lundi, juillet 31, 2006

La vie rêvée

Le temps est doux, le soleil franc, les rivières fraîches, les lacs miroir, les huards majestueux, les lièvres rapides, les pins touchent au ciel, les feux de camps sont vifs, mon amoureux est magnifique d'amour et magnifique tout court, je suis follement amoureuse, il est follement amoureux, le canot nous porte, nous sommes nus au soleil, nos rires résonnent par-delà les montagnes, mon coeur est gonflé à bloc, nos yeux brillent, la ville est loin, le ciel du soir est mauve, la lune en quartier, l'odeur des sapinages nous enveloppe. Le bonheur.














Un peu de repos, un peu de lecture. J'adore nos expression sur cette photo. Je venais de renverser le verre de vin de l'amoureux, et clic.














De nature gourmande, camping veut dire pour moi bonne bouffe. Il ne s'en est pas plaint, mais alors pas du tout. Omelette au fromage fort, mergez harissa aux courgettes, beuf-aubergine thai au lait de coco et piment, déjeuné de sauté de patates-champignons-salami.

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jeudi, juillet 27, 2006

Après la chute (2)

Suite des TUMULTES (texte rédigé en 1999)

Cassé ma gueule à gros prix.
Je suis absente.

Aucun baume ne m’apaise,
seulement le sommeil pour réparer mes yeux rougis,
ma bouche amère.

Je ferme toutes les musiques,
la nostalgia me tord le ventre à en fendre l'âme.
J'ai comme un creux au ventre.
Je suis absente.

Double coup porté en plein centre de l'amour,
j'ai fermé une porte grasse et lourde,
l'autre porte s'est verrouillée à double tour.

Emmurée dans mon calvaire, prisonnière,
je veux fuir m’évader sous les tropiques,
là où ton ombre n’existe pas.

Rien ne rime à rien,
j'ai perdu le goût du ciel.
La rumeur de l'orage brode le vide autour de moi.
Je suis absente.

Ce qu'il me reste?
J'ai comme une chaleur au ventre,
le dernier bouillonnement inutile.
Pourquoi sauver les meubles?
J'ai même pas pu sauver ma peau.

J'ai dansé tout l'été,
comme une cigale aveugle,
comme une sirène sans repos.

J'ai chanté jusqu'à la fin, la toute fin.
J'ai chanté pour couvrir le bruissement de tes plaintes.
J'ai étouffé son rire superbe, je l'ai laissé s'approcher
près, tout près de moi, en fermant les yeux,
je l'ai laissé porter un coup magnifique
en plein centre de mon cœur.

Un coup dur, qui déboussole les traces de vie.
Ce qu’il me reste en bannière est un désir cinglant du départ.

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mardi, juillet 25, 2006

Récit

Mardi 25 juillet. Pluie. Humide. Je me dirige vers mon écran et mon clavier, l'envie de poésie qui me prends soudainement l'âme, comme ça. Firefox. Vivre la vie. Liens. Blogues, blogues, lectures, fous rires, larmes, réflexions. La vie, la guerre, les tranches de vies de tous et chacun. La profondeur, la légerté, les commentaires.

Plongée en moi. La douceur de ma vie. La difficulté de celle des gens en zones de conflits armés. Retour à ma réalité. Coup de téléphone aux aimés, ceux qui sont vieux et malades. Mon cher Parrain qui vit encore des bonheurs, malgré son cancer qui l'affaiblit. Marraine pleine de sourires, malgré le tour en ambulance cette semaine, et la visite à l'hôpital à cause de son diabète. Pas drôle de viellir. Étrange pour eux d'entendre encore la guerre qui rugit au loin. Eux qui ont vécu la Deuxième Guerre Mondiale dans leur Belgique natale. J'ai entendu encore et encore les récits de Parrain et Marraine: les sirènes, les bombes, les SS, le bunker, les avions, les juifs qu'on cache, la résistance, la souffrance, le rationnement, les usines en Allemagne, l'exode, le café disparu, le clocher de Nivelles couché sur le côté, leur rencontre, leur mariage. Puis la reconstruction. Et leur traversée pour le Canada, avec deux enfants.

Toute leur vie fut marquée par la guerre de la fin de leur adolescence. Trop de vies sont marquées par des guerres. Pourquoi faut-il toujours masquer la beauté et la paix pour du pouvoir, de l'argent, des territoires?

Plus tard, la poésie. Enfin, elle est là quand même. La pluie tombe pour laver la terre. Il fait frais, pour rafraîchir mes idées. La musique quand même dans ma tête. Et dans mon coeur, mon grand Amour. Je vis ma vie qui n'est pas parfaite, mais j'aime parfaitement, et c'est très bien. Je suis si amoureuse que presque étourdie d'amour. J'ai hâte de prendre des Vacances avec Lui. J'en ai vraiment besoin, pluie ou pas.

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lundi, juillet 24, 2006

War (suite)

Je me fais plutôt silencieuse ces temps-ci. Mais je travaille, et je réfléchis. Entres autres à cette guerre qui secoue le proche-orient. Voici ma réponse à un lecteur qui commentait mon billet précédent.
***
cher honorh,
Il est vrai que ma connaissance du sujet est limitée. Ces conflits sont extrêmement complexes et l'information dont nous disposons est souvent biaisée. Mais, de ma vie confortable et protégée, comme vous dites, j'aspire seulement à un peu de paix et d'égalité pour les zones du monde qui n'en n'ont pas. Et je ne me plaint pas, je constate seulement que certains gouvernements ont une diplomatie et une approche pacifiste qui sied mieux à mon esprit utopiste et pacifiste. Et le gouvernement Harper n'est pas de ceux-là, c'est tout. Je n'ai pas voté pour lui, je subis ces politiques pro-guerre que je désaprouve au plus haut point. Je veux le bonheur des Libanais, des Palestiniens et des Irsaeliens. Je veux la paix et la fin de la guerre, comme tous les enfants de la terre. Je veux aussi la fin du Hezbollah, car c'est la seule façon de redonner la paix au Libanais. Et je veux que ce démantèlement se fasse par la force internationale, et non seulement par les frappes Israeliennes. Je priorise la voie diplomatique.
*
Avez-vous déjà imaginé un monde sans armes, sans missiles, sans fusils, sans bombes, sans nucléaire? Il resterait ce qu'on ne peux empêcher: les sabres, les épées, les couteaux. Les guerres, inévitables, redeviendraient alors celles des combatants et des soldats, elle ne serait plus une hécatombe de civils, tel que c'est aujourd'hui. Les avancées technologiques nous laissent croire à l'évolution de la civilisation humaine, mais est-ce réellement le cas?

mardi, juillet 18, 2006

War

C'est inévitable, mais cela m'attriste énormément. Ces conflits complexes font trop de victimes civiles. Mais pourquoi, après des siècles de déchirements, les humains n'ont-ils pas compris l'absurdité des actes de guerre. J'ai très honte du gouvernement Harper en ce moment qui ne dénonce pas les frappes démesurée d'Israël sur le Liban. Le plus difficile est d'admettre que les conflits raciaux et inter-religieux n'ont pas de fin. Ils n'en auront jamais, semble-t-il. Parce que la violence et l'ignorance ne disparaîtront jamais. Mais tout de même, est-il possible d'avoir un gouvernement qui puisse présenter ses condoléances aux familles de victimes canadiennes du conflit? Est-ce trop demandé de sommer ce gouvernement de tout faire pour empêcher davantages de victimes civiles? Cela me semble un principe de base: la violence attise la violence. Qui sera le plus intelligent pour vraiment stopper toute agression, et désarmer ses milices?

mercredi, juillet 12, 2006

J'adore mon métier

Je vous l'avais déjà dit? Pas clairement en noir sur blanc, mais quand même. On sent bien ma passion pour ce que je fais (des films, de la réalisation, du montage, de l'image, du son et même des mots; de la créativité, quoi!), mais je l'affirme ici: je suis folle de mon métier .
*
Il n'est pas rare que j'éclate de rire alors que je suis en train de monter une séquence que je tente de faire comique (et je suis mon premier public). Il n'est pas rare non plus que je pleure à chaudes larmes en visionnant des séquences touchantes (comme le film de Serge Gigère pour lequel je fais la bande-annonce en ce moment). Il m'arrive aussi d'éclater de colère, outrée, devant les faits qu'on me présente dans un documentaire (comme dans les films d'Ève Lamont, pour qui je travaille à l'occasion). Je suis créative, je carbure à l'émotion. Je suis vivante et passionnée. Dans la vie. Dans mon travail.
*
J'ai clavardé avec ma petite cousine cette semaine. Elle a 20 ans. Je l'adore. Je la gardais souvent quand elle était petite. Moi j'avais une vingtaine d'années, elle la dizaine. Elle étudie en psycho en ce moment. Elle se pose des questions sur sa carrière, ses choix. Me demande à quel moment j'ai trouvé "ma voie". Vers 20 ans, justement. Et je lui raconte ma "révélation" pour mon métier. Car j'ai la chance d'avoir eu l'appel, "la vocation", comme une voix venue de plus haut que moi pour me dire que j'étais à la bonne place, au bon moment. L'illumination, l'exhaltation, la joie, le bonheur, l'accomplissement. La totale. La passion. Celle qui vous fait passer 24 heures en ligne sur un projet, sur un buzz. Celle qui vous fait dire: je veux faire cela toute ma vie. Sans l'ombre d'un doute. Même quand c'est difficile, même quand on arrive pas toujours à payer l'épicerie, dans les temps difficiles. Parce qu'on aime ce qu'on fait, les gens qu'on y rencontre, ce qu'on accomplit, les valeurs qui se dégagent de ce métier. L'éventail de choses qu'on peut y faire. La magie de ne pas être cloisonné à une seule tâche, le renouvellement constant de la chose. La magie, point. La création pure. La buisness. Les défis.
*
On passe tant de temps à travailler dans notre courte existence, vaut mieux adorer notre métier. Simplement. La vie est si belle quand on se lève le matin tout plein de joie de ce qu'il y à faire ce jour là. Et ceux qui me sortent l'argument de sécurité financière pour justifier un travail qu'ils détestent? Je vous réponds que rien n'est aussi payant que la passion. Mais il faut plonger à fond, et jouer le risque...

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mardi, juillet 11, 2006

Inclassable

2/2. Deux refus sur deux réponses, à date. Je propose mon film Plaisirs dans les festivals depuis quelques mois, et j'attends des réponses. C'est très étrange de recevoir ces refus, surtout que je sais que mon film est vraiment très beau et poétique. C'est une opinion biaisée, me direz-vous (et vous avec entièrement raison), mais c'est la pure vérité. Objectivement, si je me détache et que je regarde ce film sur les plaisirs de la vie, sur lequel j'ai travaillé pendant cinq ans, je peux affirmer sans ambages que c'est un beau film. J'ai eu les commentaires d'une centaine de personnes jusqu'à maintenant et c'est unanime. Ce film est beau. Profond et léger. Et touchant. Essentiel. Point. Mais voilà qu'il est inclassable. On le regarde, et on se demande:
- Est-ce un documentaire? oui et non.
- Est-ce une fiction? oui et non.
- Est-ce un essai? oui et non.
- Est-ce un film d'art? oui et non.
C'est une oeuvre qui est comme la vie, un peu tout ça et pas du tout une seule chose. Je suis bien contente d'avoir réussi à faire un inclassable. Car, pour ceux qui l'on vu, Plaisirs demeure une oeuvre accessible. Pas de la poésie en trou-de-cul de poule. Pas du guindé-inaccessible-chiant-m'as-tu-vu. Pas une connerie incompréhensible. Pas un autre film torturé-déprimé-sadique-cynique. C'est beau, joyeux, festif, gourmand, sensuel. C'est lumineux.

Une programmatrice de festival a adoré mon film. Touchant. Beau. Mais ne cadre pas dans la programmation. Ok, d'acc. Mais je le montre où, mon film?

Heureusement, je sais déjà qu'il jouera au cinéma Beaubien à Montréal en novembre prochain. Au grand public de juger. Et ça tombe bien, c'est pour eux que je l'ai fait, ce film.

De toute façon, vous êtes plus nombreux à me lire ici que le public des salles de festival. Et tac. J'adore avoir un blogue. Je vous le donnerai en pièces détachés ici, mon film, tien. Comme ça vous verrez. Et en grand nombre. On appellera ça "Le festival Vivre la vie". Premier festival mondial de films online. Yeah. Dès le 30 septembre.

samedi, juillet 08, 2006

Été















Voici ma wild bunch préférée. Remarquez bien mon amoureux à l'arrière-plan, aussi fier Papa de trois mousses de cette photo. Il porte une coquette margerite à l'oreille, cadeau de la belle et grande Raphaëlle, jeune fille en blanc sur la photo. Je les adore, vous savez! Dire que l'an dernier j'étais une célibataire sans enfants dans sa vie! J'ai toujours sû que j'étais particulièrement adaptable, amoureuse de la vie. Et les enfants, c'est la vie! Yeah!

Il fait chaud ce week-end, les piscines et les lacs du Québec vous attendent! Versez-vous un verre de rosé, grillez de la grillade, jardinez en famille ou en solo, baladez-vous à bicyclette, prélassez-vous dans un parc! C'est le Québec à son meilleur... Enjoy!

vendredi, juillet 07, 2006

Incroyable

Vous irez lire mon histoire. Rien n'est farfelu.

jeudi, juillet 06, 2006

Let it be

Lâcher prise. Simplement.

mardi, juillet 04, 2006

Indigestion de stress

J'ai commencé par écrire le titre suivant à ce billet: "mauvaise gestion de stress" mais je me suis ravisée: "indigestion de stress", c'est beaucoup plus exact!

Aujourd'hui je vais bien. Je suis calme. Je fais mon travail. Je suis présentement en montage pour la bande-annonce du superbe documentaire de Serge Gigère sur les personnes âgées. C'est un très beau film, très touchant. Je l'ai regardé quelques fois, et je pleure à chaque fois. C'est bouleversant et plein de sérénité. J'aime. Je vous dirai le titre lorsqu'ils l'auront trouvé!

Bref, tout est normal, au beau fixe. Je devrai dire "tout est revenu à la normale"... car dimanche et lundi je ne tenais pas en place! J'étais littéralement hors de moi. Pas en colère, non, non. Simplement abscente, en proie à une panique totale et viscérale inexplicable. C'est qu'hier j'ai enregistré mes trois premières chroniques à la tivi. Tout a bien été. Je savais, en plus, que tout irai bien! J'ai quand même une maîtrise en communications, après tout! - force est d'admettre l'ironie du mot en italique - Pfffft! J'ai eu droit au mal de coeur officiel du matin (avec résultat), au mauvais caractère, au mal de tête, à l'envie de tout abandonner! Que je suis dramatique! Et le pire, j'avais beau essayer de me résonner, de me dire que c'était de la petite bière, que je n'avais aucune raison rationnelle de vivre une telle panique: rien à faire. Faut vraiment que je reprennne le Yoga... J'avais un niveau de stress si intense! C'est vraiment fou, car j'assume des responsabilités autrement plus lourdes dans mon travail de réalisation tous les jours! Et l'idée de me retrouver soudainement devant le kodack, avec la minuterie tic-tac qui chronomètre mes mots: ouille!

Le plus satisfaisant dans toute cette histoire, c'est regarder travailler le réalisateur de l'émission, si attentif, drôle, patient et déterminé, et je me dis: quel merveilleux métier! - fiou, c'est le mien - Je suis quand même contente de faire un tour devant la caméra. Pour essayer. Pour voir. Il parait que j'étais de mieux en mieux après chaque chronique, plus détendue. Vaudrait mieux car il m'en reste encore 11 à faire...

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