mercredi, février 22, 2006

Le gros mot

C'est un mot qu'on n'aime pas entendre. Surtout quand c'est une personne qu'on aime qui en ai affecté. Cancer. Du poumon. De la plèvre, plus exactement. Hier attendu 5 heures dans les corridors hâles de l'hôpital Saint-Luc. Les miens attendaient depuis 12 heures. Pour se faire annoncer cela entre les cris des jeunes junkies en overdose attachés à des civières et des vielles dames baignant dans leur selles abandonnées sur leur lit de corridor. Deux médecin de garde, 61 civières de l'urgence occupées. La réalité est toujours plus terrible que ce qu'on peut lire dans les journaux. La grande madame médecin nous a annoncé cela les joues enpourprées de honte, vu le contexte si inapproprié pour apprendre une telle nouvelle. Mais il n'y a aucun contexte approprié pour faire sonner le glas de la mort annoncée. Elle savait, c'était écrit dans son dossier. Personne ne nous l'avais dit en trois semaines. Par respect, même si ce n'était pas à elle de nous le dire, elle nous l'a annoncé, répété, clarifié. Ce matin j'en saurais plus alors que le spécialiste nous donnera des détails. Chacun sa réaction, et la personne atteinte vit un déni. Enfin je crois. Faudra gèrer ça. Avec tout l'amour dont je suis capable.

2 Comments:

Blogger Joss dit...

Je suis là.
Toujours.
Si jamais...

mercredi, 22 février, 2006  
Anonymous Pixelrouge dit...

Moi aussi, avec tout mon esprit et tout mon coeur.

Même diagnostic que pour mon grand ami, confident et grand-père Jacques. Il a lutté et survécu 15 belles années par la suite. Un gars qui m'inspire encore aujourd'hui.

Oui, profite bien de la présence de cette personne, meme si elle a changée.

mercredi, 22 février, 2006  

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