mardi, janvier 31, 2006

Vie saine

Retour de balancier, après les tremblements des plaques téluriques de mon déséquilibre émotif et de mes peaks d'angoisse. Fiou. Soupir.
*
Yogami qui travaille tout en douceur et en profondeur lundi soir. C'est une approche de Yoga en couple. Très chouette et tout approprié pour une initiation douce au Yoga pour le chum, ou pour travailler le corps et l'esprit différemment qu'une approche solo pour moi. Agréable, efficace, et soude les regards et les corps. Nous avons ensuite dégusté des sushis devant un autre épisode de notre détente télévisuelle du moment: épisode 5 de la série 6 de Sex and the city. J'ai partagé cet ancien plaisir de célibataire avec mon homme et il a mordu. Rires partagés sous les couvertes collés devant la tivi, thé aux fruits taiwanais ramené de mon dernier périple. Reste de la semaine planifié avec un bel équilibre entre la détente et les obligations. Samedi soir prochain souper avec mes parents de retour d'un superbe voyage à Cuba. C'est aussi l'anniversaire de ma super-maman. Elle passe le cap du 6-0! Wow! Pourtant dans ma tête, elle a toujours la quarantaine... C'est très étrange. Surtout qu'elle est une éternelle ado. Pour dimanche, nous visons une nouvelle escapade de snowboard. J'espère que je serai moins raquée qu'après ma journée de samedi dernier...
*
Semaine stimulante professionnellement, avec tous les éléments pour que mes projets évoluent bien. Production à l'étranger d'un documentaire sur la danse qui se met en place, mon livre de poésie à paraître qui s'enligne bien, mon film qui se terminera bientôt avec toute ma bonne volonté et mon acharnement. Je me sens enfin le courage (et la date buttoir qui tue) de terminer cet interminable film (dans interminable il y a minable, zut!).

dimanche, janvier 29, 2006

Leaving blues

Suite des TUMULTES

Départ bleu vers le vide
pour la peau
it hurts pour la peau

Écho sous la peau
quelques coups de hanches
seulement quelques coups
bien portés
rangés
à côté de l'amertume

Ne goûtes-tu pas l'amer
des hanches cuites de souvenirs?
Des souvenirs-stigmates
comme ces bibelots sales
posés sur la bordure de ta fenêtre
dans ta cuisine abandonnée

Ces choses inutiles qu’on ne voit plus
Un peu laides
Ces objects qu’on oublie là
Figés dans la graisse des cuissons
Soudés par la poussière du temps

Ta cuisine immense et grise
pleine à craquer de mon absence
chargée de ton silence
de plomb et d’amertume

Mon geste sale est égoïste :
J’abandonne, j’abdique, je me pousse
Je fuis tes silences qui taisent notre amour

J'ai pas envie de dépoussiérer tes bibelots
Je n’ai pas envie de fouiller tes silences
Pour en extraire la beauté

Je suis loin
très très loin
de nos sourires étouffés

J'ai laissé ta montre dans un tiroir
De cette cuisine que je ne reverrai plus

Bordel
It hurts
la peau est plus forte que la raison

Tranche tripes
à vif, ouvert

It hurts
J'aurais voulu que tu le saches autrement

Mon regard baissé
j'aurais voulu te dire
en musique
avec tout l'amour que j'ai pour toi
que je ne te tendresse plus
souffle brise sans gêne
mais partout
it hurts

Tout ce qui me manquait
blues cheminés sans caresses
le béton sale refoulé
j’ai trouvé ailleurs un océan de baisers

Sans le vendre coupable
Il a mordu pour toi ma peau tendre attente
Ma peau assoiffée de mots et de baisers francs
Mon corps plie de romantisme pour un autre que toi

Passage de peau
je m'attarde

Party de peau
partage de larmes à cœur ouvert:
"cœur léger, cœur tremblant, cœur lourd,
le temps de rêver est bien court,
que faut-il faire de mes jours,
que faut-il faire de mes nuits,
je n'aurais ni amour, ni demeure
nulle part où je vis ou meurt..."
Est-ce ainsi que les hommes vivent?

Je bois chaque lettre dans le noir comme un baume

Je prie au ventre
pour que tu entendes chaque mot sur le papier
résonner sur mon autoroute vitesse
bordée de soleil

Je tâche de tricoter le pardon serré
pour en faire une couverture d’amitié
qui te réchauffera les cicatrices

jeudi, janvier 26, 2006

In the big juice

Tournage inspirant aujourd'hui avec Paul-André Fortier. Il quitte dans un mois pour sa tournée mondiale. Et je le suivrai probablement avec ma caméra. Je dis probablement, car on attends encore des réponses de subventionneurs. Classique. Classique pour danse contemporaine. Ah!
*
Ce qui veut dire que le top-chrono est parti pour moi: finir mon livre (sous contrôle), mon film (la poisse), mon projet interactif (gloup!), ma bande son (ah! ah!), ma musique (hein?). Et faire toute la pré-prod pour le tournage du documentaire sur Paul-André. Waaaahdjyyy (bruit de l'effort dans la super-motivation et l'ecxitation extatique).
*
Quelqu'un a une recette pour un don d'ubiguité?

mercredi, janvier 25, 2006

Nerfs

Aujourd'hui, tout m'énerve;
mon bracelet qui fait click-click quand j'écris,
mes piles de cassettes qui s'effondrent sans raison,
l'agent de placement qui n'en finit plus de ces interminables explications au téléphone,
mon bac de recyclage qui déborde,
ma voiture dont l'odeur à l'intérieur évoque les fumets de la ferme,
le temps gris maussade et mollement doux pour janvier,
le statut imprécis de mes projets sur le plan financier,
les chèques de clients qui tardent (encore),
mon portable pas encore activé dont j'aurais eu tant besoin aujourd'hui,
la carence en cabines téléphoniques à Montréal,
la cabine publique défectueuse que je voulais utiliser ce midi pour inviter mon chum à luncher à l'improviste,
ma dyslexie qui m'a fait mal noter l'adresse de Vidéo Services où je devais louer un trépied,
la cabine téléphonique introuvable pour trouver la bonne adresse de Vidéo Services,
mon comptable qui m'annonce le montand de mon retour de taxes à payer au gouvernement.
*
Il n'y a aucune raison valable à mon énervement (normal, du quotidien). Ou peut-être que si, finalement.
Je n'ai pas dormi avec mon homme la nuit passée. Et celle qui vient non plus, et la suivante idem. Ça aussi, ça m'énerve. Sa peau contre la mienne et son souffle accordé au tempo du mien est un bien bon remède à mes angoisses et mon irritabilité du quotidien énervant. Soupir.

Soleil d’été

Je me prépare à publier en avril prochain mon second recueil de poésie, L'EMPORTEMENT. J'ai donc mis de côté plusieurs textes sombres, qui ne cadraient pas dans mon EMPORTEMENT et mes PLAISIRS. Mon prochain bouquin sera lumineux, et c'est très au diapason avec ma vie actuelle. Mais en chemin, j'en ai bavé quand même, je vous dis pas. En fait, oui, je vous le dis ici. Et je vous livre ici-même un texte qui débutera un autre livre à paraître qui s'appellera TUMULTES, je crois. Un livre de poèmes tourmentés et bouillonnants, avec tous ces textes de douleurs et de beautés tordues, écris pendant mes difficiles relations avec des hommes qui ont traversés ma vie par le passé. Ce texte-çi fut écrit au sortir d'une relation d'amour profond, alors que je réalisais que cet amour n'était pas pour moi et qu'il était impossible. Un amour qui m'étouffait alors que j'aurais voulu exploser d'amour pour cet homme qui m'en défendait. Tourments intérieurs de la libération d'une jeune femme passionnée. J'avais 24 ans au moment où j'ai écris ce texte. Je me préparais à quitter le Québec pour vivre un autre amour impossible en Europe.

J'avais besoin de vivre à en frapper les murs
le long de l'autoroute
je suis sans limites de vitesse.

Je t'ai laissé
bourré de soleil
sécher au bord de cette route
et je suis partie.

Sans fuir
seulement pour voler plus haut
toujours plus haut
comme une Icare technologique
avec un avion.

Je suis revenue du ciel
l'autoroute sous le bras
la vitesse dans la tête
comme un appât très beau et très grand.

Un appât qui avale le temps.

Le temps s'égraine en chapelets dissous
sur l'autoroute du soleil
où t'es resté
à réfléchir, je crois.

Moi je file toujours, loin de tout, de moi
moi je file loin du temps.

Maintenant, je peux regarder les toits sans ciller.
Je les regarde comme des dragons immobiles.

J'ai compris que je haïs résolument les nuages gris.
J'ai compris que j'aime sans ménagement les autoroutes, la vitesse et le soleil.

Les toits restent.
Ils s'écroulent parfois.
Rarement, je crois.

Avec la vitesse dans la tête
ma peau se délecte de lenteur.
Ma peau s'éclate, lacère et cuit.

Je dissèque ma vie comme un petit animal éternel.
J'ai enterré mes devoirs comme des poissons rouges trouvés morts le matin.

Je me tiens, droite, forte et curieuse
sur la même route où je t'ai laissé au soleil.
Ma peau de bronze rie haut vers le bleu.
Ma peau lenteur se délecte d'horizon.
Je ne crois pas à la mort.

Les blasts de bonheur m'ont rendu terre cuite.
Je mange mon autoroute à en perdre haleine.

Tu as quitté mon soleil pour en choisir un nouveau.
Tu as bien fait, je crois.
Mon soleil faibli
ma peau terre cuite redevient vivante
j'attrape le sol en pleine face.

lundi, janvier 23, 2006

Couverture de mon livre

essai #1















essai #2














essai #3
















Véro Boncompagni m'a tiré le portrait en fin de semaine. Séance agréable et réussie. Plus de 200 clichés pas clichés du tout. Très jolis et inspirés, empreint de l'esprit de mon bouquin de poésie à paraître: L'emportement, suivi de Plaisirs, le film. Livre et DVD, sortie de le 22 avril prochain à Montréal.

Je vous donne ici quelques essais pour la couverture du livre. Votre avis? Des préférences?

Jeux emmerdant auquel on ne peut résister

7 choses à faire avant de mourir (seulement 7?)

- Construire une maison écologique
- Ne pas perdre mon fil créatif et ma passion de la vie
- Faire une installation interactive présentée au Musée d'Art contemporain et dans différents lieux publics
- Faire un long métrage
- Écrire un roman
- Faire une série télé réussie
- Avoir des enfants

7 choses que vous faites bien
- La cuisine
- L'amour
- L'humour
- La création (vidéo, graphique, poétique, sonore, dansée, chantée)
- Le partage
- Faire la fête (danser, chanter, rigoler, festoyer)
- Organiser / diriger

7 choses que vous ne pouvez- ne savez pas faire
- être égoiste
- être à l'heure
- trouver mon chemin (nulle en orientation)
- rester calme avant un spectacle où je performe
- ne pas vomir quand j'ai mal au coeur
- du bungee
- Marcher sur un crocodile vivant
- Résister à jouer à des jeux cons qui font perdre du temps de travail

7 choses que vous dites souvent

- Merde
- Fais chier (ou je sais, c'est redondant)
- poutchi-kwik (lorsque quelque chose est doux et mou, comme une joue de bébé ou un chat, par exemple)
- J'en ai marre
- Je t'aime
- C'est beau (ou t'es beau)
- Ohhh c'est douuuuuux


7 béguin pour des célébrités

- niet! (je n'ai pas de culte...)

ok ok, euh...
- marcello mastroianni (pour son charme italien)
- philippe noiret (pour sa voix)
- philippe richard (pour ses gaffes)
- carrie bradshaw (mon anti-héroine préférée)
... je ne sais pas! (bip! éliminée)


7 choses qui vous attirent
- le charisme
- l'intelligence
- la sensibilité
- la sensualité
- la créativité
- la bonté
- l'humour
et en extra, pour ce jour élecoral:
- les allégeances politiques de gauche


bloggueurs à qui vous passez le relais (je suis désolée, chers amis)
- Sylvain
- Anne Archet

Lumière de soi(e)















photo: Véro Boncompagni

vendredi, janvier 20, 2006

Nouveau webzine en ligne

«Rencontre avec la réalisatrice de Chrysalide, la photographe Véro Boncompagni, qui a utilisé la danse pour parler, très inspirée, de l'histoire tragique d'une jeune femme qui a perdu l'usage de ses jambes à la suite d'un accident. Un webzine entre la photo et le cinéma signé Yannick Gélinas.»

Kétaine et irrésistible

Je vous lance le défi de ne pas craquer en voyant ça.

L'emportement, une éditrice, une photographe

Le 22 avril prochain sort mon second recueil de poésie chez Planète rebelle. Soirée de première de mon film Plaisirs, et poésie orale. Vous n'avez aucune excuse de ne pas y être, je vous avise plusieurs mois à l'avance. Show à 20h, le 22 avril 2006, à la maison de la culture du plateau Mont-Royal sur la rue Mont-Royal. La dernière fois que j'ai fait un show à cet endroit-là c'était pour la journée mondiale du livre en 2004. J'ai exactement 3 amis qui étaient présents alors. La salle était pleine d'inconnus, par ailleurs. C'est drôle, surtout que des amis j'en ai comme un peu plus que trois. Pas grave, mais ironique. J'aime beaucoup faire des performances de cadeau de poésie. J'ai un trac fou (ah, ah! oui Catherine!), mais j'adore, une fois mon envie de vomir passée. Dès que mes pieds touchent la scène, des que les lumières des projecteurs m'aveuglent, dès que j'ai le micro dans les mains: l'état de grâce. Mium. Je ne sais pas pourquoi j'attends toujours si longtemps pour recommencer.
*
Hier bonne rencontre avec mon éditrice. Quelques dernières corrections, quelques recommandations, et hop! Mon livre est presque ficelé, avec fil rouge et satisfaction de la poète et de l'éditrice. Mon bouquin aura quatre chapitres:
I. L'emportement
II. Carnet d'odeurs
III. Plaisirs
IV. Carnet érotique: de A à G
*
Samedi matin j'ai rendez-vous chez la photographe Véro Boncompagni pour ma séance de photo pour la couverture du livre. Je serai nue, je crois bien. Ma poésie appelle à cela. Simplement. Sans voiles. Ou peut-être avec un voile, mais une soie translucide, avec de la poésie écrite dessus. Un création québécoise que j'ai déniché chez Scandale. Une chemise dont la soie imite le papier à merveille, avec une écriture manuscrite dessus: exactement pour moi. Transparent, avec des mots en couverture. Des mots qui ne cachent rien, des mots qui révèlent tout.

jeudi, janvier 19, 2006

Ceci n'est pas un test

C'est une migration de serveur réussie.

mercredi, janvier 18, 2006

Transfert de serveur en cours...

Madames et messieurs, pour votre information, veuillez notez qu'un transfert de serveur est en cours et qu'une interruption de service est possible pour quelques heures au cours des prochains jours. Et oui, la direction est consciente que si le service est interrompu, vous ne pourrez pas lire ce message!

Mais ça ne fait rien, soyez patients, ces désagréments sont temporaires.

Signé : Le geek de service (aka la grenouille et/ou rubyjam et/ou le chum de et/ou son grand Amour et/ou celui qui n'aime pas vraiment son clavier mais que son laptop est sur la charge présentement... )

PPS. Ah oui, j'ai échangé ces faveurs techniques contre un redesign de mes blogues et une consultation spéciale sur le renommage, la renommation, la rebaptisation, ah oubliez-ça, vous comprenez l'idée, de mes blogues...

mardi, janvier 17, 2006

Films à voir...
















Ne manquez pas (les autres films sont très bons, mais je vous recommande ceux-çi):


Films drôles et bien faits
- Quatuor en Do majeur
- Mobiles
- Easy Living
- Va et vient
- Sapo
- Sauvegarde

Films très beaux et bien foutus
- Amour, désir, naissance
- Proxymité
- Dear Amy
- Médecine moderne

Choses disparues

Je me demande bien où se retrouvent tous ces objets qui fondent toujours dans le vide intergalactique: pinces et élastiques à cheveux, crayons, chaussettes uniques, gants et tuques. Nous les remplaçons sans cesse, au fil des années, sans jamais retrouver leur trace. Disparus, whhffoushhff (bruit magique). Cette race de choses matérielles habite peut-être un paradis pour objets. Je les imagine dansants, nus, chantant, dans des rituels d'union sacrée.

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lundi, janvier 16, 2006

Commentaire aux Marées

Réponse à Catherine sur son billet à propos du trac. La peur au ventre au quotidien, celle qui vous brûle doucement, pour tout, pour rien.

Tu peux te consoler en te disant que cette peur bouillante te rappelle constamment que tu es fichtrement en vie, et bouillonnante. Je sais très bien ce que tu veux dire. J'ai connu ce trac aussi. Adolescente, probablement, comme tu dis. Il est parti avec la vie, les coups, les angoisses criantes et les douleurs de vivre plus fortes que ce trac. Alors peut-être que ton chemin de vie fera aussi s'estomper cette peur. Certains "groupes de femmes" (je déteste cette nomenclature, mais bon) font des épreuves de groupe pour vaincre les peurs. Une de celle-ci consiste à marcher sur le feu, littéralement. On prépare un lit de braises sur 10 ou 15 pieds. On médite, on respire (comme la respiration abdominale dont tu parles), on se concentre: puis on se lance nus pieds, à courir sur la braise. Il parait que ça marche. Après, on n'a plus peur de rien. Rien de rien. Ni des serpents, ni du noir, ni des hommes, ni des humains, ni des p'tits boss à la con, ni des caméras, ni de la mort, ni du plombier ou de Stephan Harper. Rien, niet, zéro. La braise fait fondre les peurs. Fascinant, non? Tu veux essayer? (je t'entends rire d'ici)

vendredi, janvier 13, 2006

L'emportement

Voilà le titre de mon prochain recueil de poésie. Je suis contente. C'est bien de l'emportement dont il est question. Bien travaillé cette semaine avec mon éditrice. Elle m'a proposé un fil rouge pour tisser mon livre, et tout me plait bien. Ce bouquin me ressemblera. Dans tout mon emportement.
*
Tourbillon de travail et de projet, car il faut bien se relever quand on tombe. Il semble que je suis comme ça, après la chute, je me relève. Alors bien armée de mes trois pompes d'asthmatique nouvellement révélée, j'ai remonté mes manches cette semaine pour ratrapper le temps perdu à me soigner. Quelle absurdité que le sort des travailleurs autonomes parfois. Pas droit à la maladie. Bref, j'ai tourné mon prochain reportage pour Silence, on court. Une entrevue très riche et révélatrice avec l'étonnante photographe Véro Bomcompagni. Elle a terminé son premier court métrage, un film entre l'art et la danse avec une jeune femme en chaise roulante. Bien heureuse d'avoir croisé le chemin de cette grande artiste sensible. Elle a accepté de me tirer le portrait pour la couverture mon mon prochain bouquin. Je me veux nue et sans voiles sous l'objectif et en couverture de bouquin. Rien de moins pour l'emportement de mes mots. De quoi faire taire mes angoisses jusqu'au prochain cycle.
*
Toujours sous le thème de l'emportement, je me suis fait colère un peu aussi cette semaine. Je n'ai toujours pas été payée par l'Office National du Film du Canada pour mon reportage sur Herman Guitierrez qui se trouve en page d'ouverture du Grand site officiel depuis avant Noël. Je trouve cela scandaleux, et voilà, j'en ai tellement mare que je le dis ici. Mon frigo est vide, mon compte de banque aussi, mes paiements en souffrance. Mais mon amoureux m'a donné une piste superbe pour la signature de mon prochain contrat: exiger d'être payée sur livraison du projet. Vous n'avez pas de chèque pour me payer mes services? Dommage, pas de reportage pour vous. Ce n'est pas du chantage, c'est une arme pour me faire respecter un peu, car j'ai parfois l'impression qu'on rit de moi. L'automne dernier la Place des Arts a mis 3 mois à me payer pour mes services. Facture égarée, plaidèrent-ils. Les travailleurs autonomes doivent se faire respecter. C'est étrange, mais on dirait que plus l'institution est grande et reconnue, plus c'est difficile de considérer les personnes qui attendent des chèques pour leurs loyaux services. You-hou, il n'y a pas que des salariés-assurés-pensionnés sur terre. Yé suis là moi, et beaucoup d'autres. Et il faut qu'on mange, aussi. Bon.

jeudi, janvier 12, 2006

Le court en Web

Vous vous souvenez, j'ai fait partie d'un jury pour un concours de court métrages en décembre dernier? Voici le concours en ligne, à vous de voter maintenant! Amusez-vous bien, certains films sont très chouettes! J'ai hâte de voir vos préférences. Le premier prix est celui du public, donc à vous de voter. Les 2e et 3e prix sont ceux du jury...











Silence, on court! et GlobeTrotter de TELUS, en collaboration avec Ztélé, présentent
Le Court en web !
Vingt courts métrages dans la course!

Silence, on court! et GlobeTrotter de TELUS, en collaboration avec Ztélé vous invitent à entrer dans la course!

Dès le 13 janvier, vingt courts métrages branchés, décapants, surprenants, en provenance de Québec, Montréal, Mirabel, Saguenay, Gatineau, Laval et Lachute, finalistes au concours Le court en Web, se livreront une (féroce) compétition en ligne sur les sites www.GlobeTrotter.net et www.SilenceOnCourt.tv!

Ski de fond à l'Islet-sur-Mer

Sylvain dans la forêt du Bas-Saint-Laurent.














Je suis une elfe des neiges.














Sylvain et moi en balade de ski de fond. Bonheur givré.














La sympathique cabane avec poële à bois qui fut notre refuge le temps d'une pause dîner.














Marie-Ève et Ambroise tout équipés pour filer sur la neige.

mardi, janvier 10, 2006

Angoisse cyclique

Après tout bon haut, il y a un bas. Donc après mes Vacances de Noël merveilleuses, doublé de ma situation d'amoureuse comblée, je suis malaaaade. Grippe qui s'étire depuis trop longtemps, je me tape l'attente de 4 heures au CLSC pour recevoir mon diagnostic: asthme et bronchite. J'ai donc ma première pompe de ventolin. Moi qui redoutais ce moment, maintenant la pompe salvatrice me rendra probabement la vie plus facile. Je me suis farcie une crise qui n'en finit plus en fin de semaine dernière, tout au long d'une superbe balade de ski de fond dans le bas Saint-Laurent. La vue et l'expérience étaient tout aussi parfaites que mes poumons comprimés et ma respiration inconfortables. Moche. Tout cela combiné au fait que mes clients, un organisme gouvernemental connu, ont du retard dans mes paiements. Alors mon compte en banque et mon frigo sont indescriptiblement vides, et mon angoisse très grande. Je me tape de l'insomnie super-double-angoisse, des quintes de toux de vieux grand-père, et je remets en question ma vie professionnelle que je trouve leste et triste. C'est cyclique chez moi, l'angoisse. Et j'ai beau le savoir depuis toutes ces anneés, elle n'en demeure pas moins angoissante.

jeudi, janvier 05, 2006

Yannou avec un grand P

Comme dans Paradoxe. Je l'écris souvent ici, trop souvent. Mais c'est un reproche que me faisait souvent mon ex, je radote. Je répète, pour être plus polie. Je suis Paradoxe, je le redis, je l'écris, je le crie. Bordel.

Je peste contre moi-même de ne point arriver à terminer mon projet sur les plaisirs. Je l'écris souvent ici, ça aussi. Je grapille quelques heures, ici et là, entre mes contrats et autres obligations, entre ma flânerie et ma paresse d'épicuriène, pour parvenir à accoucher de ce foutu projet. Il existe dans ma tête depuis 5 ans, j'ai finalement obtenu les subventions pour le faire il y a 3 ans, alors que ma vie personnelle était un fiasco. Je me suis contrainte à tourner le projet en pleine rupture avec mon ex. Une vrai farce, vu le sujet en question: le plaisir. Ha, ha. Je ris (jaune). On dit souvent que les artistes bâtissent une oeuvre à répéter sans cesse la même chose, à tourner toute leur vie autour d'un même sujet. Voilà ma bien triste consolation pour me justifier à prendre tant de temps à terminer ce projet-là. Entre les lettres de demande de rapport de bourse du conseil des arts, et les amis qui n'osent même plus me demander si ils verront un jour le film, je n'ose même pas me rendre des comptes à moi-même, rouge de honte. Je n'ai jamais laissé un travail inachevé de ma vie, et je n'ai jamais pris autant de temps à terminer une oeuvre. Et le pire c'est que son contenu ou sa forme ne justifient en rien de prendre autant de temps. Ou peut-être que si: le sujet appelle à prendre tout mon temps, toute ma vie en fait.

Alors que ma vie personnelle était instable et houleuse. J'ai écrit et réalisé ce projet sur 5 ans, donc lors de 4 relations importantes pour moi:
1- Avec un homme de 24 ans mon aîné habitant l'europe, avec qui j'avais une relation passionnée et destructrice
2- Avec un artiste-cinéphile talentueux et lunatique, avec qui j'était très incompatible
3- Avec moi-même alors que je me retrouvais dans un célibat très sain et salvateur
4- Avec l'homme de ma vie, l'homme dans ma vie, celui par qui le plaisir sain arrive enfin pour moi

Donc, conclusion de ce billet, alors que je sens enfin que ma vie est équilibrée et saine (autant ou davantage que pendant ma période de célibat), je n'arrive pas à finir mon film. Il me semble inutile, ou dépassé. Mais je remonte mes manches et je le termine, je vous le promet. Je dois bien promettre à quelqu'un d'autre qu'à moi-même, pour me pousser à le finir.

***

Demain je rencontre mon ami Ambroise Vesac. Il s'occupera de la version web interactive du film. Je termine aujourd'hui les séquences découpées pour lui remettre. Courage, que je me dis, je vois la lumière au bout du tunnel.

Avant Noël, j'ai enregistré ma nouvelle narration avec ma propre voix, finalement (merci à celles qui se sont proposées). Joss m'avait aidé à réviser le texte (merci beaucoup Joss pour tes pistes, ta clarté, ton profesionnalisme). Mais je ne suis pas satisfaite de mon travail. Le texte est trop court pour les 23 minutes du film. Et c'est encore trop impressionniste et décousu. Il manque une histoire. Mes commentaires sur les plaisirs ne suffisent pas à faire prendre la sauce de l'histoire du film. Vous voulez connaître ce que raconte les images, je me lance:

Un banquet à la campagne préparé par une cuisinière gourmande amène une bande d'amis à se réunir pour une fête des sens. Les souvenirs de l'enfance et les pensées charnelles remontent à la surface et entraînent le spectateur dans une rêverie sur les plaisirs de la vie.

Côté musical, j'ai obtenu l'accord de Rober Racine pour m'improviser du piano sur les séquence, et de Karen Saint-Laurent pour chanter de sa voix merveilleuse sur mes images. Vous voyez bien que ça avance quand même. Je vous l'avais bien dit: je suis toute pleine de paradoxes.

mercredi, janvier 04, 2006

Chemin de croix écologiste

Pendant la période des fête j'ai été saisie par l'immense chemin que nous avons encore à parcourir dans nos habitudes de vie globales pour éviter le désastre écologique des prochaines années. Bon, éviter est un peu utopiste, mais pouvons-nous au moins faire un petit effort?

La surconsommation est assommante, la pression de consommation et de surabondance alimentaire est vulguaire, les gestes non-écologistes à pleurer. Pourquoi utiliser des petites assiettes de polyurétane, des fourchettes en plastique et des napes de plastiques jettable? Pourquoi achetter encore 214 cadeaux inutiles (et chers) pour matante chose ou cousine truc? Le vrai pouvoir transformatteur de nos habitudes de consommation et de nos choix de société réside dans l'éducation sociale à grande échelle. Mais je ne pouvais quand même pas piquer des crises d'écologiste outrée devant chaque petit geste destructeur de l'environnement? (peut-être que si, finalement).

Je suis contente d'avoir le choix de voter pour autre chose que des libéraux ou des conservateurs aux prochaines mascarades... euh, pardon, aux prochaines élections.

En attendant, nous construisons nos rêves verts de maison écologique et de site web pour populariser l'idée. Et je continue de militer pour un compost démocratique.

Libellés :

Choc émotif familal

Un thème qui revient parfois dans nos univers de blogueurs: la familia. Je viens de m'en prendre plein la poire avec un téléphone anodin avec mon paternel. Je tombe en bas de ma chaise, sans savoir exactement pourquoi. Il m'a simplement confié une légère inquiétude de sa part, mais j'y ai lu une grande détresse: il trouve que je suis loin de lui. Je ne comprends pas puisque pour moi tout baigne: j'aime mon père comme il m'aime, notre amour est inconditionnel malgrés nos différents. Mon père est un père exemplaire: toujours présent, le coeur sur la main, toujours prêt à tout pour moi. Il a toujours été là, dans mes houles et mes moments difficiles, ou mes moments de bonheur, comme pour assister à mes spectacles ou mes présentations de films, et toujours heureux de me savoir en amour. Présent. À l'écoute. Sans jamais me juger. Toujours à m'épauler et me laisser libre de mes choix. Et moi? J'ai essayé de l'aider parfois, maladroitement, probablement. Je suis toujours maladroite avec mon père. J'entretiens une relation d'éternelle adolescente avec lui. Je l'aime mais je suis intransigeante avec lui, sans le vouloir, j'exige de lui la perfection. C'est très ironique car son pire défaut est probablement son perfectionnisme. Mais les relations familiales sont toujours complexes, et nos rapports avec nos parents une source inépuisable de tensions amour-irritabilité bien mystérieuse. Ces rapports sont rarement simples, souvent source de conflits. Et des accrochages mineurs prennent des proportions hors de notre contrôle. Comme si nos sensibilités étaient exacerbées par la nature du rapport filial. Comme si nos perceptions étaient toujours biaisées.

C'est très étrange car je sens que je vis en ce moment corresponds exactement à ce que mon père voulait pour moi. À son dernière anniversaire en septembre dernier (tout juste avant de commencer ma nouvelle relation), il me souhaitait: «j'espère qu'à ma fête l'an prochain tu viendras avec un nouveau chum». Voilà, chose faite, je suis super-extra-matchée. Je vis le modèle d'amour qu'il me recommandait, un bel amour pur et total; avec un homme bon, pragmatique, idéaliste et amoureux de moi. Évidemment, je passe moins de temps avec mes parents depuis ma nouvelle vie d'amoureuse. Quand j'allais mal, lors de ma dernière relation, je passais beaucoup de temps avec mes parents, pour me réparer l'âme. Maintenant je file le parfait bonheur, alors mes visites parentales sont plus rares. Mais je donne des nouvelles, dans de grandes conversations. Souvent. Et probablement davantage que 90% des gens (statistique complètement gratuite, mais sincère). Bref, je ne comprends pas la perception de mon père.

Mystère. Faudra que j'en parle à ma mère.

Saveur de chalet



















Bonheur d'hiver:
- un chalet bordé de neige fraîche
- 5 snowboards plantés dans le banc de neige
- un amoureux qui cuit devant le foyer
- 3 enfants qui boivent des chocolats chauds
- une grand-mère heureuse
- quelques plages musicales sélectionnées sur un laptop
- une soupe au poulet qui mijote
- des mitaines qui sèchent devant le feu
- la vie devant soi

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lundi, janvier 02, 2006

Joie



















Sylvain qui me tire sur la glace à toute vitesse pendant la fête de Joss. J'aime l'hiver et la glace, j'aime la vitesse et les folies, j'aime la fête et le vin, j'aime Sylvain.

Je vous laisse, je vais me couler dans un bain chaud préparé par mon amoureux. Mium.

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Vacances de Noël















Repas du réveillon au chalet de Saint-Sauveur avec ma famille
















Nos Vacances au chalet avec les enfants: le bonheur...
Petit matin de rigolade. Les cinq dans le lit à rire et à faire les fous. On recommence bientôt, promis.
















Noël blanc: snowboard au menu!
















Benjamin construit un fort à Bois-des-Filions!















Père et fille les fesses dans la neige: pause café entre le pelletage de l'entrée, les batailles dans le neige et le glissage dans la cour... Vacances de rêve!

dimanche, janvier 01, 2006

Pardon cher public

Oui ben voilà. Je suis là. Ouf. Mais en plus d'être disparue du cyberespace, j'étais aussi sur la route entre les Laurentides et Bois-des-Filions. Bon. Avec quelques passages en ville pour constater que mon serveur ne fournit pas. Vous êtes si nombreux à me visiter que mon fournisseur tilte. Alors pour la prochaine année mon grand Amour m'hébergera sur ses serveurs, alors finito les problèmes. Voilà pour la petite note technique.

Pour le reste, je vous présente des voeux de Bonne Année sincères et tartinés d'Amour (avec un grand A). Je vous reviens pour vous splacher l'écran solidement de tous les détails savoureux de mon année qui se termine dans un tourbillon de bonheur indescriptible (que je vous décrirai quand même, je ne suis pas à un paradoxe près) et une joie intense et contagieuse.

Je vous aime. Bisous et sourires à la ronde.

J'ai bu et dansé hier dans un réveillon joyeux amical, avec champagne, rires, amour et amitié (avec épisode de necking d'ado dans les toilettes avec mon grand Amour). Pour finir avec marche dans le froid glacial de ce Québec que j'adore à la folie dans les rues de Montréal la belle, froid sibérien qui ne dégrise même pas tant la soulerie est douce et l'amour nous rends bulles de champagne. Course folle de sprint pour fuir le froid avec rires fous de Sylvain et moi. Poutine au Rapido à 4h00 du matin les yeux dans la graisse de bine de notre amour encore. Et fin de nuit à la hauteur, évidemment. Matin aussi, je vous dit pas, hou la. Aucun mal de tête en plus. Bonne Année.

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