lundi, avril 30, 2007

Petits énervements ordinaires

Pas assez dormi. Battements cardiaques à cause de fatigue. Arrivée à destination, temps prévu pour petit repos avant d'entreprendre journée. Arrive à Montréal, tourne, tourne, zéro place de stationnement. ZÉRO. Tourne encore, après 30 minutes, stationne. Grrr. Entre chez moi, tente de régler problème de formulaire perdu because négligence (lire billet précédent). Quelques téléphones sur des lignes engagées et des numéros introuvables pour me faire dire que mes efforts sont vains. Faut tout recommencer. Re-grrr. Mon irritabilité s'exacerbe. Je décide d'aller faire une sieste, pour tenter de remettre les batteries sur la charge. Je m'allonge. Je ne peux pas me reposer, niet. Les grattements krr krr dans le plâtre et les coups de marteaux bang bang bang dans l'appartement au-dessus me prouvent que mes propritétaires sont pleins d'entrain dans leurs rénovations. Bou-hou-houuuu. Je veux seulement un peu de repos, un tout petit peu. Please. Bon, je vais essayer de travailler. Difficile de se concentrer dans tout ce boucan, avec mes yeux flous fatigués et ma mauvaise humeur maintenant bien officielle.

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Distraction et négligence

Soupir. J'ai vraiment besoin de Vacances. Je fais des gaffes supra-nounounnes. Vendredi, tout à ma joie, je suis allée postée nos invitations de mariages postales (pléonasme). Toutes dans un sac, cachettée, timbrées et tout. J'étais heureuse. Mission accomplie. C'était un moment que je trouvais important et solonnel. J'ai donc décidé, après avoir jetté un rapide coup d'oeil aux missives, de remettre le sac entier au jeune commis de la poste. Avec un grand sourire. Pour me rendre compte de ma gaffe en parlant à mon fiancé, en ce lundi matin. Poisse. Dans le sac, il y avait l'enveloppe avec le formulaire d'assermentation de notre célébrant, adressé au ministère de la justice, non cachettée, non timbrée, et sans adresse de retour. Je devais en faire une photocopie. Shit. Poisse. Le problème, c'est que notre super célébrant demeure à deux heures de voitures de chez nous. Moi qui avait tout organisé pour le faire signer la fin de semaine dernière lors de notre visite de l'église. Faudra tout recommencer. On est un peu perdus, mon amoureux et moi. Je sais pas si c'est l'amour qui nous étourdit comme ça.

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jeudi, avril 26, 2007

Projet 1000 femmes Montréal

Je reviens de me faire tirer le portrait par le photographe Pierre Maraval à la Galerie SAS. Le projet est emballant, et je suis très heureuse d'en faire partie.

"1000 FEMME / MONTRÉAL, un hommage aux femmes Québécoises. Cette exposition représente, de par sa conception, un instantanée de la société féminine et s’inscrit ainsi dans le patrimoine social et artistique du Québec. Cet ambitieux projet consiste à réaliser en cinq semaines, les portraits de mille femmes qui ont contribué ou contribuent à bâtir le Québec d’aujourd’hui et de demain."

Nos photos seront suspendues dans le Vieux Port de Montréal pour l'été et un livre de photo est prévu. J'ai très hâte au vernissage qui aura lieu le 16 mai prochain à la galerie. On y attends les 1000 femmes inspirantes, accompagnées. 2000 personnes pour un événement-rencontre qui sera presque une performance! J'ai très hâte à cette journée, car j'ai plein d'amies et de femmes que j'adore et admire qui y seront.

* Avis aux célibataires: c'est l'endroit de choix pour vous trouver la femme de vos rêves. Ce sont des femmes inspirantes, belle de l'intérieur à l'extérieur et elles seront sur leur 36! ;)

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mercredi, avril 25, 2007

Visite de l'église de Très-Saint-Rédempteur

Dimanche jour de la terre, jour de soleil. Mon Grand Amour, ses enfants et moi nous sommes allés visiter l'église où nous allons nous marier le 23 juin prochain. Elle est belle et bleue. On a pris un temps à l'intérieur pour se recueillir et sentir l'inspiration des lieux pour planifier notre cérémonie. Rémy Perras, notre ami qui nous unira, a plusieurs belles idées. C'était agréable d'être là avec lui. Cette église est surprenante. Elle est posée au milieu des champs, au bord d'un rang, tout près de la grange que nous avons trouvé pour célébrer notre fête de mariage champêtre. Nous avons d'abord trouvé la grange, puis nous avions l'église sous la main pour la cérémonie d'union, pour ainsi dire. Je n'avais jamais vu une église posée dans un rang, sans agglomération ou village à côté. C'est très beau et singulier. L'impression pour moi est étrangement très familière. Ce n'est pas une petite chapelle. C'est une vrai église de tradition catholique, en pierre, avec un grand clocher et un parvi large et généreux. Elle était là pour nous, sans aucun doutes. Comme je l'ai si souvent répété ici, ces paroles soufflées par Paul Éluard, il n'y a jamais de hasards, il n'y a que des rendez-vous...

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mardi, avril 24, 2007

Reportage sur Orlando Arriagada

Topo pour Radio-Canada International sur le producteur d'origine chilienne Orlando Arriagada. Points de vue intéressants sur l'immigration et l'intégration des nouveaux arrivants.

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lundi, avril 23, 2007

Reportage sur Judith Brès

Mon topo est en ligne sur le site de Radio-Canada International. Petit portrait d'une cinéaste métissée.

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jeudi, avril 19, 2007

Marche pour le Jour de la terre

Dimanche, grande marche pour le Jour de la terre, en appui à Kyoto.

Quand: dimanche le 22 avril à 13h30
Lieu: Parc Lafontaine (coin Rachel et Calixa-Lavallée)

Il fera beau!

Infos ici

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mercredi, avril 18, 2007

Amitiés féminines au fil du temps

Le temps qui passe transforme les gens. La vie, les amours, le travail; tout nous transforme doucement, nous fait évoluer. Le fond reste le même, mais nos valeurs s'ancrent, et un peu de sagesse, dans le meilleur des cas, vient polir nos positions ou les raffiner.

Les amitiés suivent cette courbe de vie. Nous changeons, et nos amitiés changent aussi. J'ai changé, et mes amis ont changé avec le temps. Je suis parfois triste ou noslagique de certaines amitiés perdues en chemin, dans les dédales de la vie, des déceptions mutuelles, des parcours professionnels, des embûches, des bravades, des chocs émotifs parfois. Mais je ne devrais pas. J'ai aussi de nouveaux amis dans ma vie. Je suis une femme de coeur et d'amitiés fortes, et mes nouvelles amitiés sont riches et nourrissantes, vraies et belles, et elles m'apportent beaucoup. La grand-mère de mon Grand Amour disait: "mon coeur est comme un autobus, y a assez de place pour que tout le monde embarque". J'adore cette phrase. J'adore cette femme, même si je ne l'ai pas connue. Moi je suis comme ça: j'adore, j'aime, je me passionne.

Aimer pour moi est facile. Il m'est plus difficile de cesser d'aimer. En fait, je ne cesse pas d'aimer. Je range dans un tiroir ces amitiés que le temps effrite. C'est ainsi qu'au fil des ans, certaines amies se sont éloignées pour diverses raisons. Et elles me manquent. - J'aime les hommes; d'amour et de passion. J'adore les femmes; de complicité et d'amitiés - J'ai toujours eu de fortes amitiés féminines, avec des femmes de tous âges. Des liens tissés solides, entre des âmes de femmes fortes, inspirantes.

J'aimerai avoir des nouvelles de Ora Karat, ma copine Israelo-New-Yorkaise que j'ai connue en Allemagne. Une femme d'une grande beauté et d'une rare intensité, qui était née le même jour que moi, à 20 ans d'écart. J'aimerai savoir si E.L. va bien, si elle a pu pardonner, malgrés l'immense tempête qui nous a éloignées à jamais voilà trois ans. Je lui souhaite d'être heureuse. J'aimerai retrouver la trace de Véronica Dominguez, ma meilleure amie de 5e année du primaire. Véronica avait dû repartir en Argentine en 1985, après 4 ans de complicité avec moi, et nous étions en larmes quand elle a quitté le Québec, après avoir fait le "pacte de sang" de nos 10 ans avec moi. J'entends encore son rire en mitraillette qui résonne. Je suis curieuse de savoir ce qu'elle est devenue. J'aimerai retrouver Brigitte Gendron, une fille exceptionnelle que j'adorais, avec qui j'ai travaillé comme monitrice aux les terrains de jeux de McMasterville, alors que nous étions dans le début de la vingtaine. Brigitte était une artiste, une femme d'un rare dynamisme, et elle m'a fait découvrir Andy Goldsworthy. J'aimerai avoir des nouvelles de Véronique Beaudry, ma meilleure amie (et ma voisine) entre 3 ans et 16 ans. Nous avons perdue la trace l'une de l'autre alors que la fin de l'adolescence nous a fait prendre des chemins différents, alors que la vie nous a simplement éloignée l'une de l'autre après le Cégep. Il parait qu'elle est psychiatre, qu'elle a deux garçons et qu'elle habite Sept-Îles. J'aimerai savoir si elle est heureuse, qu'elle me raconte sa vie. J'aimerai lui raconter combien je suis heureuse. Je me souviens qu'enfants nous rêvions ensemble des prénoms que nous donnerions un jour à nos propores enfants. Elle aimait beaucoup le prénom de Frédérique pour une fille.

Il y a aussi ces amitiés transformées, ces amies que je vois encore, mais beaucoup moins souvent qu'avant. J'ai souvenir de tant de soirées partagées, de fêtes, de moments précieux, de soupers bien arrosés, de débats enflammés, de plancher de danse où nous étions endiablées! Et maintenant? Et maintenant la vie nous transforme et je vis d'autres moments délicieux, et forts différents. Mais je garderai toujours en moi souvenir de ces amitiés fortes, marquée à jamais par la présence, l'humour, le regard, la vision, et la force de l'âme de chacune.

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mardi, avril 17, 2007

Tabou et blogue

Merci à Blogger qui a enfin amélioré son service. J'ai pu enfin mettre des mots clefs qui permettront de se retrouver dans mes archives. Je n'ai vraiment pas fini de revoir mes textes afin de les indexer, mais j'en ai fait une partie. Au hasard, un peu. Mais en même temps j'ai relu des textes, évidemment. Et c'est très curieux de revoir ainsi mes trois dernières années de vie à travers mes pensées, mes préoccupations, mes réalisations, mes humeurs, mon nouvel amour.

En même temps, je ressens une étrange culpabilité. Tout ce temps passé à écrire pour moi, finalement. Alors que des gens ont besoin de moi, alors que je pourrai être utile ailleurs. Alors que j'aurai pu faire tant et tant de choses de ce temps passé à écrire. Mais j'ai écrit, voilà, c'est fait. Complètement inutile de penser à ce que j'aurai pu faire de tout ce temps.

Je me sens blues ce soir. Je pense aussi à tout ce dont je n'ai jamais parlé sur ce blogue. Les tabous, les retenues, les discrétions pour les autres. Il y en a peu. Mais quand même, il y a un territoire dont je ne parle jamais. Et, étrangement, c'est un vaste territoire de moi-même. Et ce soir, j'ai envie d'en glisser un mot.

Je ne parle jamais, sauf à demi-mots, de ma famille. Oui, je parle souvent de "ma petite famille", c'est à dire de mon chum et de ses enfants. Non, je parle ici de famille plus élargie. Mais pas si large; je veux dire mes parents, mes grands-parents. Je suis très proche d'eux. Ma pudeur tiens au fait que je sais que cette famille élargie me lit (mes tantes ici, mes cousines belges, etc). Mais qu'est-ce à dire? C'est très étrange, car je suis incapable d'écrire autours d'eux, sur eux. Ceci n'est pas un journal intime, après tout! Alors pourquoi cet élan étrange et soudain pour révéler des pans de ma vie que j'ai toujours gardés diplomatiquement clos?

J'ai simplement envie de leur témoigner de mon amour, de mon support, à travers mon univers bloggien. Mon grand-père, qui est mon Parrain, est malade. Il termine doucement sa vie, qui fut riche et inspirante. C'est un homme que j'adore, que j'admire. Le voir souffrir est difficile. Se sentir impuissant devant la maladie de l'autre. Voir ma Marraine chérie (c'est ma grand-mère) souffrir à sa façon de cette situation qu'elle se refuse d'admettre, est aussi très difficile. Je tente de supporter ma mère du mieux que je peux dans cette épreuve. Je me sens maladroite, inutile. Et je voudrais aller les voir plus souvent. Je me sens coupable d'écire ces mots plutôt que d'être avec eux.

Je me sens coupable aussi car je voulais faire un film sur Parrain, qui a tant à raconter sur sa vie incroyable, et je ne l'ai toujours pas fait. Il est fatigué et malade. Ma caméra serait une intruse malvenue? Je ne sais pas. Il m'a dit bien vouloir me raconter sa belgique natale, la guerre, l'immigration, puis ses 25 ans à la mairie de son village au Québec. Mais en aura-t-il l'envie, la force? Quoi qu'il en soit, ses histoires m'habitent, m'habiteront toujours.

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Perception de l'étranger

C'est très étrange. On a révélé qui est l'auteur du massacre perpétré à Virginia Tech qui a fait 33 victimes. On dit de lui que c'est un "étranger" Sud-Coréen. Si on lit bien les textes, il est écrit qu'il vivait au États-Unis depuis 1992. C'était un jeune homme dans la vingtaine qui vivait aux États-Unis depuis 15 ans. Ce qui veut dire qu'il a grandit et passé la plus grande partie de sa vie aux États-Unis. Selon mon évaluation bien personnelle, il me semble bien Américain. Mais c'est rassurant que de ce dire que cet assassin est étranger. Quand je pense que Georges W. Bush citait du Camus l'an dernier.

Insomnie

Pfffft. Le jour: crevée. La nuit: trop réveillée. Résultat: brume totale et gaffes de jour. Siestes obligatoires en forme d'enclume assomée. Tête lourde. Pourquoi je dors pas? Aucune idée.

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dimanche, avril 15, 2007

The Corporation: film essentiel

Je viens enfin de voir en entier ce film essentiel. Je sais, je sais, c'est pas du nouveau, mais quand même. Si vous ne l'avez pas encore vu, dépêchez-vous! The Corporation est un outil incroyablement puissant qui nous permet de comprendre de nombreux éléments qui régissent le monde dans lequel on vit. The Corporation donne la parole à une foule de spécialistes qui mettent en perspective les enjeux sociaux et économiques de la société de (sur)consommation. C'est un film qui dénonce, mais surtout qui donne espoir. C'est ce que j'ai adoré. Après avoir fait le constat de l'état désastreux de la planète (avec une vision globale, touchant les notions d'environnement et de droits humains), ce film donne la parole à des visionnaires qui nous permettent de croire que tout n'est pas perdu. Je vais faire de beaux rêves cette nuit, même si mon homme est loin.

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samedi, avril 14, 2007

Se marier en pantalon

La saga de la recherche de "Ze" robe de mariée se poursuit. Après plusieurs virées de magasinage en compagnie de mes copines, de ma mère, de ma belle-fille, et de mes virées solitaires, j'abdique. Après avoir pensé trouver au premier essai, j'ai continuer à fouiller, pour le plaisir d'abord, puis... pour vraiment trouver quelque chose de beau et qui me ressemble. Voilà le problème, il semble impossible de trouver une tenue féminine pour un mariage en 2007 pour une jeune femme branchée et moderne (bon, l'humilité m'étouffe, mais bon). Comme si l'art contemporain et la modernité avait épargné tout ce qui touche la mode pour le mariage. Les prix sont exhubérants, les looks tous aussi "pâtisserie" les uns que les autres. En image, ce que j'ai trouvé de plus joli et qui me ressemble le plus, c'est un pantalon de soie et un grand chemisier léger et sexy, très classe. Mais, voilà le dilemne, est-ce que je veux vraiment me marier en pantalon? Question combien triviale, mais qui me laisse perplexe. Non seulement se marier en pantalon pose une sorte de statment féministe, mais c'est aussi tellement joli et confortable. En matière de robe, ce que j'ai vu de plus beau à Montréal, et abordable, c'est chez Rush Couture de la styliste Claudette Flyod que je l'ai essayé. Mais après être allé essayé plusieurs fois ses robes, je suis presque gênée de retourner la voir. J'ai failli achetter deux robes chez elle, pour finalement ne jamais lui donner de nouvelles. Ses robes étaient surperbes, mais trop cher pour ce que j'étais prête à mettre. Mais voilà que ma grand-mère s'est liée d'amitié à un styliste montréalais, qui a fait ses classes de mode avec Philippe Dubuc. Elle lui a offert un vieux mannequin de couture avec lequel elle faisait autrefois de la couture, elle lui a donné des patrons de robes des années 50. Helmer était content, et il avait goûté le sucre à la crème de Georgette, il a donc accepté de nous faire un bon prix. Alors il ne me reste qu'à trouver ce que je veux comme tenue. Je lui ai dit pantalon, il m'a dit d'accord, mais vous mettez des talons hauts mademoiselle (je suis encore une mademoiselle pour quelques mois), j'ai dit ok, je ne suis pas talons hauts, mais j'ai trouvé les talons! Et c'est très sexy... Maintenant, je cherche des modèles de robes ou autre. Et c'est pas facile. Tout ça pour une tenue! Des fois je me dis que je suis un peu cinglée...

Je pense que le problème vient du fait que je n'ai jamais rêvé de me marier avant. Ce n'était pas sérieusement dans mes plans de vie. Helmer le couturier m'a dit: "toutes les petites filles savent à 9 ans de quoi aura l'air sa robe de mariée". Pas moi. Vraiment pas. J'ai 32 ans, et je n'ai aucune idée de quoi aura l'air ma robe de mariée, et je me marie dans 2 mois!!!

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jeudi, avril 12, 2007

Le temps qui passe

Encore le temps, comme un leitmotiv, qui vient alimenter mon imaginaire et mon écriture.

Courrir après lui, en manquer, l'observer, tout faire pour le ralentir, ouvrir la bouche sidérée de sa vitesse vertigineuse. Se couvrir de sa nostalogie, de ce qui est terminé. Rêver de ce qu'il sera pour construire des utopies. Laisser l'angoisse des possibles se dissoudre dans ses marées, où rien n'existe vraiment sans lui. Laisser naître des beautés, laisser s'en fanner d'autres sur son passage. Le temps comme mémoire, comme mateau de désir. Le temps qui fuit, le temps qui passe, le temps d'un rêve et j'en passe. Le faire rimer avec les idées convenues, des non-dits, des silences. Un frisson, une image, un tremblement. Le temps intangible et tellement réel. Le temps qui n'est personne et qui détruit tout. Le temps qui façonne, qui crée la beauté. Le temps qui se pare pour devenir durée, le temps qui ne finit plus pour devenir éternité, les regrets baptisés nostalgie, les rêves à venir nommés utopies, le temps imaginé qui est fantasme, le temps parallèle qui est fiction, le temps présent enfin ancré dans l'action. Même être immobile au présent est une action.

L'angoisse, soudainement appelle l'écriture. Et vlan: un coup de vent, je vous écris ce texte venu d'on ne sait où dans les méandres de l'espace-temps.

J'ai tellement hâte d'avoir un piano. Des textes comme ça, pour moi, ça appelle des notes, et tout est là pour que je transforme les mots en musique, et la musique qui roule sur les mots.

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Liste de préparation de mariage

Le nombre de détails est incalculable. Mais les choses sont de plus en plus claires, et se règlent toutes. Heureusement que nous avons commencé il y a plusieurs mois. On y pensait depuis longtemps, mais on a commencé à tout régler sérieusement en février. Le mariage est en juin. Comme j'ai trouvé une quatité inéstimable d'infos grâce à Internet, je sais que cette liste servira à d'autres. Un truc: tout découle du lieu. Une fois l'endoit trouvé, tout se décide relativement facilement.

• Trouver un lieu magique et sympa: la grange de Benoît - merci Suzanne- (super-check)
• Faire toute la planif, l'horraire, le budget (check)
• Trouver une chapelle: Très Saint-Rédempteur (check)
• Trouver un célébrant cool, jeune et qui soit l'ami d'une amie: l'ami Rémy (check)
• Demander à nos témoins d'être témoins (merci Jeff et Eza)
• Trouver de la musique pour la cérémonie: Karen Saint-Laurent et ses chants sacrés (check)
• Trouver un méchoui alléchant: Méchoui Chez-vous (check)
• Engager une dynamique coordonnatrice: Renée l'amie de Benoît (check)
• Trouver des alliances chez un joalier à notre goût: merci Oz (check)
• Trouver ma robe: c'est Helmer qui la fera (check)
• Trouver de la musique pour la soirée: Les frères Loranger, violon et accordéon (check)
• Faire des recherches pour la location d'équipement: ... (check)
tables (7,25$ / table de 10 pieds)
chaises (1,75$/unité)
nappes (6,50$/unité)
verres à vin (0.35$/unité)
système de son (approx 125$)
• Faire les invitation (presque check)
• Remplir les paperasses administratives légales (en processus)
• Trouver un caméraman pour filmer: l'ami François (check)
• Réserver pour voyage de noces: traversier pour les Iles de la Madeleine (check)

Bon, reste encore des items à régler, mais le principal est entre bonnes mains.

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mercredi, avril 11, 2007

MÉTISSÉ SERRÉ

Concours de création média électronique sur l’immigration
Date limite de soumission : 29 juin 2007

info sur le concours (16 000$ en prix à gagner)

Que pense la jeune génération de l'immigration au pays?
Que raconterait-elle si on lui demandait de s’exprimer sur la question en sons et en images?
RCI viva invite les jeunes créateurs à soumettre un court métrage ou un balado (podcast) sur ce thème d’intérêt général.
Documentaire, fiction ou film d’animation. Tous les genres seront acceptés. La comédie, le drame, le polar ou encore, pourquoi pas, la science-fiction.
Le concours est ouvert aux Canadiens et aux résidents canadiens de 18 à 35 ans.
Plus de 10 000 $ en prix à gagner.
Le concours est organisé par RCI viva, le nouveau service Internet de Radio Canada International qui diffuse en 8 langues pour les futurs et nouveaux arrivants au pays.

Dès la semaine prochaine vous pourrez voir les portraits vidéos des membre du jury réalisés par... moi-même! Le premier portrait sera en ligne dès lundi: le producteur Orlando Arriagada.

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mardi, avril 10, 2007

Au hasard des villages

Je téléphone dans une boutique de location de Montréal. Au hasard. Pour avoir quelques prix pour la location de tables, chaises, nappes et verres à vin pour notre mariage. "Pour Rigaud? Tiens c'est drôle, me dit le gentil Monsieur, mes parents viennent de Saint-Rédempteur." C'est exactement là que nous nous marions Monsieur, dans le petit village. "Ah oui? Je me suis marié là, dans la petite église du village de Très-Saint-Rédempteur". Hé bien, c'est exactement précisément dans cette église là que nous nous marions! Il me confirme que c'est très joli, avec beaucoup de cachet. Je souris, mais je ne suis pas surprise. Il n'y a pas de hasards.

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Besoin de Vacances

Rumba familiale de la période pascale. Agréable de voir la familia, mais pas de tout repos pour nous de faire le triangle des banlieues. Avant ça, beaucoup de travail sur différents reportages à remettre pour un nouveau projet pour Radio Canada International. Je suis aussi à plein dans les préparatifs de mariage qui vont bon train. Tout se met en place: on a rencontré celui qui nous unira, j'ai rencontré le couturier qui fera ma robe, j'ai revu le joalier qui fait ma bague, parlé à un musicien pour la musique, à une coordonnatrice pour coordonner, à un traiteur pour bien nous traiter. Achetté tout les trucs pour des invitations jolies. Fait un peu de graphisme pour fignoler à notre touche. Je ne pensais pas que c'était autant de boulot. Mais oui, évidemment. On veut toujours faire les choses différemment, simplement. Mais on veut faire les choses bien, et un mariage, c'est un mariage. Faut bien appeller un chat un chat. Moi qui pensait faire un pic-nic improvisé dans un grange et cartons virtuels... Disons que la réalité nous ramène à davantage de planification, histoire que tout soit agréable pour tout le monde pour le jour J. Des Vacances, on en prévoit après le mariage, façon classique en forme de lune de miel. Mais je pense bien que je me prendrai un break avant le mariage!

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mardi, avril 03, 2007

L'été et l'amour

Pour répondre à madame A. qui me pose parfois des questions-quizz pour s'inspirer dans son travail de recherchiste-journaliste; Elle me demande: est-ce que l'été est une saison propice à l'amour?

Je trouve l'été propice à l'amour pour ses rayons chauds qui nous désabillent, pour la chaleur ambiante qui réchauffe les tempéraments, pour la légerté des jupes qui volent au vent et des frissons doux qu'il procure. J'adore les chaleurs torrides qui nous amènent à nous prélasser au bord d'une rivière ou d'un lac, presque nu, un bon livre et une sangria pas trop loin. Rien n'est plus grisant que faire l'amour au soleil, couché sur un rocher plat réchauffé par ses rayons. Lors des périodes de canicules, nos mâles québécois deviennent un peu plus latins, avec cette lueur lubrique au coin de l'oeil, le sourire large de voir les filles désabillées de l'été, le compliment facile et joyeux. Lorsque la canicule s'abat sur la ville, tout se transforme avec une aura sensuelle. Les gens se rapprochent, comme si la chaleur gagnait aussi leur coeur. Les terrasses se remplissent et tout le mode quitte le confort de son foyer pour prendre l'air. Tout bouge et l'amour peut facilement naître que de ce mouvement.

Et vous, vous trouvez l'été une saison propice à l'amour? J'ai presque envie de jouer à la tag-blog... ok: tag! JM-Matoue - tag! Joss - tag! Sylvain - tag! Jef - tag- Chronique Blondes! - tag! Grande dame...

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Point tournant

On parle souvent de la crise de la trentaine. On parle aussi de la beauté de vieillir, de l'assurance qu'on gagne, de la vie qui nous assagit et nous donne de la perspective. J'ai presque 33 ans. J'ai vécu mon passage de la vingtaine à la trentaine en douceur, en épanouissement. Pour mes 30 ans, je m'extirpais d'une relation de couple (ou d'une série de relations de couples) difficile(s) qui me rendai(en)t malheureuse(s!). Célibataire d'abord, puis pour trouver le grand amour ensuite. Je voulais cela. Je l'ai désiré, formulé et trouvé. God blessign diront certains, destinée diront d'autres ou volonté ferme d'être heureuse serait aussi exact. J'ai goûté à de multiples moments de bonheur éphémère avec les hommes qui ont traversé ma vie depuis mes 20 ans, mais c'est surtout lors de mes trop courtes périodes de célibat que j'ai eu un sentiment profond et solide de bonheur et d'équilibre.

Mais je suis une femme de couple. J'aime construire, rêver et traverser la vie à deux. Donc, dès qu'un homme merveilleux traversait ma route et que nous étions amoureux, je pensais que tout était possible, que je saurais faire des compromis, que nous pourrions nous adapter afin de construire. Faux. J'ai compris qu'on ne peut faire de compromis sur certains choix de vie fondamentaux. Avec la trentaine, j'ai compris que mon partenaire devait avoir la même vision que moi sur la famille, l'amour, la justice sociale, l'argent, l'alimentation, l'envie de se réfugier dans la forêt ou d'explorer les villes. Et avoir un tempérament qui se mariait au mien.

J'ai longtemps cru que les hommes de ma génération étaient plutôt rares à envisager la vie avec des engagements sérieux. Ou étais-ce peut-être mon patern de trouver des hommes, toutes générations confondues, qui avaient peur de l'engagement? Une amie, Madame A., m'a posé la question il y a quelques années (au sortir de ma dernière relation-fiasco): «Demandes-toi ce qu'il y a de commun entre toutes ces relations amoureuses déçues, entre tous ces hommes que tu as aimé» Vlan. C'est grâce à elle que j'ai mis le doigt sur le bobo. J'ai pris du recul. J'ai écrit sur le sujet ici même. Et par ici, j'ai finalement trouvé ma moitié, un homme qui partage ma vision de la vie et mes convictions. C'est merveilleux, au-delà de mes espérances. Je suis comblée. Nous avons des rêves, nous avons la réalité.

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lundi, avril 02, 2007

Mode de scrutin

Si nous avions la représentation proportionnelle, selon mon approximation (selon les % de la Presse), nous aurions actuellement au parlement:

36 PQ
38 ADQ
41 PLQ
5 députés verts
5 députés solidaires

Et nous avons actuellement
36 PQ
41 ADQ
48 PLQ

Pour signer la pétition qui réclamme un mode de scrutin proportionnel au Québec, c'est ici

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Contravention et colère

Je suis fâchée. J'en tremble. Je viens d'avoir une contravention de stationnement.

Depuis une semaine j'ai la gastro-grippe carabinée. Je ne la souhaite à personne (ou presque). Ce matin, j'arrive devant chez moi. Je me gare en vitesse. Je file vers la salle de bain, n'y tenant plus. 2 min. Temps qu'il aura fallu au jeune homme de la ville pour me donner une contravention. Je lui courre après. Il accélère sa voiture. Grrr. Je le rattrappe. Il daigne baisser sa vitre. Il affiche un air agressif et méprisant. Un jeune loup du calepin-contravention au regard plein d'ambition. Je ne peux m'empêcher de lui trouver une ressemblance frappante avec Mario Dumont.
- Monsieur, je vous en prie, j'étais au petit coin, je suis affublée d'une gastro terrible pour laquelle j'ai dû me précipiter à l'intérieur sans délais.
- Non madame, rien n'indique sur votre véhicule la raison de votre abscence.
Une voix qui grince, sans douceur. Le cas classique du type qui applique le réglement à la lettre. Je n'ai aucune chance de le toucher avec mes histoires personnelles. Je me demande si il a déjà essayé d'écrire une petite note pour mettre dans le pare-brise de sa voiture quand les intestins gargouillent près à exploser. Je lui souhaite vivement de vivre cette expérience gratifiante, et souhaite qu'il ne se rende pas à temps à la toillette la plus proche.

Je trouve que ce système attise la haine entre les êtres humains. Je suis certaine qu'il existe une solution qui permettrait d'appliquer la loi sans créer cette situation de tension. Au moins l'écriture m'a permis de me calmer un peu.

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