dimanche, février 12, 2006

Volets fermés (1999)

Suite des TUMULTES [dans le cadre d'un recueil à paraître, textes sur les amours tourmentées]

Je pompe chaque vivre comme une micropuce d'énergie
Je ne retourne plus mes appels

Inutile de frapper à ma porte
j'ai fuit très loin par en dedans
Les yeux secs

Je marche jusqu'au bord du possible
Je n’attends pas
Je cueille tout

Je pompe ma vie à grands coups cardio
comme des paysages qui ne finissent plus
comme des chemins pas découverts

Je ne suis pas toute seule dans mon ventre
Il n'y a personne pour répondre dehors
Fermé les gueules des sons urbains
Je ne retourne plus mes appels

Je pompe mes tripes à coup de solitude
Full cash pour patcher les flats émotifs
Je flotte

Sous le dôme parfait du ciel usé
Les palpitations dans l'tapis
je risque

"Tu vas tout perdre, ma belle"
Je me dis encore
mais je ne m'écoute surtout pas
quand un cri raisonnable
me lance des échos semblables

Ma vie j'en ai rien qu'une
j'voudrais pas gâcher ma chance
de me casser la gueule à gros prix