vendredi, juin 09, 2006

Curse

Cette semaine, j'ai fait un tournage. J'ai recyclé une cassette. Elle avait servi d'abord à faire une entrevue avec une réalisatrice de film d'horreur. Celle-çi racontait ses mésaventures. La charmante demoiselle fait des films de démons, diables et vampires. Sur tout ses projets, le "mauvais sort" semble s'acharner sur elle. Une bobine de film prends mystérieusement feu, un directeur photo fait est pris d'un grave malaise au matin d'un tournage, elle se casse une jambe en déménageant une boîte de film, des rouleaux de pelliculles sont mystérieusement corrompus sans qu'aucun technicien ne puisse l'expliquer. Film d'horreur = malheur. Bon, ça va. Le temps passe, le reportage aussi. Deux ans après la fameuse entrevue, je décide donc de recyler la cassette, sans y penser, au hasard. Hé bien, croyez-le ou non, mesdames et messieurs: la cassette filmée est IM-PO-SSIBLE à numériser. Des mystérieux "drop frames" (indétectables par mes outils vidéo) empêchent mon ordinateur de faire le travail. Ha! Mais bon, avec les précieux conseils de mon geek de chum, je parviens à contourner le problème. Semble-t-il. Ceci dit, j'ai jetté la fameuse cassette. On ne sait jamais. Mais voilà que je n'étais pas au bout de mes (divertissantes) peines. Ce matin, rendez-vous chez l'ostéo. Debout à 6h30 dans ma banlieue nord pour réussir à y être à temps. Peine perdue. Mon cher Jean-Luc m'annonce qu'il a tenté de me joindre sans succès pour annuler mon rendez-vous. Poisse #1 (petite poisse, quand même). Je rentre à pied chez moi, calme. J'arrive, plus de téléphone. Plus d'Internet non plus. Et le solde de mon portable est à zéro. Ah zut, que je me dis. Poisse #2 (surtout quand on m'apprend que je devrai être collée ici jusqu'à tard dans la nuit, pour attendre le technicien-réparateur). Mais je prends mon mal en patience, je pourrai ainsi travailler à mon montage sans procrastiner d'aucune sorte en bavardant des heures au téléphone avec ma mère, en vous écrivant mes délires ici ou en besognant sur de quelquonques courriels de la plus grande importance. Je décide quand même de miser sur le cellulaire que je tente de recharger. Le technicien au bout du fil m'annonce que leur service ne fonctionne pas pour la journée. Ça alors. Poisse #3. Alors, je me met donc au boulot, puisque je suis coupée de tout moyen de communication avec le monde extérieur. Je manoeuvre sur l'ordi, clic-clic, coupe-coupe, monte-monte. J'ai mon squelette de montage de 9 minutes. Bien, princesse. Au moins cette situation incommodante a l'effet positif de me rendre efficace au boulot. Alors là, tenez-vous bien: mon ordi va de plus en plus lentement. C'est louche. Je fais un peu de ménage pour améliorer le sort de la machine. Et... non! Mes segments vidéos sont soudainement disparus! Poisse #4. Je souris. C'est juste trop. Heureusement encore, j'ai plus d'un tour dans mon sac (les années de métier, ça paye parfois), et une heure plus tard tout était fonctionnel. Fiou. Bon, manquerai plus que ce billet s'efface par magie, encore!

3 Comments:

Blogger Joss dit...

Et moi qui avait envie de l'inviter à tourner au Chalet du bonheur... Tu viens de me couper l'envie "dret là!!!"
Pauvre Yannou... Tu sais que ce genre d'histoire me fait très peur... Fiou!

samedi, 10 juin, 2006  
Blogger Miss Patata dit...

Oyoye! Habituellement ça arrive en rafale et c'est terminée ensuite... Tu devrais être bonne pour t'en passer un mois ou deux?

dimanche, 11 juin, 2006  
Blogger Yannou dit...

Joss; ne t'en fait pas. J'ai fait brûler de la sauge, chanté des mentras, et j'ai transféré les images du tournage sur une cassette recyclée... de Rocio qui fait du Yoga! Alors tout est rétabli...

Patata; Oui, je pense que je suis libérée. Fallait bien balancer un peu avec toute la belle chance que j'ai dans ma vie... mais là, c'est fini les bads-lucks!

lundi, 12 juin, 2006  

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