mardi, juin 03, 2008

Bientôt le Portugal

J'ai vraiment hâte de découvrir ce pays, sa culture, son architechture, son peuple, son vin et son assiette. J'ai soif de monastères, de châteaux fortifiés, de plages et de villages dans des vignobles. Très hâte de découvrir, d'explorer, aux côtés de mon amoureux.

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mardi, mai 06, 2008

Petits et grands bonheurs

L'écriture se rattrappe: du manuscrit à l'écran

Ce matin j'ai sorti un cahier de cuir rose vif. Il m'a été offert à mon mariage par une amie qui aime écrire autant que moi. J'ai toujours eu de nombreux cahiers; remplis d'idées de projets, de listes de rêves de vie (oui oui, des listes), de rêves rêvés la nuits qui furent parfois prémonitoires (oui oui, chers sceptiques), de récits quotidiens en forme de journal intime, de récits de voyage en forme de confessions, de confidences à moi-même, de réflexions sur ma vie et certaines perspectives que je tentais d'y apporter. Mes cahiers ressentent un grand silence de ma plume depuis plusieurs années. C'est que je blogue, voyez-vous. Depuis que je tiens carnet ici-même, mon écriture manuscrite est réduite au silence, ou presque. Mon appétit des mots à écrire est satisfait de ce carnet virtuel, semble-t-il. Donc ce matin, j'ai sorti le cahier rose vif. Il est à ma droite, sagement en attente que ma main daigne prendre le feutre noir fin déposé à côté, et tracer quelques lettres, quelques mots, quelques phrases sur ces pages odorantes de papier recyclé. J'aime le papier, son odeur, le bruit qu'il fait quand une plume y trace son chemin. Mais depuis cinq ans mon écriture manuscrite s'est disloquée. Elle est maladroite, illisible. J'ai aussi réalisé lors de mon dernier voyage que je ressentais une certaine frustration en écrivant à la main. Je peux dire beaucoup moins dans le même laps de temps. C'est que j'écris beaucoup plus lentement à la main qu'avec ce cher clavier. Soupir. Pourtant j'aime écrire à la main. En fait ce que j'adore c'est la non-tyranie du réseau. Ce réseau qui dissipe la concentration de l'écriture: courriel, facebook, articles à lire, blogues à découvrir, site à explorer, flikr, last.fm, textes à écrire pour d'autres blogues. En fait le secret réside dans la discipline. Ne pas aller ailleurs. Concentrer et structurer mes activités.

Marraine: ma grand-mère déménage

Je voulais raconter la transition que vit ma chère Marraine (ma grand-mère maternelle), en deuil depuis bientôt un an. Elle vient tout juste de s'installer dans une résidence confortable et jolie, pour son bien, mais avec beaucoup de difficulté à quitter le passé. Elle s'accrochait à sa maison, ses souvenirs, comme autant de bouées qui la menaient tout droit à sa perte, s'emmurant dans un isolement néfaste. Elle faisait peine à voir, ainsi seule, exposée et vulnérable, dépendante et triste. Elle ne voulait pas partir, après tant d'années dans sa maison-musée (tant de souvenirs, de voyages, d'années de vie dans un même lieu). Elle se liait au vide, inventant avec toutes les raisons du monde la présence de son grand amour envollé. L'abscence physique de Parrain la fait si crellement souffrir. Nous avons dû l'emmener ailleurs, où des gens pourraient bien prendre soin d'elle au quotidien. Il le fallait. Pour la famille, le moment fut clef, bien sûr. Encore maintenant, j'ose à peine en parler du bout des doigts, car je ne voudrais en rien faire osciller les liens fragiles entre les aimés. Il est clair qu'un changement comme celui-ci occasionne son lot de tensions et expose les fragilités de tous, y compris de ceux qui se veulent les plus forts. Héritage familial de force et de courage, ces qualités se portent parfois comme un bouclier qui masque des douleurs enfouies. Unique petite-fille de mes chers grands-parents, j'ai une sensibilité particulière et un amour inconditionnel pour cette femme qui fut ma deuxième maman. Je respire enfin, car elle semble accepter un peu le changement. Elle mange avec appétit, semble se lier d'amitié avec les autres résidents, joue de son humour et de ses rires avec le personnel. J'espère qu'elle trouvera la paix et un peu de joie dans ces lieux, avec ces gens.

Je voulais raconter aussi mon voyage au Costa Rica, que j'ai choisi de livrer en photos. Les textes sont dans un cahier manuscrit, encore. J'espère que j'arriverai à déchiffrer mon écriture illisible.

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dimanche, avril 27, 2008

Dimanche, soleil, printemps

Il fait beau. Les enfants jouent dehors. La grande fait ses devoirs au soleil. Un rosé frais s'ouvre. Je prépare une truite saumonée, des salsifis (panais) et des aubergines dorées au four, une salade de concombre, tomate et lime. Au dessert? Des classiques carrés de Rice Crispies avec manteau de chocolat (recyclage de chocos de Pâques).

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vendredi, mars 07, 2008

Perscription: petits plaisirs

Je suis épicurienne. Donc si je plonge dans un blues léger, c'est assez facile me remettre d'aplomb. Voici la recette:

- Un cours de Yoga trrrrrès intense, avec demande spéciale de faire monter l'énergie.
- Trois films loués à la Boîte Noire: Vera Drake de Mike Leigh, The last empereur de Bertolucci et un film Brézilien avec le mot "mangue" dans le titre. (ok: Mango Yellow de Claudio Assis)
- Un steak-fritte maison, avec sauce au fromage bleu (hé! Faut pas renier ses racines belges, surtout un vendredi soir)
- Une bonne bière fraîche servie dans un verre de collection (belge, hé!)
- De la crème glacée Ben et Jerry, double fondant au fudge (pour le 2e film)
- Un coup de film (heu... pardon, "coup de fil") à mon amoureux, bien arrivé à bon port à Austin

Bonne soirée!

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jeudi, février 21, 2008

Je suis amoureuse

Vous le saviez déjà.

Mais bon, voilà tout est dit au grand jour.

Vous lirez cet article sur Mag web

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lundi, décembre 10, 2007

Entre bonheur et colère

Des pensées se bousculent dans ma tête. Tant de choses à vivre, à partager, à débattre. Dans le feu roulant de l'action, il y a des bribes de temps suspendu où je médite. La vie qui s'immisce entre les interstices de quotidien, entre les miettes de pain brûlé, la vie dans l'attente du prochain métro, du prochain rendez-vous, du prochain courriel à envoyer. La vie dans le sourire d'une serveuse au café du coin, la vie dans la nonchalence des passagers de l'autobus qui va vers le casino, la vie dans le froid vibrant et le ciel bleu sur l'Île-Saint-Hélène. La vie dans les préoccupations lourdes de l'adolescence que je vois fleurir sous mes yeux. La vie qui bat de l'aile chez les gens qui viellissent et que j'aime. La vie grouillante et explosive de l'enfance qui se déploie. Je suis témoin de tout cela, j'observe, je note. Je surligne les beautés. Je me choque pour les laideurs. Et puis tout passe. Tout finit toujours par passer. En attendant, j'en profite bien. Parce que la vie est là, avec le bonheur, tout ce qu'il y a à prendre, tout ce qu'il y a à vibrer, à pleurer de joie ou de tristesse. Alors je la prends, la vie, au complet. À bras le coprs (bon, parfois je grogne un peu, mais quand même, je l'aime, la vie). Car, ne vous en déplaise, nous ne serons pas éternellement là pour en profiter, même si la société de consommation s'évertue à nous laisser croire le contraire.

Bon, là j'ai dit des choses jolies. Mais j'ai aussi des colères qui bouillonnent en moi. Toute cette satanée surconsommation, toute cette stagnation politique face aux drames humains, face aux conflits sociaux, face à l'injustice sociale flagrante, face aux graves situation à décrier dans notre société, et dans celles des voisins. Je suis en colère face à l'inaction politique et sociale lorsqu'il est question d'environnement et de solutions écologiques. Je suis en colère de voir toute cette ignorance crasse qui englue les cerveaux les mieux intentionnés. Je rage face à l'inconscience, au manque de sensibilité et à l'égoisme flagrant qui empâtent trop d'individus.

Alors, je fais quoi avec toute cette colère? Bon, je vais aller méditer pour me calmer.

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mercredi, novembre 21, 2007

Planification d'un marigage champêtre










Jour heureux...












Le banquet

Un lectrice me demandait où nous nous étions mariés en juin dernier. Elle cherche un tel lieu pour son mariage. C'est un lieu privé que nous avons loué à un particulier à Très-Saint-Rédempteur, près de Rigaud. C'était chez un ami d'une amie. C'est une grange aménagée par son propriétaire pour faire des fêtes privées. C'était la première fois qu'un mariage s'y déroulait. Et j'ai tout organisé, en engageant une coordonnatrice pour la journée même, afin de n'avoir à penser à rien d'autre que mon bon plaisir ce jour là! Tout a fonctionné comme sur des roulettes, mais ce fut beaucoup beaucoup de boulot et d'organisation pour m'y rendre! Mais aussi beaucoup de plaisir à tout planifier pour cette journée magnifique. Des mois de planification... Nous voulions faire tout simplement... mais c'est beaucoup de travail pour réussir à simplifier.

Si c'était à refaire? Je le ferai presque de la même façon... à quelques détails près. En fait j'aurai bien aimé une solution "à la bonne franquette" de type "pot luck" où chacun apporte un plat. Mais nous avons opté pour un méchoui, déliceux. Plusieurs personnes m'ont déconseillé de faire une fête "chacun apporte un plat". On craignait la désorganisation. Mais je pense que c'est faisable. Et nous avons aussi choisi d'avoir des tables et des convives assis, ce qui est plus classique (et plus de travail et d'argent!). Mais j'aurai bien aimé l'option avec des chaises partout, des nappes, un genre de pic-nique géant, moins structuré. Cela nous aurais permis d'inviter plus de monde à la fois. Nous avons choisi d'inviter la famille immédiate et les amis d'abord, pour la cérémonie et le repas, et ensuite la grande famille et d'autres amis pour le dessert. J'aurais bien aimé que tous soient là pour la cérémonie... mais nous manquions de place dans la grange au moment de la cérémonie.

Mais la fête fut un grand succès, mémorable!

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mardi, novembre 20, 2007

Surfer la vie

Je navigue dans vagues comme un poisson dans l'eau. Est-ce que ça peut sourire un poisson?

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mardi, novembre 06, 2007

Cycles et ski de fond

Terminer des phases pour en commencer de nouvelles apporte satisfaction. On constate le passage du temps, avec en son sillage les jolies notes et les faux accords. Tout cela fait partie de l'ensemble, et regarder avec perspective est formateur. Les années apportent une part de sagesse, un peu, si on s'arrête pour réfléchir un peu, juste un peu. On fait quelques adieux, on accueille le changement. Prendre un peu de perspective est tellement bénéfique.
*
Sourire aux lèvres. Soupir de satisfaction. La soupe mijote à la cuisine, le dernier contrat est s'achève, de nouveaux arrivent. J'aime mon Grand Amour et je lui ai trouvé son cadeau de Noël. J'ai très hâte de lui donner ses nouveaux skis de fond. Il seront prêt pour la première neige. Ils annoncent quoi en fin de semaine?

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jeudi, octobre 25, 2007

Sky is the limit


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mercredi, octobre 10, 2007

10/10

Mercredi soir, nous avons mangé chez Lalou pour célébrer notre 10-10. Note parfaite. Délice. À l'image de mes deux dernières années avec lui. Ou nos deux premières années, comme il le dit si bien.

J'ai laissé fondre le saumon fumé sur ma langue, enrobé d'oeufs de poissons, nappé d'un nuage d'oeuf en neige. Je me suis laissée envelopper par les fumets d'une lotte sur un lit de lentille au goût exquis. Et j'ai craqué les yeux fermés pour le pot de crème au chocolat noir: pur délice. Accompagné d'un blanc sec et fruité qui se mariait à merveille au tout, comme nous. Cette fête des sens était partagée dans un duo gourmand, en tissant le fil de conversations riches et appaisantes, stimulantes et vibrantes. Rêves colorés, réel bien ancré.

Nuage. Joie. Sourire.

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vendredi, septembre 21, 2007

Deuil

Mon cher Parrain est décédé il y a quatre mois. Il était malade, atteint du cancer depuis plus d'un an. Il avait 83 ans. Il est parti dignement, comme un chef. Il est décédé un vendredi. Le mardi précédent, un après midi d'une journée très chaude de mai, nous avons pris une bonne bière belge ensemble. Une Leffe, que nous avons désaltérée et savourée dans un "aahhhh" commun. Ce moment est gravé à jamais dans ma mémoire. J'avais une grande complicité avec cet homme calme, au sens de l'humour légendaire. J'adorais discuter avec lui; parler de politique, d'actualité, d'environnement, de la sitation internationale, de l'histoire. J'adorais l'entendre me raconter ses histoires de vie, ses voyages, son enfance. J'adorais partager avec lui mes récits de vie, mes succès professionnels, dont il était fier (je le sais sans qu'il me l'ai jamais dit directement, je le sentais).

J'ai vécu le deuil de son départ assez sereinement, avec beaucoup de peine, mais une grande paix aussi. Il est parti sastisfait de sa vie, il a vécu heureux, il a accompli de belles et grandes choses. J'étais très fière de lui, de tout ce qu'il avait fait pour sa communauté. Il est parti me sachant heureuse, avec une vie devant moi pleine de potentiel. Il a eu un bel adieu, en grande, avec les pompiers comme porteurs et le drapeau de McMasterville en berne, municipalité de la Rive-Sud de Montréal pour laquelle il a été maire pendant plus de vingts ans.

J'ai pleuré son départ. La vie a repris son cours. Je pense très souvent à lui. Et le temps passe. On intégre doucement l'idée de la mort, du départ définitif d'un être aimé. Mais c'est très étrange d'apprivoiser l'abscence. Le temps passe, et c'est avec un grand sourire que je me souviens parfois de lui, de ses blagues, de ses grimaces, de ses chansons, de son rire. Parfois des vagues de tristesse m'envahissent, comme ce soir, alors que je m'ennuie tellement de lui. J'aimerai seulement aller le voir pour lui raconter mon nouveau travail et la semaine satisfaisante que je viens de terminer. On aurait pris une Leffe ensemble, sur sa galerie arrière, avec ma Marraine chérie à nos côtés. On aurait cogné nos verres pour souligner son anniversaire.

Lundi mon Parrain aurait eu 84 ans. Ce soir j'ai bu une bonne Leffe en écrivant ce texte, et c'est avec vous que je partage ce moment. Alors tous ensemble nous pouvons lui souhaiter: Bonne fête, mon Pilou!

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lundi, septembre 10, 2007

Petits délices: cupcakes


Ces petits gâteaux sont à la mode de New-York à Montréal. Ils sont assez bons, mais beaucoup trop chers pour ce qu'ils sont. Ils sont tout de même mignons, je dois avouer.

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mardi, août 28, 2007

Bribe

Rue Plessis, ciel bleu, soleil qui craque. Je dévale la pente en vélo, sans freiner. Griserie. À haute voix, je dis: "c'est bon comme une mousse aux faises, le roast-beef de Grand-Maman, une voile qui claque, le rire de tante Lou."

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lundi, août 13, 2007

Back from the beach...


Nous revenons de Cape May. Petite pause avec les enfants sur le bord de la mer. Vagues immenses, soleil, coup de soleil, crevettes pannées et crème glacée. C'est mon résumé de Vacances, car je dois me mettre au boulot de nouveau. Le temps est bon, les projets abondent, c'est une bonne période. Sourire reposé pour attaquer tous ces nouveaux défis.

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jeudi, juillet 26, 2007

Jardin

Une maison au bout d'une route. Sous les arbres, un peu de fraîcheur. Des tâches de soleil me font sourire, alors que mes pas font crisser le chemin, mes sandales épousent les petits caillous brûlants. La chaleur oppressante est rendue plus légère par le chants des oiseaux qui se précipitent vers le ruisseau en contrebas. On imagine cette eau qui embrasse la moiteur de la peau lourde. Les insectes font la fête bruyamment. Je ferme les yeux à l'approche de la maison. Une bonne odeur m'enveloppe, car la cuisson du repas du soir lance des effluves par les fenêtres grandes ouvertes, parées de rideaux nonchalants qui flottent doucement. Ma robe légère tombera bientôt, quand je me glisserai enfin entre les rochers dans les bouillons blancs et l'eau claire qui rendent l'été si délicieux. Je me laisserai flotter en observant les saules et les peupliers aux feuilles dansantes. Des rires au loin. Des amis approchent. Ils arrivent pour la nuit.

Je voudrais que tout cela soit vrai. Bientôt des Vacances.

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lundi, juillet 16, 2007

Sauver la terre

Demain matin de 7h11 à 8h11 (heure de Montréal) aura lieu un grand rassemblement mondial, un appel à la conscience collective, pour rassembler toutes nos énergies positives afin de sauver la planète. Peut importe vos croyances, ayez une bonne pensée pendant cette petite heure-là. L'appel lancé est mondial, et la réponse pourrait être massive, et toute cette énergie positive ne peut pas nuire! Disons que la planète a bien besoin de ce petit coup de pouce pour absorber toutes nos conneries accumulées sur des siècles (guerre, haine, pollutions, mensonges, manque de conscience et de respect). Bref, il est temps d'agir et vous le savez. Alors, pourquoi pas commencer par demain matin? Moi je serai au Parc pour chanter. Mais chacun le fait à sa manière: méditer en silence, prier, avoir de bonnes pensées, se faire du bien en pensant au bonheurs simples et aux gens qu'on aime, prendre du temps avec les siens...

Méditation mondiale pour la santé de la Terre - mardi le 17 juillet 07

Un rassemblement a lieu au Parc Lafontaine, pour les habitants de Montréal et des environs.

L’information concernant le matin de la méditation à Montréal

Le site officiel "pour allumer la grille"

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dimanche, juillet 15, 2007

Pause

Petite fin de semaine chouette. Moments imprévus et surprenants. Série douce de moments qui forment une petite collection de bulles de bonheur. Sortie vendredi soir pour danser avec des amis et mon grand amour. On s'amuse mon homme et moi, on se déguise un peu - khol sous les yeux, noirs 80' - pour sortie New Wave. Samedi déjeuné avec des amis, puis pic-nic impromptu en campagne avec d'autres amis, avec tout pleins de petits délices de chez le Fromentier; pâtés, bon pain, chèvre au lait cru, olives pimentées, saumon fumé. Route divertissante avec un chapelet de sagas familiales qu'on se raconte comme des romans; vies passionnantes, chassés-croisés amoureux, surprises de vie, hasards qui n'en sont plus, rencontres qui bouleversent et qui font sourire, verser quelques larmes. La vie est parfois délicieuse, à travers les épreuves de la vie.

Dimanche ballade familiale, déjeuné au soleil avec ma chère Marraine et mon père. Visite à la pépinière pour dénicher un cactus sympatique qui se déguise en plante grasse. Cadeau de Marraine pour mon anniversaire qu'elle n'avait pas vu passer. Coup de foudre végétal. La plante jolie est maintenant suspendue dans notre salon. Elle me fait sourire, elle est de la même couleur que mon mur. Mon après-midi s'est poursuivi par un autre cadeau, mes parents m'ont offert une chaise longue pour me prélasser au soleil, puisqu'il est maintenant au rendez-vous. Le coussin est fleuri et joli; re-sourire. C'est agréable de se faire gâter, faut avouer. Baignade au soleil avec Papa, grandes discussions, beaucoup de questions, réflexions.

Retour avec arrêt chez Marraine pour la libérer d'objets et de livres, et me charger de souvenirs de mes grands-parents; des boites de métal aux couleurs du passé, des coquillages, des livres, des outils de jardinage. Puis une dernière pause pour visiter la tombe de Parrain. Il fait beau, les nuages passent, le ciel bleu est magnifique. Je m'agenouille, je lui chante une chanson en Wallon, je lui parle un peu, verse quelques larmes douces, lui promet de revenir prendre une bonne bière avec lui. Puis je lui pose une question sur mes choix professionnels. Je me sens calme, très calme. Toute posée, reposée. Demain, lundi.

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mardi, juillet 03, 2007

Le plus beau mariage du monde

Je souhaite à tous de dire cela de leur mariage. Nous avions la température avec nous, le lieu magique et champêtre et l'amour des nôtres tout autour. J'avais travaillé fort pour que tout soit parfait, et le résultat était là. Comment vous rendre la beauté de cette fin de semaine magique? Vous pourriez commencer par regarder ces photos ou par lire Joss ou Jef. Je dois aussi commencer par remercier tous ceux qui nous ont aidé pour rendre ce moment mémorable: mes parents, mes beaux-parents, sans qui tout ceci n'aurait pas été possible, mais aussi ma tante Lou, véritable deuxième maman pour moi, mes chères cousines de Belgique qui sont si généreuses. L'ami Alain venu nous prêté main forte, l'oncle Bill, si pragmatique et efficace, les enfants, fidèles collaborateurs, Raphie en demoiselle d'honneur, et tous les autres dans tant de petits gestes et d'attentions essentielles à tous les détails d'une fête de cette ampleur. Nous avions nos familles, nos amis: nos grands amours. Nous avions une équipe parfaite et efficace, heureuse et motivée. Nos hôtes Benoit et Brigitte, et ma chère Renée, bien fidèle à son poste de coordonnatrice.

Le rêve. J'avais mal aux joues à force de sourire. La cérémonie fut sublime, simple, sincère. Une communion émouvante avec les éléments et les gens que nous aimons. Et une connexion électrique entre nous: Dziit! Je vais donc commencer par vous raconter en détail cette fabuleuse cérémonie, si originale et personnelle. Nous avons eu beaucoup de compliments sur le mariage, son caractère unique et authentique. Mais je crois que c'est la cérémonie qui a marqué les gens. Nous vivons dans un monde où il faut apprivoiser de nouveaux rituels qui nous ressemblent et qui sont signifiants. C'est ce que nous avons tenté de faire, et je le crois humblement, réussis.













photo: Iann Saint-Denis

Notre ami Rémy nous a unis, avec délicatesse et amour. Avec un sens particulier du sacré, du rituel, du respect. Il a complètement compris qui nous sommes, et il a totalement respecté nos croyances, nos volontés pour faire de ce rituel d'union autour des quatre éléments. Merci bien bas à ce cher Rémy pour cette célébration, et merci à Eza qui m'avait conseillée de faire appel à lui.

Tous le monde attendait dans la grange décorée et fleurie, tout en blanc et rouge. Le sari orangé et la toile améridienne accrochée à l'arrière de la scène venaient faire une touche éclatante sur le vieu bois de la grange. Karen Saint-Laurent à la guitare, chantant. Je suis entrée dans la grange par la porte arrière, aux bras de mes parents, suivie par ma belle Raphaëlle, en chantant le mantra de l'époux divin. J'ai réellement chanté le sat pateem dehi pendant une année avant de rencontrer Sylvain.

Sylvain s'est avancé vers moi, ses yeux vrillés aux miens jusqu'au coeur. L'émotion des gens présents était belle et calmante. Nous étions dans un nid d'amour pour se faire des promesses sincères pour sceller notre union, notre complicité si forte. Nous avons lu des textes tirés de nos blogues, témoins de nos premières promesses d'amour. Nous aimons l'écriture, elle ouvrait le bal.

Yannick, premier texte
Je suis sur un nuage. Je suis incandescente. Par le corps, l'esprit, la raison. Je vibre partout en moi et en lui, avec l'incroyable puissance d'une réciprocité sidérante. Cet amour là est serein de force vivre. Je touche ici l'amour des racines, la qualité d'un amour qui lave toutes les blessures d'avant, qui s'ouvre sur toutes les lucidités et les possibles. J'ai une telle confiance en lui, en nous, que je découvre un sens nouveau au mot certitude. Il résonne ici avec engagement, respect, sérénité. Je crois que c'est la simplicité, la facilité saine, de nos échanges et de tout entre nous qui nous a renversé. Nous avons été saisi par tout cet écho de nous chez l'autre, de toute cette complétude dans l'autre, de toute cette ouverture et cette écoute mutuelle. Nous avons l'amour fou, nous avons l'amour raisonnable, et la vie devant nous encore. Je me sens bien, forte, ancrée. Amoureuse et lucide. C'est tellement magique de toucher le bonheur, de se sentir sur la bonne voie. La sienne, la nôtre.

Sylvain premier texte
Elle, ma muse fière. Elle, brasier fantasmagorique. Elle, invoque l'idéaliste et le pragmatique. Elle, sait provoquer le romantique et rétorquer au cynique. Relation de l'entière. Totale flambée allégorique. Pourtant, dans nos aucunes demi-mesures dogmatiques, dans nos réflexions de toujours et de tout, sans rien d'inique... Nous n'avons jamais été si fébriles que si calmes. Nous pouvons bâtir des éternités, des promesses, des cathédrales. Nous avons, d'emblée, pérennité, sagesse, feu viscéral. De l'immensité, notre petitesse relative, n'empêche point joie superlative. Équilibre. Paix. Sans compromis. Harmonie. Être tant par l'autre, être temps de l'autre. Inventer. Créer. Rêver. Esprit. Ainsi apôtres. Du mieux, du possible, de la cérémonie. Dziitt. Choc électrique. Synchronicité. Intensité. I was made for loving you. You were made for loving me. Tu m'as appris à faire rimer amour avec tout le temps, baby. Simplicité. Improvisé. Ou planifié. Sérénité. Immensité.

Yannick, second texte
Fondue à son sourire sa force sa fougue ses joies ses tristesses/ je me déploie fière et fragile/ je me conjugue encore à ses temps / prête à suivre son tempo comme il se rime au mien / comme il brave mes houles et mes mines sombres / comme il dompte mes angoisses / comme nous rimons nos rires dans tous les dédales des soubresauts de la vie / chemin ardu difficile parfois / aride et rocailleux / pavées d'épreuves qui la rendent si précieuse / là où on s'accroche à deux solidement / pour rendre toute cette vie poncée fragile par nos douceurs quotidiennes / multipliés d'amour / vibrer en grande écoute et en parlure entière / Oui nous sommes chanceux de reconnaître toute cette beauté / oui nous sommes choyés de nous être trouvés / oui je suis comblée de l'avoir fait entrer dans ma vie par tous mes pores mon âme mes rêves mes désirs mes espoirs

Sylvain, second texte
Tu as même été celle, qui par ta poésie à toi, planète rebelle, a su mordre ma peau doucement, fait fougue de rythmes de peau salée. Dérive à tes rivages, facile, jeux et mots et plaisir salacés. Je t'admire, te regarde, te dévore, t'adore, vraiment, Cybèle. J'ai souvenir de nos débuts, d'hiers qui me semblent si loin, ayant eu avec toi tant et tant en temps rempli d'autant rejoints. Je me promenais, sur l'avenue, le coeur ouvert à l'inconnu, guitares punk dans mes oreilles, cheveux longs et manteau de cuir noir, j'avais envie de dire bonjour à n'importe qui, ce fût toi, mon espoir, t'étais pas n'importe qui, tout de suite je t'ai reconnue. Depuis lors, depuis l'or, cueilli à tes mots et tes sourires, depuis le bleu d'océan ou de ciel de campagne de tes yeux où j'ai plongé, depuis souvenirs partagés de béru, de brel, the cure, de starmania, j'ai songé, que c'est d'éternité passée que je t'aime, j'ai dû jadis en mourir. (...) J'ai 1000 vérités romantiques que j'ai commencé à te déclarer. Déjà quelques-unes de dites, il me semble, faut te préparer, je sais, je sais, je t'ai déjà déclaré même notre épitaphe, faut le faire, quand même, mais je n'ai pas pu m'empêcher ce paraphe... Ici reposent en paix, encore, comme toujours, comme leurs jours, Jude Sylvain Carle et Yannick B. Gélinas Si vous écoutez attentivement, vous pourrez entendre un bruissement, des rires la complicité pure de leurs chuchotements.


RÉMY:
L’air, c’est un des symboles de l’âme qui s’élève, de la prière qui monte vers Dieu, comme l’encens qui danse dans les courants d’air, mais qui monte et qui monte toujours. C’est un appel à la pureté. On ne peut pas survivre longtemps dans un air vicié. Tout comme un couple doit aussi prendre le temps de s’aérer de temps à autre, de se purifier. C’est ce qu’on va vivre maintenant ensemble. Karen va guider un chant pour accompagner la purification. Vous êtes invités à vous joindre au chant, c'est assez facile vous verrez. Shima est un mantra améridien (hopi) qui veut dire amour.

Puis Rocio, mon amie et prof de Yoga, nous a purifié à la sauge et au foin d'odeur, à l'aide d'une plume de faucon. Ce rituel ancien fait partie de la pratique spirituelle de plusieurs cultures. Les herbes nous ont enveloppées, tous nos sens purifiés, le coeur et l'esprit aussi. Nous allions pouvoir nous offrir l'un à l'autre purifiés, frais, neufs. Tout le monde a chanté avec nous, guidés par Karen. Moment parfait, uni, heureux. J'aurais voulu qu'il dure, temps suspendu dans un sourire aux yeux brillants et intenses.

Nos témoins, ma grande amie Eza, et cousin Jeff nous ont lu des mots touchants, plein d'amitié et d'amour. Eza m'a tiré quelques larmes, et j'ai été très touchée par les mots de mon nouveau cousin officiel. Rémy avait demandé à nos témoins de dire ce qu'il y avait de changé en moi depuis Sylvain. Sa réponse m'a surprise et m'a fait du bien. Eza a dit: "Ce qui a changé chez Yannick? Rien, et c'est pour cela que c'est parfait comme ça". Wow, très exact chère amie. Sylvain a ensuite lu un passage de la bible, le psaume 23. Approprié et simple.

L'EAU - Les enfants nous ont ensuite bénis, chacun leur tour. Karen nous enveloppait alors d'un très beau mantra om asatomasat gamaya, qui évoque la guidance divine dans le cheminement spirituel.
Raphaëlle (Raphaëlle se trempe les mains dans l’eau et les dépose sur le front de Yannick)
Yannick, je demande à Dieu de visiter tout ce qui se passe dans ta tête. Tes souvenirs, ton intelligence, ton imagination et tes pensées. Je lui demande de les bénir pour que tu puisses les mettre au service de l’épanouissement de votre couple.

Jacob (Jacob se trempe les mains dans l’eau et les dépose sur le cœur de Yannick)
Yannick, je demande à Dieu de visiter tout ce qui se passe dans ton cœur. Tes passions, tes joies et aussi tes tristesses. Je lui demande de les bénir pour que tu puisses les mettre au service du bonheur de votre couple.

Benjamin (Benjamin se trempe les mains dans l’eau - et fait rire tout le monde en éclaboussant tout à la ronde- et les dépose sur les mains de Yannick)
Yannick, je demande à Dieu de visiter tout ce que tu fais avec tes mains. Je lui demande de les bénir pour que tu puisses les mettre au service de votre couple.


Et les enfants ont fait de même à chaque fois pour leur père. Ce moment touchant était un temps fort de cette cérémonie. Avoir l'assentiment, et même la bénédiction, des enfants de mon amour, cela représentait beaucoup, avec toute la force, l'authenticité et la sincérité de l'enfance pour encrage. J'ai chanté avec Karen et sa guitare. Om asatomasat gamaya Tamasoma yotir gamaya mytorma sat gamaya

Après que Rémy nous parle de nos engagements légaux, nous avons échangé nos voeux, et nos alliances.

Sylvain, je te jure fidélité et repect. Je m'engage à t'aimer, t'épauler, t'accompagner à travers joies et peines, dans la transparence et l'intégrité. Je m'engage à toujours garder notre amour vivant.















photo: Jef

Ensuite j'ai eu encore mal aux joues à force de sourire. Le soleil éclatant, les embrassades, les photos. Tout l'amour du monde concentré en un seul endroit. Le lien physique d'être uni à ma moitié, mais aussi d'être totalement complète toute seule, forte, en parrallèle avec lui.

Nous avions un grand banquet à dévorer, et tous ces amis, ses proches, avec qui partager. Le plus beau cadeau fut pour nous de voir tous ces gens réunis, tous ces mariages entre des âmes riches, pleines d'amour et d'humour, ces épicuriens heureux dans une fête magique. Bruno me dit: "partout où on regarde, c'est beau, c'est un film à chaque coup d'oeil". He he. Parfait, je vous dit.

J'était heureuse, comblée, et le stress pouvait retomber enfin. Car se serait mentir que vous dire que je n'étais pas stressée. Je ne crois pas avoir atteint un tel niveau de stress dans ma vie. Une fébrilité qui m'a coupé l'appétit une grosse semaine avant le 23 juin. Mais j'ai quand même pu profiter de la fête, savourer ces petits moments de beauté. Je n'ai pas eu de grande conversation ou de moment de grande relaxation pendant de mariage. J'ai butiné comme une abeille, j'ai pris tous ceux que j'aime dans mes bras, je leur ai donné mon sourire, mon bonheur, mon coeur vibrant. J'ai gouté au méchoui, savoureux. Je n'ai pas vraiment "mangé", mon estomac n'étant plus habitué à la nourriture. Cela m'a pris quelques jours pour réellement retrouver mon appétit. Un grand sacrifice pour une gourmande telle que moi!

Après une séance de photo bucolique dans les champs au coucher de soleil avec ma grande amie Annie-France (les photos pour bientôt), nous attendions davantage d'invités. J'aurais tellement voulu qu'ils soient tous là au moment de notre union, mais nous avions fait des choix pratiques pour des raisons de logistique. Je sais qu'il ne faut rien regretter, je l'ai même promis à Sylvain de ne plus le faire, mais j'aurais quand même souhaiter avoir tous ces gens que j'aime auprès de moi plus tôt, au moment de l'échange de nos voeux. Mais ils étaient bien là quand même, et j'espère qu'ils se sont bien senti partie de la fête, car ils l'étaient! Nous avons levé notre verre de mousseux rose avec grande joie devant le soleil qui se couchait si lontemps en cette période de l'année. Puis nous avons coupé le charmant et délicieux gâteau concocté par Annie-France et sa gentille belle-maman. Moment de sourire, de rires, de partage, encore.

Puis la musique a débuté. Nous étions enveloppés par le violon et l'accordéon des frères Loranger pendant le repas et après, mais je mentirais de dire que j'en ai bien profité, car je flottais sur un nuage où je n'entendais leur musique que de loin. Je suis heureuse car je sais bien que nos invités en ont bien profité. Je me souviens avoir chanté j'ai rencontré l'homme de ma vie avec un groupe de femme, ma grand-maman et la souriante Françoise en tête, à un moment donné. De voir tous ces sourires, ces nouvelles complicités partagées, ces nouvelles amitiés se former et ses vieilles amitiés se retrouver, s'était touchant. Du grand art. Du souvenir mémorable à se mettre sous la dent pour des siècles à venir.

Après le vin d'honneur et le dessert, nous avons lu encore un texte au bord du FEU de joie. C'est un texte tiré de mon plus récent recueil de poésie L'emportement. Rémy l'avait réaménagé pour l'occasion, histoire que Sylvain et moi on se donne la réplique.

Yannick J’arrive en gare. J’ai roulé longtemps avant d’atteindre le bout de l’île. Suffisamment pour que j’oublie tout le reste. Je suis neuve, lavée. Je ne porte aucune amertume, aucun regret de ne pas être descendue aux stations précédentes.

Sylvain Le train est à l’heure à la station. Bien ponctuel, tout le contraire de moi, tout le contraire de toi. Le ciel bleu de novembre est pur et haut, les feuilles jaunes encore humides, toutes pleines d’espoir. Les portes ouvertes attendent, m’attendent. Chair de poule. Intuition. Intuition que je suis à un tournant de vie.

Yannick Tu arrives alors que le train se remet en marche, les portes se referment et la chaleur s’installe. Ta démarche est solide, ton sourire éloquent. Nous nous connaissons sans nous connaître. Tu t’assois près de moi, après mon hochement de tête poli et invitant à te poser là, tout près. Ton regard est perçant. Des billes noisettes d’une profondeur peu commune, d’une intelligence vive, où je décèle aussi l’amour pour les choses du sexe.

Sylvain Le roulement du train nous berce. Le train réveille toujours en moi des siècles de désirs endormis. Et toi, tu es là, tout près, exactement au bon moment pour cueillir tout cela, pour te joindre à moi. Le timing est parfait, la place était libre, tu étais seule. Je sais que tu captes mon odeur. Je t’enivre déjà, je le sens. Je sens l’odeur de tes cheveux invitants. Je veux y mettre la mais, caresser ta chevelure, puis la saisir pour basculer ta tête par derrière et plonger mon regard profondément dans le tien. Puis, te mordre au cou. Mais j’attends.

Yannick Tu portes un manteau de cuir noir qui te donne un air rebelle. J’aime. Ta joue ronde, prête à être croquée. Tu me lances déjà le sourire définitif. Mâle. Franc. Direct. Tu te penches vers moi, tu m’embrasses, une nuit, un siècle, une éternité. Ce baiser est venu me prendre, au complet. Je me suis offerte, ouvrant tous les pans de ma vie, complètement, comme jamais. J’étais là et je t’attendais, sans le savoir. Ma vie était toute prête pour toit.

Sylvain Le paysage défile, nous sommes le paysage. Nous descendons à la prochaine gare, promptement, dans la hâte de tout nous dire, de faire l’amour la nuit entière et les suivantes dans cet hôtel beige tout près de la gare. Nous faisons l’amour comme jamais et pour toujours.

Yannick Nous prendrons le train encore souvent. Je t’ai trouvé, nous avons le temps, la vie entière, pour sillonner le monde de station en station, de ville en ville, sur un air de liberté.

Ensuite on a chanté et fait une ronde autours du feu, j'en ai déchiré ma crinoline noire! Nous avons invité les gens à nous suivre sur la piste de danse où on a dansé notre petit numéro des Champs élysées, mixé par mon tendre époux en deux temps entre la version originale de Jo Dassin et la version punk de No Effects. Essouflant. Vous avez déjà essayé detrasheren robe de mariée, vous? Pour nos parents, suivant ensuite L'été indien, toujours de Jo. J'ai dansé avec mon père, mon beau-père. Sylvain a fait valser sa mère et la mienne. On ne refait pas ses classiques! Puis tout a débuté en folie avec ma demande spéciale d'Alexandrie Alexandra, un vrai beau délire chorégraphié partagé avec ma cousine Espé, venue directement de Belgique pour rire avec nous! Ensuite, Joss a enflammé la piste que je n'ai plus quittée. Je me suis donnée à fond, particulièrement sur Engagement de Charlebois. J'avais tant de demandes spéciales que je vais devoir refaire un autre party du siècle pour toutes les danser!

Nous avons terminé la soirée avec une poignée de valeureux, et surtout avec Maud, Alain et sa guétare! Un vrai beau cadeau de noces! Nous avons chanté jusqu'à tard dans la nuit: tous mes grands classiques et mes chansons préférées. Charlebois, Harmonium, Forestier, Diane Dufresne, Beau Dommage, Boris Vian et j'en passe! Nous sommes partis alors que le groupe d'irréductible entammait du Desjardins. Il fallait que je sois complètement épuisée pour quitter à ce moment-là!

Nous avions une suite dans un joli B&B tenu par des gens sympathiques. J'y étais le matin même pour finir de me préparer dans la suite de mes parents. En rentrant dans la nuit, nous avons pris un grand bain de bulles, satisfaits et heureux. Nous nous sommes écroulés de sommeil, puis au matin le soleil rouge m'a tiré de mon sommeil. Et puis les aibeilles butinent sur les fleurs sauvages les oiseaux cui cui la vapeur du petit train tchou tchou (oui ceci est de la censure, ma famille me lit, après tout!). Et c'était très beau.

Le dimanche nous sommes revenus à la fête champêtre pour un déjeuné sur l'herbe en compagnie d'une trentaine de personnes. Nous avons planté un ARBRE avec nos parents, un érable de l'amour. Pour nos racines. Le cycle des quatre éléments de notre union était complet. L'air avec la purification à la sauge, l'eau avec la bénédiction des enfants, le feu avec la passion de notre amour et nos mots, la terre avec les racines de nos parents.

Ensuite, j'ai goûté la piscine, relaxé un peu. J'ai aussi commencé la plus foudroyante de toutes les gastros de ma vie! J'étais malaaaaade! Et c'est pas l'alcool qui est en cause, je vous le jure! Je me suis balladée avec mon virus pour tout le trajet vers les Îles de la Madeleine! Je vous garde le récit des Vacances au pays des plages longues pour un autre billet...

Ah oui, et aussi nous sommes officiellemnet le PREMIER COUPLE-BLOGUE à convoler en juste noces au Québec (ou dans la francophonie?!?). Voilà que Monsieur Dion en fait mention ici... Merci pour les voeux! Bises à tous, et comme le dit ma grand-mère: soyez heureux!

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samedi, juin 23, 2007

Je me marie!

Ça y est. Tout est prêt. Je vais me faire coiffer dans quelques minutes. J'ai un peu bien dormi. Profondément. En paix. Et pas longtemps! Il fait soleil, le décor est bucolique, il fait un temps vivifiant. Je suis heureuse. Comblée. Je vous reparle après. Avec des photos en prime, promis, juré! ;)

J'ai hâte de voir tous les gens que j'aime danser, sourire et être heureux autour de nous!

Je souhaite à tous de vivre un grand bonheur comme le nôtre! Comme dit ma Grand-Maman Georgette: soyez heureux!

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dimanche, juin 17, 2007

Dernier droit

Le sprint est commencé. Moins 6 jours avant nos noces. On écoute un monologue de Yvon Deschamps que j'ai déniché: "Le mariage". Parfait pour un dimanche soir. On a des coups de soleil car on a passé une partie de la journée à la grange de Benoit pour discuter planification et déco. Sourires. J'espère que ma Marraine changera d'idée et viendra à notre cérémonie.

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mardi, mai 22, 2007

in love in NY

New-York est une ville électrisante et étourdissante. J'ai adoré ma pause New-Yorkaise avec mon amoureux. Hotel-boutique mémorable à deux pas de Time Square, visite du Moma, spectacle sur Broadway, ballades au Chinatown, terrasses chics de Soho, marche romantique à Central Park, soleil à Battery Park et traditionnel tour guidé de la ville. Puis le chemin du retour en voiture, sur les autoroutes américaines dans la nuit, nos sourires étoilés d'être si bien, encore. Nos jeux sur la route: on chante jusqu'à ce que l'autre trouve une chanson liée et prennent le relais en chanson. Je suis tellement amoureuse de cet homme, c'est fou. Cette fin de semaine délectable était une pré-lune de miel. Dans un mois, c'est la vraie!

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samedi, mai 12, 2007

Costa Rica - carte postale #2

Chaleur torride qui se calme sous la pluie tropicale. J'ai vu des singes dans le Parc Manuel Antonio. Je suis contente de n'avoir pas vu de serpents. Retour a ma plage secrete et deserte. Je suis doucement triste quand meme, car je pense tous les jours a mon Grand-Pere malade, qui s'en va doucement. Ma mer lave mes larmes. J'essai de trouver inspiration dans la maree qui se retire en laissant des sillons de sagesse. Je laisse aller. Calme et serenite, sourire et paix, tout cela a donner en cadeau a mes grands-parents a mon retour. Je suis ici avec mes amies, et les trois jeunes garcons de mon amie Anna-Francia. Louis, 4 ans et demi, nous explique: "La mer donne des coquillages en cadeau pour que les petits garcons les cueillent." Mon grand-pere a probablement dit des phrases comme ca, il y a bien longtemps. La presence des enfants me fait beaucoup de bien.

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jeudi, mai 10, 2007

Les secrets du Pacifique - carte postale

Bien chers vous tous,

Mes Vacances au Costa Rica sont reposantes a souhait. Je fais du hammac a temps plein. Je deumeure dans une cabinas sur une plage deserte qu'on m'a fait promettre de tenir secrete. Paradis perdu, plage vide, mer superbe et sauvage, grosses vagues et soleil de plomb. Le sable brule les pieds, il faut courrir tres vite pour rejoindre la mer. Les palmiers bordent la greve, gardiens de l'ocean. Chaque jour les nuages sombres apportent une pluie qui rafraichit un peu le temps lourd et chaud. L'humidite est tres elevee, on respire de l'eau. Je joue dans les vagues en chantant et mon amie surfe sur l'ecume. Elle a pris des lecons, elle devient meilleure de jour en jour. Pour ma part, j'ai essaye, j'ai surfe sur les vagues un peu, sans en tirer grande satisfaction. Je prefere me laisser flotter en chantant, meditative. Je lis, je fais du Yoga. Je pars en excursion tout a l'heure pour voir les singes dans la jungle. Hier j'ai pris des photos d'une iguane. Je vous la partage des mon retour. La piscine cristalline est chaude comme un bain tourbillon. C'est bon pour rafraichir les coups de soleil. Ma peau est collante, mon sourire radieux.

Je vous embrasse bien fort,
Yannou

* pardon pas d'accents ici

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jeudi, mai 03, 2007

Break

Destination Costa Rica. Pause méritée. Départ demain avec ma grande amie Eza. On va voir une autre amie, et sa petite famille. Ils habitent là-bas. C'est la saison des pluies. J'espère qu'elles seront diluviennes et courtes. Dans ma besace: des livres, un carnet, mes sandales, un nouveau bikini et une bonne dose de lâcher-prise. M'attendent là-bas: les amis, un hammac, la mer, le sable, le soleil (j'espère), les vagues et une planche de surf. Au retour: un amoureux fou d'amour que je retrouverai avec encore plus de passion (comme si c'était possible). Je pars en paix.

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mercredi, avril 18, 2007

Amitiés féminines au fil du temps

Le temps qui passe transforme les gens. La vie, les amours, le travail; tout nous transforme doucement, nous fait évoluer. Le fond reste le même, mais nos valeurs s'ancrent, et un peu de sagesse, dans le meilleur des cas, vient polir nos positions ou les raffiner.

Les amitiés suivent cette courbe de vie. Nous changeons, et nos amitiés changent aussi. J'ai changé, et mes amis ont changé avec le temps. Je suis parfois triste ou noslagique de certaines amitiés perdues en chemin, dans les dédales de la vie, des déceptions mutuelles, des parcours professionnels, des embûches, des bravades, des chocs émotifs parfois. Mais je ne devrais pas. J'ai aussi de nouveaux amis dans ma vie. Je suis une femme de coeur et d'amitiés fortes, et mes nouvelles amitiés sont riches et nourrissantes, vraies et belles, et elles m'apportent beaucoup. La grand-mère de mon Grand Amour disait: "mon coeur est comme un autobus, y a assez de place pour que tout le monde embarque". J'adore cette phrase. J'adore cette femme, même si je ne l'ai pas connue. Moi je suis comme ça: j'adore, j'aime, je me passionne.

Aimer pour moi est facile. Il m'est plus difficile de cesser d'aimer. En fait, je ne cesse pas d'aimer. Je range dans un tiroir ces amitiés que le temps effrite. C'est ainsi qu'au fil des ans, certaines amies se sont éloignées pour diverses raisons. Et elles me manquent. - J'aime les hommes; d'amour et de passion. J'adore les femmes; de complicité et d'amitiés - J'ai toujours eu de fortes amitiés féminines, avec des femmes de tous âges. Des liens tissés solides, entre des âmes de femmes fortes, inspirantes.

J'aimerai avoir des nouvelles de Ora Karat, ma copine Israelo-New-Yorkaise que j'ai connue en Allemagne. Une femme d'une grande beauté et d'une rare intensité, qui était née le même jour que moi, à 20 ans d'écart. J'aimerai savoir si E.L. va bien, si elle a pu pardonner, malgrés l'immense tempête qui nous a éloignées à jamais voilà trois ans. Je lui souhaite d'être heureuse. J'aimerai retrouver la trace de Véronica Dominguez, ma meilleure amie de 5e année du primaire. Véronica avait dû repartir en Argentine en 1985, après 4 ans de complicité avec moi, et nous étions en larmes quand elle a quitté le Québec, après avoir fait le "pacte de sang" de nos 10 ans avec moi. J'entends encore son rire en mitraillette qui résonne. Je suis curieuse de savoir ce qu'elle est devenue. J'aimerai retrouver Brigitte Gendron, une fille exceptionnelle que j'adorais, avec qui j'ai travaillé comme monitrice aux les terrains de jeux de McMasterville, alors que nous étions dans le début de la vingtaine. Brigitte était une artiste, une femme d'un rare dynamisme, et elle m'a fait découvrir Andy Goldsworthy. J'aimerai avoir des nouvelles de Véronique Beaudry, ma meilleure amie (et ma voisine) entre 3 ans et 16 ans. Nous avons perdue la trace l'une de l'autre alors que la fin de l'adolescence nous a fait prendre des chemins différents, alors que la vie nous a simplement éloignée l'une de l'autre après le Cégep. Il parait qu'elle est psychiatre, qu'elle a deux garçons et qu'elle habite Sept-Îles. J'aimerai savoir si elle est heureuse, qu'elle me raconte sa vie. J'aimerai lui raconter combien je suis heureuse. Je me souviens qu'enfants nous rêvions ensemble des prénoms que nous donnerions un jour à nos propores enfants. Elle aimait beaucoup le prénom de Frédérique pour une fille.

Il y a aussi ces amitiés transformées, ces amies que je vois encore, mais beaucoup moins souvent qu'avant. J'ai souvenir de tant de soirées partagées, de fêtes, de moments précieux, de soupers bien arrosés, de débats enflammés, de plancher de danse où nous étions endiablées! Et maintenant? Et maintenant la vie nous transforme et je vis d'autres moments délicieux, et forts différents. Mais je garderai toujours en moi souvenir de ces amitiés fortes, marquée à jamais par la présence, l'humour, le regard, la vision, et la force de l'âme de chacune.

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mardi, février 06, 2007

Délices organiques (in Québec city)

Parfois dans la vie, tout coule de source. Les évènements s'enchaînent, les rencontres, les trouvailles et tout semble suivre son cours dans une fluidité étonnante. J'ai vécu souvent ces moments de réel bonheur planant en voyage, ou dans ma vie d'avant de femme célibataire indépendante. Mais de goûter ce sentiment à deux, l'impression de faire partie d'un tout en duo, d'être au bon endroit au bon moment, et complètement avec l'autre: c'est divin! Et de trouver la source de ce grand bonheur dans les choses simples, c'est de la joie à l'état pur. Surtout quand on ne s'attends à rien du tout.

Nous avons eu une fin de semaine osmose-amour complètement dans ce ton. Nous étions à Québec-city vendredi soir pour la rencontre des bloggueurs de Québec. Rencontres sympatiques, échanges, récits de voyages qui me font rêver. Marche de nuit avec mon amoureux, sous la neige romantique, vers un lieu de repos. Nous avions déniché par chance un petit hotel bien mignon dans le vieux Québec. La dame à l'accueil nous as servi un p'tit verre de Caribou pour bien commencer cette fin de semaine de Carnaval. Nous dormions dans la mansarde de l'hotel Acadia, au coeur du vieux Québec! Pas mal pour des imprudents qui n'avaient aucune réservation en ce week-end de Carnaval!

Samedi nous avons conduit un peu plus loin vers Charlevoix pour aller faire une petite virée de Ski de fond sur les pistes blanches du Massif . Après avoir travaillé fort à grimper, nous avions la vue en cadeau, et un dénivelé de 900 mètres à savourer, soleil en prime. Nous avons terminé notre journée de sourire permanent par un bon repas de fruits de mer et une ballade dans le carnaval. Caribou chaud, musique et spcultures sur neige à admirer. Nous avons conclu cette escapade savoureuse dimanche par un déjeuné quatre étoiles au Clocher penché. Les gens de Québec sont tellement gentils.

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mercredi, janvier 10, 2007

La quête du bonheur

Je nage dedans tout le temps, depuis longtemps, c'est presque indécent (Mais non, je sais bien que c'est très bien ainsi). Ma vie amoureuse, mon travail, mes amis: je suis une femme comblée. Le bonheur est un état d'esprit. J'ai eu des moments difficles dans les dernières années, comme tout le monde, mais maintenant, tout coule de source. C'est justement ces passages difficiles qui me font tellement savourer le moment. Selon Vivre, la psychologie du bonheur, le secret est justement dans l'effort et la persévérance à atteindre un but. Dans ce que Mihaly Csikszentmihalyi décrit comme l'expérience optimale. Il existe autant de façon d'atteindre l'expérience optimale qu'il y a d'individus. Et plusieurs expériences optimales sont possible pour chaque individu: par son métier, ses projets, en pratiquant le yoga, par la création artistique, etc. Ce n'est pas facile ou donné. Ce n'est pas le repos et la paresse, la farniente ou l'oisiveté. Nan. C'est dans le contrôle de sa vie. L'impression d'accomplir. D'aller jusqu'au bout. D'où les problèmes de crise et de consternation quand tout s'écroule et qu'on pert le contrôle. Mais le temps passe, et après toute crise, le retour au beau fixe est possible. Il faut se concentrer sur ce qui nous aide à s'accomplir. Il faut savourer, et continuer à travailler chaque jour pour maintenir le cap dans ce sentier si agréable. Je le souhaite à tous. Bonne et heureuse année 2007.

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jeudi, novembre 30, 2006

Ce qui touche

Ce matin j'avais les oreilles neuves. J'ai posé mes écouteurs dessus. "Will You Follow Me" d'Ariane Moffat. Sans savoir pourquoi, sans raison particulière, larmes. Comme ça. Touchée. Parce que. Parce que je suis sensible. Vibrante. Parce que je carbure aux émotions. J'attends toujours le moment d'être transportée. C'est ma source, ma vie. C'est par ces émotions que je fais mon travail. C'est aussi par ces émotions que parfois je ne fais pas mon travail. Je suis une indisciplinée qui se discipline. Je tâche de rendre mes débordements affectifs fonctionnels. Je me cadre, je me propulse dans une direction, et j'opère. Sauf que parfois j'ai un peu de difficulté à partir le moteur, parce que je dois vibrer pour travailler. Parfois je me contraint et j'arrive à faire des choses alors que je travaille avec ma tête. Mais mon coeur fini toujours par embarquer.
*
Je vous ai déjà dit que je veux un piano?
*
Je suis une artiste. Jusqu'au bout des ongles. Je vis de création. Parfois on me dit que je suis chanceuse. Peut-être. Un peu. Ou beaucoup. Mais j'ai fait de la place à la chance dans ma vie. Je lui donne de l'air pour qu'elle arrive, la chance. Comme de partir vivre à l'étanger en laissant tout derière soi pour quelques années. Comme de ne pas faire de 9 à 5 dans une grosse compagnie. Comme de laisser entrer dans ma vie un homme qui a trois enfants. Comme disent les vieux, on a juste une vie à vivre. Vrai.

Pour plusieurs personnes, ce mode de vie est risqué, impensable. Pour moi, c'est l'évidence. C'est un mode de vie où je m'appelle liberté. Je n'ai pas de limites. Je fais. Je tâche d'être dans l'action, de faire ce que je veux, mais de toujours le pousser jusqu'au bout. Dans le respect. Respect des autres, de moi. Avec un idéalisme qui peut paraître naif. Parfois je suis découragée, parfois je me sens lasse, dépassée, indisciplinée. Ce qui me ramène est la réalité, les pieds dans le sol, les balises sociales, les obligations. Mais une fois lancée, tout roule. Je me demande quand même quel genre de société nous aurions si davantage d'individus adoptaient ce mode de fonctionnement? Si tout le monde avait un travail qu'ils aiment, une vie qu'ils aiment, un amour qu'ils aiment?

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mercredi, octobre 25, 2006

Joiemour

Je suis tellement heureuse et comblée que j'ai assez de bonheur pour guérir le cynisme de la moitié de la terre.

Comme quoi c'est bon de traverser les bouts plus difficile dans la vie avec courage et acharnement, parce qu'après le bonheur a un goût d'éternité. Du divin sur terre. Ça ponce les angoisses. Ça fait fondre les épreuves. Je vous le souhaite, autant que vous êtes.

*

Je vois le nouveau sourire de Joss et ça ajoute un rayon à mon bonheur.

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vendredi, septembre 08, 2006

Re-l'amour

Je l'aime tant que j'ai des papillons qui me papillonnent le coeur et tout

Dans un mois, cela fera un an que les papillons géants prennent de l'ampleur à chaque jour où je vois son sourire sur mon oreiller du matin et à chaque soir où ses yeux brillants-rieurs se posent sur moi avec tout l'amour du monde et que je pose ma tête sur sa poitrine mâle qui est mon île

Je n'en reviens pas
wow
je ne savais pas que c'était possible aimer comme ça exponnentiel fiou

Prescription générale: l'amour sans question qui vous emporte sans commune mesure, ça se peut, et c'est très très bon pour la santé

(mon ventre bouillonne d'amour, là)

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mercredi, août 09, 2006

Camping à Charlevoix

Paysage charlevoisien du plus pur délice: Les Hautes-Georges de la rivière Malbaie. Charlevoix est une de mes régions préférées au Québec.














Arrêt le long de la Malbaie, sillonnée en canot: les scpultures de pierre d'inspiration améridienne, telle que réalisées par des artites de Land Art comme Andy Glodsworthy.


















Groupe heureux (c'est nous)














Ma gouteuse (et assistante-cook) préférée. Ici elle se délecte de mon célèbre pot-au-feu: carottes, patates, cubes de beuf et porc, ail, oignons rouges et une touche de curry et piment fort pour relever la note. Nous avons tout de même préféré le délicieux souper du lendemain: un simple couscous au salami épicé et sauce tomate.

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lundi, juillet 31, 2006

La vie rêvée

Le temps est doux, le soleil franc, les rivières fraîches, les lacs miroir, les huards majestueux, les lièvres rapides, les pins touchent au ciel, les feux de camps sont vifs, mon amoureux est magnifique d'amour et magnifique tout court, je suis follement amoureuse, il est follement amoureux, le canot nous porte, nous sommes nus au soleil, nos rires résonnent par-delà les montagnes, mon coeur est gonflé à bloc, nos yeux brillent, la ville est loin, le ciel du soir est mauve, la lune en quartier, l'odeur des sapinages nous enveloppe. Le bonheur.














Un peu de repos, un peu de lecture. J'adore nos expression sur cette photo. Je venais de renverser le verre de vin de l'amoureux, et clic.














De nature gourmande, camping veut dire pour moi bonne bouffe. Il ne s'en est pas plaint, mais alors pas du tout. Omelette au fromage fort, mergez harissa aux courgettes, beuf-aubergine thai au lait de coco et piment, déjeuné de sauté de patates-champignons-salami.

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mercredi, juillet 12, 2006

J'adore mon métier