Je roule (croche)
Le temps me presse et je délaisse cet espace pour les mauvaises raisons. Je vis en ce moment avec la désagréable impression du temps qui me file entre les doigts, avec amertume. Je sais, je sais, je dois laisser filer, c'est parce que je tente de le retenir qu'il m'échappe. Mais j'accumule les petites frustrations au goût aigre, les petites déceptions qui me font broyer du noir inutilement, les rancoeur, les regrets. Conflits familiaux qui m'attristent, non-dits, silences, regards baissés. Le travail si gratifiant qui s'embourbe dans une situation délicate plutôt difficile. Je me sens incompétente, après une première vague ou tout semblait tomber en place. Suis-je à ma place? Je ne sais pas, je ne sais plus. Creu de vague de mes montagnes russes émotives. Je me fatigue, je m'essouffle. J'accumule une série d'obligations qui me rebuttent. Ma source se tari, et j'envie des vies qui ne sont pas les miennes, idées vaines. Je me déprécie, la valeur de mon lingot diminue. Faudrait que j'appelle mon coiffeur, ma massothérapeute, mon acuponcteur, mon esthéticienne à la rescousse; mais même tout cela me semble vain et superficiel. Je suis un numéro nul, et je voudrais bien m'effacer sur l'afficheur. Heureusement, il me reste l'humour et un mari merveilleux.
Ce que j'aimerais? Louer une maisonnette au fond des bois, au bord d'un lac, avec des copines...
Ce que j'aimerais? Louer une maisonnette au fond des bois, au bord d'un lac, avec des copines...
Libellés : Quotidien.


2 Comments:
Ton billet m'interpelle beaucoup, énormément, à la folie. Je me suis permis de te paraphraser.
Puisses-tu t'enivrer d'un bienheureux vent de changement rafraîchissant.
J'attends aussi un vent de renouveau, puisse-t-il toutes nous secouer un peu! ;-)
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