mardi, juillet 08, 2008

Carte postale du Portugal (Sintra)

- nouvelles en direct du Portugal, sans accents -

Nous sommes dans la magique ville de Sintra, pas tres loin de Lisbonne. Endroit de reve pour un voyage de Noces, avec un rare romantisme allant au-dela de l'imagination. Nous avons tant marche, avec tant de plaisir. Nous allons de decouvertes en decouvertes, en explorant ici une serie inimaginable de Palaces, de Chateaux Maures, de Palais Baroques, et un Monastere Fransiscain d'une rare presence spirituelle dans une foret isole donnat vue sur l'Ocean Atlantique. Nous avons un veritable coup de coeur pour cet endroit.

Nous arrivons de Lisbonne que nous avons adore. Nous avons explore la ville a pied, et en prenant les vieux trams jaunes si typiques de Lisbonne. Ville de bord de mer, Lisbonne offre une cuisine genereuse et copieuse, ou le poissons est toujours frais, et le vin excellent. Nous avons pris plusieurs diners tres longs dans des apres-midis ensoleilles a deguster des vins blancs ou rouges aux saveurs riches ou legeres. Le temps est doux, sans etre trop chaud, nous apprecions la brise du large qui rafraichit la ville. Les gens sont sympatiques et accueillant, moins demontratifs que les Italiens, et moins sombres que les espagnols. La langue est chantante et agreable a ecouter. La sonorite peut etrangement faire penser aux langues russes, idee que je n'avais jamais eu en ecoutant des films portuguais ou bresiliens.

Avant Lisbonne, nous avons ete a Porto. Ville portuaire aux rues sinueuses et etroites, Porto offre plusieurs caves de Porto a visiter. Nous avons visite les caves de Sandeman. Nous avons aussi fait une escapade dans la vallee du Douro, par la ville de Amarante. Nous avons eu la chance d'etre invites a la ferme vinicole du mari de ma cousine. Nous avons eu un sejour agreable dans cet endroit du Nord du Portugal a la vegetation fort differente du Sud ou nous nous trouvons actuellement.

Demain, la mer. Sylvain veut faire du Surf. Je me promet du Yoga sur la plage pour etirer mon dos qui en a bien besoin apres toutes ces heures de marche!

Bises du Portugal

Yannou

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jeudi, février 21, 2008

Je suis amoureuse

Vous le saviez déjà.

Mais bon, voilà tout est dit au grand jour.

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mercredi, octobre 10, 2007

10/10

Mercredi soir, nous avons mangé chez Lalou pour célébrer notre 10-10. Note parfaite. Délice. À l'image de mes deux dernières années avec lui. Ou nos deux premières années, comme il le dit si bien.

J'ai laissé fondre le saumon fumé sur ma langue, enrobé d'oeufs de poissons, nappé d'un nuage d'oeuf en neige. Je me suis laissée envelopper par les fumets d'une lotte sur un lit de lentille au goût exquis. Et j'ai craqué les yeux fermés pour le pot de crème au chocolat noir: pur délice. Accompagné d'un blanc sec et fruité qui se mariait à merveille au tout, comme nous. Cette fête des sens était partagée dans un duo gourmand, en tissant le fil de conversations riches et appaisantes, stimulantes et vibrantes. Rêves colorés, réel bien ancré.

Nuage. Joie. Sourire.

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jeudi, juillet 05, 2007

Nous, romantiques?

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mardi, juillet 03, 2007

Le plus beau mariage du monde

Je souhaite à tous de dire cela de leur mariage. Nous avions la température avec nous, le lieu magique et champêtre et l'amour des nôtres tout autour. J'avais travaillé fort pour que tout soit parfait, et le résultat était là. Comment vous rendre la beauté de cette fin de semaine magique? Vous pourriez commencer par regarder ces photos ou par lire Joss ou Jef. Je dois aussi commencer par remercier tous ceux qui nous ont aidé pour rendre ce moment mémorable: mes parents, mes beaux-parents, sans qui tout ceci n'aurait pas été possible, mais aussi ma tante Lou, véritable deuxième maman pour moi, mes chères cousines de Belgique qui sont si généreuses. L'ami Alain venu nous prêté main forte, l'oncle Bill, si pragmatique et efficace, les enfants, fidèles collaborateurs, Raphie en demoiselle d'honneur, et tous les autres dans tant de petits gestes et d'attentions essentielles à tous les détails d'une fête de cette ampleur. Nous avions nos familles, nos amis: nos grands amours. Nous avions une équipe parfaite et efficace, heureuse et motivée. Nos hôtes Benoit et Brigitte, et ma chère Renée, bien fidèle à son poste de coordonnatrice.

Le rêve. J'avais mal aux joues à force de sourire. La cérémonie fut sublime, simple, sincère. Une communion émouvante avec les éléments et les gens que nous aimons. Et une connexion électrique entre nous: Dziit! Je vais donc commencer par vous raconter en détail cette fabuleuse cérémonie, si originale et personnelle. Nous avons eu beaucoup de compliments sur le mariage, son caractère unique et authentique. Mais je crois que c'est la cérémonie qui a marqué les gens. Nous vivons dans un monde où il faut apprivoiser de nouveaux rituels qui nous ressemblent et qui sont signifiants. C'est ce que nous avons tenté de faire, et je le crois humblement, réussis.













photo: Iann Saint-Denis

Notre ami Rémy nous a unis, avec délicatesse et amour. Avec un sens particulier du sacré, du rituel, du respect. Il a complètement compris qui nous sommes, et il a totalement respecté nos croyances, nos volontés pour faire de ce rituel d'union autour des quatre éléments. Merci bien bas à ce cher Rémy pour cette célébration, et merci à Eza qui m'avait conseillée de faire appel à lui.

Tous le monde attendait dans la grange décorée et fleurie, tout en blanc et rouge. Le sari orangé et la toile améridienne accrochée à l'arrière de la scène venaient faire une touche éclatante sur le vieu bois de la grange. Karen Saint-Laurent à la guitare, chantant. Je suis entrée dans la grange par la porte arrière, aux bras de mes parents, suivie par ma belle Raphaëlle, en chantant le mantra de l'époux divin. J'ai réellement chanté le sat pateem dehi pendant une année avant de rencontrer Sylvain.

Sylvain s'est avancé vers moi, ses yeux vrillés aux miens jusqu'au coeur. L'émotion des gens présents était belle et calmante. Nous étions dans un nid d'amour pour se faire des promesses sincères pour sceller notre union, notre complicité si forte. Nous avons lu des textes tirés de nos blogues, témoins de nos premières promesses d'amour. Nous aimons l'écriture, elle ouvrait le bal.

Yannick, premier texte
Je suis sur un nuage. Je suis incandescente. Par le corps, l'esprit, la raison. Je vibre partout en moi et en lui, avec l'incroyable puissance d'une réciprocité sidérante. Cet amour là est serein de force vivre. Je touche ici l'amour des racines, la qualité d'un amour qui lave toutes les blessures d'avant, qui s'ouvre sur toutes les lucidités et les possibles. J'ai une telle confiance en lui, en nous, que je découvre un sens nouveau au mot certitude. Il résonne ici avec engagement, respect, sérénité. Je crois que c'est la simplicité, la facilité saine, de nos échanges et de tout entre nous qui nous a renversé. Nous avons été saisi par tout cet écho de nous chez l'autre, de toute cette complétude dans l'autre, de toute cette ouverture et cette écoute mutuelle. Nous avons l'amour fou, nous avons l'amour raisonnable, et la vie devant nous encore. Je me sens bien, forte, ancrée. Amoureuse et lucide. C'est tellement magique de toucher le bonheur, de se sentir sur la bonne voie. La sienne, la nôtre.

Sylvain premier texte
Elle, ma muse fière. Elle, brasier fantasmagorique. Elle, invoque l'idéaliste et le pragmatique. Elle, sait provoquer le romantique et rétorquer au cynique. Relation de l'entière. Totale flambée allégorique. Pourtant, dans nos aucunes demi-mesures dogmatiques, dans nos réflexions de toujours et de tout, sans rien d'inique... Nous n'avons jamais été si fébriles que si calmes. Nous pouvons bâtir des éternités, des promesses, des cathédrales. Nous avons, d'emblée, pérennité, sagesse, feu viscéral. De l'immensité, notre petitesse relative, n'empêche point joie superlative. Équilibre. Paix. Sans compromis. Harmonie. Être tant par l'autre, être temps de l'autre. Inventer. Créer. Rêver. Esprit. Ainsi apôtres. Du mieux, du possible, de la cérémonie. Dziitt. Choc électrique. Synchronicité. Intensité. I was made for loving you. You were made for loving me. Tu m'as appris à faire rimer amour avec tout le temps, baby. Simplicité. Improvisé. Ou planifié. Sérénité. Immensité.

Yannick, second texte
Fondue à son sourire sa force sa fougue ses joies ses tristesses/ je me déploie fière et fragile/ je me conjugue encore à ses temps / prête à suivre son tempo comme il se rime au mien / comme il brave mes houles et mes mines sombres / comme il dompte mes angoisses / comme nous rimons nos rires dans tous les dédales des soubresauts de la vie / chemin ardu difficile parfois / aride et rocailleux / pavées d'épreuves qui la rendent si précieuse / là où on s'accroche à deux solidement / pour rendre toute cette vie poncée fragile par nos douceurs quotidiennes / multipliés d'amour / vibrer en grande écoute et en parlure entière / Oui nous sommes chanceux de reconnaître toute cette beauté / oui nous sommes choyés de nous être trouvés / oui je suis comblée de l'avoir fait entrer dans ma vie par tous mes pores mon âme mes rêves mes désirs mes espoirs

Sylvain, second texte
Tu as même été celle, qui par ta poésie à toi, planète rebelle, a su mordre ma peau doucement, fait fougue de rythmes de peau salée. Dérive à tes rivages, facile, jeux et mots et plaisir salacés. Je t'admire, te regarde, te dévore, t'adore, vraiment, Cybèle. J'ai souvenir de nos débuts, d'hiers qui me semblent si loin, ayant eu avec toi tant et tant en temps rempli d'autant rejoints. Je me promenais, sur l'avenue, le coeur ouvert à l'inconnu, guitares punk dans mes oreilles, cheveux longs et manteau de cuir noir, j'avais envie de dire bonjour à n'importe qui, ce fût toi, mon espoir, t'étais pas n'importe qui, tout de suite je t'ai reconnue. Depuis lors, depuis l'or, cueilli à tes mots et tes sourires, depuis le bleu d'océan ou de ciel de campagne de tes yeux où j'ai plongé, depuis souvenirs partagés de béru, de brel, the cure, de starmania, j'ai songé, que c'est d'éternité passée que je t'aime, j'ai dû jadis en mourir. (...) J'ai 1000 vérités romantiques que j'ai commencé à te déclarer. Déjà quelques-unes de dites, il me semble, faut te préparer, je sais, je sais, je t'ai déjà déclaré même notre épitaphe, faut le faire, quand même, mais je n'ai pas pu m'empêcher ce paraphe... Ici reposent en paix, encore, comme toujours, comme leurs jours, Jude Sylvain Carle et Yannick B. Gélinas Si vous écoutez attentivement, vous pourrez entendre un bruissement, des rires la complicité pure de leurs chuchotements.


RÉMY:
L’air, c’est un des symboles de l’âme qui s’élève, de la prière qui monte vers Dieu, comme l’encens qui danse dans les courants d’air, mais qui monte et qui monte toujours. C’est un appel à la pureté. On ne peut pas survivre longtemps dans un air vicié. Tout comme un couple doit aussi prendre le temps de s’aérer de temps à autre, de se purifier. C’est ce qu’on va vivre maintenant ensemble. Karen va guider un chant pour accompagner la purification. Vous êtes invités à vous joindre au chant, c'est assez facile vous verrez. Shima est un mantra améridien (hopi) qui veut dire amour.

Puis Rocio, mon amie et prof de Yoga, nous a purifié à la sauge et au foin d'odeur, à l'aide d'une plume de faucon. Ce rituel ancien fait partie de la pratique spirituelle de plusieurs cultures. Les herbes nous ont enveloppées, tous nos sens purifiés, le coeur et l'esprit aussi. Nous allions pouvoir nous offrir l'un à l'autre purifiés, frais, neufs. Tout le monde a chanté avec nous, guidés par Karen. Moment parfait, uni, heureux. J'aurais voulu qu'il dure, temps suspendu dans un sourire aux yeux brillants et intenses.

Nos témoins, ma grande amie Eza, et cousin Jeff nous ont lu des mots touchants, plein d'amitié et d'amour. Eza m'a tiré quelques larmes, et j'ai été très touchée par les mots de mon nouveau cousin officiel. Rémy avait demandé à nos témoins de dire ce qu'il y avait de changé en moi depuis Sylvain. Sa réponse m'a surprise et m'a fait du bien. Eza a dit: "Ce qui a changé chez Yannick? Rien, et c'est pour cela que c'est parfait comme ça". Wow, très exact chère amie. Sylvain a ensuite lu un passage de la bible, le psaume 23. Approprié et simple.

L'EAU - Les enfants nous ont ensuite bénis, chacun leur tour. Karen nous enveloppait alors d'un très beau mantra om asatomasat gamaya, qui évoque la guidance divine dans le cheminement spirituel.
Raphaëlle (Raphaëlle se trempe les mains dans l’eau et les dépose sur le front de Yannick)
Yannick, je demande à Dieu de visiter tout ce qui se passe dans ta tête. Tes souvenirs, ton intelligence, ton imagination et tes pensées. Je lui demande de les bénir pour que tu puisses les mettre au service de l’épanouissement de votre couple.

Jacob (Jacob se trempe les mains dans l’eau et les dépose sur le cœur de Yannick)
Yannick, je demande à Dieu de visiter tout ce qui se passe dans ton cœur. Tes passions, tes joies et aussi tes tristesses. Je lui demande de les bénir pour que tu puisses les mettre au service du bonheur de votre couple.

Benjamin (Benjamin se trempe les mains dans l’eau - et fait rire tout le monde en éclaboussant tout à la ronde- et les dépose sur les mains de Yannick)
Yannick, je demande à Dieu de visiter tout ce que tu fais avec tes mains. Je lui demande de les bénir pour que tu puisses les mettre au service de votre couple.


Et les enfants ont fait de même à chaque fois pour leur père. Ce moment touchant était un temps fort de cette cérémonie. Avoir l'assentiment, et même la bénédiction, des enfants de mon amour, cela représentait beaucoup, avec toute la force, l'authenticité et la sincérité de l'enfance pour encrage. J'ai chanté avec Karen et sa guitare. Om asatomasat gamaya Tamasoma yotir gamaya mytorma sat gamaya

Après que Rémy nous parle de nos engagements légaux, nous avons échangé nos voeux, et nos alliances.

Sylvain, je te jure fidélité et repect. Je m'engage à t'aimer, t'épauler, t'accompagner à travers joies et peines, dans la transparence et l'intégrité. Je m'engage à toujours garder notre amour vivant.















photo: Jef

Ensuite j'ai eu encore mal aux joues à force de sourire. Le soleil éclatant, les embrassades, les photos. Tout l'amour du monde concentré en un seul endroit. Le lien physique d'être uni à ma moitié, mais aussi d'être totalement complète toute seule, forte, en parrallèle avec lui.

Nous avions un grand banquet à dévorer, et tous ces amis, ses proches, avec qui partager. Le plus beau cadeau fut pour nous de voir tous ces gens réunis, tous ces mariages entre des âmes riches, pleines d'amour et d'humour, ces épicuriens heureux dans une fête magique. Bruno me dit: "partout où on regarde, c'est beau, c'est un film à chaque coup d'oeil". He he. Parfait, je vous dit.

J'était heureuse, comblée, et le stress pouvait retomber enfin. Car se serait mentir que vous dire que je n'étais pas stressée. Je ne crois pas avoir atteint un tel niveau de stress dans ma vie. Une fébrilité qui m'a coupé l'appétit une grosse semaine avant le 23 juin. Mais j'ai quand même pu profiter de la fête, savourer ces petits moments de beauté. Je n'ai pas eu de grande conversation ou de moment de grande relaxation pendant de mariage. J'ai butiné comme une abeille, j'ai pris tous ceux que j'aime dans mes bras, je leur ai donné mon sourire, mon bonheur, mon coeur vibrant. J'ai gouté au méchoui, savoureux. Je n'ai pas vraiment "mangé", mon estomac n'étant plus habitué à la nourriture. Cela m'a pris quelques jours pour réellement retrouver mon appétit. Un grand sacrifice pour une gourmande telle que moi!

Après une séance de photo bucolique dans les champs au coucher de soleil avec ma grande amie Annie-France (les photos pour bientôt), nous attendions davantage d'invités. J'aurais tellement voulu qu'ils soient tous là au moment de notre union, mais nous avions fait des choix pratiques pour des raisons de logistique. Je sais qu'il ne faut rien regretter, je l'ai même promis à Sylvain de ne plus le faire, mais j'aurais quand même souhaiter avoir tous ces gens que j'aime auprès de moi plus tôt, au moment de l'échange de nos voeux. Mais ils étaient bien là quand même, et j'espère qu'ils se sont bien senti partie de la fête, car ils l'étaient! Nous avons levé notre verre de mousseux rose avec grande joie devant le soleil qui se couchait si lontemps en cette période de l'année. Puis nous avons coupé le charmant et délicieux gâteau concocté par Annie-France et sa gentille belle-maman. Moment de sourire, de rires, de partage, encore.

Puis la musique a débuté. Nous étions enveloppés par le violon et l'accordéon des frères Loranger pendant le repas et après, mais je mentirais de dire que j'en ai bien profité, car je flottais sur un nuage où je n'entendais leur musique que de loin. Je suis heureuse car je sais bien que nos invités en ont bien profité. Je me souviens avoir chanté j'ai rencontré l'homme de ma vie avec un groupe de femme, ma grand-maman et la souriante Françoise en tête, à un moment donné. De voir tous ces sourires, ces nouvelles complicités partagées, ces nouvelles amitiés se former et ses vieilles amitiés se retrouver, s'était touchant. Du grand art. Du souvenir mémorable à se mettre sous la dent pour des siècles à venir.

Après le vin d'honneur et le dessert, nous avons lu encore un texte au bord du FEU de joie. C'est un texte tiré de mon plus récent recueil de poésie L'emportement. Rémy l'avait réaménagé pour l'occasion, histoire que Sylvain et moi on se donne la réplique.

Yannick J’arrive en gare. J’ai roulé longtemps avant d’atteindre le bout de l’île. Suffisamment pour que j’oublie tout le reste. Je suis neuve, lavée. Je ne porte aucune amertume, aucun regret de ne pas être descendue aux stations précédentes.

Sylvain Le train est à l’heure à la station. Bien ponctuel, tout le contraire de moi, tout le contraire de toi. Le ciel bleu de novembre est pur et haut, les feuilles jaunes encore humides, toutes pleines d’espoir. Les portes ouvertes attendent, m’attendent. Chair de poule. Intuition. Intuition que je suis à un tournant de vie.

Yannick Tu arrives alors que le train se remet en marche, les portes se referment et la chaleur s’installe. Ta démarche est solide, ton sourire éloquent. Nous nous connaissons sans nous connaître. Tu t’assois près de moi, après mon hochement de tête poli et invitant à te poser là, tout près. Ton regard est perçant. Des billes noisettes d’une profondeur peu commune, d’une intelligence vive, où je décèle aussi l’amour pour les choses du sexe.

Sylvain Le roulement du train nous berce. Le train réveille toujours en moi des siècles de désirs endormis. Et toi, tu es là, tout près, exactement au bon moment pour cueillir tout cela, pour te joindre à moi. Le timing est parfait, la place était libre, tu étais seule. Je sais que tu captes mon odeur. Je t’enivre déjà, je le sens. Je sens l’odeur de tes cheveux invitants. Je veux y mettre la mais, caresser ta chevelure, puis la saisir pour basculer ta tête par derrière et plonger mon regard profondément dans le tien. Puis, te mordre au cou. Mais j’attends.

Yannick Tu portes un manteau de cuir noir qui te donne un air rebelle. J’aime. Ta joue ronde, prête à être croquée. Tu me lances déjà le sourire définitif. Mâle. Franc. Direct. Tu te penches vers moi, tu m’embrasses, une nuit, un siècle, une éternité. Ce baiser est venu me prendre, au complet. Je me suis offerte, ouvrant tous les pans de ma vie, complètement, comme jamais. J’étais là et je t’attendais, sans le savoir. Ma vie était toute prête pour toit.

Sylvain Le paysage défile, nous sommes le paysage. Nous descendons à la prochaine gare, promptement, dans la hâte de tout nous dire, de faire l’amour la nuit entière et les suivantes dans cet hôtel beige tout près de la gare. Nous faisons l’amour comme jamais et pour toujours.

Yannick Nous prendrons le train encore souvent. Je t’ai trouvé, nous avons le temps, la vie entière, pour sillonner le monde de station en station, de ville en ville, sur un air de liberté.

Ensuite on a chanté et fait une ronde autours du feu, j'en ai déchiré ma crinoline noire! Nous avons invité les gens à nous suivre sur la piste de danse où on a dansé notre petit numéro des Champs élysées, mixé par mon tendre époux en deux temps entre la version originale de Jo Dassin et la version punk de No Effects. Essouflant. Vous avez déjà essayé detrasheren robe de mariée, vous? Pour nos parents, suivant ensuite L'été indien, toujours de Jo. J'ai dansé avec mon père, mon beau-père. Sylvain a fait valser sa mère et la mienne. On ne refait pas ses classiques! Puis tout a débuté en folie avec ma demande spéciale d'Alexandrie Alexandra, un vrai beau délire chorégraphié partagé avec ma cousine Espé, venue directement de Belgique pour rire avec nous! Ensuite, Joss a enflammé la piste que je n'ai plus quittée. Je me suis donnée à fond, particulièrement sur Engagement de Charlebois. J'avais tant de demandes spéciales que je vais devoir refaire un autre party du siècle pour toutes les danser!

Nous avons terminé la soirée avec une poignée de valeureux, et surtout avec Maud, Alain et sa guétare! Un vrai beau cadeau de noces! Nous avons chanté jusqu'à tard dans la nuit: tous mes grands classiques et mes chansons préférées. Charlebois, Harmonium, Forestier, Diane Dufresne, Beau Dommage, Boris Vian et j'en passe! Nous sommes partis alors que le groupe d'irréductible entammait du Desjardins. Il fallait que je sois complètement épuisée pour quitter à ce moment-là!

Nous avions une suite dans un joli B&B tenu par des gens sympathiques. J'y étais le matin même pour finir de me préparer dans la suite de mes parents. En rentrant dans la nuit, nous avons pris un grand bain de bulles, satisfaits et heureux. Nous nous sommes écroulés de sommeil, puis au matin le soleil rouge m'a tiré de mon sommeil. Et puis les aibeilles butinent sur les fleurs sauvages les oiseaux cui cui la vapeur du petit train tchou tchou (oui ceci est de la censure, ma famille me lit, après tout!). Et c'était très beau.

Le dimanche nous sommes revenus à la fête champêtre pour un déjeuné sur l'herbe en compagnie d'une trentaine de personnes. Nous avons planté un ARBRE avec nos parents, un érable de l'amour. Pour nos racines. Le cycle des quatre éléments de notre union était complet. L'air avec la purification à la sauge, l'eau avec la bénédiction des enfants, le feu avec la passion de notre amour et nos mots, la terre avec les racines de nos parents.

Ensuite, j'ai goûté la piscine, relaxé un peu. J'ai aussi commencé la plus foudroyante de toutes les gastros de ma vie! J'étais malaaaaade! Et c'est pas l'alcool qui est en cause, je vous le jure! Je me suis balladée avec mon virus pour tout le trajet vers les Îles de la Madeleine! Je vous garde le récit des Vacances au pays des plages longues pour un autre billet...

Ah oui, et aussi nous sommes officiellemnet le PREMIER COUPLE-BLOGUE à convoler en juste noces au Québec (ou dans la francophonie?!?). Voilà que Monsieur Dion en fait mention ici... Merci pour les voeux! Bises à tous, et comme le dit ma grand-mère: soyez heureux!

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lundi, juin 11, 2007

I'm gonna wed

Hou! Ha! Ça approche. La vraie patente. Tout le bataclan. Finalement, on se marie dans la grange, exit l'église! Pour pleins de raisons, nous nous marierons dans une superbe grange théâtrale, sur un plancher de sable. Ce sera une cérémonie à notre image. Out l'église! Et après, la fête, et la suite d'une cérémonie autours des quatre éléments. Musique, feu de joie, piscine pas trop loin, bar tropical...
*
Parfois j'ai le vertige. J'aime mon amoureux et mon amoureux m'aime, point de doute. Relation harmonieuse, avec rires, sourires, respect et qualité de communication top niveau. De la qualité, je vous dis. Mais moi, toute seule, j'ai le vertige de la future mariée. Un petit track. Je n'avais jamais pensé me marier, et peu de mes amies le sont (pas trop la mode parmis les artistes et les intellos). Dans mon mileu, c'est presque marginal se marier. On se fait regarder avec surprise, l'air de dire: "pourquoi?". Et on lance alors un sourire et des yeux brillants. En général ça suffit. Pour beaucoup, on comprends, même si les gens ne sont pas eux-mêmes mariés (ou parfois oui!). Nous avons nos raisons: parce que c'est la logique même de s'engager de la sorte quand on rencontre notre dream team, la bonne personne, notre match parfait. Une envie très forte de le dire tout haut, devant nos amis, notre famille, notre socitété: nous, on s'aime, et c'est pour la vie. Je l'écris ici, je le crois du plus profond de mon âme, mais en même temps, je suis un peu nerveuse quand même...
*
Météo: croyez-vous à la météo à long terme? Ils annoncent du soleil pour le 23. Vous sortez vos chapelets pour les mettre sur la corde à linge la semaine prochaine, ok (questions aux lecteurs européens: avez-vous cette tradition par chez-vous?).

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mardi, mai 22, 2007

in love in NY

New-York est une ville électrisante et étourdissante. J'ai adoré ma pause New-Yorkaise avec mon amoureux. Hotel-boutique mémorable à deux pas de Time Square, visite du Moma, spectacle sur Broadway, ballades au Chinatown, terrasses chics de Soho, marche romantique à Central Park, soleil à Battery Park et traditionnel tour guidé de la ville. Puis le chemin du retour en voiture, sur les autoroutes américaines dans la nuit, nos sourires étoilés d'être si bien, encore. Nos jeux sur la route: on chante jusqu'à ce que l'autre trouve une chanson liée et prennent le relais en chanson. Je suis tellement amoureuse de cet homme, c'est fou. Cette fin de semaine délectable était une pré-lune de miel. Dans un mois, c'est la vraie!

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jeudi, mai 03, 2007

Break

Destination Costa Rica. Pause méritée. Départ demain avec ma grande amie Eza. On va voir une autre amie, et sa petite famille. Ils habitent là-bas. C'est la saison des pluies. J'espère qu'elles seront diluviennes et courtes. Dans ma besace: des livres, un carnet, mes sandales, un nouveau bikini et une bonne dose de lâcher-prise. M'attendent là-bas: les amis, un hammac, la mer, le sable, le soleil (j'espère), les vagues et une planche de surf. Au retour: un amoureux fou d'amour que je retrouverai avec encore plus de passion (comme si c'était possible). Je pars en paix.

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mardi, avril 03, 2007

L'été et l'amour

Pour répondre à madame A. qui me pose parfois des questions-quizz pour s'inspirer dans son travail de recherchiste-journaliste; Elle me demande: est-ce que l'été est une saison propice à l'amour?

Je trouve l'été propice à l'amour pour ses rayons chauds qui nous désabillent, pour la chaleur ambiante qui réchauffe les tempéraments, pour la légerté des jupes qui volent au vent et des frissons doux qu'il procure. J'adore les chaleurs torrides qui nous amènent à nous prélasser au bord d'une rivière ou d'un lac, presque nu, un bon livre et une sangria pas trop loin. Rien n'est plus grisant que faire l'amour au soleil, couché sur un rocher plat réchauffé par ses rayons. Lors des périodes de canicules, nos mâles québécois deviennent un peu plus latins, avec cette lueur lubrique au coin de l'oeil, le sourire large de voir les filles désabillées de l'été, le compliment facile et joyeux. Lorsque la canicule s'abat sur la ville, tout se transforme avec une aura sensuelle. Les gens se rapprochent, comme si la chaleur gagnait aussi leur coeur. Les terrasses se remplissent et tout le mode quitte le confort de son foyer pour prendre l'air. Tout bouge et l'amour peut facilement naître que de ce mouvement.

Et vous, vous trouvez l'été une saison propice à l'amour? J'ai presque envie de jouer à la tag-blog... ok: tag! JM-Matoue - tag! Joss - tag! Sylvain - tag! Jef - tag- Chronique Blondes! - tag! Grande dame...

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Point tournant

On parle souvent de la crise de la trentaine. On parle aussi de la beauté de vieillir, de l'assurance qu'on gagne, de la vie qui nous assagit et nous donne de la perspective. J'ai presque 33 ans. J'ai vécu mon passage de la vingtaine à la trentaine en douceur, en épanouissement. Pour mes 30 ans, je m'extirpais d'une relation de couple (ou d'une série de relations de couples) difficile(s) qui me rendai(en)t malheureuse(s!). Célibataire d'abord, puis pour trouver le grand amour ensuite. Je voulais cela. Je l'ai désiré, formulé et trouvé. God blessign diront certains, destinée diront d'autres ou volonté ferme d'être heureuse serait aussi exact. J'ai goûté à de multiples moments de bonheur éphémère avec les hommes qui ont traversé ma vie depuis mes 20 ans, mais c'est surtout lors de mes trop courtes périodes de célibat que j'ai eu un sentiment profond et solide de bonheur et d'équilibre.

Mais je suis une femme de couple. J'aime construire, rêver et traverser la vie à deux. Donc, dès qu'un homme merveilleux traversait ma route et que nous étions amoureux, je pensais que tout était possible, que je saurais faire des compromis, que nous pourrions nous adapter afin de construire. Faux. J'ai compris qu'on ne peut faire de compromis sur certains choix de vie fondamentaux. Avec la trentaine, j'ai compris que mon partenaire devait avoir la même vision que moi sur la famille, l'amour, la justice sociale, l'argent, l'alimentation, l'envie de se réfugier dans la forêt ou d'explorer les villes. Et avoir un tempérament qui se mariait au mien.

J'ai longtemps cru que les hommes de ma génération étaient plutôt rares à envisager la vie avec des engagements sérieux. Ou étais-ce peut-être mon patern de trouver des hommes, toutes générations confondues, qui avaient peur de l'engagement? Une amie, Madame A., m'a posé la question il y a quelques années (au sortir de ma dernière relation-fiasco): «Demandes-toi ce qu'il y a de commun entre toutes ces relations amoureuses déçues, entre tous ces hommes que tu as aimé» Vlan. C'est grâce à elle que j'ai mis le doigt sur le bobo. J'ai pris du recul. J'ai écrit sur le sujet ici même. Et par ici, j'ai finalement trouvé ma moitié, un homme qui partage ma vision de la vie et mes convictions. C'est merveilleux, au-delà de mes espérances. Je suis comblée. Nous avons des rêves, nous avons la réalité.

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jeudi, mars 08, 2007

Top 10 des endroits romantiques au Québec

Ma grande amie Madame A., journaliste et recherchiste, prépare un article pour un magasine féminin sur les meilleurs endroits pour une escapade romantique au Québec. Elle m'a demandé mon top 10. Le voici. Dans le désordre, selon les humeurs et les saisons.

1. Spa le Scandinave (Mont-Tremblant)
2. Spa Ofuro (Morin Heigts)
3. Frelishburg et la route des vins
4. Le pain de sucre et le Lac Hertel au Mont-Saint-Hilaire
5. Le parc du Bassin de Chambly en pic-nic et en Kayak (location sur place et petites iles isolées à explorer)
6. Ski de fond au Massif de la petite rivière Saint-Francois
7. Randonnée pédestre dans le sentier des Hautes-Georges-de-la-Rivère-Malbaie (et camping sauvage)
8. Canot-camping au Parc de la Mauricie ou au Parc du Mont-Tremblant
9. Petit souper romantique dans un endroit de grande gastronomie à Montréal ou Québec (you name it!)
10. Soirée cocooning sous la couverture avec un grog chaud maison, des petites grignotines raffinées achettées dans les épiceries fines de la métropole et votre dernière série préférée louée en DVD!!!

et vous, c'est quoi votre lieu romantique?

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mardi, février 06, 2007

Délices organiques (in Québec city)

Parfois dans la vie, tout coule de source. Les évènements s'enchaînent, les rencontres, les trouvailles et tout semble suivre son cours dans une fluidité étonnante. J'ai vécu souvent ces moments de réel bonheur planant en voyage, ou dans ma vie d'avant de femme célibataire indépendante. Mais de goûter ce sentiment à deux, l'impression de faire partie d'un tout en duo, d'être au bon endroit au bon moment, et complètement avec l'autre: c'est divin! Et de trouver la source de ce grand bonheur dans les choses simples, c'est de la joie à l'état pur. Surtout quand on ne s'attends à rien du tout.

Nous avons eu une fin de semaine osmose-amour complètement dans ce ton. Nous étions à Québec-city vendredi soir pour la rencontre des bloggueurs de Québec. Rencontres sympatiques, échanges, récits de voyages qui me font rêver. Marche de nuit avec mon amoureux, sous la neige romantique, vers un lieu de repos. Nous avions déniché par chance un petit hotel bien mignon dans le vieux Québec. La dame à l'accueil nous as servi un p'tit verre de Caribou pour bien commencer cette fin de semaine de Carnaval. Nous dormions dans la mansarde de l'hotel Acadia, au coeur du vieux Québec! Pas mal pour des imprudents qui n'avaient aucune réservation en ce week-end de Carnaval!

Samedi nous avons conduit un peu plus loin vers Charlevoix pour aller faire une petite virée de Ski de fond sur les pistes blanches du Massif . Après avoir travaillé fort à grimper, nous avions la vue en cadeau, et un dénivelé de 900 mètres à savourer, soleil en prime. Nous avons terminé notre journée de sourire permanent par un bon repas de fruits de mer et une ballade dans le carnaval. Caribou chaud, musique et spcultures sur neige à admirer. Nous avons conclu cette escapade savoureuse dimanche par un déjeuné quatre étoiles au Clocher penché. Les gens de Québec sont tellement gentils.

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lundi, décembre 11, 2006

Oui, je le veux!

Nous nous sommes rencontrés ici même. Sur les commentaires de VIVRE LA VIE. Et chez lui aussi. Nous avons été foudroyés et électrisés d'amour. Nous avons compris toutes nos synchronicités; professionnelles, émotives, charnelles, poétiques, spirituelles. Notre peau, nos corps, nos mots, notre humour, nos sourires, nos larmes, nos rêves et nos vies se sont unies naturellement, comme appartenant déjà à l'autre, par l'autre, avec l'autre. Nous avons été presque étourdis de toutes ces beautés révélés, du grand bonheur de vivre avec l'autre dans notre vie, à nous rendre meilleurs, de nous faire grandir encore par et avec l'autre.

À petits pas, je suis entrée dans la vie de ses trois merveilleux enfants, qui m'ont accueillie avec amour. La mère de ses enfants m'a acceptée, a reconnu en moi une personne qui pourrait bien prendre soin de ses chers petits quand je serais au côté de son ancien amour. Et elle a même su voir que je pourrait aimer cet homme dans toutes ses forces et ses faiblesses. Elle est allée jusqu'à me remettre une touchante missive où elle me donnait toute sa confiance, voyait en moi une femme qui pourrait aimer cet homme mieux qu'elle n'avait su le faire.

Nous avons rencontrés nos familles respectives où nous avons tout deux été accueillis comme si nous avions toujours été là, avec complicité, humour et chaleur. Nous avons vécu cela comme l'accomplissement de notre destin, clôturant la décenie de notre vingtaine qui fut riche sur plusieurs plans, mais certainement pas facile. Après avoir franchit dix années de vie adulte à travers des joies, mais aussi des peines et des épreuves, nous étions parfaitement mûrs pour entrer complètement dans la vie de l'autre, par la grande porte.

Mûrs et encore jeunes, avec la vie devant nous à bâtir, et tant de rêves communs que nous pourrions en vivre 10, 100, 1000 vies ensemble. Vivre nos vie. Vivre la vie. Unis. À jamais. Le 16 juin 2007, j'épouserai Jude Sylvain Carle devant nos familles, nos amis et devant Dieu.

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vendredi, novembre 10, 2006

Chassés-croisés

Je travaille avec mon Grand Amour. Nous avons officiellement notre compagnie inc. depuis quelques mois. Au quotidien, on valse merveilleusement entre le travail, la famille, les projets et nos amours passionnées d'amoureux fous l'un de l'autre. Notre secret? On communique clairement les balises de nos territoires. Nous avons établi une règle tacite, que nous avons verbalisé ce matin:
- Faire une réunion dans l'auto: c'est ok
- Faire une réunion en lunchant: c'est bon, jours de semaine et dîners seulement
- Faire une réunion dans la chambre à coucher: non, pas bon
- Faire l'amour au bureau: oui oui, approuvé par la haute direction (après quelques tests, la compagnie a fait des recommandations à ce sujet et déterminé suite à une étude poussée que c'est excellent pour la productivité)

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mercredi, octobre 25, 2006

Joiemour

Je suis tellement heureuse et comblée que j'ai assez de bonheur pour guérir le cynisme de la moitié de la terre.

Comme quoi c'est bon de traverser les bouts plus difficile dans la vie avec courage et acharnement, parce qu'après le bonheur a un goût d'éternité. Du divin sur terre. Ça ponce les angoisses. Ça fait fondre les épreuves. Je vous le souhaite, autant que vous êtes.

*

Je vois le nouveau sourire de Joss et ça ajoute un rayon à mon bonheur.

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vendredi, septembre 08, 2006

Re-l'amour

Je l'aime tant que j'ai des papillons qui me papillonnent le coeur et tout

Dans un mois, cela fera un an que les papillons géants prennent de l'ampleur à chaque jour où je vois son sourire sur mon oreiller du matin et à chaque soir où ses yeux brillants-rieurs se posent sur moi avec tout l'amour du monde et que je pose ma tête sur sa poitrine mâle qui est mon île

Je n'en reviens pas
wow
je ne savais pas que c'était possible aimer comme ça exponnentiel fiou

Prescription générale: l'amour sans question qui vous emporte sans commune mesure, ça se peut, et c'est très très bon pour la santé

(mon ventre bouillonne d'amour, là)

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lundi, juillet 31, 2006

La vie rêvée

Le temps est doux, le soleil franc, les rivières fraîches, les lacs miroir, les huards majestueux, les lièvres rapides, les pins touchent au ciel, les feux de camps sont vifs, mon amoureux est magnifique d'amour et magnifique tout court, je suis follement amoureuse, il est follement amoureux, le canot nous porte, nous sommes nus au soleil, nos rires résonnent par-delà les montagnes, mon coeur est gonflé à bloc, nos yeux brillent, la ville est loin, le ciel du soir est mauve, la lune en quartier, l'odeur des sapinages nous enveloppe. Le bonheur.














Un peu de repos, un peu de lecture. J'adore nos expression sur cette photo. Je venais de renverser le verre de vin de l'amoureux, et clic.














De nature gourmande, camping veut dire pour moi bonne bouffe. Il ne s'en est pas plaint, mais alors pas du tout. Omelette au fromage fort, mergez harissa aux courgettes, beuf-aubergine thai au lait de coco et piment, déjeuné de sauté de patates-champignons-salami.

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mardi, juillet 25, 2006

Récit

Mardi 25 juillet. Pluie. Humide. Je me dirige vers mon écran et mon clavier, l'envie de poésie qui me prends soudainement l'âme, comme ça. Firefox. Vivre la vie. Liens. Blogues, blogues, lectures, fous rires, larmes, réflexions. La vie, la guerre, les tranches de vies de tous et chacun. La profondeur, la légerté, les commentaires.

Plongée en moi. La douceur de ma vie. La difficulté de celle des gens en zones de conflits armés. Retour à ma réalité. Coup de téléphone aux aimés, ceux qui sont vieux et malades. Mon cher Parrain qui vit encore des bonheurs, malgré son cancer qui l'affaiblit. Marraine pleine de sourires, malgré le tour en ambulance cette semaine, et la visite à l'hôpital à cause de son diabète. Pas drôle de viellir. Étrange pour eux d'entendre encore la guerre qui rugit au loin. Eux qui ont vécu la Deuxième Guerre Mondiale dans leur Belgique natale. J'ai entendu encore et encore les récits de Parrain et Marraine: les sirènes, les bombes, les SS, le bunker, les avions, les juifs qu'on cache, la résistance, la souffrance, le rationnement, les usines en Allemagne, l'exode, le café disparu, le clocher de Nivelles couché sur le côté, leur rencontre, leur mariage. Puis la reconstruction. Et leur traversée pour le Canada, avec deux enfants.

Toute leur vie fut marquée par la guerre de la fin de leur adolescence. Trop de vies sont marquées par des guerres. Pourquoi faut-il toujours masquer la beauté et la paix pour du pouvoir, de l'argent, des territoires?

Plus tard, la poésie. Enfin, elle est là quand même. La pluie tombe pour laver la terre. Il fait frais, pour rafraîchir mes idées. La musique quand même dans ma tête. Et dans mon coeur, mon grand Amour. Je vis ma vie qui n'est pas parfaite, mais j'aime parfaitement, et c'est très bien. Je suis si amoureuse que presque étourdie d'amour. J'ai hâte de prendre des Vacances avec Lui. J'en ai vraiment besoin, pluie ou pas.

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mardi, mai 02, 2006

Inspiration alimentaire

Mon chéri c'est mis en tête de perdre encore du poids. Je l'encourage. Je l'aime comme ça parce qu'il est très confortable pour moi, mais pour lui question santé c'est jamais mauvais de slaquer les kilos de trop.

Hier soir, au moment de s'endormir (toute suite après nos ébats-again-houaaa-laouu-wow), il me lance:
- Demain dans les pains pita des lunch des enfants je vais rapper des carottes avec le baba-ganouch.
Moi:
- Je te motive vraiment, mon amour!

Son rire résonne, vibre dans mes entrailles et dans mon coeur-emporté-shlaks.

Mon grand Amour lit les étiquettes des biscuits avant de les achetter maintenant. Si sucre en premier, niet. J'ai une bonne inluence, visiblement. Et j'ai réussi à le faire résister à la tentation du big-mac en fin de semaine. On était entrés dans le lieu-dit de consommation mcdonalienne, et j'ai simplement dit sur un ton détaché: "il y a beaucoup de sucre dans ce pain, tu sais". Il a tourné les talons, même pas fâché de mon manque d'enthousiasme face au hamberger dégoulinant de sauce magique. Faut dire que je lui ai promis un berger maison d'agneau hâché.

Bon, mon tour maintenant de me motiver de reprendre mes bonnes habitudes yogiques. J'ai perdu ma routine du matin dans les détours de mes dernières semaines (mois) de rush. C'est facsinant comme c'était facile avant pour moi avant de me lever et hop-là-on-s'étire. Maintenant j'ai perdu l'élan. Mais bon, disons qu'on fait quand même beaucoup de bons exercices cardios quotidiens. On arrête pas de foutre notre lit montréalais par terre. On a beau revisser les planches, ça flanche à tout coup. La pauvre voisine doit vraiment se demander ce qu'on détruit si souvent... Mais j'ai une question quizz pour vous: est-ce que c'est normal de faire des presque-crises d'asthme lors des activités sexuelles?

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lundi, mai 01, 2006

Encore l'amour

Heureusement que j'ai ces flottements-d'amour-sur-nuage et toutes ces perles du quotidiens que je partage avec mon homme. Je suis fichtrement amoureuse comme jamais j'aurais cru cela possible. C'est du top-qualité, et je suis franchement surprise par ce que la vie peut nous offrir parfois, vraiment, alors là, je suis soufflée de bonheur. Notre amour, il est fabuleux dans ces microcosmes et ces macrocosmes. Parce qu'on est incroyablement-époustoufflablement-au-delà-de-tout amoureux, mais en même temps on reste entièrement nous-mêmes, et les pieds bien sur terre. Jamais vécu ça, je vous le dis. Je suis capable de considérer que j'ai aimé avant, de tout mon coeur, avec sincérité, avec partage aussi, et même des moments de beautés, des états de grâce. Mais maintenant, je comprends le sens des mots "match parfait". Ben oui, ça se peut, un match parfait. C'est très possible. Alors avis aux cyniques désabusés, aux coeurs brisés et aux déçus (j'ai déjà fait partie de cette équipe), ne perdez pas espoir, l'amour, L'Amourrrrrr, ça existe. C'est très concret. C'est profond, translucide de beauté pure, terriblement romantique, mais aussi tangible. C'est du quotidien savoureux par petits morceaux, de l'angoisse qui se dissouds dans les mots justes de l'autre, un effort sans effort qu'on a envie de faire car l'autre en fait tout autant pour nous. Aimer c'est puiser sa force dans la réciprocité sidérante. Aimer c'est exponentiel aussi, ça devient encore plus fort et grisant de par l'amour que l'autre nous porte, dans le respect complet de ce que nous sommes. Tout ça nous suprends tellement par sa force et toutes nos synchronicités, qu'on sait qu'on a été envoyé l'un à l'autre, rien de moins. Vous pouvez me taxer de folle finie, ça ne m'importe pas, car moi je sais, c'est tout. Rien de moins. Moi qui voulais vous raconter ma fin de semaine, j'ai raté mon coup.

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mardi, avril 25, 2006

Devoir accompli

Je flotte sur un nuage de bonheur. Mon film est fini, mon livre aussi, mon spectacle passé, mes tournages de reportages complétés, les montages remis. Je soupire d'aise. C'est avec une joie tranquille et appaisée que j'attends maintenant le lancement du livre et la première de mon film le 11 mai prochain. Je suis calme et sereine. En plus de ça, je suis super-full-extra amoureuse de mon Amoureux, encore plus que jamais, comme si c'était possible. On n'en revient juste pas de s'aimer autant. Il y a deux semaines on a vu le spectacle de chansons de Sylvie Laliberté. On était lovés l'un contre l'autre devant la petite scène à soupirer d'amour et de guimauve, à sourire de soupirs devant l'humour d'amour de cette Sylvie si attachante. Mon Sylvain tout tendre contre moi à écouter cette Sylvie si touchante. On se guimauve avec plaisir, sans honte de voir la vie en rose, très vif le rose. Comme la vie, comme nous. Je ménage-de-printemps avec joie. Ce soir nous reçevons mes amis Joss, Chum et Empi à souper. Je leur fabrique un petit souper indien comme j'en ai le secret.

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jeudi, mars 30, 2006

Réflexion sur l'amour

Demain nous quittons Newcaslte. J'ai presque terminé le tournage de la première partie ce ce documentaire sur Paul-André Fortier. Cinq parties à faire au total. Beaucoup de boulot. Mais là il est temps que je prenne une pause.

Hâte de retrouver mon amoureux. C'est difficile de se séparer quand on est des nouveaux amoureux comme nous. Car oui, notre histoire est encore récente, je dois l'admettre. C'est très bizzare ce sentiment de considérer comme une offense quand des gens disent: «Oh oui, c'est normal d'être amoureux fou, votre histoire est récente.» Ça me dérange. Je ne sais pas trop pourquoi, ça m'irrite. Comme si leur sous-texte disait: «Tu vas voir, la magie de l'amour va s'estomper avec le temps». Ça m'énerve. Moi je sais que mon histoire est différente de tout ce que j'ai vécu avant. Rien avoir avec le reste. Cet homme là est rare, très rare. Notre chimie est magistrale et douce. Je ne suis pas née de la dernière pluie, j'en ai bavé dans différentes relations, et j'ai fait souffrir les autres aussi, évidemment. Je me suis acharnée dans des relations où l'amour était là, mais le match pas très bon.

Et là, je le sais avec ma tête et mon coeur, tout y est. La totale. Le coeur, la raison, le corps, l'âme et le reste. Les rires, les rêves, les angoisses calmées, les projets grands et petits. Tout le tra la la. Tout le bataclan, au complet. Dans toutes les langues, sur tous les temps, dans toutes les sphères de nos vies, entièrement. Les petits gestes du quotidiens qui s'assemblent à merveille. Aucun orage. Le ciel bleu c'est nous, et les nuages passent. Alors ne venez pas me dire: «c'est normal d'être super en amour, ça fait 6 mois.» Non. Vous ne comprenez pas, là. Quand je dis autre chose, je veux vraiment dire autre chose. Vous verrez bien, avec le temps qui passe et notre amour qui restera vif.

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dimanche, mars 05, 2006

Nid de bonheur

Quand les temps sont difficiles, faut prévoir des soupapes. Ma recette magique de samedi pour me "requinquer le canayen":

#1- Un bloc de 4 heures de snowboard en duo avec mon agile amoureux. Sentiment de flow avec la pente, chanson et wou-hou en dévallant les pistes molles côte-à-côte. Je m'en viens pas pire, dixit le prof privé. Notre préféré à Belle-neige: la 12. Une intermédiaire presque vide, avec sapins, belles courbes et full soleil. Yeah.











#2- Une séance de spa japonais chez Ofuro au coucher du soleil, avec massage et bisous comme un vrai couple romantique que nous sommes. À la noirceur, les spas allument en rose, bleu, jaune. Avec bulles et jets brûlants, vapeur et sauna sec. Et neige et bains froids en prime, pour l'agréable choc. On s'est ramolli les muscles endoloris (surtout les miens). Grandes discussions sur la vie, nos rêves et Dieu.













#3- Souper à la hauteur de notre gourmandise: des sushis pas piqués des vers dans un honnorable resto de banlieue, qui n'a aucunement à rougir d'aucune comparaison. Qualité des bouchées exceptionnelles, surclassant de loin plusieurs restos sushis du plateau dont la réputation est surfaite. Service impécable, décor fort joli, spacieux et aéré. Niches japonaises disponibles pour petits groupes. Montréalais, faites-donc un détour de ce côté. Nous nous sommes miumés la face et les papilles. Mon favori: un camikaze au thon rouge et coriandre. Ou celui avec pétoncles ou l'anguille fumée? Je ne sais plus, mais c'était à la hauteur du reste de la journée.












#4- Et le reste, je vous épargne nos détails que je garde privés, mais bon, vous imaginez, là. Bonheur. Point. Ah oui, et pour finir le tout dimanche, le Monsieur m'a offert des superbes fleurs blanches très classes, semblables à des lys, montées sur une arche de bambou. Avec de beaux grands feuillages verts élégants. Un avant-goût de printemps. Après avoir frotté notre cuisine de Montréal, il a placé les fleurs près de moi, dans mon beau vase de verre, alors que je travaillais à terminer mon dernier contrat avant la relâche de cette semaine. On se peux plus d'amour, je vous dis pas. Je me sens toute reposée et forte maintenant. Il est rouge, mon homme. Homme Rouge. Je sais pas s'il en existe d'autres modèles, mais je le recommande. Le mien est unique et je ne le prête pas, mais je suis sûre qu'il en existe sur mesure pour vous, si vous n'avez pas encore déniché le vôtre.

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jeudi, février 23, 2006

Force

Je suis subjuguée d'amour. J'y puise une force insondable. J'en ai reçu des autobus et des autobus pleins depuis l'enfance. Ce qui me permet d'en donner sans fin. J'ai remarqué récemment que chaque bisou que je donne à mon Grand Amour provoque instatanément en moi une recharge de un millions de nouveaux bisous à lui donner. Il me donne aussi une grande force pour traverser les moments difficiles que je vis. Les épreuves de la vie sont belles aussi, comme il me disait ce matin. Elle nous ancrent à la vie, elle nous soudent d'amour entre nous. Je vois aussi toute la force de cet amour qui fait parti de mon riche héritage familial. L'amour aussi est insondable, mais il est très concret. Très.

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dimanche, février 05, 2006

Poème d'amour du dimanche

Encore le temps qui passe si bien pour nous / lovés d'amour / toutes émotions enchâssées / forteresse multiple de nos corps liés / solidement ancrés dans nos vies qui se multiplient dans la beauté et les douleurs

Fondue à son sourire sa force sa fougue ses joies ses tristesses/ je me déploie fière et fragile/ je me conjugue encore à ses temps / prête à suivre son tempo comme il se rime au mien / comme il brave mes houles et mes mines sombres / comme il vainc mes angoisses absurdes de femme angoissée / comme nous rimons nos rires dans tous les dédales des soubresauts de la vie / chemin ardu difficile parfois / aride et rocailleux / amer et sombre tracé de vies / pavées d'épreuves qui la rendent si précieuse / là où on s'accroche à deux solidement / pour rendre toute cette vie poncée fragile par nos douceurs quotidiennes / la vie lavée par les baisers les caresses les mots doux les gestes pour l'autre / multipliés d'amour / vibrer en grande écoute et en parlure entière / force foudroyante superbe fontaine osmose à nos joies transparentes / mes larmes de douleurs lavées par sa bouche / mon corps tordu absous par son sang / boire l'amour à mêmes nos joies rivées à une paix forte et belle / lumière à l'oeil de voir croître encore cet amour / conviction saine et grande de l'exponentiel des vies / rires légers et silences de respect pour la grandeur de ce qui est là

Oui nous sommes chanceux de reconnaître toute cette beauté / oui nous sommes choyés de nous être trouvés / oui je suis comblée de l'avoir fait entrer dans ma vie par tous mes pores mon âme mes rêves mes désirs mes espoirs

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jeudi, février 02, 2006

petit poème sans titre

L'harmonie de nos rires dans les matins de travail
vibre
joie retrouvée de mes angoisses rendues muettes

Brillance de nos regards unis si bien
j'inspire
dans la lumière d'un janvier d'une douceur hypocrite

Nos tempos accordés à nos joies
rivées à l'action
chevauchées parallèles de nos vies-tourbillon

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mercredi, janvier 04, 2006

Saveur de chalet



















Bonheur d'hiver:
- un chalet bordé de neige fraîche
- 5 snowboards plantés dans le banc de neige
- un amoureux qui cuit devant le foyer
- 3 enfants qui boivent des chocolats chauds
- une grand-mère heureuse
- quelques plages musicales sélectionnées sur un laptop
- une soupe au poulet qui mijote
- des mitaines qui sèchent devant le feu
- la vie devant soi

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lundi, janvier 02, 2006

Joie



















Sylvain qui me tire sur la glace à toute vitesse pendant la fête de Joss. J'aime l'hiver et la glace, j'aime la vitesse et les folies, j'aime la fête et le vin, j'aime Sylvain.

Je vous laisse, je vais me couler dans un bain chaud préparé par mon amoureux. Mium.

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dimanche, janvier 01, 2006

Pardon cher public

Oui ben voilà. Je suis là. Ouf. Mais en plus d'être disparue du cyberespace, j'étais aussi sur la route entre les Laurentides et Bois-des-Filions. Bon. Avec quelques passages en ville pour constater que mon serveur ne fournit pas. Vous êtes si nombreux à me visiter que mon fournisseur tilte. Alors pour la prochaine année mon grand Amour m'hébergera sur ses serveurs, alors finito les problèmes. Voilà pour la petite note technique.

Pour le reste, je vous présente des voeux de Bonne Année sincères et tartinés d'Amour (avec un grand A). Je vous reviens pour vous splacher l'écran solidement de tous les détails savoureux de mon année qui se termine dans un tourbillon de bonheur indescriptible (que je vous décrirai quand même, je ne suis pas à un paradoxe près) et une joie intense et contagieuse.

Je vous aime. Bisous et sourires à la ronde.

J'ai bu et dansé hier dans un réveillon joyeux amical, avec champagne, rires, amour et amitié (avec épisode de necking d'ado dans les toilettes avec mon grand Amour). Pour finir avec marche dans le froid glacial de ce Québec que j'adore à la folie dans les rues de Montréal la belle, froid sibérien qui ne dégrise même pas tant la soulerie est douce et l'amour nous rends bulles de champagne. Course folle de sprint pour fuir le froid avec rires fous de Sylvain et moi. Poutine au Rapido à 4h00 du matin les yeux dans la graisse de bine de notre amour encore. Et fin de nuit à la hauteur, évidemment. Matin aussi, je vous dit pas, hou la. Aucun mal de tête en plus. Bonne Année.

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vendredi, décembre 16, 2005

Hiver romantique

Diana Krall me sussure "The look of love" dans les oreilles (almost cheesy, I can admit it). Mais chanson fondante pour hiver romantique aux flocons mous qui tombent.

The look of love is in your eyes
A look your smile can't disguise
The look of love, it's saying so much more than just words could ever say
and what my heart as heard, well it takes my breath away
I can't hardly wait to hold you, feel my arms arround you
how long I have waited,
waited just to love you
and now that I have found you
you've got the look of love
is on your face
a look that time can't erase

Je regarde mon voisin d'en face pelleter les trois pieds de neige molle devant son portique. Je me mouche la grippe carabinée (pardon, détail réaliste). Je ne tousse plus. Je pourrai faire la fête demain pour l'anniversaire de Joss au chalet. Je me sens le coeur géant. Chéri, je sais que t'aimes pas trop danser sauf pour trasher, mais dis, tu danseras un slow avec moi dehors sous la neige, tout près du feu de joie? Après on se fera une toune de Béru, promis.

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lundi, décembre 05, 2005

Anecdote de fin de semaine

- Benjamin, 8 ans
«
Papa, tu veux me faire un petit frère? »
- Sylvain, hésitant (et stratégique)
« Heu, je ne sais pas si me souviens comment faire... »
- Benjamin, coquin
« Tu peux demander à Yannick, elle a sûrement la recette. Elle connaît plein de bonnes recettes, Yannick! »
- Moi, tout sourire [Garder le silence, c'est bon, la sagesse...]
« ... »

Comme quoi, les Benjamins ont de la répartie...

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vendredi, novembre 04, 2005

Tu as pris le train

6h30 am. Je ne dors plus depuis 6h00. Tirée du lit car ce billet en tête. L'écran me fait mal aux yeux. Les larmes viennent. Tout se replace, je fixe le blanc de l'écran sans ciller. Ça y est, je suis prête. C'est la suite de ce texte-là.

Nous arrivons en gare. Nous avons roulé longtemps avant d'atteindre le bout de l'Île. Toute une nuit, un siècle, une éternité. Suffisamment pour que j'oublie tout le reste. Je suis neuve, lavée. Je ne porte aucune amertume, aucun regret de ne pas être descendue aux stations précédentes. Je suis là, complètement, à m'imprégner du paysage magnifique, à boire la vie. Le Fleuve est large et fumant d'une brume chargée de mystères, les oiseaux volent haut. Je suis sereine, finalement, après tous mes détours, après le long parcours épuisant, souvent rempli d'espoir, trop souvent déçu. Je suis seule, enfin. Le siège près de moi fut occupé mais jamais vraiment habité. Ou si peu. Je suis contente d'être seule, forte. Forte et fragile, un peu plus mature de mes blessures, de mes attentes abandonnées. Encore jeune, plus belle que jamais avec mes rides au coin des yeux. Je vois mon reflet dans la fenêtre du train. La buée fait de jolies perles qui coulent en gouttes. Je souris. Je me replonge le nez dans mon bouquin.

Le train est à l'heure à la station. Bien ponctuel, tout le contraire de moi, tout le contraire de toi. Le ciel bleu de novembre est pur et haut, les feuilles jaunes encore humides, toutes pleines d'espoir. Les portes ouvertes attendent, t'attendent. L'air frais s'engouffre dans ma cabine, relevant ma jupe pour m'apporter d'agréables frissons frais. Chair de poule. Intuition. Intuition que je suis à un tournant de vie. Les portes béantes laissent entrer les sons de la gare. J'ai toujours adoré les gares. Lieux d'attentes, de possibles, de croisées, de destins qui s'accomplissent. Le bruit du train qui attend, patient et fier. La rumeur des passagers qui défilent, ceux qui entrent, ceux qui sortent. Je pense à cette parfaite métaphore de la vie. Nous sommes des passagers, toujours. Je ne me sens pas impatiente, je ne t'attends pas. Je ne sais pas que tu vas venir comme ça, que tu vas venir dans mon wagon, dans ma cabine, sur le siège voisin du mien. Mais la place est libre, à tout hasard. Je sais, je sais: il n'y a pas de hasards.

Tu arrives alors que le train se remet en marche, les portes se refe