Après la chute (2)
Suite des TUMULTES (texte rédigé en 1999)
Cassé ma gueule à gros prix.
Je suis absente.
Aucun baume ne m’apaise,
seulement le sommeil pour réparer mes yeux rougis,
ma bouche amère.
Je ferme toutes les musiques,
la nostalgia me tord le ventre à en fendre l'âme.
J'ai comme un creux au ventre.
Je suis absente.
Double coup porté en plein centre de l'amour,
j'ai fermé une porte grasse et lourde,
l'autre porte s'est verrouillée à double tour.
Emmurée dans mon calvaire, prisonnière,
je veux fuir m’évader sous les tropiques,
là où ton ombre n’existe pas.
Rien ne rime à rien,
j'ai perdu le goût du ciel.
La rumeur de l'orage brode le vide autour de moi.
Je suis absente.
Ce qu'il me reste?
J'ai comme une chaleur au ventre,
le dernier bouillonnement inutile.
Pourquoi sauver les meubles?
J'ai même pas pu sauver ma peau.
J'ai dansé tout l'été,
comme une cigale aveugle,
comme une sirène sans repos.
J'ai chanté jusqu'à la fin, la toute fin.
J'ai chanté pour couvrir le bruissement de tes plaintes.
J'ai étouffé son rire superbe, je l'ai laissé s'approcher
près, tout près de moi, en fermant les yeux,
je l'ai laissé porter un coup magnifique
en plein centre de mon cœur.
Un coup dur, qui déboussole les traces de vie.
Ce qu’il me reste en bannière est un désir cinglant du départ.
Cassé ma gueule à gros prix.
Je suis absente.
Aucun baume ne m’apaise,
seulement le sommeil pour réparer mes yeux rougis,
ma bouche amère.
Je ferme toutes les musiques,
la nostalgia me tord le ventre à en fendre l'âme.
J'ai comme un creux au ventre.
Je suis absente.
Double coup porté en plein centre de l'amour,
j'ai fermé une porte grasse et lourde,
l'autre porte s'est verrouillée à double tour.
Emmurée dans mon calvaire, prisonnière,
je veux fuir m’évader sous les tropiques,
là où ton ombre n’existe pas.
Rien ne rime à rien,
j'ai perdu le goût du ciel.
La rumeur de l'orage brode le vide autour de moi.
Je suis absente.
Ce qu'il me reste?
J'ai comme une chaleur au ventre,
le dernier bouillonnement inutile.
Pourquoi sauver les meubles?
J'ai même pas pu sauver ma peau.
J'ai dansé tout l'été,
comme une cigale aveugle,
comme une sirène sans repos.
J'ai chanté jusqu'à la fin, la toute fin.
J'ai chanté pour couvrir le bruissement de tes plaintes.
J'ai étouffé son rire superbe, je l'ai laissé s'approcher
près, tout près de moi, en fermant les yeux,
je l'ai laissé porter un coup magnifique
en plein centre de mon cœur.
Un coup dur, qui déboussole les traces de vie.
Ce qu’il me reste en bannière est un désir cinglant du départ.
Libellés : Poésie


3 Comments:
"La rumeur de l'orage brode le vide autour de moi."
C'est beau. Depuis que j'ai lu cette phrase, j'essaie de m'imaginer l'image du vide, et je me demande s'il reste toujours invisible même une fois brodé...
broder c'est plus constructif que broyer...
;)
:) Tes mots font naître tellement d'images, c'est ce qui m'accroche le plus de ton écriture...
Enregistrer un commentaire
<< Home