jeudi, avril 27, 2006

Perfectionniste

Je suis assoifée de beautés. Depuis toujours. L'intérieure. L'extérieure. Je suis perfectionniste. C'est une qualité, et aussi un défaut. C'est un très bel héritage de mon papa. En ce moment, je perds un temps fou (et très inutile) sur mon flyer d'invitation pour mon lancement. Depuis deux jours je déplace des images, des mots, sur mon canenva. Un pixel à gauche, une image en haut, non en bas. Pffff. Pour rien. L'important c'est que vous y soyez, un point c'est tout. Zut. Mais non, je continue, toujours insatisfaite. Ahhhrrrggg.

Je me souviens des "butcheux" à l'école primaire. Ceux qui finissaient toujours avant les autres. Ils avaient 16/20 et ils étaient contents. Moi je besognais une heure de plus pour un 18/20. Ou pire, pour un 17.5/20. Ahhh. Misère! J'étais toujours la dernière à sortir de la classe, la dernière dans l'autobus, la dernière à entrer dans la classe (je plaçais tout en ordre dans mon casier). Je faisais des cauchemars horrible à cette époque; je manquais l'autobus, le train, l'avion, l'entrée en classe. Je courrais toujours après mon temps. Tout ça parce que je prenais mon temps. Aujourd'hui c'est très différent; je prends toujours mon temps pour faire bien les choses, mais je n'ai pas d'autobus à prendre car je travaille à la maison. J'ai réglé mon problème partiellement comme ça. Bon, je caricature un peu, mais c'est ça pareil.

Quand je fais un montage, on me paie pour être perfectionniste. Mon défaut prends soudainement de la valeur, il devient insipensable à la réalisation de mon travail, à la satisfaction de producteurs tout aussi perfectionnistes que moi. Je me sens alors parfaitement normale. Mais c'est pas normal du tout, en quelque sorte, de passer des jours et des jours pour faire une image ou un montage qui durera quelques minutes sous les yeux des autres. Mais je me dis que l'impression dans leur esprit est pour beaucoup plus longtemps. En fait, c'est ça le but. Faire du joli, du permanent, de la beauté qui marque et qui touche. Susciter une réflexion qui se perpétue dans les esprits. C'est prétentieux? Ouais, peut-être un peu, mais c'est nécessaire.

Je discutais l'autre jour avec un producteur télé de petites émissions pour consommation rapide (sans offence, stricte réalité). Les sommes dérisoires investies et le temps infinimum mis sur les émissions données à voir au public me désolent. C'est du fast-food de tivi. Mais c'est comme ça. La tivi, ce n'est pas de l'art. Mais pourquoi pas? Quand je regarde certaines séries américaines de haute qualité, quand je regarde certains programmes de télé-québec, je me dis que ça se peut, de l'art grand public. C'est visiblement des perfectionnistes qui ont fait ces contenus-là. Les butcheux, eux, ils ronflent devant leur poste allumé, à regarder leur fast-food de télé. Mais peut-être aussi qu'ils regardent de la belle télé pour s'inspirer, pour rêver.

Bon, je retourne gérer mon angoisse de perfectionniste. Car je vous ai pas dit ça; quand on est perfectionniste, on est aussi terriblement angoissés, parfois. C'est un package 2 pour 1. Yay.

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mercredi, avril 26, 2006

Ça y est!

mardi, avril 25, 2006

Devoir accompli

Je flotte sur un nuage de bonheur. Mon film est fini, mon livre aussi, mon spectacle passé, mes tournages de reportages complétés, les montages remis. Je soupire d'aise. C'est avec une joie tranquille et appaisée que j'attends maintenant le lancement du livre et la première de mon film le 11 mai prochain. Je suis calme et sereine. En plus de ça, je suis super-full-extra amoureuse de mon Amoureux, encore plus que jamais, comme si c'était possible. On n'en revient juste pas de s'aimer autant. Il y a deux semaines on a vu le spectacle de chansons de Sylvie Laliberté. On était lovés l'un contre l'autre devant la petite scène à soupirer d'amour et de guimauve, à sourire de soupirs devant l'humour d'amour de cette Sylvie si attachante. Mon Sylvain tout tendre contre moi à écouter cette Sylvie si touchante. On se guimauve avec plaisir, sans honte de voir la vie en rose, très vif le rose. Comme la vie, comme nous. Je ménage-de-printemps avec joie. Ce soir nous reçevons mes amis Joss, Chum et Empi à souper. Je leur fabrique un petit souper indien comme j'en ai le secret.

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lundi, avril 24, 2006

En scène!

Samedi soir je donnais une performance de poésie à la maison de la culture. Mon nouveau recueil L'emportement est prêt. Sur scène; 40 minutes de poèmes, d'histoires, d'osmose à la musique, de partage avec un public tendrement attentif. À la fin de mon texte "enfance" j'ai entendu un: "c'est beau..." tout en soupir à la première rangée. Un inconnue ravie. Des gens touchés, des moments patagés. Une petite dizaines de gens près de moi, plus de 100 inconnus venus m'entendre pour la journée mondiale du livre. Une grande partie de plaisir pour Janet Lumb, qui faisait la musique, et moi. J'adore la scène, le public, les projecteurs, le micro, le piano. Partage manifeste, chimie de scène, de musique et de mots. La scène me va. Je m'y sens comme un poisson dans l'eau. Je prends un plaisir délectable à partager mon amour de la vie, mes passions, mes sourires, ma voix. Il ne me reste qu'un pas à franchir pour chanter mes textes. Samedi matin je me suis promenée parmi les piano chez Archambault avec les enfants. C'est mon rêve, et je m'en approche doucement, de mon piano. Pour tous ceux qui ont loupés le spectacle: je me promet un solo sur scène dans une petite salle de cabaret, vous y serez, la prochaine fois?

vendredi, avril 21, 2006

Congé - récit en journal

J'ai pris un jour de congé parce que j'en avais besoin. Ahhhh, ça fait du bien, comme on dit. Au menu: 2 siestes, une marche sur l'avenue Mont-Royal, une épilation de jambe (j'en connais un qui sera content de ne plus avoir des tibias de bucheron dans son lit), une crème glacée avec-la-vraie-recette-italienne mangée sur un banc de parc au soleil, du flanage, achat de deux petits morceaux de vêtement en spécial (un pantalon super confo et sexy blanc!!) et un top moulant (sexy aussi) avec des grosses fleurs bleues (ça marche avec moi, fleur bleue). Aussi achat d'une quiche et d'une salade, parce que ce soir je réponds à une invitation et je me rends à un souper de filles. J'ai le temps de faire une autre sieste avant d'y aller. Ça vous donne le ton de mon état d'esprit...

Rencontre de printemps

La fin de semaine dernière nous avons eu une réunion pour un nouveau projet en démarrage. Nous nous sommes réuni chez elle, et c'était ma foi fort sympatique. Elle fait du design, elle est écolo et marraine ou maman d'un super projet de design-recyclage. Elle ramasse son recyclage pendant une année pour faire un projet design avec tout les trucs accumulés. Son grand loft dans Hochelagua-Maisonneuve est tout plein de petits et grands objets inspirants, jolis et bien pensés. De quoi vous donner envie de refaire complétement la déco chez vous, surtout avec ce printemps si ensoleillé, les fenêtres ouvertes et les oiseaux qui chantent. Moi je redescends de mon autobus de rush qui roule en fou depuis des mois. Alors ça tombe bien, je vais me jetter dans la peinture pour parer joliement la maison de Bois-des-filions d'un nouveau look. Hèp! Qui aurait cru que la Montrealaise-platooïse se transformerait en banlieusarde du nord occasionellement? Pourquoi pas! La vie a plus d'un tour dans son sac, à ce que je vois... Tout est permi, après tout! Ma prochaine mission? Je me cherche un piano pour la maison... Watch-out! La saison estivale sera festive par ici, c'est promis! J'ai le coeur en joie et tout plein d'amour partout en dedans et autours de moi! Comme disait la Grand-mère de mon Grand Amour: «J'ai le coeur grand comme un autobus: tout le monde embarque!»

mardi, avril 18, 2006

Batteries

Moi:
- Je trouve que dormir la nuit enchâssé avec toi ça fait comme des batteries qui se rechargent. Nous on est des piles, le lit est le chargeur.

samedi, avril 15, 2006

Performance de poésie

jeudi, avril 13, 2006

Rêver dans l'action

Je suis toute pleine de rêves. Et j'ai trouvé un homme qui les mutiplie si bien. Même que mutiplier, le mot est faible. Et je suis en même temps ancrée dans l'action. Les projets déboulent, les occasions de nouveaux projets affluent. Je donne beaucoup de temps à des projets de création qui ne sont pas payants, mais qui me nourrissent tant. Sylvie Laliberté le disait dimanche à la télé: «Les artistes sont toujours pauvres». Mais parfois j'aimerai bien avoir plus de fric. Juste un peu, pour être plus libre encore. Cesser de m'en faire avec les impératifs financiers, me donner une liberté d'action. Alors il faut trouver des stratégies, il faut se vendre et faire des compromis. Cette année j'ai fait trois demandes de subventions, trois refus. Bûche, bûche, remonte tes manches. La partie n'est pas perdue, tu avances encore Yannou que je me dis à moi-même. Parfois les gens me trouvent courageuse d'être libre, de faire mes propres projets, de me lancer sans filet. Moi je trouve courageux les gens qui vont travailler matin après matin, jour après jour, dans le même bureau, avec les mêmes visages, à refaire les mêmes tâches, à voir les mêmes murs, à sentir la même odeur. Je vous lève mon chapeau si vous êtes de ceux-là, moi je n'y arrive pas

mercredi, avril 12, 2006

Je vais bien

Je soupire
enfin
le sourire aux lèvres
j'embrasse mon oreiller pour une sieste de printemps
aux fenêtres ouvertes
aux rêves légers
Un concerto de chats de ruelle qui ponctue ma farniente

Je suis épuisée mais ravie

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lundi, avril 10, 2006

Mission du lundi

Soleil éclatant. Ciel bleu. Devoir accompli, soirée de samedi réussie. Next? Finir mon DVD Plaisirs (ça achève). Sur le menu: le programme principal de 25 minutes, des scènes extras avec audio documentaire pour 30 minutes, une entrevue avec moi de 7 minutes qui raconte la démarche du projet, et 30 minutes de poèmes lus. Disons que vous en aurez pour votre argent.

mercredi, avril 05, 2006

À l'agenda samedi!












L’IDÉE
: 6 conteurs vont mettre en parole 6 courts-métrages muets s’inspirant de 6 légendes traditionnelles (La Chasse-galerie, Rose Latulippe, Le Cheval noir, La Sainte-Catherine, La Corriveau et Le Pont du diable). Deux musiciens les accompagneront tout au long de la soirée.
LE DÉFI : Les règles du jeu interdisant aux artistes de communiquer entre eux tout au long du projet, la gageure sera de voir comment, le soir du spectacle, les images urbaines des vidéastes et la parole fabuleuse des conteurs vont se rencontrer pour recréer des versions originales des légendes traditionnelles.
Les conteurs : Renée Robitaille, Éric Michaud, Martin Gauthier, Lucie Bisson, Arleen Thibeault et Marc Roberge. Les vidéastes : François Mercier, Ianic Mathieu, Catherine Thériault, Jean-Nicolas Barry, Patrick Perris et Simon Laganière. Les musiciens : Laura Risk et Ambroise Vesac. Animation : Eza Paventi
Conception : Yannick B. Gélinas et André Lemelin En collaboration avec le Festival littéraire international de Montréal METROPOLIS BLEU et les Éditions Planète rebelle.

Quand:
Samedi 8 avril 2006 - 20h
Où: Kola note - 5240, Avenue du Parc, Montréal
Info-festival : (514) 773-2468 – KOLA NOTE (514) 274-9339
Combien:
Entrée 15 $ - Billets en vente à la porte du Kola note, dès maintenant jusqu’au spectacle, du lundi au samedi, de 10h00 à 17h00.

mardi, avril 04, 2006

Vortex de problèmes techniques

Travailler avec la technologie est stimulant. Cela décuple nos capacités créatives de façon vertigineuse. Mais quand les problèmes techniques nous embourbent dans un vortex fou d'incapacité, on a le vertige. La tête me tourne allègrement, je vous dis pas, ou là. Je suis prisonière de mon ordinateur qui décide d'être fatigué (tiens, comme mon corps et mon esprit aussi, d'ailleurs) juste au moment fatal de la finalisation de mon film. Tout est terminé, je suis en train de faire le DVD pour la fin du projet. Mon échéancier est très sèrré, et là mon ordinateur me rends la vie impossible. Je fais du sur-place numérique depuis des heures, et je répète les mêmes opérations qui échouent, impuissante. Je suis dans une impasse. Je nage dans la vase. Non, je me noie, littéralement. Le souffle me manque, la tête me tourne, les larmes sont complètement inutiles. Je fais quoi, là?