mardi, décembre 20, 2005

Jury courts métrages

J'ai vu 100 courts métrages depuis lundi. Je suis membre d'un jury (oui, bon, vous savez, avec mon titre). Certains films sont très mauvais (vraiment, croyez moi), certains films sont très divertissants et créatifs. Pourquoi si peu de gens savent qu'un bon court métrage existe seulement avec une chute digne de ce nom? Le plus grand problème de ces courts métrages est leur absence d'histoire. Les gens ont peu de chose à raconter. Mais pourtant la vie est si passionnante et pleine de rebondissements, pourquoi est-ce si difficile à saisir pour le livrer aux autres? Raconter une histoire est un art, la raconter en images est un beau défi que 320 vidéastes tentent de réaliser. Et nous sommes trois à trouver 20 finalistes dont vous pourrez voir les films sur Silence, on court! en janvier. Le concours Le court en web demandait au gens de soumettre des films qui parlent de l'Internet. À date personne ne parle de blogs. Je suis un peu déçue. Mais bon, c'est pas fini. Je vous en reparle.

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dimanche, décembre 18, 2005

Tout baigne

Ma déprime de vendredi soir redonne de la dorure à mon expression: «nous vivons dans une socitété qui se paye le luxe de la déprime» (vraiment de mon cru). Ma zone dépressive de vendredi soir a duré 3 heures 33 minutes 33 secondes. Elle fut résolue par l'achat d'une Corona, d'une poutine et d'un pogo-moutarde-jaune après avoir escaladé les superbes bancs de neige de la rue Mont-Royal, tout équipée de mon super habit de neige. J'avais préalablement pris la décision de me louer les 4 premiers épisodes de la saison 6 de la série "Sex and the city". Soirée typique de remontage-automatique de moral sauce maison. Efficace. Bon re-départ de mon agréable fin de semaine. Chalet. Fêtes. Début de célébrations noëliennes réussies. Je vous raconte avec photo très bientôt.

vendredi, décembre 16, 2005

Zone d'angoisse

Mon problème est doré, je sais, car je nage généralement en plein bonheur ces temps-çi. Mais je demeure moi, avec mes angoisses d'aaartisssss et de femme toute pleine de questions et de doutes. Pffff. Je me fais chier moi-même. Alors je vous partage mes angoisses, afin d'alléger les miennes. Peut-être. Déprime de vendredi soir raté.

1) Il est bientôt 21h et je n'ai pas soupé. Je n'ai aucune idée de ce que je vais bouffer, je n'ai aucune inspiration, et aucune envie de cuisiner pour moi seule.
2) Je ne suis pas sortie de la journée, malgrés la neige jolie et tout le monde qui le crie partout. Je vois par la fenêtre, et ma culpabilité n'en est que plus grande.
3) J'ai manqué mon dernier cours de Yoga. J'en ai manqué 3 en ligne. Je me sens moche et coupable, encore.
4) Plus du tout habituée à une soirée seule (ça s'oublie vite le célibat) je n'ai rien planifié ce soir, même si mon amoureux m'avait prévenu depuis des semaines qu'il célébrait l'anniversaire de son cousin ce soir. Alors je me retrouve le bec à l'eau. Et il va rentrer tard, tout joyeux. Moi je me sens plutôt de mauvais poil. Heureusement, je vais probablement dormir, alors il ne verra pas.
5) Mon unique tentative d'organiser ma soirée fut un échec, vu la dernière minute de la chose. Mon éditrice n'avais pas relu mes textes, nous ne pouvions travailler ce soir. Ma seconde tentative ne compte pas, car je n'ai même pas laissé de message sur le répondeur de Madame A. que j'ai tenté de rejoindre 3 fois. Pathétique.
6) Ma grippe carabinée me rend moche et morveuse. Je me sens nulle et toussante, fièvreuse et pleine de rougeurs. Je n'ai aucune envie de me retrouver dans un bar, encore moins seule. Et qui voudrait passer une soirée avec moi, de toute façon?
7) Il est hors de question que je reste plus longtemps devant cet écran, devant lequel j'ai passé de trop nombreuses improductives heures cette semaine.
8) J'ai dépensé un nombre incalculable de minutes de procratination à blogger aujourd'hui. Oui, je me sens coupable. Très.
9) Mon travail de cette semaine, sur la foutue narration de mon film, est nul à chier (j'exagère, je suis toujours très dramatique quand j'angoisse). Il manque la moitié du texte sur les 23 minutes du film, et le ton est foutrement décousu. Je suis très découragée. En plus c'était ma dernière chance, vu que j'ai 300 films à visionner la semaine prochaine pour un jury de court métrages. Au moins je serai si occupée à voir les films des autres et à les critiquer que je ne penserai pas à quel point mon propre film est ennuyant.
10) Mon film semble ridiculement interminable. J'ai très honte de tout le temps mis sur ce film pour le résultat que ça donne. Parfois je le trouve presque kétaine. Je suis vraiment ridicule, à me plaindre comme ça et à déprimer, alors que j'ai passé la semaine à essayer de terminer un film sur les plaisirs de la vie. Franchement.
11) Non, je ne pleure pas.
12) Oui, j'ai encore un sens de l'humour (mais il est plutôt cynique ce soir).
13) Je n'arrive pas à quitter cet écran, je pense vraiment avoir développé une dépendance technologique incurable.
14) Merci, je me sens mieux maintenant.

Bon. Faut que je fasse un plan. Primo, dernière tentative de rejoindre une victime consentante pour partager une bière. Deuxio, trouver de la nourriture. Si je visais des sushis, peut-être que je me sentirais mieux? Troisio, sauver ce post, le publier et me sauver au plus vite.

Jeu des définitions

Quelle est la définition exacte?

1- Rifouffioles n.f. (lat. rifouffiolus) : Petites flatulences exécutées en série, très souvent en période matinale de digestion.

2- Rifouffioles n.f. (lat. rifus et folius) : Partie bouffante de la manche d'un vêtement masculin porté lors de cérémonies spéciales au Moyen-Âge en occident.

3- Rifouffioles n.m. (lat. ruffus et fiolus) : Sorte de danse d'accouplement pratiquée par les insectes lors d'un réveil incongru en prériode d'hibernation.

4- Rifouffioles n.f. (lat. rifouffiolus) : Parties exédants le moule lors de la cuisson d'un gâteau moelleux.

5- Rifouffioles n.m. (lat. rifum et fiolum) : Fous rires incrontrôlés suivant une période de sommeil profond et prolongé, provoqués par des délires humouristiques partagés entre deux individus follement amoureux.

6- Rifouffioles n.f. (arg. fr. guiboles) : Sentiment de peur, généralement réprimé ou masqué, éprouvé lors de situations de tensions. Expression propre au milieu criminel, utilisé en littérature policière. Comme dans: «Dis, t'as les rifouffioles, mon vieux connard!»

Gourmandises

La Matou(e) joue au jeu du manger. Moi j'aime manger autant que j'aime cuisiner. Je cuisine comme je fais l'amour: avec passion, délectation et raffinement. Heureusement, je peux faire à manger pour plusieurs personnes, alors davantage de gens peuvent en profiter, contrairement à l'autre activité sus-mentionnée (sans jeux de mots). Je devrais d'ailleurs publier mes recettes ici, je n'y pense pas, c'est drôle. Mais je vous donne à lire une liste tout simple (quoique) de quelques uns de mes plats favoris (à noter que je les cuisine très bien, et je les mange très bien aussi):

- Osso bocco; souvenir d'un délectable Osso bucco mangé sur une terrasse de Bologne en janvier 2001.
- Lapin au prunes; recette hérité de ma maman belge. Je l'aime fondant, mijotté longtemps. C'est un plat de fête pour moi. Normalement, si je cuisine ce plat à un homme il ne me résistera plus bien longtemps, ou je lui ai déjà fondu entre les bras.
- Dhal et curry indien; J'ai découvert toute la richesse de cette cuisine grâce à un ami indien très politisé qui cuisine divinement. La cuisine indienne est aussi riche, subtile et raffinée que la grande cuisine française. La multitudes d'épices et de saveurs plaisent tout à fait à mon palais toujours à l'affut de découvertes. J'ai aussi appris combien il est agréable de manger avec ses doigts avec un pain Nhan.
- Charlotte russe à l'orange, mousse au chocolat, tiramisu; ma dent est sucrée pour les saveurs subtiles et chocolatées diverses et légères sur la langue.
-Sushis; Je me souviens de sushis divins dégustés à l'aéroport de Narita, Japan. Ils sont si mémorables probablement à cause du lieu. Honnêtement, Montréal n'a pas à rougir de ses sushis très honnorables.
- Boeuf à l'africaine; cuisiné par mon grand ami Joss. Je me souviens bien quand il était mon voisin dans l'est de Montréal à nos premières années universitaires. Joss est un très bon cook. Son beuf est fondant et savoureux. Recette qu'il a ramené dans sa besace lors d'un voyage en Afrique.
- Boulettes et frittes, carbonades flamandes; héritage belge. Mon comfort food. Avec de la viande de cheval, les boulettes (je vois les grimaces).
- Gauffres, galettes, pralines; re-belotte, héritage belge. Mium.
- Chutney miss patak au mixt fruits; celui-là est achetté tout fait. Il me donne le hocket tellement il est épicé. Il va avec la série indienne. J'en salive juste d'y penser.
- Coq au vin; c'est mon ex l'écossais qui m'a appris à le cuisiner avec beaucoup de vin rouge et de gros champignons. On laisse cuire doucement ou on le fait au presto pour les gens pressés. Avec des pommes de terres grelot dedans, c'est un repas complet. Cathégorie comfort food. (salive again)
- Truffes au chocolat; ma marraine m'en cachait pour manger en secret après l'école. Elles fondaient dans ma bouche de petite fille. Naissance de ma très grande gourmandise. Souvenir impérissable de la poudre de cacao qui colle au palais, de l'amertume du chocolat noir qui se dissouds dans le sucré oncueux et crémeux de la truffe. Vous avez une chocolaterie à proximité, j'espère pour vous.
- Épinards fris au sucre; recette thai dans les restos de Montréal. J'en ai jamais mangé là-bas, remarquez bien. Mais c'est quand même divin. Le croquant salé-sucré de l'épinard qui fond en bouche, tout chaud et léger.
- Salade fraise-menthe-coriandre; ma première version goûtée était cuisinée par Aigre-douce. Mais avec de la mangue. J'ai tellement aimé que je m'en suis fait de gros bols pendant plusieurs jours de suite, jusqu'à ce que je développe une allergie à la mangue. Comme quoi pécher par l'excès n'est jamais bon. Je suis punie à vie... je ne peux plus manger de mangue.

Bon, je vous carabine la suite car je dois travailler.
- Cotelette parmagianna, moussaka maison, lasagne aux épinards, oeufs béarnaises, crêpes suzettes crème fouettée, moules et frittes (belge encore), grattin dauphinois, fromage de chèvre et tomates sèchées, biscuits fondants au chocolat blanc et tout ce que je n'ai pas encore goutté et qui provoquera la révollution de mes papilles gustatives (je pourrais continuer longtemps)

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Hiver romantique

Diana Krall me sussure "The look of love" dans les oreilles (almost cheesy, I can admit it). Mais chanson fondante pour hiver romantique aux flocons mous qui tombent.

The look of love is in your eyes
A look your smile can't disguise
The look of love, it's saying so much more than just words could ever say
and what my heart as heard, well it takes my breath away
I can't hardly wait to hold you, feel my arms arround you
how long I have waited,
waited just to love you
and now that I have found you
you've got the look of love
is on your face
a look that time can't erase

Je regarde mon voisin d'en face pelleter les trois pieds de neige molle devant son portique. Je me mouche la grippe carabinée (pardon, détail réaliste). Je ne tousse plus. Je pourrai faire la fête demain pour l'anniversaire de Joss au chalet. Je me sens le coeur géant. Chéri, je sais que t'aimes pas trop danser sauf pour trasher, mais dis, tu danseras un slow avec moi dehors sous la neige, tout près du feu de joie? Après on se fera une toune de Béru, promis.

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Bonne fête Joss!















Joyeux anniversaire cher ami.
Que cette neige qui tombe soit le premier cadeau de cette nouvelle année de ta jeune tentaine. Je met ici quelques photos de nous deux. Parce que. C'est comme ça. Parce que je t'aime. Parce que tu es mon ami. Parce que tu es mon ami depuis près de 18 ans... (ouch!). Voeux classiques: santé, projets, création, bonheur, amour.

mardi, décembre 13, 2005

Le blog d'André Lemelin

Il a enfin son blog. Politisé. Il m'a dit que son espace servirait à écrire des lettres ouvertes. Prise de parole pour un homme d'action. Sa première parle des jeux de la francophonie au Niger, pays vivant une situation de famine atroce.

André est maintenant conteur. Il l'a toujours été en fait, avant de le dire publiquement. Il est connu du milieu culturel, c'est un starteux de projet depuis les années 80: Revue Stop, Revue Exit, Librairie boulevard du crime, Journal Lectures, Maison d'édition Planète rebelle, Dimanche du conte, Festival Voix d'Amériques, Festival de conte de bouche à oreille. J'en oublie sûrement. Allez lire ses mots, cela risque d'être éclairant...

lundi, décembre 12, 2005

Montagne russe québécoise

Je suis la lionne d'amérique. C'est mon chum qui le dit. Je suis la cigale. C'est ma mère qui le dit. Je suis la sauterelle. Mon chum encore, mes parents aussi. Je suis une montagne russe, c'est moi qui le dit.

Je suis branchée sur un sérum de bonheur intense depuis quelques mois. Je plane, nuage sous mes pieds quand je marche. Avec backs filps salto-arrières de joie, côté professionnel aussi. Mais ouille, je reste moi, complètement. Mes angoisses de femme anxieuse me ratrappent quand même. Rien à faire, je dois accepter, c'est moi aussi. Des grands soupirs dans la pointrine, des scénarios catastrophes dans mon imaginaire, des turpitudes inexpliquées bâties sur des détails anodins, extérieurs et intérieurs. Quand on carbure à la joie profonde et qu'on vit de sa créativité, il y a des épisodes anxieux que je ne semble pas être en mesure de skipper. Heureusement que mon homme est un modèle rare de calme et de détachement.

Vous auriez dû le voir vendredi soir. Il va sûrement vous raconter de son côté. Mais je vend la mèche, de toute façon chacun sa version, c'est chouette dans le monde des blogs. Nous sommes quand même un couple-blog, alors c'est normal. Mais je dévie. Je parlais de vendredi. Il m'a tellement impressionné. On est dans la voiture, route glissante, nuit, traffic de vendredi sur retour vers banlieue nord. Son téléphone sonne. C'est son ex. Mauvaise nouvelle, je l'entend dans sa voix. Cambriolage dans la maison. Les voleurs sont venus. Plus de télé, plus de Game Cube, plus de cd. Drame pour les enfants, surtout. Drame pour les enfants, exclusivement. Lui? Zen, rien, nada. "Pas grave, on avait rien à voler". Pas d'assurances, because post-divorce et papiers d'assurances en réaménagement. Zen, le monsieur. C'est un modèle parfait pour moi, celui-là. Lucide et détaché, fort et sensible, champion médaillé d'or en dédramatisation. 10/10. On arrive sur place, on calme les enfants, tant que faire se peu. L'ex est parfaite et gentille dans son rôle de maman. Je tiens bien mon rôle de blonde du père que les enfants aiment. La policière est habituée à ce genre de scénario, elle décode vite. Pas de malaise. Situation de stress gèrée parfaitement par les adultes que nous sommes. Le drame: les instruments volés, le trombone, la clarinette. Les instruments de l'école, le spectacle de l'harmonie avant Noël. Benjamin me demande, les yeux pleins d'eau. "Tu vas venir à mon spectacle, hein, Yannick". Et la Maman de répondre doucement: "Peut-être qu'il y aura pas de spectacle pour vous, Benjamin". C'est vraiment moche les cambriolages. Les voleurs n'ont pas de visage, pas de sentiments. Plus tard dans la soirée, en voulant préparer le souper, on ouvre le frigo. Dernière surprise de Sylvain: "Hey, ils ont volé mes côtelettes et mes pilons de poulet." Ils ont aussi pris la brique de fromage et les biscuits. Ils avaient faim, faut croire. Juste avant Noël. Dommage, ils ont oublié le fil de la console de jeu vidéo. Leurs enfants ne pourront pas jouer le 25 au matin. Ils seront sûrement très tristes.

vendredi, décembre 09, 2005

Yoga et salsa

Ce n'est pas un secret pour ceux qui me connaissent, je suis toujours très active et j'ai une constante soif d'apprendre. Comme dans une annonce de particip-action. Depuis toujours, je fais toujours des cours de çi ou de ça. J'ai fait du baladi, de la danse africaine pendant 4 ans, chanté dans une chorale. Je danse le ballet classique de nouveau depuis près de 5 ans avec Christine Clair. J'aime la rigueur et la grâce du ballet. J'avais chaussé des chaussons pendant toute mon enfance et j'ai eu envie de retrouver cela. Mais je crois que mon cycle de ballet achève pour l'instant. Maintenant, j'ai envie d'autre chose. J'aurais voulu faire des pointes, mais ce n'est pas avec 2 heures de ballet par semaine que j'y arriverai. Sinon, je chante dans un groupe de chant de mentras (sorte de yoga chanté) depuis presque deux ans. Je fais du yoga aussi depuis 2 ans. Du hatha yoga, pas seulement pour le corps, mais avec la démarche spirituelle qui est inhérante au Yoga. Mais je le précise, car ce n'est pas tout le monde qui sait cela: le Yoga est une démarche spirituelle avant d'être un exercice pour le corps. Tous les matins je pratique le Yoga, et je fais des cours en plus, avec une excellente professeure (qui est devenue mon amie) qui s'appelle Rocio. (C'est très drôle d'ailleurs, car je deviens souvent amie avec mes professeurs. Faut croire que je suis comme ça.) Et maintenant, avec la nouvelle année qui s'amorce, j'avais besoin de changement, de nouveaux défis. Je viens de m'inscrire à deux cours (et ces deux cours se dérouleront avec des partenaires consentants! hehe! À vous de deviner qui sont les messieurs!). Un cours de Yoga en duo. Yogami ça s'appelle. Et l'autre est un cours de salsa! Caramba! J'ai hâte à janvier!

La Grise en images















Je vous ai parlé d'elle dejà. Elle était belle, elle est repartie.














Pour voir d'autres photos

jeudi, décembre 08, 2005

Problème Colombien

Ce matin je fais une entevue avec le cinéaste colombien German Gutierrez. Il a fait enquête avec sa caméra sur la tentative d'assasinat sur son frère, le politicien de gauche Oscar Gutierrez. Son film est très riche en informations et apporte un éclairage sur les complexes conflits qui déchirent le magnifique pays. Son film est une enquête sur la violence en Colombie, où il y a 2 morts violentes à l'heure, 20 000 par an, un bien triste reccord. Cette violence n'est pas le fruit de la guerre à la drogue, comme aiment le laisser croire les américains. C'est plutôt dû aux inéquités sociales de la Colombie. La Colombie est aussi le plus grand foyer d'occupation américaine en amérique latine, dans un pays qui produit, avec le Vénézuella son voisin, 20% de la production pétrolière mondiale. Ne me dites pas que vous êtes surpris...

Je rencontre German dans quelques minutes. Je monte l'entrevue pour l'ONF, et elle se retrouvera sur le DVD du film. Je vérifie pour vous, mais QUI A TIRÉ SUR MON FRÈRE sort bientôt en salle. Allez le voir, c'est nécessaire.

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mardi, décembre 06, 2005

Sagesse

(Tout vient à point à qui sait attendre)

Je téléphone à ma productrice. J'ai pris ma décision. Pas facile. Beau projet. Sur la beauté de l'hiver. Avec des vedettes. Entrevues chouettes, concept sympa. Première émission diffusée le 12 janvier, les autres toutes les semaines qui suivent, pour 13 semaines. Autant vous dire: ryhtme de production effrené, essoufflant. Pas l'usine à saucisse, mais pas loin. J'appelle. Dring.

- Moi
« Finalement, je ne pourrai pas faire le show. Délais trop sérré. Manque d'expérience pour du commercial, pour de la tivi, irréaliste pour moi d'accepter. Le contact avec votre équipe a été bon, je voudrais travailler avec vous dans des conditions optimales. Je passe mon tour cette fois-çi (gloup) »
- La productrice
« Je ne peux qu'avoir davantage confiance en toi de prendre une telle décision. Tu as beaucoup de talent. Je ne voulais pas que tu te brûles sur ce show où la pression est grande. »
- Moi (dans ma tête)
Fiou
- La productrice
« Tu as beaucoup de sagesse et de maturité malgré ton jeune âge. C'est tout à ton avantage de prendre cette décision. Ça me donne encore plus envie de travailler avec toi, mais pour la bonne émission qui te conviendra, avec des délais plus grands. Tu m'appelles n'importe quand pour me proposer des projets! »

Je vais bien dormir ce soir. J'aime mieux être pauvre et heureuse que riche et stressée. Surtout intègre et fidèle à mes convictions. Pleine d'idées de grandeur aussi. La télé de demain je la vois bien dans ma tête. Elle va exister à force de rencontrer des producteurs séduits par mon approche, avec moi qui me tiens bien droite pour garder le cap. Mais pas en 13 semaines pour 13 demies-heures télé, ça non.

Perspective(s)

J'ai une décision à prendre. Sauter dans le train commercial avec un beau projet pour la tv qui s'offre à moi, avec des délais (un peu suicidaires) et des conditions sans filet, ou passer mon tour et revenir en force pour un beau coup la fois suivante? La télé me courtise ces temps-çi. Ou je la courtise, je ne sais pas. Les producteurs m'aiment bien. Mais je n'ai pas assez de patentes commerciales dans ma besace: mes trucs sont trop léchés et arty (mais en production légère, moi, femme de paradoxes). Où es ma place? Je prépare un beau projet pour plus tard, mais aura-t-il vraiment lieu? Dans le joli monde de la production et des demandes de fonds, on ne peut être sûr de rien. Alors je jongle dans la jungle de la prod. Skipper mes Vacances de Noël et arriver en mars un peu fatiguée pour aborder mon nouveau projet? Ou sauter tête la première dans cette occasion en or de faire mes preuves à la tivi? Je repense aux réflexions de Joss. Si je dis non ici, qu'arrivera-t-il là? Ou la.

lundi, décembre 05, 2005

Anecdote de fin de semaine

- Benjamin, 8 ans
«
Papa, tu veux me faire un petit frère? »
- Sylvain, hésitant (et stratégique)
« Heu, je ne sais pas si me souviens comment faire... »
- Benjamin, coquin
« Tu peux demander à Yannick, elle a sûrement la recette. Elle connaît plein de bonnes recettes, Yannick! »
- Moi, tout sourire [Garder le silence, c'est bon, la sagesse...]
« ... »

Comme quoi, les Benjamins ont de la répartie...

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Bouillonnement

Pourquoi tous les projets professionnels captivants nous tombent-ils dessus en même temps, sans avoir de temps? Paradoxal pour une cigale comme moi qui aime par-dessus tout le prendre, le temps: mon temps. Prendre le temps de faire du beau, du bon, du poétique, de la conscience. Calidad. Le plus important est de pouvoir mettre ses limites, donc de les admettre en premier lieu. Vous entendrez bientôt parler de tous ces possible captivants qui me déboulent dessus si joliment. J'ai la ferme impression d'avoir ma trentaine bien en main, avec toutes les cartes dans mon jeu pour pouvoir bien miser, bien jouer, professionnellement. Je garde aussi en tête que je ne suis plus seule dans mon équipe de vie maintenant. Une autre façon d'aborder la vie, quand même. Team work. Think ahead. Think forward. Oh yes.

dimanche, décembre 04, 2005

Ici et maintenant

Le bonheur c'est d'avoir la certitude douce et intense d'être au bon endoit, au bon moment. The right place, the right moment.

Quand on se fait dire que sa recette de crêpes aux bananes et choco est vraiment bonne par les deux fils de son chum, leur bouche tartinée de chocolat.

Quand on se réveille dans les bras de l'homme qu'on aime avec ses deux garçons qui dorment à nos côtés et qu'on joue à l'avion. On télécharge des tounes de Queen sur le portable de mon Grand Amour, parce que les gars nous chantent "we are the champions" qu'ils jouent avec leur harmonie. On voulait entendre la vraie version pour accompagner notre chorale horizontale.

Quand on fait du Yoga avec son chum qui décide de se remettre en forme, et les enfants embarquent avec grande joie. Une heure de Yoga le dimanche matin, neige qui tombe, lotus, passe de switch du museau de la vache (très break-dance), guerrier #1 executé avec grand succès par Jacob et Benjamin. Sylvain ne c'est pas rendu là.

Quand on montre aux fils de son chum ses rituels améridiens de purification avec de la sauge.

Quand on cuisine un pot-au-feu (rebatisé "coupe de feu" because Harry Potter), du dhal indien et un potage de carotte au gingembre pour la smala qui dit; "ça sent bon Yannick, mais ça pique les yeux". Dégustation grand succès au souper, avec éclats de rires et blagues de Raphaëlle. Mium généralisé sur ma viande fondante dans bouillon épicé.

Quand on va acheter le sapin avec les trois enfants et on le met sur le toit de ma voiture, en chantant des chansons de Noël sur le chemin du retour. Bien sûr, quand on fait le sapin, joie intense. Musique de Nowel, rigodons et danse dans le salon.

Quand on aide la Grande à terminer son devoir, une dissertation sur la Shtroumpfette.

Quand on accroche son homme par les yeux, le cou, le corps entre et pendant toutes ses activités, les yeux plus brillants que les lumières de tous les sapins de sa rue de banlieue, nos mots en écho dans la voix et dans le corps: The right place, the right moment.

vendredi, décembre 02, 2005

Bonheur de décembre

Morsure divinement douloureuse au cou laissé par mon amant-Amour ce matin. Diana Krall dans les oreilles. La chatte Grise tigrée qui fait la louve câline en trônant sur mon écran, avec sa queue qui bat la mesure devant mes yeux sur ces mots. La neige romantique qui se laisse tomber et s'étend devant moi à la porte-fenêtre. Café corsé savoureux des Deux-Maries acheté par Sylvain. L'âme en paix des grandes discussions folles et romantiques amorcées ce matin, chargées de rêves réalisables. Et puis finalement je me met à table de vos récits de vie. Je prend des nouvelles, à savoir qui a répondu à ma perche tendue hier pour jouer avec moi aux vérités. Je fais le tour. Alex, non. J'ai compris pourquoi hier, alors que je le rencontrais pour la première fois en chair et en os lors du party des Boomerang. Il semble bien occupé le gentil monsieur. [Bien-bien: enfin, vous voyez ce que je veux dire, ça arrive parfois quand les hommes s'absentent soudainement de leur blogue, le travail est un excellent prétexte public pour justifier ses absences] Grand bien lui fasse. Aigre-douce? Vue aussi hier, soupé à la Salla rossa avant la projection de La caméra verte, pas un mot sur ma perche tendue, et c'est bien. Elle travaille fort la madame, et sur de grands projets. D'autres chats à fouetter. Les autres non plus, pas de réponse encore. Tous, sauf une. Anne. Anne Archet. Waaa. Délicieuse Anne. Son préambule m'émoustille, clair. Elle qui joue si bien de ces mots de l'érotisme qui font frémir. Elle que j'admire et respecte pour sa superbe écriture et son univers charnel si près de moi. Elle me fait cadeau d'une superbe entrée en la matière. Je roucoule-ronronne. Lisez par vous-mêmes.