors que je travaille avec ma tête. Mais mon coeur fini toujours par embarquer.
*
Je vous ai déjà dit que je veux un piano?
*
Je suis une artiste. Jusqu'au bout des ongles. Je vis de création. Parfois on me dit que je suis chanceuse. Peut-être. Un peu. Ou beaucoup. Mais j'ai fait de la place à la chance dans ma vie. Je lui donne de l'air pour qu'elle arrive, la chance. Comme de partir vivre à l'étanger en laissant tout derière soi pour quelques années. Comme de ne pas faire de 9 à 5 dans une grosse compagnie. Comme de laisser entrer dans ma vie un homme qui a trois enfants. Comme disent les vieux, on a juste une vie à vivre. Vrai.

Pour plusieurs personnes, ce mode de vie est risqué, impensable. Pour moi, c'est l'évidence. C'est un mode de vie où je m'appelle liberté. Je n'ai pas de limites. Je fais. Je tâche d'être dans l'action, de faire ce que je veux, mais de toujours le pousser jusqu'au bout. Dans le respect. Respect des autres, de moi. Avec un idéalisme qui peut paraître naif. Parfois je suis découragée, parfois je me sens lasse, dépassée, indisciplinée. Ce qui me ramène est la réalité, les pieds dans le sol, les balises sociales, les obligations. Mais une fois lancée, tout roule. Je me demande quand même quel genre de société nous aurions si davantage d'individus adoptaient ce mode de fonctionnement? Si tout le monde avait un travail qu'ils aiment, une vie qu'ils aiment, un amour qu'ils aiment?

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mercredi, octobre 25, 2006

Joiemour

Je suis tellement heureuse et comblée que j'ai assez de bonheur pour guérir le cynisme de la moitié de la terre.

Comme quoi c'est bon de traverser les bouts plus difficile dans la vie avec courage et acharnement, parce qu'après le bonheur a un goût d'éternité. Du divin sur terre. Ça ponce les angoisses. Ça fait fondre les épreuves. Je vous le souhaite, autant que vous êtes.

*

Je vois le nouveau sourire de Joss et ça ajoute un rayon à mon bonheur.

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vendredi, septembre 08, 2006

Re-l'amour

Je l'aime tant que j'ai des papillons qui me papillonnent le coeur et tout

Dans un mois, cela fera un an que les papillons géants prennent de l'ampleur à chaque jour où je vois son sourire sur mon oreiller du matin et à chaque soir où ses yeux brillants-rieurs se posent sur moi avec tout l'amour du monde et que je pose ma tête sur sa poitrine mâle qui est mon île

Je n'en reviens pas
wow
je ne savais pas que c'était possible aimer comme ça exponnentiel fiou

Prescription générale: l'amour sans question qui vous emporte sans commune mesure, ça se peut, et c'est très très bon pour la santé

(mon ventre bouillonne d'amour, là)

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mercredi, août 09, 2006

Camping à Charlevoix

Paysage charlevoisien du plus pur délice: Les Hautes-Georges de la rivière Malbaie. Charlevoix est une de mes régions préférées au Québec.














Arrêt le long de la Malbaie, sillonnée en canot: les scpultures de pierre d'inspiration améridienne, telle que réalisées par des artites de Land Art comme Andy Glodsworthy.


















Groupe heureux (c'est nous)














Ma gouteuse (et assistante-cook) préférée. Ici elle se délecte de mon célèbre pot-au-feu: carottes, patates, cubes de beuf et porc, ail, oignons rouges et une touche de curry et piment fort pour relever la note. Nous avons tout de même préféré le délicieux souper du lendemain: un simple couscous au salami épicé et sauce tomate.

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lundi, juillet 31, 2006

La vie rêvée

Le temps est doux, le soleil franc, les rivières fraîches, les lacs miroir, les huards majestueux, les lièvres rapides, les pins touchent au ciel, les feux de camps sont vifs, mon amoureux est magnifique d'amour et magnifique tout court, je suis follement amoureuse, il est follement amoureux, le canot nous porte, nous sommes nus au soleil, nos rires résonnent par-delà les montagnes, mon coeur est gonflé à bloc, nos yeux brillent, la ville est loin, le ciel du soir est mauve, la lune en quartier, l'odeur des sapinages nous enveloppe. Le bonheur.














Un peu de repos, un peu de lecture. J'adore nos expression sur cette photo. Je venais de renverser le verre de vin de l'amoureux, et clic.














De nature gourmande, camping veut dire pour moi bonne bouffe. Il ne s'en est pas plaint, mais alors pas du tout. Omelette au fromage fort, mergez harissa aux courgettes, beuf-aubergine thai au lait de coco et piment, déjeuné de sauté de patates-champignons-salami.

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mercredi, juillet 12, 2006

J'adore mon métier

Je vous l'avais déjà dit? Pas clairement en noir sur blanc, mais quand même. On sent bien ma passion pour ce que je fais (des films, de la réalisation, du montage, de l'image, du son et même des mots; de la créativité, quoi!), mais je l'affirme ici: je suis folle de mon métier .
*
Il n'est pas rare que j'éclate de rire alors que je suis en train de monter une séquence que je tente de faire comique (et je suis mon premier public). Il n'est pas rare non plus que je pleure à chaudes larmes en visionnant des séquences touchantes (comme le film de Serge Gigère pour lequel je fais la bande-annonce en ce moment). Il m'arrive aussi d'éclater de colère, outrée, devant les faits qu'on me présente dans un documentaire (comme dans les films d'Ève Lamont, pour qui je travaille à l'occasion). Je suis créative, je carbure à l'émotion. Je suis vivante et passionnée. Dans la vie. Dans mon travail.
*
J'ai clavardé avec ma petite cousine cette semaine. Elle a 20 ans. Je l'adore. Je la gardais souvent quand elle était petite. Moi j'avais une vingtaine d'années, elle la dizaine. Elle étudie en psycho en ce moment. Elle se pose des questions sur sa carrière, ses choix. Me demande à quel moment j'ai trouvé "ma voie". Vers 20 ans, justement. Et je lui raconte ma "révélation" pour mon métier. Car j'ai la chance d'avoir eu l'appel, "la vocation", comme une voix venue de plus haut que moi pour me dire que j'étais à la bonne place, au bon moment. L'illumination, l'exhaltation, la joie, le bonheur, l'accomplissement. La totale. La passion. Celle qui vous fait passer 24 heures en ligne sur un projet, sur un buzz. Celle qui vous fait dire: je veux faire cela toute ma vie. Sans l'ombre d'un doute. Même quand c'est difficile, même quand on arrive pas toujours à payer l'épicerie, dans les temps difficiles. Parce qu'on aime ce qu'on fait, les gens qu'on y rencontre, ce qu'on accomplit, les valeurs qui se dégagent de ce métier. L'éventail de choses qu'on peut y faire. La magie de ne pas être cloisonné à une seule tâche, le renouvellement constant de la chose. La magie, point. La création pure. La buisness. Les défis.
*
On passe tant de temps à travailler dans notre courte existence, vaut mieux adorer notre métier. Simplement. La vie est si belle quand on se lève le matin tout plein de joie de ce qu'il y à faire ce jour là. Et ceux qui me sortent l'argument de sécurité financière pour justifier un travail qu'ils détestent? Je vous réponds que rien n'est aussi payant que la passion. Mais il faut plonger à fond, et jouer le risque...

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vendredi, juin 30, 2006

Joie (encore)

Les courants téluriques professionnels vibrent pour nous en ce moment. Pluie de bonnes nouvelles cette semaine. Heureusement, cela me calme et m'aide à gérer mon stress. Car lundi je passe devant la caméra pour l'enregistrement de mes trois premières chroniques pour l'émission Premières Vues au canal Vox qui sera diffusée en septembre. L'amoureux et moi, nous avons même déjà créé le blog de mes chroniques.
***
Ce matin l'orage, maintenant le soleil.
Heureusement, car tout à l'heure Li Lin Misho prononcera ses voeux.
Nous serons tous là, émus.
J'ai une jolie veste toute neuve pour l'occasion, un mignon collier délicat et des boucles d'oreilles offerts par mon Grand Amour. Je porterai une longue robe noire, très classe pour une amie de grande classe. Mon amoureux a de nouveaux pantalons de lin noir avec une éclatante chemise blanche parée de fleurs rouges. Je suis fleur rouge (et bleue aussi finalement).

Comme je vous disais, joie.

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mercredi, juin 21, 2006

Jour de la lenteur

Aujourd'hui au Parc Lafontaine vous pouvez prendre le temps. Et c'est gratuit. J'arrive d'un atelier de Yoga, au soleil, avec les arbres du magnifique parc et les nuages qui passent. Un joueur de harpe, des enfants qui jouent. Tout à l'heure un atelier de jonglerie où j'amène les garçons. Un atelier de Chi-Kong pour l'amoureux. Du pain bio à donner. Un atelier de rire. Du soleil. De l'eau. Des plantes qui poussent. Des sourires. Des hammacs. Toute la journée. Gratuit. Ne manque plus que vous.

Pourquoi c'est pas tous les jours le 21 juin?

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jeudi, juin 01, 2006

Maman oiseau


J'ai toujours adoré faire mon nid. Mes plus lointains souvenirs me ramènent à mon enfance où je fabriquais toujours des "cabanes"; en coussins, en couvertures, en serviettes de plage, en bois ou imaginaires. J'ai aussi fabriqué les plans de passages secrets entre les murs de la maison parentale. J'ai élaboré des plans pour adapter le cabanon du jardin de mon père en somptueuse demeure pour mes poupées, mes camions préférés et moi. Puis j'ai grandit. J'ai ensuite pris un plaisir sans nom à imaginer des plans de maisons. Des maisons rondes. (D'ailleurs, mon homme et moi avons été sidéré de voir que nous avions dans notre enfance des plans de maisons rondes en commun!) Mes premiers appartements furent un délice pour moi. Faire mon propre monde, avec mes "patentes", ma déco, ma personnalité tartinée sur les murs. Faire mon nid, toujours. Ensuite j'ai habité en europe dans un superbe appartement du début du siècle, avec vue sur la mer du Nord. J'y ai mis ma touche; réaménagé la cuisine, la salle de bain, fait mon bureau, peint une murale. Je peint toujours (ou souvent) des murales, cerclées de poésie, là où j'habite. Depuis plusieurs années, je rêve de construire ma maison écologique, faite de matériaux récupérés, recyclés. Je partage ce rêve avec mon grand amour. Mais nous saurons attendre le bon timming. En attendant, depuis quelques mois, j'ai la chance de partager une maison avec mon homme. Elle n'est pas écologique, mais c'est une vraie maison avec une grande cour, et non pas un appartement. Alors je fais ma trace, avec lui. On résonne au diapason de nos goûts communs. La maison nous ressemble maintenant. Je suis très contente du résultat. C'est vivant, doux et calme. Beaucoup de vert, des images de mes voyages, nos photos, des livres, des plantes, des fleurs, un mur rouge, des jouets et des bandes-dessinées. Ici, ça vibre maintenant de notre énergie à nous, et aux enfants. J'ai hâte de faire des fêtes et de recevoir ici. Les anniversaires arrivent bientôt, et le beau temps avec eux.

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lundi, mai 29, 2006

Bonheur de banlieusardises

Le beau temps, enfin!














Mon terrassement en trois paliers d'inspiration asiatique. Lierres, fines herbes, vivaces, plantes aborigènes, véroniques, quelques pensées. J'ai même planté des "water convulus", plante comestible chinoise dont j'ai achetté les semis lors de mon voyage en asie l'an dernier. Hâte de voir ce qui va pousser là.
















Mon homme en habit de peinture, ébahis devant mes boîtes à fleur. J'ai fait des mélanges de plantes incroyables dans mes bacs, et j'ai déclaré: "moi je pratique le multiculturalisme végétal." Il a répondu: "c'est forcément bon, tous ces échanges de différence". C'est ce qui s'appelle faire de l'intelectualisme horticole.















J'ai grandi en banlieue, alors je suis dans mon élément, au fond. À la pépinière je me suis achettée un gros 2,2 litres de peat moss. (Je me souviens de mon père qui en chariait des brouettes pleines.) Bref, la fin de semaine fut délectable, et la maison est prête à vous recevoir! Sylvain a repeint la galerie arrière, moi j'ai refais le mur du salon couleur passion!



















Coincée depuis une dizaine d'année dans mes minuscules jardins de ville, je m'éclate comme une folle dans ma nouvelle banlieue nord. Banlieue presque campagne, avec de gros arbres et une foule d'oiseaux. Ici on voit Jack qui s'égosille pour recevoir la béquée de maman merle d'amérique. Ce sont de charmants voisins.

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jeudi, mai 18, 2006

Camping

Je viens de passer plus d'une heure à rêver/planifier les jours de soleil dont nous rêvons pour juillet... Je suis étonnée de voir que plusieurs terrains de camping sont déjà réservés pour juin, juillet et août!

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lundi, mai 01, 2006

Encore l'amour

Heureusement que j'ai ces flottements-d'amour-sur-nuage et toutes ces perles du quotidiens que je partage avec mon homme. Je suis fichtrement amoureuse comme jamais j'aurais cru cela possible. C'est du top-qualité, et je suis franchement surprise par ce que la vie peut nous offrir parfois, vraiment, alors là, je suis soufflée de bonheur. Notre amour, il est fabuleux dans ces microcosmes et ces macrocosmes. Parce qu'on est incroyablement-époustoufflablement-au-delà-de-tout amoureux, mais en même temps on reste entièrement nous-mêmes, et les pieds bien sur terre. Jamais vécu ça, je vous le dis. Je suis capable de considérer que j'ai aimé avant, de tout mon coeur, avec sincérité, avec partage aussi, et même des moments de beautés, des états de grâce. Mais maintenant, je comprends le sens des mots "match parfait". Ben oui, ça se peut, un match parfait. C'est très possible. Alors avis aux cyniques désabusés, aux coeurs brisés et aux déçus (j'ai déjà fait partie de cette équipe), ne perdez pas espoir, l'amour, L'Amourrrrrr, ça existe. C'est très concret. C'est profond, translucide de beauté pure, terriblement romantique, mais aussi tangible. C'est du quotidien savoureux par petits morceaux, de l'angoisse qui se dissouds dans les mots justes de l'autre, un effort sans effort qu'on a envie de faire car l'autre en fait tout autant pour nous. Aimer c'est puiser sa force dans la réciprocité sidérante. Aimer c'est exponentiel aussi, ça devient encore plus fort et grisant de par l'amour que l'autre nous porte, dans le respect complet de ce que nous sommes. Tout ça nous suprends tellement par sa force et toutes nos synchronicités, qu'on sait qu'on a été envoyé l'un à l'autre, rien de moins. Vous pouvez me taxer de folle finie, ça ne m'importe pas, car moi je sais, c'est tout. Rien de moins. Moi qui voulais vous raconter ma fin de semaine, j'ai raté mon coup.

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mardi, avril 25, 2006

Devoir accompli

Je flotte sur un nuage de bonheur. Mon film est fini, mon livre aussi, mon spectacle passé, mes tournages de reportages complétés, les montages remis. Je soupire d'aise. C'est avec une joie tranquille et appaisée que j'attends maintenant le lancement du livre et la première de mon film le 11 mai prochain. Je suis calme et sereine. En plus de ça, je suis super-full-extra amoureuse de mon Amoureux, encore plus que jamais, comme si c'était possible. On n'en revient juste pas de s'aimer autant. Il y a deux semaines on a vu le spectacle de chansons de Sylvie Laliberté. On était lovés l'un contre l'autre devant la petite scène à soupirer d'amour et de guimauve, à sourire de soupirs devant l'humour d'amour de cette Sylvie si attachante. Mon Sylvain tout tendre contre moi à écouter cette Sylvie si touchante. On se guimauve avec plaisir, sans honte de voir la vie en rose, très vif le rose. Comme la vie, comme nous. Je ménage-de-printemps avec joie. Ce soir nous reçevons mes amis Joss, Chum et Empi à souper. Je leur fabrique un petit souper indien comme j'en ai le secret.

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mercredi, avril 12, 2006

Je vais bien

Je soupire
enfin
le sourire aux lèvres
j'embrasse mon oreiller pour une sieste de printemps
aux fenêtres ouvertes
aux rêves légers
Un concerto de chats de ruelle qui ponctue ma farniente

Je suis épuisée mais ravie

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mardi, mars 07, 2006

Info Yoga

Isabelle me demandait quelques infos sur la pratique du Yoga, alors je vous laisse lire ici ma réponse qui est bonne aussi pour tous ceux qui s'intéressent au Yoga!

Le Yoga est une pratique globale. Le mot Yoga veut dire Union, celle du corps, du coeur et de l'esprit. C'est total, global. Le Yoga se fait au rythme de chacun, son objectif étant le respect de ses propres limites, pour accéder à une harmonie et une paix intérieure.

Un bon cours de Yoga, comme dit ma prof et amie Rocio, c'est 95% de pratique et 5% de théorie. Pourquoi la théorie? Parce que le Yoga n'est pas un "work-out" ou une pratique exclusivement physique, c'est aussi une manière de vivre et de penser. Le Yoga est une approche spirituelle, par ailleurs compatible avec toutes les pratiques religieuses ou l'athéisme. Le but du Yoga est le respect de tes fluides vitaux (sang, eau, sucs gastriques, hormonaux, influx nerveux, etc), d'être "à l'écoute de son corps". Le Yoga comporte 7 branches de pratiques, la plus connue étant le Yoga des postures (Asanas), Hatha-Yoga. Il existe aussi une branche complète sur la respiration, capitale. Et une branche sur les champs sacrés. Une branche exclusivement théorique. Une branche sur la méditation. Une bonne pratique devrait comporter un peu de tout cela. Mais une introduction via le Hatha-Yoga est très valable selon moi.

Le professeur et le choix de l'école de Yoga sont aussi très important. Tu dois te sentir en confiance totale dans le lieu, pour être capable de vraiment te laisser aller. Car la détente physique et mentale est l'état recherché pour atteindre une belle pratique de Yoga. Plus on est détendu, plus on va loin dans les posture est dans l'état de sérénité.

Personnellement, j'ai appris le Yoga avec Rocio Maccoro-Perrez, une prof mexicaine d'une douceur et d'une gentillesse peu commune. Sa voix douce entraîne loin dans la relaxation et dans les réflexions aussi. Son cours du mardi matin est particulièrement agréable, car elle prend bien le temps d'écouter nos demandes et de faire des discussions autours de certains thèmes. Ces discussions m'ont permis d'évoluer énormément depuis plus de 2 ans. Je n'allais alors vraiment pas bien dans ma vie. Je me tournai vers le Yoga pour tenter de me calmer l'esprit, de reprendre le contrôle de mes émotions et comprendre toute cette déception qui m'habitait. Calmer mes angoisses. C'est pour cette raison que j'ai commencé à pratiquer le Yoga.

Depuis, ma façon de voir la vie à doucement changé. Il faut dire que j'ai goûté au Yoga et j'ai adoré. J'ai plongé dedans comme une piscine d'eau fraîche et douce qui répondait à toutes mes attentes. Assouplissement physique et psychologique. Lâcher-prise et évolution spirituelle... J'ai aussi fait beaucoup de lectures complémentaires. Je me souviens que tu as écris un billet sur ce type de lectures (genre un peu psycho-pop) et je m'étais alors dit que j'aurais des tas de bouquins chouettes à (vous) te recommander, mais faute de temps je n'avais alors pas répliqué. Mais je prendrais le temps de le faire plus tard si vous le désirez.

Ceci dit, c'est possible que tu goûtes au Yoga et que tu n'aimes pas. C'est possible. Et pas grave du tout. Il existe tout plein d'autres approches globales qui pourrait répondre à tes besoins (=enligner la tête, le corps, le coeur). Faut juste chercher, et trouver ce qui nous ressemble. Je parle ici du Chi-Kong, du Tai-Chi, de l'Arabesque (Yoga-danse), du Judo, du Karaté, etc, etc.

Voici le lien vers ma première école de Yoga, où je recommande une visite à la douce Rocio.

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dimanche, mars 05, 2006

Nid de bonheur

Quand les temps sont difficiles, faut prévoir des soupapes. Ma recette magique de samedi pour me "requinquer le canayen":

#1- Un bloc de 4 heures de snowboard en duo avec mon agile amoureux. Sentiment de flow avec la pente, chanson et wou-hou en dévallant les pistes molles côte-à-côte. Je m'en viens pas pire, dixit le prof privé. Notre préféré à Belle-neige: la 12. Une intermédiaire presque vide, avec sapins, belles courbes et full soleil. Yeah.











#2- Une séance de spa japonais chez Ofuro au coucher du soleil, avec massage et bisous comme un vrai couple romantique que nous sommes. À la noirceur, les spas allument en rose, bleu, jaune. Avec bulles et jets brûlants, vapeur et sauna sec. Et neige et bains froids en prime, pour l'agréable choc. On s'est ramolli les muscles endoloris (surtout les miens). Grandes discussions sur la vie, nos rêves et Dieu.













#3- Souper à la hauteur de notre gourmandise: des sushis pas piqués des vers dans un honnorable resto de banlieue, qui n'a aucunement à rougir d'aucune comparaison. Qualité des bouchées exceptionnelles, surclassant de loin plusieurs restos sushis du plateau dont la réputation est surfaite. Service impécable, décor fort joli, spacieux et aéré. Niches japonaises disponibles pour petits groupes. Montréalais, faites-donc un détour de ce côté. Nous nous sommes miumés la face et les papilles. Mon favori: un camikaze au thon rouge et coriandre. Ou celui avec pétoncles ou l'anguille fumée? Je ne sais plus, mais c'était à la hauteur du reste de la journée.












#4- Et le reste, je vous épargne nos détails que je garde privés, mais bon, vous imaginez, là. Bonheur. Point. Ah oui, et pour finir le tout dimanche, le Monsieur m'a offert des superbes fleurs blanches très classes, semblables à des lys, montées sur une arche de bambou. Avec de beaux grands feuillages verts élégants. Un avant-goût de printemps. Après avoir frotté notre cuisine de Montréal, il a placé les fleurs près de moi, dans mon beau vase de verre, alors que je travaillais à terminer mon dernier contrat avant la relâche de cette semaine. On se peux plus d'amour, je vous dis pas. Je me sens toute reposée et forte maintenant. Il est rouge, mon homme. Homme Rouge. Je sais pas s'il en existe d'autres modèles, mais je le recommande. Le mien est unique et je ne le prête pas, mais je suis sûre qu'il en existe sur mesure pour vous, si vous n'avez pas encore déniché le vôtre.

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jeudi, février 23, 2006

Force

Je suis subjuguée d'amour. J'y puise une force insondable. J'en ai reçu des autobus et des autobus pleins depuis l'enfance. Ce qui me permet d'en donner sans fin. J'ai remarqué récemment que chaque bisou que je donne à mon Grand Amour provoque instatanément en moi une recharge de un millions de nouveaux bisous à lui donner. Il me donne aussi une grande force pour traverser les moments difficiles que je vis. Les épreuves de la vie sont belles aussi, comme il me disait ce matin. Elle nous ancrent à la vie, elle nous soudent d'amour entre nous. Je vois aussi toute la force de cet amour qui fait parti de mon riche héritage familial. L'amour aussi est insondable, mais il est très concret. Très.

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jeudi, février 02, 2006

petit poème sans titre

L'harmonie de nos rires dans les matins de travail
vibre
joie retrouvée de mes angoisses rendues muettes

Brillance de nos regards unis si bien
j'inspire
dans la lumière d'un janvier d'une douceur hypocrite

Nos tempos accordés à nos joies
rivées à l'action
chevauchées parallèles de nos vies-tourbillon

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mercredi, janvier 04, 2006

Saveur de chalet



















Bonheur d'hiver:
- un chalet bordé de neige fraîche
- 5 snowboards plantés dans le banc de neige
- un amoureux qui cuit devant le foyer
- 3 enfants qui boivent des chocolats chauds
- une grand-mère heureuse
- quelques plages musicales sélectionnées sur un laptop
- une soupe au poulet qui mijote
- des mitaines qui sèchent devant le feu
- la vie devant soi

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lundi, janvier 02, 2006

Joie



















Sylvain qui me tire sur la glace à toute vitesse pendant la fête de Joss. J'aime l'hiver et la glace, j'aime la vitesse et les folies, j'aime la fête et le vin, j'aime Sylvain.

Je vous laisse, je vais me couler dans un bain chaud préparé par mon amoureux. Mium.

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dimanche, janvier 01, 2006

Pardon cher public

Oui ben voilà. Je suis là. Ouf. Mais en plus d'être disparue du cyberespace, j'étais aussi sur la route entre les Laurentides et Bois-des-Filions. Bon. Avec quelques passages en ville pour constater que mon serveur ne fournit pas. Vous êtes si nombreux à me visiter que mon fournisseur tilte. Alors pour la prochaine année mon grand Amour m'hébergera sur ses serveurs, alors finito les problèmes. Voilà pour la petite note technique.

Pour le reste, je vous présente des voeux de Bonne Année sincères et tartinés d'Amour (avec un grand A). Je vous reviens pour vous splacher l'écran solidement de tous les détails savoureux de mon année qui se termine dans un tourbillon de bonheur indescriptible (que je vous décrirai quand même, je ne suis pas à un paradoxe près) et une joie intense et contagieuse.

Je vous aime. Bisous et sourires à la ronde.

J'ai bu et dansé hier dans un réveillon joyeux amical, avec champagne, rires, amour et amitié (avec épisode de necking d'ado dans les toilettes avec mon grand Amour). Pour finir avec marche dans le froid glacial de ce Québec que j'adore à la folie dans les rues de Montréal la belle, froid sibérien qui ne dégrise même pas tant la soulerie est douce et l'amour nous rends bulles de champagne. Course folle de sprint pour fuir le froid avec rires fous de Sylvain et moi. Poutine au Rapido à 4h00 du matin les yeux dans la graisse de bine de notre amour encore. Et fin de nuit à la hauteur, évidemment. Matin aussi, je vous dit pas, hou la. Aucun mal de tête en plus. Bonne Année.

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vendredi, décembre 16, 2005

Gourmandises

La Matou(e) joue au jeu du manger. Moi j'aime manger autant que j'aime cuisiner. Je cuisine comme je fais l'amour: avec passion, délectation et raffinement. Heureusement, je peux faire à manger pour plusieurs personnes, alors davantage de gens peuvent en profiter, contrairement à l'autre activité sus-mentionnée (sans jeux de mots). Je devrais d'ailleurs publier mes recettes ici, je n'y pense pas, c'est drôle. Mais je vous donne à lire une liste tout simple (quoique) de quelques uns de mes plats favoris (à noter que je les cuisine très bien, et je les mange très bien aussi):

- Osso bocco; souvenir d'un délectable Osso bucco mangé sur une terrasse de Bologne en janvier 2001.
- Lapin au prunes; recette hérité de ma maman belge. Je l'aime fondant, mijotté longtemps. C'est un plat de fête pour moi. Normalement, si je cuisine ce plat à un homme il ne me résistera plus bien longtemps, ou je lui ai déjà fondu entre les bras.
- Dhal et curry indien; J'ai découvert toute la richesse de cette cuisine grâce à un ami indien très politisé qui cuisine divinement. La cuisine indienne est aussi riche, subtile et raffinée que la grande cuisine française. La multitudes d'épices et de saveurs plaisent tout à fait à mon palais toujours à l'affut de découvertes. J'ai aussi appris combien il est agréable de manger avec ses doigts avec un pain Nhan.
- Charlotte russe à l'orange, mousse au chocolat, tiramisu; ma dent est sucrée pour les saveurs subtiles et chocolatées diverses et légères sur la langue.
-Sushis; Je me souviens de sushis divins dégustés à l'aéroport de Narita, Japan. Ils sont si mémorables probablement à cause du lieu. Honnêtement, Montréal n'a pas à rougir de ses sushis très honnorables.
- Boeuf à l'africaine; cuisiné par mon grand ami Joss. Je me souviens bien quand il était mon voisin dans l'est de Montréal à nos premières années universitaires. Joss est un très bon cook. Son beuf est fondant et savoureux. Recette qu'il a ramené dans sa besace lors d'un voyage en Afrique.
- Boulettes et frittes, carbonades flamandes; héritage belge. Mon comfort food. Avec de la viande de cheval, les boulettes (je vois les grimaces).
- Gauffres, galettes, pralines; re-belotte, héritage belge. Mium.
- Chutney miss patak au mixt fruits; celui-là est achetté tout fait. Il me donne le hocket tellement il est épicé. Il va avec la série indienne. J'en salive juste d'y penser.
- Coq au vin; c'est mon ex l'écossais qui m'a appris à le cuisiner avec beaucoup de vin rouge et de gros champignons. On laisse cuire doucement ou on le fait au presto pour les gens pressés. Avec des pommes de terres grelot dedans, c'est un repas complet. Cathégorie comfort food. (salive again)
- Truffes au chocolat; ma marraine m'en cachait pour manger en secret après l'école. Elles fondaient dans ma bouche de petite fille. Naissance de ma très grande gourmandise. Souvenir impérissable de la poudre de cacao qui colle au palais, de l'amertume du chocolat noir qui se dissouds dans le sucré oncueux et crémeux de la truffe. Vous avez une chocolaterie à proximité, j'espère pour vous.
- Épinards fris au sucre; recette thai dans les restos de Montréal. J'en ai jamais mangé là-bas, remarquez bien. Mais c'est quand même divin. Le croquant salé-sucré de l'épinard qui fond en bouche, tout chaud et léger.
- Salade fraise-menthe-coriandre; ma première version goûtée était cuisinée par Aigre-douce. Mais avec de la mangue. J'ai tellement aimé que je m'en suis fait de gros bols pendant plusieurs jours de suite, jusqu'à ce que je développe une allergie à la mangue. Comme quoi pécher par l'excès n'est jamais bon. Je suis punie à vie... je ne peux plus manger de mangue.

Bon, je vous carabine la suite car je dois travailler.
- Cotelette parmagianna, moussaka maison, lasagne aux épinards, oeufs béarnaises, crêpes suzettes crème fouettée, moules et frittes (belge encore), grattin dauphinois, fromage de chèvre et tomates sèchées, biscuits fondants au chocolat blanc et tout ce que je n'ai pas encore goutté et qui provoquera la révollution de mes papilles gustatives (je pourrais continuer longtemps)

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lundi, décembre 05, 2005

Anecdote de fin de semaine

- Benjamin, 8 ans
«
Papa, tu veux me faire un petit frère? »
- Sylvain, hésitant (et stratégique)
« Heu, je ne sais pas si me souviens comment faire... »
- Benjamin, coquin
« Tu peux demander à Yannick, elle a sûrement la recette. Elle connaît plein de bonnes recettes, Yannick! »
- Moi, tout sourire [Garder le silence, c'est bon, la sagesse...]
« ... »

Comme quoi, les Benjamins ont de la répartie...

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mercredi, octobre 26, 2005

Toucher l'amour

Je suis sur un nuage. Je suis incandescente. Par le corps, l'esprit, la raison. Je vibre partout en moi et en lui, avec l'incroyable puissance d'une réciprocité sidérante. L'amour naissant est magnifique parce qu'il porte toutes les découvertes et les révélation à l'autre, par l'autre. Mais cet amour là est terriblement serein de force vivre. Je touche ici l'amour des racines, la qualité d'un amour qui lave toutes les blessures d'avant, qui s'ouvre sur toutes les lucidités et les possibles. Je me sens toute tranquille aussi, avec cette certitude et cette confiance en l'autre, cette confiance en ce que nous sommes déjà. Mon expérience de la vie me commande de modérer mes emportements, de voir venir la vie, de me protéger un peu contre mes vieilles erreurs de femme passionnée. Mais j'ai une telle confiance en lui, en nous, que je découvre un sens nouveau au mot certitude. Il résonne ici avec engagement, respect, sérénité. Du solide quoi. Comme si la femme en moi, avec tout ses déploiements féministes, avait trouvé son alter ego mâle, dans toute sa mâlitude et sa compréhension du monde. Je crois que c'est la simplicité, la facilité saine, de nos échanges et de tout entre nous qui nous a renversé. Nous avons été saisi par tout cet écho de nous chez l'autre, de toute cette complétude dans l'autre, de toute cette ouverture et cette écoute mutuelle. Nous avons été frappé par la sensation de venir s'insérer parfaitement dans le parcours de l'autre aussi, au bon moment. Comme si nous étions des fruits, mûrs et chauds de soleil, balafrés de nos intempéries de vies, cueillis au moment parfait. La morsure est délicieuse. L'arbre est plein et généreux. Nous avons l'amour fou, nous avons l'amour raisonnable, et la vie devant nous encore. Je me sens bien, forte, ancrée. Amoureuse et lucide. C'est tellement magique de toucher le bonheur, de se sentir sur la bonne voie. La sienne, la nôtre.

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lundi, octobre 24, 2005

Lumière















Photo prise par lui / secret de mon sourire

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mardi, mai 17, 2005

Maternité


Marie-Ève-Lyne attends sa petite fille au début juin.
Elle sera belle, je le sais.

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vendredi, mai 06, 2005

Creative visualization

J'ai remis la main sur ce bouquin de Shakti Gawain, donné il y a quelques années par mon amie Ora, californienne dans l'âme. C'est un livre qu'on aime prendre, abandonner, reprendre, oublier et retrouver. Il peut sembler rébarbatif aux sceptiques et autres craintifs des choses ésotériques, mais c'est bien leur problème. Le bouquin propose des exercices et des pistes pour aider à voir plus clair dans sa vie et des trucs pour y parvenir. Concret. Il est permis de rêver sa vie, et avant d'accomplir toute chose il faut bien y penser avant. C'est d'ailleurs grâce à cette méthode que j'ai réussi à arrêter de fumer il y a quelques années. La méthode de visualisation créatrice fonctionne pour tous les aspects de la vie; des petites choses simples aux grands buts. L'idée générale est de s'imaginer dans diverses situations où l'on vit avec aisance la situation (ou la chose, ou la relation) que l'on veut obtenir. C'est simple, mais vachement efficace, je témoigne ici! En fait, le plus dur dans la vie est souvent de savoir ce que l'on veut. Une fois l'idée claire, il est rare que les épreuves de la vie résistent à notre détermination. Il faut aussi savoir s'adapter, bien sûr, car la vie ne se déroule pas toujours comme on l'imagine. Mais savoir où l'on veut aller évite de se perdre en chemin.

Un exemple d'exercice? Se fixer des buts (notez dans un carnet) ...
dans 5 ans, dans 1 an, dans 1 mois

Travail/carrière
Argent
Style de vie/avoirs
Relations
Créativité/expression personnelle
Voyages/Vacances
Épanouissement personnel/éducation

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vendredi, avril 15, 2005

Vision du bonheur

Pensée volée sur le site de Jacques Languirand:
" La vie est ce qui vous arrive quand vous avez d’autres plans. La vie est dure et pénible, mais ce n’est pas une raison pour être désespéré. Une des quatre nobles vérités du Bouddha nous dit que «l'attachement est souffrance». Il y a une différence entre la douleur et la souffrance: la douleur est inévitable, la souffrance est optionnelle. La souffrance est ce qui arrive quand on lutte contre ce qui se passe. "
La vision bouddhiste du bonheur: C'est plus simple que vous ne le pensez, Sylvia Boorstein, éditions Dangles.

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