Après la chute (1)
Suite des TUMULTES (texte rédigé en 1999)
J'ai réussi
cassé ma gueule à gros prix
Y a pas une patche qui fitte
chu pas toute là
Seulement le sommeil
pour réparer mes yeux bouffis
ma bouche amère
Je ferme toutes les musiques
la nostalgia me tord le ventre
à en fendre l'âme
J'ai comme un creux au ventre
chu pas toute là
Double coup porté en plein centre de l'amour
j'ai fermé une porte grasse et lourde
l'autre porte s'est verrouillée à double tour
emmurée dans mon calvaire
chu ben pognée
Rien ne rime à rien
j'ai perdu le goût du ciel
la rumeur de l'orage brode mon absence
chu pas toute là
Qu'es-ce qu'il me reste?
j'ai comme un chaud au ventre
le dernier bouillonnement inutile.
Pourquoi vouloir sauver les meubles?
J'ai même pas pu sauver ma peau.
Et pourtant je savais
je savais que trop bien
J'ai dansé tout l'été
comme une cigale aveugle
comme une sirène sans repos
J'ai chanté jusqu'à la fin
la toute fin
j'ai chanté pour couvrir le bruissement
des plaintes de Satan
j'ai étouffé son rire superbe
je l'ai laissé s'approcher
près
tout près de moi
en fermant les yeux
je l'ai laissé porter un coup magnifique
en plein centre de mon cœur
Atroce
le sang gicle encore
sature ce qui me reste de raison
déboussole ma trace de vie
Coupé les ponts
Le temps m'aidera sans doute
En attendant
chu pas toute là
J'ai réussi
cassé ma gueule à gros prix
Y a pas une patche qui fitte
chu pas toute là
Seulement le sommeil
pour réparer mes yeux bouffis
ma bouche amère
Je ferme toutes les musiques
la nostalgia me tord le ventre
à en fendre l'âme
J'ai comme un creux au ventre
chu pas toute là
Double coup porté en plein centre de l'amour
j'ai fermé une porte grasse et lourde
l'autre porte s'est verrouillée à double tour
emmurée dans mon calvaire
chu ben pognée
Rien ne rime à rien
j'ai perdu le goût du ciel
la rumeur de l'orage brode mon absence
chu pas toute là
Qu'es-ce qu'il me reste?
j'ai comme un chaud au ventre
le dernier bouillonnement inutile.
Pourquoi vouloir sauver les meubles?
J'ai même pas pu sauver ma peau.
Et pourtant je savais
je savais que trop bien
J'ai dansé tout l'été
comme une cigale aveugle
comme une sirène sans repos
J'ai chanté jusqu'à la fin
la toute fin
j'ai chanté pour couvrir le bruissement
des plaintes de Satan
j'ai étouffé son rire superbe
je l'ai laissé s'approcher
près
tout près de moi
en fermant les yeux
je l'ai laissé porter un coup magnifique
en plein centre de mon cœur
Atroce
le sang gicle encore
sature ce qui me reste de raison
déboussole ma trace de vie
Coupé les ponts
Le temps m'aidera sans doute
En attendant
chu pas toute là
Libellés : Poésie


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