vendredi, septembre 30, 2005
mercredi, septembre 28, 2005
Soif
J'ai soif de mots rompus sur ma peau
cachés là au creu de l'oreiller d'automne
à tout rompre - même la nostalgie
Dans l'adoration d'une saison d'orage, de vent et de feuilles fières
J'ai soif de ta bouche abreuvée à ma source
sur les parcours des marques sur l'épiderme
Là où l'hiver commence à se faire câlin
et mes paupières se ferment sur tes mains chaudes
J'ai soif de vérité coulée entre les muscles
entre nos draps partagés et heureux
pour le temps qui s'étire félin
entre les rayons doux que nous offrent les nuages
J'ai soif de ta main ample posée dans mon dos
au détour d'un chemin dans les parcs ombragés
ta main qui devient musique en sillonnant mon corps
dans l'archipel des songes que je t'offre en retour
J'ai soif de nos venins de tendresse
Indomptables désirs chargés de soupirs légers
Nos vêtements épars abandonnés et sereins
Épanchés à la source de la vie
cachés là au creu de l'oreiller d'automne
à tout rompre - même la nostalgie
Dans l'adoration d'une saison d'orage, de vent et de feuilles fières
J'ai soif de ta bouche abreuvée à ma source
sur les parcours des marques sur l'épiderme
Là où l'hiver commence à se faire câlin
et mes paupières se ferment sur tes mains chaudes
J'ai soif de vérité coulée entre les muscles
entre nos draps partagés et heureux
pour le temps qui s'étire félin
entre les rayons doux que nous offrent les nuages
J'ai soif de ta main ample posée dans mon dos
au détour d'un chemin dans les parcs ombragés
ta main qui devient musique en sillonnant mon corps
dans l'archipel des songes que je t'offre en retour
J'ai soif de nos venins de tendresse
Indomptables désirs chargés de soupirs légers
Nos vêtements épars abandonnés et sereins
Épanchés à la source de la vie
Tu as manqué le train, c'est dommage (1)
Je porte en moi des pas esquissés sous un manteau de silence / Le train roule / Dans l'éclat des miroirs un visage sans reflet / Le mien qui tangue sous la houle des rails / Après la douceur des promesses qui tenaient sur tes lèvres humides / Ton parfum sur ma peau encore plus fort que l'arôme du wagon-restaurant / Tes yeux qui fuient mes désirs et le partage en cadeau / Tu as manqué le train qui passait / C'est dommage / Moi j'étais dedans à t'attendre sagement sur une banquette bleue / Des fleurs blanches sur mes genous / Pour toi mon sourire comme parure / J'ai attendu dans l'écho des stations qui défilent dans la nuit / Somnolente insomniaque qui ne trouve pas la paix de ton absence / Au rythme des bruits sourds des passages à niveau croisés la colère est venue / Maintenant je file très loin / Je regarde déjà ma montre pour la prochaine station qui approche / Ton ombre floue qui s'éfface dans la nuit des vitres embuées / À l'arrêt du train mon coeur sera léger / Une force nouvelle qui revient / Le courage d'oublier /
mardi, septembre 27, 2005
Le silence des ombres
Aucun mot, aucun signe. Seulement trace numérique de votre passage sur la map. Je vois. J'observe. Et parfois, je parle à un, à l'autre. Puis on me rappelle mes états d'âmes: "ça va mieux la déprime? et les insomnies?" Alors là, soudainement, je suis sciée. On me lit, on prends de mes nouvelles sans m'en donner directement par ici. C'est très étrange, ce rapport aux autres par ce carnet. On donne, on se donne, on se livre, et le silence pour toute réponse. C'est très bon pour ma gymnastique psychologique personnelle: ne pas avoir d'attentes.
lundi, septembre 26, 2005
C'est beau Montréal l'automne
J'ai été foudroyée par la beauté de ma ville aujourd'hui. Montréal l'automne se pare toujours pour moi d'une robe aux tons qui lui vont à ravir. J'étais sur Saint-Laurent en bicyclette sous la pluie chaude de septembre, le sourire aux lèvres et le coup de roue rapide. Arrêtée à un téléphone public sans descendre de ma fière bécane, en équilibre le pied posé sur une borne fontaine rouge, je parlais avec ma copine Eza. [ Elle était aux prises avec un problème de montage pour lequel je lui filais un coup de main, chacune son tour de dépanner l'autre. Notre association s'appelle le EEP -prononcer Hèp!- et signifie Entraide Entre Pigistes.] J'étais là, sous la pluie, au coin Saint-Laurent et Des Pins, à trouver ma ville magnifique. La lumière de septembre est un poème. Les nuages gris voluptueux, se déclinant dans les tons de bleus virant au noir m'ont séduite. Puis les yeux et les sourires à la ronde malgrés la pluie. Un bout de peau et un tatouage asiatique sur un avant-bras masculin, un sourire encore (ou plutôt deux). Un air de musique africaine qui sort à tout rompre d'un commerce de brics-à-brac, son propriétaire tout sourire dehors qui semble crier que l'hiver ne nous envahira pas si facilement. Moi je roule encore plus vite quand il pleut, pas d'adhérance sous les pneus, pas de freins. J'adore. Puis ça fait des joues rouges et des jolis frisous de cheveux.
Prise de conscience
Après plusieurs mois de célibat je peux enfin reconnaître mes erreurs sans les confondre avec celle de l'autre. Je suis maintenant la seule et unique responsable de la fin des stocks de papier de toilette.
dimanche, septembre 25, 2005
Fêtes mondaines
J'ai assisté à un grand nombre de party dans la semaine qui se termine. Des événements où je connaissais peu de monde. On m'y invite, j'y vais incognito. C'est agréable de rencontrer des nouvelles personnes, qu'on se dit comme ça. Hé bien oui. Mais le constat que je pose est aussi drastique: la proportion de gens vraiment intéressants, curieux et soucieux des autres individus et de la planète, cette proportion est très faible. Très très. Vraiment très très très. C'est assez épatant même. Je suis snob? Oui, force m'est d'admettre que oui, si c'est de trouver les gens foncièrement individualistes et superficiels d'un ennui mortel. Une jeune avocate d'un grand bureau de Montréal, affiche un sourire de contentement puis prend un air contrit, pour expliquer sa triste histoire: elle a fait le mauvais choix, elle aurait voulu faire médecine, et non pas droit. La pauvre chérie doit se résoudre à accepter son triste sort, elle vient d'avoir une bonne position, elle ne peut plus rien changer maintenant. Mais va faire ta médecine ma cocotte, que je lui dis. Tu es jeune, comment peux-tu affirmer que c'est foutu pour toi et que tu passeras ta vie à ce poste où tu n'es pas heureuse? Ça me scie. Elle ne me demande même pas ce que je glande dans la vie, elle n'en a cure. Je quitte la fête. J'ai un autre party à l'agenda la même soirée: changement de créneau. Après les jeunes intellectuels bourgeois parvenus mi-trentenaires, je me dirige vers un open-house chez des jeunes étudiants dans la vingtaine. Ça promet.
Un jeune homme saoul aux yeux exorbités et injectés de rouge, au conscient intellectuel d'une passoire, m'aborde de façon agressive (sachant que je suis réalisatrice, le voilà pris d'un désir subi de m'exposer quel grand cinéaste de talent il est), puis me talonne de questions pour comprendre mon mépris des émissions de télé-réalité. Et moi gentille d'expliquer pourquoi je trouve la télé-réalité sans intérêt, et raconter patiemment que le documentaire est l'ancêtre (et le futur) de sa foutue télé-réalité. Je me lance alors à l'assaut de la piste de danse, ce qui m'évite bien des conversations ennuyantes, et qui me procure un plaisir immense. Je me démène, je joue, je m'expose. J'aime. Je suis moi, sans avoir à expliquer rien avec des mots. Reste le cas des assoiffés d'amour, ceux qui vous collent au train. C'est charmant, mais un peu lourd à la longue. Et plutôt vide de sens, finalement.
Plus tôt dans la semaine, j'étais au 40e anniversaire d'une amie barmaid au Billy Kun, même scénario, à peu de chose près. Ne vous méprenez pas, j'ai rencontré des gens intéressants dans ma semaine, mais je les connaissais déjà et ils sont mes amis. Nuance. Mais bon, je rencontre un journaliste de guerre français en Vacances, la quarantaine sympathique, un type saoul et faussement joyeux, à l'air gai sans l'ombre d'un doute. Plus efféminé que tous mes amis gais réunis. Et bien non, le type n'est pas gai (selon lui) et il me drague si maladroitement qu'il me fait presque pitié. Il est au Québec car il cherche une Québécoise pour réparer son coeur brisé. Il ne faut pas trouver quelqu'un pour réparer son coeur, que je lui dis, il faut le réparer tout seul, comme un grand. Après ça, ça se fait tout seul les rencontres. À preuve: quand vous allez bien tout le monde veux être votre ami. Peut-être que j'aurais dû faire ma psycho, finalement. Hé hé.
Un jeune homme saoul aux yeux exorbités et injectés de rouge, au conscient intellectuel d'une passoire, m'aborde de façon agressive (sachant que je suis réalisatrice, le voilà pris d'un désir subi de m'exposer quel grand cinéaste de talent il est), puis me talonne de questions pour comprendre mon mépris des émissions de télé-réalité. Et moi gentille d'expliquer pourquoi je trouve la télé-réalité sans intérêt, et raconter patiemment que le documentaire est l'ancêtre (et le futur) de sa foutue télé-réalité. Je me lance alors à l'assaut de la piste de danse, ce qui m'évite bien des conversations ennuyantes, et qui me procure un plaisir immense. Je me démène, je joue, je m'expose. J'aime. Je suis moi, sans avoir à expliquer rien avec des mots. Reste le cas des assoiffés d'amour, ceux qui vous collent au train. C'est charmant, mais un peu lourd à la longue. Et plutôt vide de sens, finalement.
Plus tôt dans la semaine, j'étais au 40e anniversaire d'une amie barmaid au Billy Kun, même scénario, à peu de chose près. Ne vous méprenez pas, j'ai rencontré des gens intéressants dans ma semaine, mais je les connaissais déjà et ils sont mes amis. Nuance. Mais bon, je rencontre un journaliste de guerre français en Vacances, la quarantaine sympathique, un type saoul et faussement joyeux, à l'air gai sans l'ombre d'un doute. Plus efféminé que tous mes amis gais réunis. Et bien non, le type n'est pas gai (selon lui) et il me drague si maladroitement qu'il me fait presque pitié. Il est au Québec car il cherche une Québécoise pour réparer son coeur brisé. Il ne faut pas trouver quelqu'un pour réparer son coeur, que je lui dis, il faut le réparer tout seul, comme un grand. Après ça, ça se fait tout seul les rencontres. À preuve: quand vous allez bien tout le monde veux être votre ami. Peut-être que j'aurais dû faire ma psycho, finalement. Hé hé.
Furies 1/24 d'Estelle Clareton
J'ai vu Furies 24 d'Estelle Clareton. Un choc. Spectacle puissant plein de colère justifiée. J'y ai senti l'atomosphère de la Deuxième Guerre Mondiale, sans savoir qu'elle s'est inspirée de ces visites d'anciens camps de concentration pour guider son inspiration. En plein dans la gueule, j'ai reçu ce spectacle avec grand plaisir, avec la musique superbe et puissante de Éric Forget. Des distortions, des sons graves et de la guitare électrique pour venir appuyer les gestes emportés, les coups et les cris des danseurs. Je suis sortie de l'Agora sous le choc, mais aussi pleine de ces images superbes des corps propulsés par la rage et le besoin d'amour. L'utilisation d'une porte comme élément scénographique est astucieuse. Une porte sans mur, soutenue tour-à-tour par les différent danseurs. Cette porte sur laquelle on cogne pour passer de l'autre côté, cette porte sur laquelle on frappe pour se faire entendre de ceux qui sont de l'autre côté. Le refu d'ouvrir des uns versus la soif de liberté et de réponse des autres. La magnifique métaphore se pose au-delà de la guerre, c'est ce qui fait toute la force et la poésie du spectacle. Les danseurs étaient magnifiques et d'une précision ciselée, 3 hommes et 3 femmes, qui s'élancaient avec fureur et passion. J'ai été particulièrement touchée par la présence de Annik Hamel (que j'avais eu le plaisir de voir danser l'an dernier alors qu'elle était enceinte de 8 mois). J'ai aussi beaucoup apprécié le trio des hommes alors qu'ils dansaient ensemble, entremèlant leurs corps dans des mouvements au sol entre la danse contemporaine et le hip-hop.
Les trottoirs
Les murs de brique s'effritent
sous le regard passif
des trottoirs éternels
Silencieux témoins
complices
de tant de vices, de mal, de beauté aussi
Les trottoirs se taisent
De Saint-André à Plessis
de Sainte-Catherine à Ontario
les planchers de la ville
bétonnent en cœur
soufflent les yeux fermés
sales
Offrandes couchées
les trottoirs nous guettent
Ils attendent que Sonia, Micheline, Sheila
les abandonnent pour revenir
attendre
Les lumières des chars comme parure
ils prient la pluie
comme un pardon
pour luire de tristesse
La gorge étroite
les trottoirs voient disparaître
les murs de brique qui s'effritent
remplacés par des bâtisses propres
sans vice, sans âme
sous le regard passif
des trottoirs éternels
Silencieux témoins
complices
de tant de vices, de mal, de beauté aussi
Les trottoirs se taisent
De Saint-André à Plessis
de Sainte-Catherine à Ontario
les planchers de la ville
bétonnent en cœur
soufflent les yeux fermés
sales
Offrandes couchées
les trottoirs nous guettent
Ils attendent que Sonia, Micheline, Sheila
les abandonnent pour revenir
attendre
Les lumières des chars comme parure
ils prient la pluie
comme un pardon
pour luire de tristesse
La gorge étroite
les trottoirs voient disparaître
les murs de brique qui s'effritent
remplacés par des bâtisses propres
sans vice, sans âme
vendredi, septembre 23, 2005
jeudi, septembre 22, 2005
Insomnie
Je n'ai jamais eu d'insomnies de ma vie avant cette nuit. C'est pénible. Surtout quand on a aucune raison valable d'en souffrir. Le cerveau se met alors à creuser les angoisses. J'ai des épisodes de blues mensuels, c'est déjà bien assez. Mes montagnes russes épisodiques. La vie défile et je ne veux pas perdre ma route, c'est si fragile. Je repasse des paroles de chansons dans ma tête, je soupire, je pense aux appels pas retournés. 4h17, 5h00, 5h24. Oooorrrrggghhh. J'ai 31 ans et pas d'enfants. Je n'ai pas de maison. Je me sens isolée, malgré un océan de liens amicaux et familiaux. J'ai des projets, mais tout n'avance pas assez vite. Ou trop lentement. Je sens l'inertie qui me cloue sur place face à tout ce qu'il y a à faire. Bon, je crois qu'il est vachement temps que je reprennne ma classe de Yoga.
mercredi, septembre 21, 2005
Rober Racine en images

Rober Racine devant la projection de ma bande vidéo avec James Hyndman et Paul-André Fortier.

Rober s'étire devant le piano.
Zap!
Des paris sur les minutes consacrées à visionner un blog? 2 min, en moyenne. Alors intérêt à réduire nos délires et puncher le verbe pour garder le lecteur en haleine!
Bon, ceci dit, je ne vais pas freiner mon écriture pour répondre à des surfeurs impatients. Mais tout de même, ça fait réfléchir. Surtout quand je trouve un blog comme RIEN D'INTÉRESSANT et que je suis complètement fascinée. La grande naïveté, la spontanéité rafraîchissante et l'absurdité sidérante en font un objet qui mérite vraiment le détour.
Bon, ceci dit, je ne vais pas freiner mon écriture pour répondre à des surfeurs impatients. Mais tout de même, ça fait réfléchir. Surtout quand je trouve un blog comme RIEN D'INTÉRESSANT et que je suis complètement fascinée. La grande naïveté, la spontanéité rafraîchissante et l'absurdité sidérante en font un objet qui mérite vraiment le détour.
mardi, septembre 20, 2005
Ironie
Je travaille à préparer la sortie de mon prochain bouquin de poésie pour le printemps 2006 chez Planète rebelle. Ce sera en duo avec mon DVD sur les plaisirs. Pause et Plaisirs. Mon titre. Je me suis remis le nez dans mes 250 pages de poèmes assemblés pour constater l'ironie: mes textes ne sont pas du tout sur le plaisir. Cordonnier mal chaussé, comme on dit. Bon, force m'est de constater que mon expérience d'inspiration principale (ma vie) fut plutôt jalonnée de déceptions et d'échec amoureux dans les six dernières années. Alors le titre pourrait davantage être TUMULTES. Bon. Alors je suis obsedée par le plaisir, la quête du bonheur et les petits délices du quotidien, mais j'en parle peu dans mes textes. Ou pas assez à mon goût. Pffff. Je fais quoi, là?
lundi, septembre 19, 2005
Silence, on court!
Vous connaissez ce site de court-métrages francophones? Si vous êtes au Québec, probablement. Si vous êtes ailleurs dans le monde: vous venez de faire une superbe découverte. Ce projet de web-tv pour lequel je travaille depuis 5 ans (déjà!) propose des court-métrages gratuits à visionner sur Internet. Et chaque semaine Silence, on court! propose des webzines (portraits vidéo inédits) sur des cinéastes, comédiens et producteurs francophones. J'ai une trentaine de reportages à mon actif. Je vous invite à aller y faire un tour, surtout que le site est refait à neuf et propose un tout nouveau look. Et le webzine de cette semaine est une de mes réalisations: portrait de la comédienne et réalisatrice Mariloup Wolfe. En page d'ouverture du site, vous cliquez sur la petite photo de Mariloup. Pour voir le reste (je vous recommande mon webzine sur la délicieuse Annie-Marie Cadieux avec qui j'ai fait une entrevue dans son lit), vous allez dans la section "tous les films" et vous allez à mon nom: Yannick B. Gélinas.
Jouer avec le feu
photo: Philippe Rivard
Dominique Richard et moi: en atelier de création pour sa prochaine exposition. Elle travaille les traces du feu sur le bois et autres surfaces. Je documente son travail dans le but de présenter une bande vidéo lors de son vernissage. Le thème de cette production de toiles est la trahison. Son titre: Partager l'oreiller de Judas.
Article dans La Presse
Voici l'article de Stéphanie Brody qui parle du spectacle auquel j'ai participé samedi:
article dans La Presse du samedi 17 septembre 2005
Extrait: " La vidéaste Yannick B. Gélinas, quant à elle, capte chorégraphe, danseurs et comédien en répétition pour retransmettre ses images lors de la représentation. « Yannick manie la caméra comme un danseur, commente Racine. Elle tourne autour de nous, prend des prises au ras du sol... » "
article dans La Presse du samedi 17 septembre 2005
Extrait: " La vidéaste Yannick B. Gélinas, quant à elle, capte chorégraphe, danseurs et comédien en répétition pour retransmettre ses images lors de la représentation. « Yannick manie la caméra comme un danseur, commente Racine. Elle tourne autour de nous, prend des prises au ras du sol... » "
jeudi, septembre 15, 2005
Festival Internationnal de littérature

Image tirée de ma bande vidéo présentée samedi soir au FIL. Avec James Hyndman, Paul-André Fortier et Rober Racine. Essai vidéo entre la danse et le documentaire, avec ma signature de vidéo d'art. J'ai filmé ces messieurs en atelier de création pendant deux semaines, nous verrons le résultat de leur création dansée samedi à la Place des arts, tout juste après ma bande vidéo de 7 min. Comme dit Paul-André, j'ai mon solo!
Deadline
J'ai le coeur dans le tapis. Ou la la, il ne me reste que deux jours pour terminer ma bande vidéo pour le show à la Place-des-Arts samedi. Waaa. Faut que je me calme le ponpon, sinon je n'y arriverai pas. En plus Paul-André Fortier m'a demandé de faire une vignette vidéo supplémentaire d'une chorégraphie de têtes avec James Hyndman. Hommage et clin d'oeil au défun comédien Jean-Louis Millette. Je ne pouvais pas dire non. Alors c'est tourné, reste à le monter. Ça sera joli en plus. Je vous le mettrai en ligne la semaine prochaine. Bon, au boulot maintenant.
mercredi, septembre 14, 2005
Les mots
Je n’arrive pas à me concentrer. Pourtant j’ai une lourde tâche, avec des responsabilités et de la pression en bout de ligne. Mais je n’arrive pas à m’y résoudre. Je paresse, j’écris, je blogue. Je suis au diapason avec cette température torride de septembre malade. Je pense à ma vie, à son sens, à mon inutilité, à ma futilité. Je pense à toutes mes amies carriéristes qui pourront se payer des maisons en campagne bien avant moi la cigale, la méditative, l’observatrice. Un jour, je décide d’être actrice, l’autre jour je veux danser, le jour suivant je veux jouer du piano et chanter, puis faire des films de fiction. Et puis écrire, toujours écrire. De toutes mes inconstances, l'écriture est ma permanence. Car les mots qui coulent sont un baume qui emporte le ventre et séduit la raison. J’aime les mots, j’aime leur forme, leur sens, leur rythme. J’aime leur profondeur et leur légèreté. J’aime leur musique. Je suis éprise des mots. Tous ceux que l’on retrouve dans des ouvrages qui nous laissent croire au génie humain, à sa puissance dans les méandres les plus subtils de l’humanité. Les mots qui nous entraînent dans des histoires et dans l’hsitoire, mais j’aime les mots aussi pour leur force et leur beauté pure. Pas isolés, mais collectifs, assemblés en phrases, puis en paragraphes et en concepts élaborés. J’aime les mots comme on aime un parent ou un amour éternel, avec la permanence des racines.
lundi, septembre 12, 2005
Vous!
Traces de vos visites sur mon blogue à travers le monde:

J'étais contente de savoir que ce n'est pas seulement mes 200 meilleurs amis qui me lisent, mais que vous êtes des tas d'inconnus un peu partout sur la planète (3652 visites depuis avril, et je n'ai pas triché). Vous n'écrivez pas, mais je vous vois! Alors je continue à écrire et à mettre des photos, puisqu'il y a des yeux pour voir tout cela. Le point perdu dans le Pacifique, c'est la Polynésie Française. À Taiwan et en Thaïlande je connais mes visiteurs...

J'étais contente de savoir que ce n'est pas seulement mes 200 meilleurs amis qui me lisent, mais que vous êtes des tas d'inconnus un peu partout sur la planète (3652 visites depuis avril, et je n'ai pas triché). Vous n'écrivez pas, mais je vous vois! Alors je continue à écrire et à mettre des photos, puisqu'il y a des yeux pour voir tout cela. Le point perdu dans le Pacifique, c'est la Polynésie Française. À Taiwan et en Thaïlande je connais mes visiteurs...
dimanche, septembre 11, 2005
Blues d'automne
Mon ami J. écrivait dimanche passé l'arrivée de son blues d'automne. Moi c'est vendredi qu'il m'a frappé. Tout en douceur, comme la fin de l'été encore beau mais plus frais. Ce matin rebelote quand j'ai lu le récit de Bruno Blanchet dans La Presse. Il est au Japon, parle de la Mongolie, et me rappelle qu'il était en Thaïlande en juin dernier, en même temps que moi. Et alors PAF! l'envie forte de repartir parcourir le monde m'a frappé, en synchro avec mon blues d'automne. Vous savez qu'il fait encore très chaud dans certaines parties du globe? Peut-être que je pourrai ainsi contourner mon blues saisonnier...
jeudi, septembre 08, 2005
Atelier de création au FIL
Je suis au coeur du bouillonnement: je participe en ce moment à un projet avec le FIL (Festival International de littérature). Je suis en studio pour deux semaines avec le chorégraphe Paul-André Fortier, le comédien James Hyndman et l'artiste multidisciplinaire Rober Racine. Je suis l'oeil et les oreilles qui captent l'essence de leur travail. Ils montent une pièce dansée sous la direction de Paul-André. Moment délectable pour moi: mariage heureux du documentaire et de la danse contemporaine. Je capte les faits et gestes, les moments saillants de la rencontre entre le chorégraphe, le comédien et l'écrivain. C'est comme me donner de la mousse au chocolat à volonté. Le plus difficile? Ne pas me mettre à danser moi-même...
Vous pourrez voir le résultat à Montréal samedi 17 septembre, à 20h, à la 5e salle de la Place des Arts.
Vous pourrez voir le résultat à Montréal samedi 17 septembre, à 20h, à la 5e salle de la Place des Arts.
mercredi, septembre 07, 2005
Impressions
Aujourd'hui je tiens carnet:
La Louisianne agonise avec un clown comme président du pays.
La gestion de la crise irakienne est une honte pour l'humanité.
Il fait 30 degrés en septembre à Montréal, donc le climat se déglingue c'est bel et bien confirmé pour les sceptiques de ce monde.
Je suis de bonne humeur malgré toutes ces sombres nouvelles.
Je sais que je suis une soricière moderne (ne me croyez pas, je n'en ai rien à foutre, de toute façon autrefois on les brûlait, aujourd'hui on les renie, alors allez savoir).
Je suis toujours guérie de mes migraines, donc je met du parfum à nouveau.
J'écoute le piano d'Aki Takase en boucle sans me lasser.
J'ai découvert Eleni Mandell, vous la connaissez?
La Louisianne agonise avec un clown comme président du pays.
La gestion de la crise irakienne est une honte pour l'humanité.
Il fait 30 degrés en septembre à Montréal, donc le climat se déglingue c'est bel et bien confirmé pour les sceptiques de ce monde.
Je suis de bonne humeur malgré toutes ces sombres nouvelles.
Je sais que je suis une soricière moderne (ne me croyez pas, je n'en ai rien à foutre, de toute façon autrefois on les brûlait, aujourd'hui on les renie, alors allez savoir).
Je suis toujours guérie de mes migraines, donc je met du parfum à nouveau.
J'écoute le piano d'Aki Takase en boucle sans me lasser.
J'ai découvert Eleni Mandell, vous la connaissez?
lundi, septembre 05, 2005
dimanche, septembre 04, 2005
Mot trouvé
Aujourd'hui dimanche je suis victime d'une rage de ménage, digne d'un grand ménage de printemps. Il faut dire que j'ai skippé le mien, de printemps, me poussant loin vers l'est. Et là qu'il me rattrape, le ménage. J'ai peut-être un peu été inspirée par mon amie Élise de Taiwan venue me visiter récemment et qui a réintroduit l'aspirateur dans mes habitudes (normalement je ne jure que par le sceau et la guenille).
Voilà que sous une boîte poussiéreuse je retrouve une merveille, un petit papier post-it fluo, touchant de beauté. Écrit en rouge souple sur ce fond vert, il saute aux yeux et au coeur. Sans signature, mais pas écrit de ma main, je ne sais plus qui me l'a donné: un amant, un amour, une amie? C'est touchant, et ça m'est destiné sans l'ombre d'un doute:
"Le goût des choses,
ton plaisir des sens
me ramène toujours
à l'essentiel: la vie"
Tiens, je crois me souvenir. C'est peut-être Madame A.
Mais qui sait? Si elle lit ceci, elle saura. C'est simple et beau, je veux bien qu'on l'écrive sur mon épitaphe.
Voilà que sous une boîte poussiéreuse je retrouve une merveille, un petit papier post-it fluo, touchant de beauté. Écrit en rouge souple sur ce fond vert, il saute aux yeux et au coeur. Sans signature, mais pas écrit de ma main, je ne sais plus qui me l'a donné: un amant, un amour, une amie? C'est touchant, et ça m'est destiné sans l'ombre d'un doute:
"Le goût des choses,
ton plaisir des sens
me ramène toujours
à l'essentiel: la vie"
Tiens, je crois me souvenir. C'est peut-être Madame A.
Mais qui sait? Si elle lit ceci, elle saura. C'est simple et beau, je veux bien qu'on l'écrive sur mon épitaphe.





