mercredi, janvier 30, 2008

Comment sortir de l'écran

J'ai trouvé. Mon idée première se précise.Comment sortir de l'écran? Je veux révéler l'envers. Révéler l'envers du blogue. Ce carnet est un livre ouvert sur mon processus de création, et on m'invite à faire une performance à la galerie La Centrale sous le thème "sortir de l'écran". C'est l'évidence: révéler le blogue, montrer tout son potentiel d'instantanéité, de spontanéité, de partage. Toutes ces notions qui me collent à la peau (comme artiste).

Donc je lirai des textes tirés de ce blogue, illustrés en musique et en images. Avec la quête du bonheur comme filtre au contenu. Et j'écrirai aussi en direct. En attendant les gens, mais aussi entre les textes lus, comme présentation des textes. Parce que l'écriture non orale a quelquechose de terriblement intime, même si sa voie est publique. Parce que les mots sont plus doux, et libres. Oui, les mots sont libres. Libres de sonner comme le lecteur l'entends dans sa tête. Mais la voix n'est pas la prison de l'écriture. Elle est seulement une chambre, une pièce, un endroit où elle se pose. Elle n'étouffe pas la liberté des mots, la voix lui donne une direction, un ton.

Vous qui me lisez et qui ne me connaissez pas en chair et en os, avez-vous déjà imaginé ma voix? L'entendez-vous douce ou rauque, aigüe ou grave, suave ou haut-perchée? Moi-même, quand j'écris, j'entends ma voix dans ma tête qui le lit. Étrange, non?

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lundi, janvier 28, 2008

Sortir de l'écran

Le 13 février prochain (20h) je partagerai mes textes en musique et en images à la galerie la Centrale (4296 boul. St-Laurent, Montréal).

Je lirai des poèmes, mais aussi des réflexions et des textes tirés de mon blogue. Je compte aussi bloguer en direct, lors de la performance, et poser quelques ordis sur place pour que les gens puissent faire des commentaires en direct.

Les thèmes? La joie, le bonheur, l'enfance, la nostalgie...

Musique Janet Lumb
VJ fait par Karine Charbonneau*

* Karine ajoutera des textures à mes images: archives familiales datant de 1950 (filmées par mon grand-papa gélinas), et images des enfants jouant au Parc Lafontaine en automne

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vendredi, janvier 25, 2008

Vision claire: habitation idéale

Enfin! Ma vision se précise. À force de questionnements sur le lieu de vie idéal, j'ai trouvé ma réponse. C'est en ville que je veux vivre. La vie en ville peut véritablement m'offrir le mode de vie que j'aime: ne pas prendre ma voiture pour les déplacements, esprit de village, quartier vivant, rapports chaleureux avec les commercants et les voisins. Je vis en ville et en banlieue en même temps depuis plus de deux ans: mon choix est maintenant fait - avant cela j'ai testé la banlieue pendant 17 ans pour y avoir poussé, et la ville pendant presque aussi longtemps comme jeune adulte -. J'ai toujours préféré la ville. Mon besoin de grand air et de campagne sera satisfait lors d'escapades en forêt, et les parcs et espaces verts de Montréal peuvent m'offrir satisfaction aussi. Dans l'idéal, très possible, je trouve un lieu qui possède une grande cours, avec un arbre dessus. Va pour l'endroit. Montréal. Le quartier maintenant... reste à trouver LE lieu.

Et maintenant, on loue? On achète? Pour avoir retourné la question dans tous les sens, il est tout à fait logique de devenir propriétaire. Surtout que mes projets se précisent. J'ai eu la révélation évidente de ce que je veux, vision partagée par mon homme. Claire comme de l'eau de roche. Un grand projet, très fou. J'hésite un peu à vous le livrer ici... comme si ce rêve très grand était impudique. C'est le fruit d'une grande réflexion, et de beaucoup de questions posées autour de moi, à des propriétaires de maison. Une vision qui est aussi le fruit de recherches sur l'habitation écologique et la préservation du patrimoine montréalais. Et la réponse me semble évidente, mûrie. Et je suis complètement emballée, embrasée, par ce projet. Je suis calme aussi, comme une forte certitude d'avoir trouvée ma voie. Le chemin sera long, difficile, mais terriblement excitant. Je suis prête.

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Critique de L'emportement suivi de Plaisirs

Je suis heureuse de lire une critique de mon recueil et de mon film. C'est tellement agréable d'avoir du feedback. La critique est juste: mon film est appuyé sur une démarche plus solide que mon écriture.

Lisez-la ici sur Lecteurs.ca

L'amitié

Je devrais toujours me souvenir qu'après un phase d'angoisse et de déprime suit toujours un moment de plénitude et de joie. Toujours. (C'est Étienne qui le dit). Je suis comme ça, c'est tout. Et cette vague arrive par la porte de l'amitié (formule kétaine et véridique). J'aime mes amis. Tellement. Ils me font du bien. Ils sont là, autours de moi: par l'écran, le téléphone, la vraie vie. J'aime les humains, et ils me le rendent bien. Ce que j'aime le plus: faire rire mes amis. Le test pour savoir si je deviens amie avec une personne: est-ce que je la fais rire? Mon intense satisfaction: accompagner mes amis jusqu'aux larmes (de rire). Des fois je me trouve drôle moi-même (mais il ne faut pas le dire, ça gache tout). C'est comme de la chimie, avec certaines personnes je suis drôle, avec d'autres pas du tout. Parfois, avec mon homme, on a 5 ans. C'est une forme d'humour très légère et simple (parfois douteux), qui guérit de tout. Je le regarde et je le vois à 5 ans, pour vrai, et on rigole. On aurait été des vrais amis, même à cet âge, j'en suis certaine. On aurait fait pleins de mauvais coups ensemble. Aujourd'hui, on fait des bons coups.

J'ai très hâte, ce soir mes copines viennent souper. Au menu: poulet cacciatore et salade mesclun.

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mardi, janvier 22, 2008

Journal d'un danseur nomade au FIFA

Le Festival du Film sur l'Art a sélectionné mon film "Journal d'un danseur nomade". Vous pourrez enfin voir ce documentaire qui suit le chorégraphe et danseur Paul-André Fortier dans son périple du Solo 30x30.

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Se faire du bien

J'ai confié mes états d'âmes vacillants à une amie. Elle m'a simplement conseillée de me faire un petit plaisir par jour. Alors je dresse ici la liste des choses que j'aime et qui me font du bien:

- Écrire des billets
- Parler à des amis
- Lire mon journal avec un café au lait
- Sourire pour rien, spontanément
- Pardonner
- Manger des chips crunchantes
- Faire du ski de fond (avec ciel bleu)
- Faire du Yoga
- Chanter
- Écrire un bon texte
- Avancer (dans le sens: éliminer un item de la "to do list")
- Prendre le temps

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lundi, janvier 21, 2008

Se sentir pas bien

Angoisse pure à couper au couteau. Pleurs inutiles incontrôlés. Démotivation. Envie de rien. Peur au ventre. Peur de je ne sais quoi, de tout, de rien. Mollesse. Regard terne. Cernes bleutés. Mais en même temps, je sais que ce n'est pas une dépression. On me dit que je pars demain au Mexique pour un break à me balancer dans un hammac: je me sens en pleine forme. On m'annonce que je pars en retraite de yoga pour une semaine, je pète le feu (ben, presque, mettons). On m'envoie tourner une émission de cuisine en thailande, je suis enchantée. On me donne du financement pour faire mon prochain projet documentaire, j'exulte. C'est le quotidien qui m'assome, cette sensation étrange de me sentir complètement débordée, alors que j'ai tout en main pour parvenir à mener à terme tous mes engagements professionnels. Je me sens lasse, excessivement fatiguée dans ma tête. Je suis floue. Trop de caps professionnels à tenir en même temps, une sensation désagréable de ne pas avancer assez vite, de stagner. Manque de patience avec les enfants, évidemment. Lassitude d'être toujours en transit, entre l'appartement montréalais et une maison en banlieue. C'est idéal, pense-t-on, avoir deux lieux de vie: quel luxe. Mais non, finalement, ce n'est pas si chouette. Je n'aime pas la banlieue, et mon appartement demanderai qu'on y investisse du temps et de l'énergie pour offrir une meilleure qualité de vie. Déménager en un seul lieu assez grand pour tous? Oui, mais pas tout de suite. On doit attendre le bon moment. "Patience et longueur de temps valent mieux que force et rage" dit le dicton. Pffff. Les dictons, ça m'énerve.

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jeudi, janvier 17, 2008

Blues d'hiver

J'ai le moral gris. Manque d'humour, manque d'air, manque de ciel bleu, de soleil et de neige. Manque de Yoga, finalement. Je broie du noir parce que je piaffe. Je suis un orage à l'énergie mal contenue, mal distribuée. Je suis inégale, je suis montagne russe (canadienne). Je ne suis même plus drôle. Je vois la souffrance et la maladie autours de moi: la santé qui vascille, la mort qui rode. De près, de loin. Je lis le journal le matin et je pleure parfois. Je suis pathétique. Moi je vais bien: j'ai la santé, j'ai un toît et un grand bonheur d'amour. Je ne suis pas à plaindre. Et pourtant, je chigne. Gna gna gna. Tousse tousse tousse. Ayoye ici, ayaye là. Me regarde bêtement le petit nombril comme un tunnel d'égocentrisme sans fond: mes cheveux sont mous, ma peau est transparente, mon oeil est cerné-bleu. Je m'énerve moi-même, c'est tout dire. Je me pompe l'air. Tiens, même ces mots, ils m'énervent sur l'écran.

Qui a dit que janvier est un mois idéal pour être dépressif?

Journal d'un danseur nomade












Images tirées du film "Journal d'un danseur nomade", avec Paul-André Fortier













J'aime travailler avec des flous. On ressent alors les lignes des corps qui dansent. Tout devient plus poétique. Les couleurs s'effacent pour laisser vibrer des émotions. Les corps intangibles frissonnent.

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mercredi, janvier 16, 2008

Vivre de la poésie?

Je publie ici une partie d'une réponse faite à une jeune fille qui a découvert mes textes de poésie sur Internet. Elle me demandait s'il est possible de vivre de sa plume...

Il n'est pas rélaliste de strictement "vivre de sa poésie écrite", du moins ici au Québec. Et je doute que ce soit le cas en France. La poésie est effectivement le parent pauvre de la littérature. J'ai publié deux recueils de poèmes, aux Éditions Planète Rebelle (Montréal), pour le plaisir de partager mes textes et la satisfaction de les voir publiés. Mais à chaque fois, ce ne sont que 500 copies qui furent imprimées. C'est bien peu.

Par ailleurs, la diffusion de la poésie sur Internet se porte bien, et cela permet de joindre des nouveaux publics. Pas de limite de frontière, et la publication est libre et gratuite! Le simple fait de publier vos mots sur un blogue personnel, ou un site de littérature, et de les signer, et vous existez comme auteur. Les lecteurs peuvent très facilement vous joindre, ou commenter. À titre d'exemple: j'ai 1500 lecteurs chaque semaine ici-même.

De plus, il ne faut pas oublier que la poésie est la source première des textes de chansons. Donc la poésie n'est pas morte, elle se porte bien, et elle est bien vivante par la musique!

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lundi, janvier 14, 2008

CV en mutation

Je viens de mettre mon CV à jour. Toujours un moment idéal pour prendre conscience du chemin parcouru. Et je réalise que mon CV de "créations multimédias" prends une pause en 2005. Date à laquelle j'ai commencé ce carnet. Alors, la couturière du multimédia que j'ai été se recycle en bloggeuse? Que dois-en conclure?

1) Une journée ne comporte que 24 heures, et la création pure demande quelques heures de plus à une journée.
2) Que le temps des blogues me fit entrer dans une ère contemplative qui porte le joli nom de procrastination (en résulte une diète sévère à l'énoncé #1).
3) Que cette année coincide aussi à ma rencontre avec l'homme de ma vie, avec qui je préfère passer mes temps libres à moults usages créatifs agréables plutôt que de passer ces heures supplémentaires devant mon écran à faire de la "création multimédia".
4) Toutes ces réponses.

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Merci la neige

Les gros flocons qui tombent mollement ramènent un peu de poésie sur ma ville ce matin.

samedi, janvier 12, 2008

Bloguer sa vie

Ce matin, un déjeuné très sympa avec d'anciens collègues de travail, aussi des amis. Moment de retrouvailles, de tranches de vies, d'anecdotes, de se mettre à jour sur tous les projets respectifs sur lesquels nous travaillons. Beaucoup de passion concentrée autour d'une table. C'est alors que mon cher Michel me parle d'une collègue à lui, lectrice de mon blogue. Il est fasciné par le phénomène: cette femme me connait comme une amie de longue date, alors que je ne la connais pas. Je souris. Ça fait chaud au coeur d'avoir écho des lecteurs silencieux. Surtout que la dame est une personne d'estime. Au plaisir de vous rencontrer, chère madame. Mais peut-être dois-je vous appeller par votre prénom? Je continurai à vous vouvoyer. J'adore cela: le prénom et le vous. Cela teinte la relation d'individualité et de respect. Une sorte de limite chaleureuse à des quasi inconnus pour lesquels on sent une empathie.

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mercredi, janvier 09, 2008

Sans regrets

Je publie ici une réponse que j'ai fait à un touchant billet de Grande dame:

Avant le décès de mon grand-père, lors d'une visite chez lui, j'avais amené ma caméra vidéo. Je lui ai demandé si il acceptait que je le filme, pour lui poser quelques questions sur sa vie si riche. Il a dit non, pas maintenant, je suis fatigué. Nous savions qu'il était trop tard, que cette entrevue aurait été possible quelques années auparavant, même quelques mois, mais là, il était trop tard. La caméra est demeurée dans le coffre arrière de la voiture. Nous avons bavardé doucement, et il m'a raconté des choses très belles sur sa vie, ses joies, sa satisfaction des choses accomplies. Étrangement, je n'ai jamais regretté de ne pas l'avoir filmé. Il était l'ombre de lui-même, affaibli par le cancer, et le souvenir n'aurait pas rendu justice à l'image de l'homme jovial et énergique qu'il était. J'ai la douce conviction que sa mémoire vivra un jour dans un roman qui relatera sa vie. Ce récit, je l'espère, saura partager au monde toute la force et l'inspiration de cet homme qui sera toujours un modèle pour moi.

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mardi, janvier 08, 2008

Paresse et discipline de création

Joie. C'est mon thème pour cette nouvelle expo que je prépare.
Je vais sortir de l'écran, pour l'Agence topo. Pour une performance-installation de poésie.
http://www.sortirdelecran.ca/

Paresse

Je suis en train de me demander si je ne vais pas accueillir les gens en pyjamas dans la galerie d'art. Parce que je me sens terriblement paresseuse. J'aime dormir. Je trouve les oreillers blancs et les couettes de plume d'une incalculable poésie. Je trouve que les matelas confortables sont des nuages de paradis. J'aime ne rien faire, réfléchir à la lumière, écouter les gouttes d'eau qui tombent, le vent dans les fenêtre, la poussière qui danse dans le soleil. Je suis contemplative. J'aime aussi ne rien faire de façon constructive: lire mon journal (au lit), par exemple.

J'admire tous ces créateurs qui ont une discipline de fer: lever à l'aube, heures de rédactions de recherches planifiées, structurées, efficaces. Compte-rendus, rendez-vous d'affaire, planification, entrainement, cours de ressourcement, organisation. Zéro procrastination. Chapeau. Je n'y arrive pas. Je suis paresseuse. Certains en doutent car ils voient mon CV et une liste longue comme ça de projets, mais c'est de la poudre aux yeux: je fais des projets de création depuis 1996! Et même, avant ça si on prend en considération tous ces cahiers remplis de textes, d'idées, de scénarios, de projets, de chorégraphies, d'histoires, et surtout de poèmes que j'ai rempli depuis mon plus jeune âge. Heureusement, j'ai eu suffisament de cette foutue discipline pour trier et publier ce que je considère comme le meilleur de ces textes épars!

Marrathon de création

Je pense que je suis davantage une courreuse de fond de la création. Pour preuve: je termine enfin mon documentaire sur Paul-André Fortier et son solo 30x30. J'ai réalisé, monté et produit le film seule, avec l'argent que Fortier danse à réussi à nous dégotter pour faire le projet (financé par le Conseil des Arts de Montréal). Je suis très heureuse de la musique composée par le talentueux Martin M. Thétrault. En ressort donc un documentaire de 52 minutes: Journal d'un danseur nomade. Le film fait le récit du projet fou de Fortier: danser 30 jours en ligne, pendant 30 minutes, dans des lieux urbains surprenants, beau temps, mauvais temps, sous le nez des passants. Le périple se déroule de NewCastle (où je suis allée filmer il y a deux ans), à Yamagushi, en passant par Nancy, Ottawa et Montréal. J'ai passé un très grand nombre d'heures à tenter de tirer un film intéressant de ces dizaines d'heures (plus de 20) d'images de performance. J'ai volontairement omis toute entrevue du film assez rapidement. Soyons francs: Paul-André n'aime pas tellement les entrevues. Mais il m'a ouvert son journal de voyage avec générosité, et j'ai pu en tirer un récit narratif très intéressant pour comprendre son parcours, en réponse à des images qui parlent déjà beaucoup. La musique de Martin est venu rendre tout ce tableau beaucoup plus homogène et fluide, il a complètement réussi à rendre les textures et les ambiances que j'entendais dans ma tête.

Mais je dévie. Je vous entretenais de ma paresse. Elle est relative, au fond. Je suis quand même en train de faire 5 projets de front: finaliser ce film (la ?#$#%$ de distribution), monter "Joie", préparer un nouveau contrat pour le conseil des arts, clore l'Émission-VOX et entreprendre des nouvelles chroniques pour Premières vues, toujours à VOX. Mais je fais quand même des siestes. Faut dire que je me suis levée à 6h00... Quand je vous disais que je suis paresseuse...

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lundi, janvier 07, 2008

Banlieue vs ville... (saga)

Je réponds ce matin à un très bon commentaire écrit par Marie-Michèle Poisson sur un billet écrit précédemment. Aussi posté sur mon billet "où vivre".

***

Merci Marie-Michèle de cette généreuse réflexion. Elle coincide superbement avec mes discussions de ce matin avec mon amoureux. Alors que nous étions dans le train qui quittait la banlieue pour venir travailler en ville, nous pensions justement à l'adaptabilité des enfants (nous en avons trois; 10, 12 et 14 ans, et nous planifions en avoir un nouveau le plus tôt possible). Les enfants ne seront pas déracinés de leur banlieue car ils connaissent déjà la beauté de la ville, et tous ces avantages. Quand à un nouvel enfant, il grandira dans un milieu de vie où la voiture ne trône pas en reine.

Votre discour fait écho à toutes mes réflexions: laideur adsurde d'un urbanisme axé sur l'automobile, abscence de stratégie de développement et expansion des logements et des commerces. Et la cerise sur le gâteau: manque flagrant de poésie. Oui, je parle de poésie, car pour moi il est clair que la banlieue fait face à un manque criant de beauté. Et à un manque de logique dans son fonctionnement!

En fait, je pense qu'une banlieue intelligente pourrait émerger d'une réflexion sur sa structure. Certains quartiers européens (en Allemagne, au Pays-bas) ou californiens sont développés sous forme de villages d'où la voiture est proscrite. Les services offerts par des petits commercants locaux sont centralisés dans un place publique centrale autour de laquelle sont placés les logements, à quelques centaines de mètres (agréables à marcher). Des aires publiques sont aménagées pour que les gens puissent profiter des agréables espaces verts et des grand arbres magnifiques laissés intactes lors de la construction du quartier. Les services de transports en communs menant vers la ville sont efficaces et réguliers, et les trains confortables permettent de gagner le lieu de travail en 30 minutes ou moins.

Rêve? Non! C'est possible! Et pourquoi pas chez nous?

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jeudi, janvier 03, 2008

Bonne et heureuse année 2008

Meilleurs voeux à tous! Je vous souhaite le bonheur, la paix et l'harmonie. Prenez le temps de profiter de chaque bon moment auprès de ceux que vous aimez.

Je suis de retour à mon clavier, après une pause très agréable. J'ai pris beaucoup de temps avec ma petite famille. Au début du congé des fêtes, nous avons profités de bons spectacles; Noel dans le Parc à Montréal, fête de Noël en plein air. Nous avons eu beaucoup de plaisir à voir le rafraîchissant "Kiss Bill" de Paola de Vasconcellos, une fable légère entre la danse et le théâtre, un clin d'oeil au cinéaste Quentin Tarentino et à son beau mais violent "Kill Bill" que j'avais adoré. Nous avons aussi eu la chance de voir le superbe "Norman" de 4D art, un hommage en hollogramme au génial cinéaste d'animation Norman McLaren. Un spectacle de danse-théâtre technologique comme on en voit trop peu: magique, poétique, drôle et technologiquement de notre ère. Impressionnants effets visuels utilisés avec grande poésie. Ne le manquez pas si l'occasion se présente de le voir: un bijou accessible à tous, même à ceux qui ne connaissent ni la danse contemporaine, ni le cinéma d'animation: vous pourrez vous initier aux deux! Et pour les amateurs qui connaissent déjà, vous serez charmez aussi à coup sûr!

Nous avons aussi eu la chance de faire beaucoup de ski+snowboard sur les pistes des Laurentides, en ski de soirée: Habitant, Morin Hights, Olympia. Les enfants sont mainenant très bons en snow. Ils dévalent les pentes à pleine vitesse, presque sans chuter. J'étais heureuse d'essayer mon cadeau de Noël: un nouvel équipement de ski alpin offert par mon amoureux. Quand à lui, il a dû attendre notre petit séjour à Charlevoix, au Massif de la petite rivière, pour essayer à son tour son cadeau: équipement de ski de fond. On s'est vraiment gâtés cette année. Nous avons fait une petite pause dans Charlevoix où j'ai enfin pu goûter aux hautes pistes du Massif en ski alpin. Malheureusement, les pistes étaient un peu glacées et le temps gris et couvert. J'ai très hâte d'y retourner un jour de beau temps, les paysages promettent d'être saisissants avec le fleuve majestueux qui dors au bas des pentes abruptes.

Nous avons le cadeau d'un hiver magnifique. Toute cette belle neige blanche et folle est un cri de joie lancé pour nous inviter à jouer dehors!

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