lundi, mars 31, 2008

Les mots de Ben

Chaque soir quand je suis avec lui, je dois mettre de la crème dans le dos de Benjamin, car le pauvre enfant a la peau teeeerriblement sèche. Particulièrement en cet hiver qui ne finit plus. Hier soir, alors que je procède avec mon attention maternelle de belle-mère (!), attendant sa délectation habituelle de se faire cajoler, il crie un peu:
- Ouch ouch, ça pique.
- Qu'est-ce qui se passe, Jam?
- C'est comme une guerre intense dans mon dos entre la sécheresse et l'hydratation. Et c'est plein de petits soldats qui se battent sur ma peau.

J'adore l'imagination de cet enfant.

Libellés :

vendredi, mars 28, 2008

Récolte

Je viens de recevoir une pluie de compliments pour ma vidéo réalisée pour le Conseil des Arts de Montréal. On y voit tous les lauréats de cette année. Je les laisse parler de création. Beaucoup de grandes dames pleines de charisme, et deux hommes incontournables de notre culture d'ici.





Roulement de tambour... et le gagnant est: Dena Davida (danse)
Bravo!

Libellés :

mercredi, mars 26, 2008

Robin des bois

J'ai eu le plaisir d'aller dîner dans cet endroit si chouette. C'est joli, agréable, le service est très bon, la nourriture délicieuse. Le décor est épuré et de bon goût. Et c'est pour une bonne cause. La lumière du soleil du printemps entrait par les larges fenêtres qui donnent sur Saint-Laurent.

Libellés :

samedi, mars 22, 2008

Changement de saison

Je suis prête pour du neuf. Je termine tous mes projets, j'arrive à la fin d'un cycle de productivité. Je suis aussi en questionnement: qu'est-ce que j'ai envie de faire maintenant? Réalisation, montage? Télé, cinéma, web? Je dois faire le point, et refaire mes forces. Je dois me centrer avant de me relancer dans de nouveaux projets. Je suis assaillie de doutes sur la bonne voie à prendre. Rien de mieux qu'un peu de recul pour le faire. Avec le printemps viendront les fleurs et les nouveaux projets. Mais avant, il reste un peu de temps à hiberner...

Libellés : ,

mardi, mars 18, 2008

Recette de réhydratation

J'ai été terrassée par une gastro-grippe monstre. Méchante. Je n'ai pas pu me rendre à deux événemnents professionnels de haute importance aujourd'hui. Quand on me dit que le corps lance des signaux clairs qu'il est temps de prendre un pause... Si on ne le fait pas, le corps se charge de vous le rappeller! Bref, je suis restée scotchée à mon lit, mon corps de plomb refusant d'obéir. Depuis hier je n'ai rien pu avaler, et la moindre petite goutte d'eau refusait de rester dans mon estomac. Ouch. J'ai téléphoné à info-santé. Voici la recette de réhydratation, toute simple, qui m'a remise doucement sur pied. Merci à la gentille infirmière qui me l'a donnée.

Pour remplacer le Gastrolite, et autres mélanges de réhydratation commerciaux:

- 940 ml d'eau bouillie pendant une minute, puis refroidie
- 3 cuillèrées à table de sucre blanc
- 1/2 cuillèrée à café de sel

On commence par boire des toutes petites gorgées. Si on garde sans retourner à l'expéditeur, on boit graduellement de plus grandes gorgées, en attendant plus longtemps entre "les boires". J'avoue que j'ai aussi bu un peu d'un anti-vomitif puissant: la tisane d'absinthe. En toute petite quantité, car c'est très très choc. Et ça goûte les remèdes de sorcière. À éviter pour les femmes enceintes.

Libellés :

lundi, mars 17, 2008

Vie de pigiste

La vie des petites entreprises et des pigistes en communications est palpitante. Les projets s'enchaînent, les possibilités sont infinies, les contrats tous plus stimulants les uns que les autres. Je suis heureuse professionnellement, c'est indéniable. Mais je suis aussi fatiguée. Et prendre des Vacances relève du plus grand défi. Je dois bloquer du temps. Mais comment faire quand on a pris des engagements? Je ne demande qu'une petite semaine pour refaire mes forces. Ce n'est plus optionnel, car les signes de fatiguent me crient de prendre une pause: sommeil léger, impression de fatigue au réveil, découragement, palpitations cardiaques, stress excessif pour des situations banales, manque de patience. Je me sens toute crue, à vif. Je rêve de Vacances de Yoga au bord de la plage. Et en plus, j'ai même trouvé un compagnon de voyage idéal...

Libellés :

mardi, mars 11, 2008

Vaccum (ou les emmerdements quotidiens)

Il y a des jours où tout poisse. Les objects méchants vous attaquent, les cauchemars vous éveillent et les gens semblent être des ennemis qui veulent votre perte. Cette terrible phase de paranoïa absurde s'appelle spm. Mais toutes ces manifestation de méchanceté collective à mon endroit sont bien réelles, il me semble! Les voisins me marchent sur la tête et gueulent à travers leur appartement (ou ils ont un invité qui est sourd). J'ai un mal de bloc qui planne, sans vouloir vraiment s'installer. Ma voiture ne bouge pas d'un iota malgés mes efforts, bien enlisée ses pieds dans la glace.

Les rues sont des dédales de mi-slutch, mi-plaques de glaces meurtrières, entres lesquelles les pauvres piétons que nous sommes doivent sauter (sans se rentrer dedans). Les rues de Montréal donnent l'impression d'être dans un immense jeu vidéo où on ne marque aucun point. Je quitte un magasin, un homme me laisse tomber la porte dessus. Je lâche un "ouch" sonore, sans que le malpoli ne se retourne. Où a-t-on rangé la galanterie, bordel? Je ne parle même pas de galanterie, je parle de civisme! Je continue mon chemin, et au supermarché, c'est au tour de la porte automatique de se fermer sur moi. Voyons donc! Je suis invisible aujourd'hui, ou quoi? En quittant l'épicerie à la porte vitrée assassine, je croise sur mon chemin, coup sur coup, deux personnes que je ne veux pas voir - des individus vils et méchants que j'ai cotoyés autrefois-. Je les ignore, simplement. On ne peux rien faire d'autre quand ça ne tourne pas rond, il faut simplement passer son chemin.

Libellés :

dimanche, mars 09, 2008

Première du documentaire sur le solo 30x30

Neige dehors. Sale temps. Mais joli les flocons bien gras et généreux. FIFA, ONF, samedi soir, 19h. Je me dis: "personne ne va venir". Et bien non. Salle comble. Presque. Joie. Je suis si nerveuse. Plus de deux ans depuis le début de projet. Dans la salle, des Grands: Françoise Sullivan, Louise Lecavallier, et d'autres que je n'ai pas vu. Un public avide de danse. Des amis amoureux de la danse. Des admirateurs du travail de Paul-André. La réaction est bonne. Pendant le film je sens l'émotion des gens dans la salle. Et après, pluie de compliments. Les gens ont adoré, ils ont trouvé le film très beau. J'ai eu des compliments sur la beauté des images, sur la justesse du montage. J'aime la danse et j'aime la filmer. Le mouvement est pour moi une écriture pure qui se compose dans le cadrage, la lumière, les couleurs, les textures. Des comliments aussi sur la superbe musique de Martin. Mission accomplie. La prochaine fois je ne ferai plus un film avec 10% du budget initial, promis.

Libellés :

vendredi, mars 07, 2008

Perscription: petits plaisirs

Je suis épicurienne. Donc si je plonge dans un blues léger, c'est assez facile me remettre d'aplomb. Voici la recette:

- Un cours de Yoga trrrrrès intense, avec demande spéciale de faire monter l'énergie.
- Trois films loués à la Boîte Noire: Vera Drake de Mike Leigh, The last empereur de Bertolucci et un film Brézilien avec le mot "mangue" dans le titre. (ok: Mango Yellow de Claudio Assis)
- Un steak-fritte maison, avec sauce au fromage bleu (hé! Faut pas renier ses racines belges, surtout un vendredi soir)
- Une bonne bière fraîche servie dans un verre de collection (belge, hé!)
- De la crème glacée Ben et Jerry, double fondant au fudge (pour le 2e film)
- Un coup de film (heu... pardon, "coup de fil") à mon amoureux, bien arrivé à bon port à Austin

Bonne soirée!

Libellés :

Besoin de gentillesse

Je termine plusieurs projets, et l'hiver s'achève. Mes batteries sont à terre. Une fatigue insistante ne semble pas vouloir me lâcher. Mon grand amour s'est envolé pour quelques jours pour son travail. Je me retrouve seule, avec ma fatigue qui accentue un sentiment de lassitude qui pourrait friser l'épuisement si je ne fais pas quelque chose pour améliorer mon sort. J'ai besoin de gentillesse autours de moi. Beaucoup. C'est pas difficile d'être gentil. Un mot, une phrase, un sourire, un coup de téléphone. Je dois probablement me dire que la gentilesse sera dans le regard que je porte, et non l'attendre des autres. Sinon, je pourrais être déçue...

Le meilleur remède: je vais me faire plaisir. On est jamais si bien servi que pars soi-même, après tout!

Libellés :

jeudi, mars 06, 2008

Réforme de blogue en vue!

Depuis longtemps je me pose la question à propos de mon blogue: est-ce une si bonne idée de mélanger le personnel et le professionnel au même niveau? J'ai un blogue professionnel de compagnie et c'est Dziit! - et ce depuis 2 ans - Mais j'y écris bien peu, en fait je met surtout en ligne le contenu de mes chroniques pour Premières vues. Donc, je compte transformer Dziit en "Le carnet de Yannick" qui deviendra mon blogue professionnel d'artiste, de réalisatrice et de consultante en stratégies technologiques. Vivre la vie restera le lieu des états d'âmes et des envolées lyriques de Yannou la poète, la femme, la philosophe, l'écologiste, la rêveuse...

Je vous préviendrai. C'est pour bientôt...

Libellés :

Entrevue en ligne

Me voilà toute livrée pour vous en entrevue audio, à la vie rêvée des gens...

Libellés : , , ,

Un nouveau blogue pour savoir quoi faire à Montréal...

Mon vieil ami André Lemelin lance un blogue Quoi faire à Montréal aujourd'hui, afin de créer un répertoire de tout ce qui se trame de culturel à Montréal et en banlieue. Vous pouvez annoncer, vous informer ou recevoir la cyberlettre.

Libellés :

mercredi, mars 05, 2008

Ma journée de la femme est toute la semaine...

Cette semaine j'enregistre les deux dernières chroniques à la TV de la saison de Premières vues (VOX), où je tiens un carnet à propos de la technologie au cinéma (je parle surtout d'Internet 2.0).

Cette semaine j'ai refilé un coup de main aux Réalisatrices équitables qui sortent une Étude importante sur l'état de la disproportion entre les hommes et les femmes en matière de réalisation. Je m'occupe du blogue. J'y ai posté tous les documents clefs de cette semaine du 8 mars.

Cette semaine je termine un contrat pour le Conseil des Arts de Montréal (CAM). Je réalise la vidéo de présentation des lauréats de cette année au Grand Prix du Conseil des Arts de Montréal. Surtout des femmes...

Cette semaine je présente mon premier long métrage documentaire Journal d'un danseur nomade (52 min), documentaire à propos de la tournée 30x30 du chorégraphe et danseur Paul-André Fortier, au Festival des Films sur l'Art (FIFA). C'est samedi soir le 8 mars à 19h au cinéma ONF, à Montréal.

*

Je pense que je vais prendre une petite semaine de Vacances bientôt... Comme dit l'annonce: "je le mérite bien"...

Libellés :

Engagement

Aujourd'hui je suis invitée à CIBL à www.laviereveedesgens.net par Emmanuelle Sontag. J'y serai pour parler de mes rêves, mes utopies et d'engagement. [mercredi 13h à 14h]

Selon moi l'engagement commence par une conscience de soi-même, un respect de son corps et de son esprit (par une alimentation saine, par la pratique quotidienne du yoga ou d'un art martial, par exemple, par l'écoute de ses besoins). Il se poursuit dans le respect et la conscience de son environnement (en faisant des choix écologiques, en respectant les autres, en étant bienveillant envers les autres). L'engagement se continue dans la conscience sociale et le respect de la société dans laquelle nous vivons (par des choix politiques ou sociaux, par du bénévolat ou par la création). Du plus petit au plus grand, l'engagement commece par soi-même et va au-delà. Et prends toute sa force dans des gestes concrets qui forment racine, et qui se prolongent en une grande réflexion sur notre rôle au sein du monde.

Libellés : , ,

lundi, mars 03, 2008

Prendre de l'âge

Vous pensiez que j'allais vous parler de moi, du temps qui passe... et bien non! J'ai une histoire à propos du fier Benjamin, le fils de mon homme. Il a maintenant 10 ans. Il vieillit, y a pas à dire. Nous discutions aujourd'hui de sa "blonde", avec qui il passe beaucoup de temps, surtout au téléphone et sur msn.

- Qu'est-ce que tu fais avec elle à la récré? (Je suis curieuse)
- On parle.
- Tu la tiens par la main? (Je suis un peu ratoureuse)
- Non, on parle.
- Mais tu ne t'ennuie pas de jouer à des jeux, au ballon, de courrir? (Je suis une belle-mère insistante)
- Maaaaais non, Yannou, faut que je maturisse, tu comprends.
- ...
- ...
- Heu, oui, je comprends.

Libellés :

Maisons écologiques: emplacement idéal

Nous cherchons le lieu idéal de vie pour une famille avec des ados, et des parents qui travaillent à la maison. Pour moi, c'est très clair: je veux vivre en ville. Mais je suis encore en questionnement à propos de l'emplacement d'un logement écologique de rêve. Mais le prix des maisons est tellement plus élevé en ville qu'à la campagne... En fait, la principale différence est l'espace et la qualité des logements. Car en campagne, c'est possible de repartir en neuf. Tandis que la ville, c'est synonyme de rénovations. Et les rénovations, écologiques ou pas, c'est dispendieux.

Mon projet de rêve? C'est de mettre en place des lofts écologiques familiaux. Les lofts sont des espaces de vie aérés, remodellés pour les besoins de leurs occupants. Faire l'acquisition d'un espace ouvert nous laisse le champs libre pour construire les divisions des pièces à notre guise, et de garder un espace ouvert commun, avec une belle fenestration. Mais le problème est le lieu où se situe des lofts, en milieu industriel. Avec des enfants, ce n'est pas l'idéal. Et les corridors sont souvents glauques...

Mais si je trouvais des gens prêts à investir (à s'investir) dans un logement écologique de leurs rêves... avec un toît vert, et un système commun de compostage, et une chute pour le recyclage. Il serait possible de faire une coopérative, ou même des condos, sur ce principe. Mes idées de grandeur semblent bien irréalisables, parfois. Et pourtant, je ne peux abandonner cette belle idée si simplement. J'en rêve... jusqu'à l'obsession!

Les lofts ne sont pas un lieu de vie unique aux artistes, aux jeunes entrepreneurs, au jeunes couples urbains. Ils peuvent satisfaire un mode de vie familial. Tout dépends de leur aménagement. Il me semble que c'est possible, non?

Libellés : , ,

Choc des valeurs

C'est tellement facile de se rassurer sur ses propres convictions (sociales, écologiques, politiques) quand on reste enfermé chez soi. Mais quand on pointe le nez ailleurs, qu'on prend le temps de vivre avec d'autres, on se retrouve devant l'évidence: rien n'est aquis. Inévitablement, ce que l'on considère comme l'évidence, le bien-fondé de nos choix de vie, se trouve sapé par la banalité du quotidien des autres qui se déroule autrement. C'est clair comme de l'eau de roche: il faudra beaucoup plus que de la bonne volonté citoyenne pour freiner les mauvaises habitudes de surconsommation et de gaspillage qui sont normales chez beaucoup de gens. C'est seulement à coups de lois drastiques que nous arrêterons le gaspillage de l'eau, la montagne de détritus inutiles jettés chaque jour, la surconsommation complètement absurde de biens, et le gasillage éhonté d'énergie et de nourriture. Comment se fait-il que cela ne soit pas dans les réflexes de base des individus? Est-ce que ma petite école primaire de banlieue des années 80 était si différente, pour avoir réussi à m'inculquer ses reflexes de bases de tenir le gaspillage et la pollution en horreur? Est-ce si difficile de faire le lien entre les gestes que nous posons chaque jour et le problème réel de pollution de l'environnement que nous vivons en ce moment?

Les bras me tombent. Je suis parfois découragée de tout ce chemin à parcourir. L'envie est grande de rester en cerle fermé avec des gens qui partagent mes valeurs...