jeudi, juillet 23, 2009

Savourer l'été

C'est ma saison préférée. En fait, j'adore toutes les saisons, mais je me délecte des grandes chaleurs et du soleil brûlant. J'aime l'été-tropique. Au Québec, traditionnellement, la période de canicule dure deux semaines, trois, si on est chanceux. J'attends encore. Mais la saison, malgrés les pluies abondantes, est quand même belle. J'adore les fleurs partout, les enfants dans les rues, la crème glacée et les vêtements légers. J'adore ma ville quand elle est comme un petit champagne, tout pétillant de bonne humeur estivale, toute parée de ces 1001 carnavals et de sa pluie de festivals (sans jeux de mot). J'aime les fenêtres ouvertes, les chats de ruelle, les vélos nombreux. J'aime les parties de tennis, les baignades à la piscine, les escapades en campagne, les pique-nique et les appéros sur la terrasse. J'aime les hammacs et les palmiers qu'on met dehors sur la galerie. J'aime les conversations de coin de rue avec les voisins, les trotinettes, les musiques qui résonnent par les fenêtres grandes ouvertes. J'aime les fêtes de rue, les jeux d'eau, les jardins, les BBQ et les nuages d'été, roses et mauves. L'été me rappelle qu'entre mes zones grises, je suis parfois légère, très légère.

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mardi, juillet 21, 2009

Les échardes du quotidien

Les échardes du quotidien. Après des Vacances de rires et de détente, voici l'abrupt retour au quotidien. Avoir son bureau à la maison avec des enfants en Vacances, ce n'est pas facile. Même des grands enfants qui sont des merveilles. Même si les deux plus jeunes partent (parfois) au camps. C'est l'usure du quotidien qui entre sous la peau. C'est mon bagel au grille-pain mangé par quelqu'un d'autre, c'est mes sous vêtements préférés portés par la grande, en pénurie de petites culottes, c'est les chicanes incessantes entre les deux frères, c'est les traineries et la saleté des autres, que je trouve insupportable après deux semaines loin de la maison. C'est l'abnégation pour des enfants qui ne sont pas les miens, qui ne le seront jamais. Et moi qui ne tombe pas enceinte. Ma patience s'élime, le temps passe, mes soupirs s'approfondissent.

La vie des autres m'apporte un éclairage, une perspective. Je suis attristée par la séparation d'un couple tout mignon que j'adorais. Il a trois enfants. Ils étaient fiancés, ils ne le sont plus. C'est beaucoup, trois enfants, pour une femme célibataire qui se joint à l'équipée. Je le sais bien, je l'ai fait. Mais malgrés les difficultés, malgrés ma patience très limitée, malgrés mes exigeances très élevées qui se buttent au laisser-aller adolescent qui plane dans cette maison, malgrés cela et plus encore, j'aime mon homme. Et cet amour est mon roc, mon île, mon refuge. Sa douceur et sa force me servent d'ancrange, de repère. Il me ramène de bien des dérives. Je n'en reviens toujours pas, même après toutes ces années, de mon bonheur d'avoir trouvé un homme tel que lui. Auprès de lui, toujours, je retrouve mon sourire.

- Enfin, la maison est vide des enfants partis pour quelques heures. Je respire. J'ai tant besoin de cet espace de solitude. -

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vendredi, juillet 03, 2009

L'impermanence et l'éphémère

Un forte impression de nostalgie décalée s'est emparée de moi. Je regardais les photos d'une amie retrouvée dans les méandres du web, une amie du temps de ma vie européenne, il y a déjà plusieurs années. Elle est toujours aussi belle, le temps ne semblant pas avoir d'emprise sur elle. Son amitié était comme un vent de fraîcheur, un éclat de rire. Une belle personne, vraiment. Je suis contente que nos vies se soient croisées. Mais il est peu probable que je la revoie. Elle habite l'Amérique latine, et le cadre professionnel qui avait permis notre rencontre était bien temporaire. Nos vies trépidantes et remplies ne nous permettront sans doute pas de se rencontrer à nouveau. Et au fond, peu importe.

J'ai eu le plaisir de connaître cette femme, comme j'ai eu le plaisir de connaître tant d'humains fascinants et attachants, et comme j'aurai encore le plaisir de connaître tant d'autres belles personnes. Mais en regardant ses photos d'enfance, et d'adolescence, à une époque où je ne la connaissais pas, j'ai eu une sorte de vague à l'âme inexplicable. Un sentiment de ne pouvoir tout embrasser, de ne pouvoir véritablement atteindre une finalité complète à étreindre toutes mes aspirations. Peut-être est-ce le temps lourd de cet été humide qui ne s'affirme pas qui m'apporte cette tristesse indomptable? Toutes ces vies croisées, tous ces liens tissés, tous ces coeurs enflammés, toutes ces joies, ces rires, ces passions, ces larmes, pour vivre notre impermanence et notre éphémère dans la plus belle conscience que le moment s'arrête quand il commence.

La vie s'étire lentement, ombrage à mes doutes. J'aimerai bien avoir un chat pour le regarder ronronner au soleil et jouer avec les mirages de lumière. Il pourrait me ramener à l'essentiel, et faire taire ces angoisses inutiles.

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jeudi, juillet 02, 2009

Rongeurs urbains indésirables

Les squirels-angels contre-attaquent: ils ont dévoré mon chèvrefeuille grimpant et minent mes plus beaux bacs à fleur en éjectant les fleurs par-dessus le bac. J'étais attérée (autant que l'arbustre) quand j'ai vu le triste sort qu'ils ont réservé à mon superbe chèvrefeuille grimpant, qui cachait la vue à mes voisins en grimpant à 5 pieds de hauteur sur le treillis, couverts de fleurs orangées.Ils ont grignotté les fleurs, grugé les tiges à la base. Un désastre. Et ils ne se nourissent pas de ces plantes, ils abandonnent plutôt les tiges cassées et les fleurs fannées sur le lieu du carnage, sans plus de ménagement. Que veulent-ils? Ils ne cachent aucune noix dans la terre. Leur démarche semble bien inutile à mes yeux, et apparait uniquement comme un acte destructeur. C'est comme une sorte de violence gratuite animale.

J'en ai vraiment marre. J'ai tout essayé: piment de cayenne en vaporisateur (ils semblaient aimé cela), piment broyé (aucun effet), cheveux humain (éveille leur curiosité), fumier de poule. J'ai même l'impression que lorsque je fais des efforts pour les chasser, ils redoublent d'ardeur. Ils sont gros et agressifs. Je sais que les Améridiens font de l'écureil grillé. L'idée me rebute, mais c'est peut-être délicieux...

Des idées pour faire fuir ces méchants écureuils de ville?

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