mardi, février 28, 2006
dimanche, février 26, 2006
L'amour des mots
J'écris depuis toujours, depuis je sais écrire. J'écris des poèmes depuis l'âge de 8 ans. Je me souviens de ces petites histoires de flocons et d'hiver. Je dessinais à côté de mes poèmes d'enfant. Puis les années ont passé, et à l'adolescence ma passion fut confirmée: j'étais amoureuse de l'écriture. Je remplissais des cahiers entiers par plaisir de l'écriture, par rendez-vous avec moi-même
J'écrivais aussi des correspondance avec ma grande amie d'enfance, Véro. Nous échangions des cahiers où nous racontions des tranches de vie. De 12 à 16 ans, nous avons remplis 7 ou 8 cahiers. Nous avions réinventé le journal intime. Elle était ma voisine et ma meilleure amie. Je me souviens de ma joie le matin alors que je trouvais le cahier tout froid dans ma boîte aux lettres. Je lisais ses histoires, ses partages, ses confidences, ses questions. Nous étions liées par l'écriture et par la vie. Le soir, je lui répondais en partageant à mon tour mes doutes et mes angoisses, mes rêves et mes espoirs d'adolescente. Nous mettions des photos, des dessins, des folies, des parfums dans ces cahiers. C'est fascinant de les lire à nouveau. De voir cette belle évolution entre 12 et 16 ans, quelques années, mais une planète. Nous avons couché sur le papier le passage de l'enfance à la vie de petite femme. Nos priorités et nos questionnements démontrent de ce changement. À 12 ans, on discutait de recettes et de notre prochaine visite au Mail Montenach, le Centre d'achat du coin. À 16 ans, nous parlions du nom de nos futurs enfants, de nos rêves de carrière, de nos amours tourmentées et de nos premières blessures amoureuses.
Parenthèse:
J'ai malheureusement perdu trace de cette belle amitié forte, dans quelques dédales d'un corridor de Cegep, nos chemins se sont séparés, je ne sais plus trop bien pourquoi. Elle est psychiatre aujourd'hui, et mère de deux jeunes garçons. Je ne sais pas leurs noms. Je suis sûre qu'ils sont beaux ses petits hommes. J'aimerai bien la contacter. Je cherche parfois sa trace sur Internet, sans succès. Je ne l'ai pas revue depuis dix ans. Je pense encore à elle souvent. Je sais qu'elle pense à moi aussi. Mais ceci est une autre histoire.
Mon amour de l'écriture a continué à évoluer pendant ma vie. Toute mon adolescence, j'ai écris plusieurs poèmes d'amour et mes premiers textes érotiques. J'avais un grand plaisir à les lire à haute voix. Ensuite, j'ai étudié en communication et j'ai tenté le journalisme. Pas pour moi. Loin de la poésie, rechercher l'information exacte et couper les métaphores ne m'allait pas. Mon excellent professeur Jacques Larue-Langlois, tristement décédé l'an dernier, me l'avait clairement dit. Je crois qu'il m'aimait bien. Il m'a fait sentir que j'avais un certain talent pour l'écriture, mais pas journalistique...
Ensuite, au début de ma vingtaine, j'ai croisé le chemin de quelques écrivailleux; des poètes, des conteurs, des écrivains, des scénaristes. Certains furent mes amants, d'autres mes amours ou mes amis. Certaines de ces amitiés font encore partie de ma vie maintenant. J'écrivais alors comme aujourd'hui, avec emportement et passion. Cela a donné un premier recueil de poème, publié chez Planète rebelle: Mordre.
Et maintenant, comme plusieurs d'entes vous savez, je prépare le second, L'emportement, toujours chez Planète rebelle. Et j'adore tout autant l'écriture racontée. J'ai eu un énorme plaisir et une grande satisfaction à entendre mes mots dans la bouche de Suzanne Clément lors de l'enregistrement de la narration de mon film Plaisirs. Et bientôt j'enregistrerai quelques poèmes audio pour le DVD qui viendra avec ce livre-DVD. Cadeau des mots à moi-même: mots écris du livre, mots-images du film, mots-narration du film, mots-dits de mes poèmes. Poésie sur tous les temps. Et les médiums.
J'écrivais aussi des correspondance avec ma grande amie d'enfance, Véro. Nous échangions des cahiers où nous racontions des tranches de vie. De 12 à 16 ans, nous avons remplis 7 ou 8 cahiers. Nous avions réinventé le journal intime. Elle était ma voisine et ma meilleure amie. Je me souviens de ma joie le matin alors que je trouvais le cahier tout froid dans ma boîte aux lettres. Je lisais ses histoires, ses partages, ses confidences, ses questions. Nous étions liées par l'écriture et par la vie. Le soir, je lui répondais en partageant à mon tour mes doutes et mes angoisses, mes rêves et mes espoirs d'adolescente. Nous mettions des photos, des dessins, des folies, des parfums dans ces cahiers. C'est fascinant de les lire à nouveau. De voir cette belle évolution entre 12 et 16 ans, quelques années, mais une planète. Nous avons couché sur le papier le passage de l'enfance à la vie de petite femme. Nos priorités et nos questionnements démontrent de ce changement. À 12 ans, on discutait de recettes et de notre prochaine visite au Mail Montenach, le Centre d'achat du coin. À 16 ans, nous parlions du nom de nos futurs enfants, de nos rêves de carrière, de nos amours tourmentées et de nos premières blessures amoureuses.
Parenthèse:
J'ai malheureusement perdu trace de cette belle amitié forte, dans quelques dédales d'un corridor de Cegep, nos chemins se sont séparés, je ne sais plus trop bien pourquoi. Elle est psychiatre aujourd'hui, et mère de deux jeunes garçons. Je ne sais pas leurs noms. Je suis sûre qu'ils sont beaux ses petits hommes. J'aimerai bien la contacter. Je cherche parfois sa trace sur Internet, sans succès. Je ne l'ai pas revue depuis dix ans. Je pense encore à elle souvent. Je sais qu'elle pense à moi aussi. Mais ceci est une autre histoire.
Mon amour de l'écriture a continué à évoluer pendant ma vie. Toute mon adolescence, j'ai écris plusieurs poèmes d'amour et mes premiers textes érotiques. J'avais un grand plaisir à les lire à haute voix. Ensuite, j'ai étudié en communication et j'ai tenté le journalisme. Pas pour moi. Loin de la poésie, rechercher l'information exacte et couper les métaphores ne m'allait pas. Mon excellent professeur Jacques Larue-Langlois, tristement décédé l'an dernier, me l'avait clairement dit. Je crois qu'il m'aimait bien. Il m'a fait sentir que j'avais un certain talent pour l'écriture, mais pas journalistique...
Ensuite, au début de ma vingtaine, j'ai croisé le chemin de quelques écrivailleux; des poètes, des conteurs, des écrivains, des scénaristes. Certains furent mes amants, d'autres mes amours ou mes amis. Certaines de ces amitiés font encore partie de ma vie maintenant. J'écrivais alors comme aujourd'hui, avec emportement et passion. Cela a donné un premier recueil de poème, publié chez Planète rebelle: Mordre.
Et maintenant, comme plusieurs d'entes vous savez, je prépare le second, L'emportement, toujours chez Planète rebelle. Et j'adore tout autant l'écriture racontée. J'ai eu un énorme plaisir et une grande satisfaction à entendre mes mots dans la bouche de Suzanne Clément lors de l'enregistrement de la narration de mon film Plaisirs. Et bientôt j'enregistrerai quelques poèmes audio pour le DVD qui viendra avec ce livre-DVD. Cadeau des mots à moi-même: mots écris du livre, mots-images du film, mots-narration du film, mots-dits de mes poèmes. Poésie sur tous les temps. Et les médiums.
Libellés : Poésie
jeudi, février 23, 2006
Épreuves
Cette semaine mauvaises nouvelles de santé pour une personne précieuse dans ma vie. Mauvaise nouvelle d'un diffuseur qui menace de se désengager d'un projet documentaire sur Paul-André Fortier sur lequel je planche depuis des mois. Mauvaise nouvelle de la désunion des artistes qui me rend la vie difficile par une incompréhension buraucratique lourde qui pourrait avoir un impact financier dramatique sur mon film. Mauvaise nouvelles de la régie du cinéma qui police là où on le l'attends pas.
Ce matin mon Grand Amour a fait un grand détour avant d'aller au bureau pour se glisser entre mes draps et laisser mes larmes laver son épaule. Hier mon meilleur ami m'a laissé un message où il me propose de m'accompagner à l'hopital si j'en ai besoin. Tout à l'heure ma partner de travail m'a téléphoné pour me dire simplement: « Il faut être folle. Je veux juste te dire cela. » Foncer. Être forte. Rire. Oui, madame.
Je regarde mon film sur les plaisirs d'un autre oeil, le bon. C'est un foutu bon truc finalement, ce projet qui m'a donné tant de peine. Maintenant il prend tout son sens, et le bon.
Ce matin mon Grand Amour a fait un grand détour avant d'aller au bureau pour se glisser entre mes draps et laisser mes larmes laver son épaule. Hier mon meilleur ami m'a laissé un message où il me propose de m'accompagner à l'hopital si j'en ai besoin. Tout à l'heure ma partner de travail m'a téléphoné pour me dire simplement: « Il faut être folle. Je veux juste te dire cela. » Foncer. Être forte. Rire. Oui, madame.
Je regarde mon film sur les plaisirs d'un autre oeil, le bon. C'est un foutu bon truc finalement, ce projet qui m'a donné tant de peine. Maintenant il prend tout son sens, et le bon.
Force
Je suis subjuguée d'amour. J'y puise une force insondable. J'en ai reçu des autobus et des autobus pleins depuis l'enfance. Ce qui me permet d'en donner sans fin. J'ai remarqué récemment que chaque bisou que je donne à mon Grand Amour provoque instatanément en moi une recharge de un millions de nouveaux bisous à lui donner. Il me donne aussi une grande force pour traverser les moments difficiles que je vis. Les épreuves de la vie sont belles aussi, comme il me disait ce matin. Elle nous ancrent à la vie, elle nous soudent d'amour entre nous. Je vois aussi toute la force de cet amour qui fait parti de mon riche héritage familial. L'amour aussi est insondable, mais il est très concret. Très.
mercredi, février 22, 2006
Le gros mot
C'est un mot qu'on n'aime pas entendre. Surtout quand c'est une personne qu'on aime qui en ai affecté. Cancer. Du poumon. De la plèvre, plus exactement. Hier attendu 5 heures dans les corridors hâles de l'hôpital Saint-Luc. Les miens attendaient depuis 12 heures. Pour se faire annoncer cela entre les cris des jeunes junkies en overdose attachés à des civières et des vielles dames baignant dans leur selles abandonnées sur leur lit de corridor. Deux médecin de garde, 61 civières de l'urgence occupées. La réalité est toujours plus terrible que ce qu'on peut lire dans les journaux. La grande madame médecin nous a annoncé cela les joues enpourprées de honte, vu le contexte si inapproprié pour apprendre une telle nouvelle. Mais il n'y a aucun contexte approprié pour faire sonner le glas de la mort annoncée. Elle savait, c'était écrit dans son dossier. Personne ne nous l'avais dit en trois semaines. Par respect, même si ce n'était pas à elle de nous le dire, elle nous l'a annoncé, répété, clarifié. Ce matin j'en saurais plus alors que le spécialiste nous donnera des détails. Chacun sa réaction, et la personne atteinte vit un déni. Enfin je crois. Faudra gèrer ça. Avec tout l'amour dont je suis capable.
dimanche, février 19, 2006
Webzine Minute moments
Nouveau Webzine vidéo en ligne sur Silence, on court!
Rencontre avec Vj-Pillow, créateur des Minute moments et Jason Rodi, de Moment Factory.
Sylvain m'a aidé au montage de ce reportage.
Rencontre avec Vj-Pillow, créateur des Minute moments et Jason Rodi, de Moment Factory.
Sylvain m'a aidé au montage de ce reportage.
Libellés : Réalisatrice
vendredi, février 17, 2006
jeudi, février 16, 2006
Schlaks!
Mot de la semaine: schlaks!
Tout tombe à sa place. Je respire. Hâte de prendre un peu de repos, mais tellement grisée par les dénouements.
Aujourd'hui, j'ai enregistré la narration du film Plaisirs et quelques poèmes de L'emportement avec Suzanne Clément. Avec un verre de rouge, des pâtisseries au chocolat noir et beaucoup de fous rires.
Je vais manger des sushis ce soir avec mon amoureux. Pour célébrer tout cela, et plus encore. Moi je fête la Saint-Valentin tous les jours, et pas seulement une journée. Le 14 au soir il m'aidait à terminer mon prochain webzine de Silence, on court, en ligne demain.
Tout tombe à sa place. Je respire. Hâte de prendre un peu de repos, mais tellement grisée par les dénouements.
Aujourd'hui, j'ai enregistré la narration du film Plaisirs et quelques poèmes de L'emportement avec Suzanne Clément. Avec un verre de rouge, des pâtisseries au chocolat noir et beaucoup de fous rires.
Je vais manger des sushis ce soir avec mon amoureux. Pour célébrer tout cela, et plus encore. Moi je fête la Saint-Valentin tous les jours, et pas seulement une journée. Le 14 au soir il m'aidait à terminer mon prochain webzine de Silence, on court, en ligne demain.
Libellés : Réalisatrice
mardi, février 14, 2006
Merci Matou(e)
Un rayon de soleil DLVV:
Une fleur blanche.
Du jaune soleil.
Des mots doux et rouges.
Un baume de courage. Tout simple. Complet.
Une fleur blanche.
Du jaune soleil.
Des mots doux et rouges.
Un baume de courage. Tout simple. Complet.
lundi, février 13, 2006
Après la chute (1)
Suite des TUMULTES (texte rédigé en 1999)
J'ai réussi
cassé ma gueule à gros prix
Y a pas une patche qui fitte
chu pas toute là
Seulement le sommeil
pour réparer mes yeux bouffis
ma bouche amère
Je ferme toutes les musiques
la nostalgia me tord le ventre
à en fendre l'âme
J'ai comme un creux au ventre
chu pas toute là
Double coup porté en plein centre de l'amour
j'ai fermé une porte grasse et lourde
l'autre porte s'est verrouillée à double tour
emmurée dans mon calvaire
chu ben pognée
Rien ne rime à rien
j'ai perdu le goût du ciel
la rumeur de l'orage brode mon absence
chu pas toute là
Qu'es-ce qu'il me reste?
j'ai comme un chaud au ventre
le dernier bouillonnement inutile.
Pourquoi vouloir sauver les meubles?
J'ai même pas pu sauver ma peau.
Et pourtant je savais
je savais que trop bien
J'ai dansé tout l'été
comme une cigale aveugle
comme une sirène sans repos
J'ai chanté jusqu'à la fin
la toute fin
j'ai chanté pour couvrir le bruissement
des plaintes de Satan
j'ai étouffé son rire superbe
je l'ai laissé s'approcher
près
tout près de moi
en fermant les yeux
je l'ai laissé porter un coup magnifique
en plein centre de mon cœur
Atroce
le sang gicle encore
sature ce qui me reste de raison
déboussole ma trace de vie
Coupé les ponts
Le temps m'aidera sans doute
En attendant
chu pas toute là
J'ai réussi
cassé ma gueule à gros prix
Y a pas une patche qui fitte
chu pas toute là
Seulement le sommeil
pour réparer mes yeux bouffis
ma bouche amère
Je ferme toutes les musiques
la nostalgia me tord le ventre
à en fendre l'âme
J'ai comme un creux au ventre
chu pas toute là
Double coup porté en plein centre de l'amour
j'ai fermé une porte grasse et lourde
l'autre porte s'est verrouillée à double tour
emmurée dans mon calvaire
chu ben pognée
Rien ne rime à rien
j'ai perdu le goût du ciel
la rumeur de l'orage brode mon absence
chu pas toute là
Qu'es-ce qu'il me reste?
j'ai comme un chaud au ventre
le dernier bouillonnement inutile.
Pourquoi vouloir sauver les meubles?
J'ai même pas pu sauver ma peau.
Et pourtant je savais
je savais que trop bien
J'ai dansé tout l'été
comme une cigale aveugle
comme une sirène sans repos
J'ai chanté jusqu'à la fin
la toute fin
j'ai chanté pour couvrir le bruissement
des plaintes de Satan
j'ai étouffé son rire superbe
je l'ai laissé s'approcher
près
tout près de moi
en fermant les yeux
je l'ai laissé porter un coup magnifique
en plein centre de mon cœur
Atroce
le sang gicle encore
sature ce qui me reste de raison
déboussole ma trace de vie
Coupé les ponts
Le temps m'aidera sans doute
En attendant
chu pas toute là
Libellés : Poésie
dimanche, février 12, 2006
Volets fermés (1999)
Suite des TUMULTES [dans le cadre d'un recueil à paraître, textes sur les amours tourmentées]
Je pompe chaque vivre comme une micropuce d'énergie
Je ne retourne plus mes appels
Inutile de frapper à ma porte
j'ai fuit très loin par en dedans
Les yeux secs
Je marche jusqu'au bord du possible
Je n’attends pas
Je cueille tout
Je pompe ma vie à grands coups cardio
comme des paysages qui ne finissent plus
comme des chemins pas découverts
Je ne suis pas toute seule dans mon ventre
Il n'y a personne pour répondre dehors
Fermé les gueules des sons urbains
Je ne retourne plus mes appels
Je pompe mes tripes à coup de solitude
Full cash pour patcher les flats émotifs
Je flotte
Sous le dôme parfait du ciel usé
Les palpitations dans l'tapis
je risque
"Tu vas tout perdre, ma belle"
Je me dis encore
mais je ne m'écoute surtout pas
quand un cri raisonnable
me lance des échos semblables
Ma vie j'en ai rien qu'une
j'voudrais pas gâcher ma chance
de me casser la gueule à gros prix
Je pompe chaque vivre comme une micropuce d'énergie
Je ne retourne plus mes appels
Inutile de frapper à ma porte
j'ai fuit très loin par en dedans
Les yeux secs
Je marche jusqu'au bord du possible
Je n’attends pas
Je cueille tout
Je pompe ma vie à grands coups cardio
comme des paysages qui ne finissent plus
comme des chemins pas découverts
Je ne suis pas toute seule dans mon ventre
Il n'y a personne pour répondre dehors
Fermé les gueules des sons urbains
Je ne retourne plus mes appels
Je pompe mes tripes à coup de solitude
Full cash pour patcher les flats émotifs
Je flotte
Sous le dôme parfait du ciel usé
Les palpitations dans l'tapis
je risque
"Tu vas tout perdre, ma belle"
Je me dis encore
mais je ne m'écoute surtout pas
quand un cri raisonnable
me lance des échos semblables
Ma vie j'en ai rien qu'une
j'voudrais pas gâcher ma chance
de me casser la gueule à gros prix
vendredi, février 10, 2006
Enfin fiou
Je viens d'envoyer ma version finale finale finale de L'emportement. Le livre commence avec le texte Une femme nommée Liberté
Je me couvre d’utopies
On ne peut pas me museler
Je rêve aigu la peau à vif
et se termine avec ces lignes
Je t’ai trouvé, nous avons le temps, la vie entière, pour sillonner le monde de stations en stations, de ville en ville, sur un air de liberté.
Je me couvre d’utopies
On ne peut pas me museler
Je rêve aigu la peau à vif
et se termine avec ces lignes
Je t’ai trouvé, nous avons le temps, la vie entière, pour sillonner le monde de stations en stations, de ville en ville, sur un air de liberté.
jeudi, février 09, 2006
Vivre à 100 à l'heure
Je suis hight
Je conclue
Je termine
Je booke
Je roule
Ça y est! Tout se met en place, j'ai terminé ma couverture de livre, je révise mes textes pour L'emportement, mon montage image est arrêté pour Plaisirs, éléments musicaux finaux en place grâce à Marcelle Deschênes, rencontré Rober Racine pour le piano, demain encore d'autres rendez-vous pour peaufiner la musique, ma narration se finalise, trouvé des voix jolies, la semaine prochaine enregistrement, montré le film au personnes-clefs et feedback constructif, booke le lancement, le spectacle, la stratégie de communication.
Ouf, superbe semaine. Visiblement, les échéanciers me drivent. Et en fin de semaine, je garde du temps précieux pour passer avec les miens. Ceux qui ont besoin de moi.
Je conclue
Je termine
Je booke
Je roule
Ça y est! Tout se met en place, j'ai terminé ma couverture de livre, je révise mes textes pour L'emportement, mon montage image est arrêté pour Plaisirs, éléments musicaux finaux en place grâce à Marcelle Deschênes, rencontré Rober Racine pour le piano, demain encore d'autres rendez-vous pour peaufiner la musique, ma narration se finalise, trouvé des voix jolies, la semaine prochaine enregistrement, montré le film au personnes-clefs et feedback constructif, booke le lancement, le spectacle, la stratégie de communication.
Ouf, superbe semaine. Visiblement, les échéanciers me drivent. Et en fin de semaine, je garde du temps précieux pour passer avec les miens. Ceux qui ont besoin de moi.
mardi, février 07, 2006
Maelstrom de vie
Combien de fois entendons-nous ces histoires d'événements importants de la vie, ces moments-clefs où tout se chevauche? Les événements heureux coincidant avec des épreuves de vie, des moments difficiles. Je suis entrée depuis quelques mois dans une période très heureuse de ma vie; rencontre charnière avec l'Homme de ma vie, projets professionnels mijotants depuis longtemps qui viennent à terme, nouveaux projets stimulants qui se mettent en place. J'ai parfois l'impression de vivre la vie dont j'ai rêvé. Exactement: je suis heureuse, amoureuse, épanouie professionnellement, entourrée de gens que j'aime, que j'admire et respecte, la vie devant moi, des projets personnels et professionnels en attente, des contructions, des rêves partagés. Tout des souffles d'espoirs bien personnels qui aident à passer à travers les difficultés de la vie: le monde dans lequel nous vivons qui crie sa souffrance, les inégalités sociales, l'environnement qui fout le camps, la situation politique internationale guère réjouissante, les conflits sans issue. Toute cette force qui m'arrive aussi pour passer à travers les difficultés plus personnelles: les problèmes financiers, l'incertitude, l'angoisse au quotidien, les conflits, les épreuves, la santé défaillante parfois. Voilà où le bas blesse: ma santé qui déraille, ça va, je gère. Je suis sensible mais forte, je me remet. Mais quand c'est la santé d'un proche qui vascille, c'est beaucoup plus difficile. Admettre la souffrance, voir poindre les épreuves, les hôpitaux, l'insécurité, la frustration de la maladie, la vulnérabilité; tout cela est très déstabilisant. Et de constater notre impuissance face à cela est très difficile à admettre. Ne me reste qu'à attendre, attendre pour voir l'apleur du mal, attendre pour savoir quelles seront les solutions face à la maladie. Je suis triste, oui. Mais je dois demeurer forte et courageuse car on a besoin de moi.
lundi, février 06, 2006
Québec solidaire
Le nouveau parti existe. Prenez vos cartes de membres.
Sinon, allez au moins faire un tour ici pour voir.
Sinon, allez au moins faire un tour ici pour voir.
Libellés : Politique
Recherche compagnie pour faire site web
Appel de manifestations d'intérêt
Le Forum jeunesse de l'île de Montréal en collaboration avec la ville de Montréal est à la recherche d'une compagnie intéressée à réaliser un site WEB à l'intention de la relève artistique montréalaise. Les objectifs visés par ce site sont de faciliter l'accès à l'information pour les jeunes artistes et leur offrir un lieu virtuel de discussion et de réseautage. Ce site devra répertorier l'ensemble de l'information nécessaire au développement professionnel des artistes de la relève issus de toutes les disciplines artistiques. De plus, ce site incluera une section interactive comprenant un blog ou forum de discussion.
Nous recherchons une jeune compagnie professionnelle et dynamique dans le milieu WEB et nous souhaitons voir son porte-folio. Cette compagnie doit avoir 3 ans d'expérience dans la conception de site Internet d'envergure. Veuillez indiquer si votre compagnie peut effectuer de la recherche de contenu. Pour davantage d'informations sur le projet : http://www.artsmontreal.org/releve.php.
L'échéancier de travail prévoit de débuter le projet en mars 2006. Le lancement du site est prévu pour septembre 2006.
Faites parvenir votre curriculum vitae ou une présentation à :
(Les personnes/entreprises retenues seront invitées à faire une soumission)
Elisa Belhache
Coordonnatrice - Outiller la relève artistique
Conseil des arts de Montréal
3450, rue Saint-Urbain
Montréal, H2X 2N5
(514) 280-3724
elisa.belhache@cum.qc.ca
info: www.artsmontreal.org/releve.php
Date limite pour transmettre vos manifestations d'intérêt : le 10 février 2006
Le Forum jeunesse de l'île de Montréal en collaboration avec la ville de Montréal est à la recherche d'une compagnie intéressée à réaliser un site WEB à l'intention de la relève artistique montréalaise. Les objectifs visés par ce site sont de faciliter l'accès à l'information pour les jeunes artistes et leur offrir un lieu virtuel de discussion et de réseautage. Ce site devra répertorier l'ensemble de l'information nécessaire au développement professionnel des artistes de la relève issus de toutes les disciplines artistiques. De plus, ce site incluera une section interactive comprenant un blog ou forum de discussion.
Nous recherchons une jeune compagnie professionnelle et dynamique dans le milieu WEB et nous souhaitons voir son porte-folio. Cette compagnie doit avoir 3 ans d'expérience dans la conception de site Internet d'envergure. Veuillez indiquer si votre compagnie peut effectuer de la recherche de contenu. Pour davantage d'informations sur le projet : http://www.artsmontreal.org/releve.php.
L'échéancier de travail prévoit de débuter le projet en mars 2006. Le lancement du site est prévu pour septembre 2006.
Faites parvenir votre curriculum vitae ou une présentation à :
(Les personnes/entreprises retenues seront invitées à faire une soumission)
Elisa Belhache
Coordonnatrice - Outiller la relève artistique
Conseil des arts de Montréal
3450, rue Saint-Urbain
Montréal, H2X 2N5
(514) 280-3724
elisa.belhache@cum.qc.ca
info: www.artsmontreal.org/releve.php
Date limite pour transmettre vos manifestations d'intérêt : le 10 février 2006
dimanche, février 05, 2006
Poème d'amour du dimanche
Encore le temps qui passe si bien pour nous / lovés d'amour / toutes émotions enchâssées / forteresse multiple de nos corps liés / solidement ancrés dans nos vies qui se multiplient dans la beauté et les douleurs
Fondue à son sourire sa force sa fougue ses joies ses tristesses/ je me déploie fière et fragile/ je me conjugue encore à ses temps / prête à suivre son tempo comme il se rime au mien / comme il brave mes houles et mes mines sombres / comme il vainc mes angoisses absurdes de femme angoissée / comme nous rimons nos rires dans tous les dédales des soubresauts de la vie / chemin ardu difficile parfois / aride et rocailleux / amer et sombre tracé de vies / pavées d'épreuves qui la rendent si précieuse / là où on s'accroche à deux solidement / pour rendre toute cette vie poncée fragile par nos douceurs quotidiennes / la vie lavée par les baisers les caresses les mots doux les gestes pour l'autre / multipliés d'amour / vibrer en grande écoute et en parlure entière / force foudroyante superbe fontaine osmose à nos joies transparentes / mes larmes de douleurs lavées par sa bouche / mon corps tordu absous par son sang / boire l'amour à mêmes nos joies rivées à une paix forte et belle / lumière à l'oeil de voir croître encore cet amour / conviction saine et grande de l'exponentiel des vies / rires légers et silences de respect pour la grandeur de ce qui est là
Oui nous sommes chanceux de reconnaître toute cette beauté / oui nous sommes choyés de nous être trouvés / oui je suis comblée de l'avoir fait entrer dans ma vie par tous mes pores mon âme mes rêves mes désirs mes espoirs
Fondue à son sourire sa force sa fougue ses joies ses tristesses/ je me déploie fière et fragile/ je me conjugue encore à ses temps / prête à suivre son tempo comme il se rime au mien / comme il brave mes houles et mes mines sombres / comme il vainc mes angoisses absurdes de femme angoissée / comme nous rimons nos rires dans tous les dédales des soubresauts de la vie / chemin ardu difficile parfois / aride et rocailleux / amer et sombre tracé de vies / pavées d'épreuves qui la rendent si précieuse / là où on s'accroche à deux solidement / pour rendre toute cette vie poncée fragile par nos douceurs quotidiennes / la vie lavée par les baisers les caresses les mots doux les gestes pour l'autre / multipliés d'amour / vibrer en grande écoute et en parlure entière / force foudroyante superbe fontaine osmose à nos joies transparentes / mes larmes de douleurs lavées par sa bouche / mon corps tordu absous par son sang / boire l'amour à mêmes nos joies rivées à une paix forte et belle / lumière à l'oeil de voir croître encore cet amour / conviction saine et grande de l'exponentiel des vies / rires légers et silences de respect pour la grandeur de ce qui est là
Oui nous sommes chanceux de reconnaître toute cette beauté / oui nous sommes choyés de nous être trouvés / oui je suis comblée de l'avoir fait entrer dans ma vie par tous mes pores mon âme mes rêves mes désirs mes espoirs
samedi, février 04, 2006
discussions autours du film
- salut Yannick.
- allo
- Alors, il parait que t'achèves ton film.
- Oui Monsieur!
- J'ai lu sur ton blog que c'est un poème vidéo.
- Non, finalement j'ai trouvé une meilleure façon de le définir.
- C'est quoi?
- PLAISIRS est une fiction poétique.
- allo
- Alors, il parait que t'achèves ton film.
- Oui Monsieur!
- J'ai lu sur ton blog que c'est un poème vidéo.
- Non, finalement j'ai trouvé une meilleure façon de le définir.
- C'est quoi?
- PLAISIRS est une fiction poétique.
jeudi, février 02, 2006
Plaisirs révélés
P L A I S I R S - ZE MOVIE - Bientôt sur vos écrans
De la peau au paradis naquis la chair qui fut faite sensualité exacerbée. Emportée dans un torrent maelstrom des mouvements des corps enchâssés, l'union orgasmique se dénoue dans les eaux calmes d'une rivère l'été. L'enfance suit. De toute la naïveté et la fraîcheur du ludique et du gourmand révélé, grandit et grandit et sourit au soleil. De l'enfance à l'âge adulte, c'est dans la rencontre de l'autre, dans le lien, que se trouve l'essence du plaisir. Avec les autres maillés-unis, dissoudre le temps pour savourer par tous les sens. Dans l'ivresse extatique de la simple beauté de la vie, déguster, observer, chanter et danser son amour de la vie, son amour de l'autre, de la nature, de la nature humaine. Puis se délivrer le corps en oubliant l'esprit dans une transe de soleil qui délivre de tout, par tout, pour tout.
C'est le résumé de mon projet vidéo PLAISIRS.
*
Two weeks ago:
- C'est quoi ton film Yannick?
- Heu... ben... hem... ben, c'est comme un documentaire, mais mit en scène, avec une direction aritistique.
- ...
- Mais c'est un peu de la fiction. Mais pas vraiment, c'est pas des comédiens, sauf pour la scène érotique. La scène érotique, c'est vraiment des comédiens. Mais ils ont vraiment l'air de faire l'amour pour vrai. Et quand les gens mangent au banquet, ils mangent pour vrai. Mais c'est pas des comédiens. C'est des vrais gourmands. La cuisinière qui cuisine dans le film, c'est une vraie cuisinière dans la vie. Elle s'habille comme ça pour vrai. Elle est italienne, mais elle porte des bou-bou africains. C'est vrai, tu vois? Tu comprends?
- ...
- C'est un genre de film d'art, mais accessible.
- ...
- C'est pas un film d'art en fait. Ni un documentaire. En tout cas, c'est pas un film de danse, c'est sûr.
- ...
- Ben... heu... c'est comme un essai, mais c'est pas expérimental, ok?
- ...
- Pffff... laisse faire. Je le sais pas ce que c'est, mon film.
Today:
- Pis, finalement, c'est quoi ton film Yannick?
- C'est UN POÈME VIDÉO
- Ah bon
- Tu verras, tu verras... (avec un grand sourire)
De la peau au paradis naquis la chair qui fut faite sensualité exacerbée. Emportée dans un torrent maelstrom des mouvements des corps enchâssés, l'union orgasmique se dénoue dans les eaux calmes d'une rivère l'été. L'enfance suit. De toute la naïveté et la fraîcheur du ludique et du gourmand révélé, grandit et grandit et sourit au soleil. De l'enfance à l'âge adulte, c'est dans la rencontre de l'autre, dans le lien, que se trouve l'essence du plaisir. Avec les autres maillés-unis, dissoudre le temps pour savourer par tous les sens. Dans l'ivresse extatique de la simple beauté de la vie, déguster, observer, chanter et danser son amour de la vie, son amour de l'autre, de la nature, de la nature humaine. Puis se délivrer le corps en oubliant l'esprit dans une transe de soleil qui délivre de tout, par tout, pour tout.
C'est le résumé de mon projet vidéo PLAISIRS.
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Two weeks ago:
- C'est quoi ton film Yannick?
- Heu... ben... hem... ben, c'est comme un documentaire, mais mit en scène, avec une direction aritistique.
- ...
- Mais c'est un peu de la fiction. Mais pas vraiment, c'est pas des comédiens, sauf pour la scène érotique. La scène érotique, c'est vraiment des comédiens. Mais ils ont vraiment l'air de faire l'amour pour vrai. Et quand les gens mangent au banquet, ils mangent pour vrai. Mais c'est pas des comédiens. C'est des vrais gourmands. La cuisinière qui cuisine dans le film, c'est une vraie cuisinière dans la vie. Elle s'habille comme ça pour vrai. Elle est italienne, mais elle porte des bou-bou africains. C'est vrai, tu vois? Tu comprends?
- ...
- C'est un genre de film d'art, mais accessible.
- ...
- C'est pas un film d'art en fait. Ni un documentaire. En tout cas, c'est pas un film de danse, c'est sûr.
- ...
- Ben... heu... c'est comme un essai, mais c'est pas expérimental, ok?
- ...
- Pffff... laisse faire. Je le sais pas ce que c'est, mon film.
Today:
- Pis, finalement, c'est quoi ton film Yannick?
- C'est UN POÈME VIDÉO
- Ah bon
- Tu verras, tu verras... (avec un grand sourire)
petit poème sans titre
L'harmonie de nos rires dans les matins de travail
vibre
joie retrouvée de mes angoisses rendues muettes
Brillance de nos regards unis si bien
j'inspire
dans la lumière d'un janvier d'une douceur hypocrite
Nos tempos accordés à nos joies
rivées à l'action
chevauchées parallèles de nos vies-tourbillon
vibre
joie retrouvée de mes angoisses rendues muettes
Brillance de nos regards unis si bien
j'inspire
dans la lumière d'un janvier d'une douceur hypocrite
Nos tempos accordés à nos joies
rivées à l'action
chevauchées parallèles de nos vies-tourbillon


