Soleil d’été
Je me prépare à publier en avril prochain mon second recueil de poésie, L'EMPORTEMENT. J'ai donc mis de côté plusieurs textes sombres, qui ne cadraient pas dans mon EMPORTEMENT et mes PLAISIRS. Mon prochain bouquin sera lumineux, et c'est très au diapason avec ma vie actuelle. Mais en chemin, j'en ai bavé quand même, je vous dis pas. En fait, oui, je vous le dis ici. Et je vous livre ici-même un texte qui débutera un autre livre à paraître qui s'appellera TUMULTES, je crois. Un livre de poèmes tourmentés et bouillonnants, avec tous ces textes de douleurs et de beautés tordues, écris pendant mes difficiles relations avec des hommes qui ont traversés ma vie par le passé. Ce texte-çi fut écrit au sortir d'une relation d'amour profond, alors que je réalisais que cet amour n'était pas pour moi et qu'il était impossible. Un amour qui m'étouffait alors que j'aurais voulu exploser d'amour pour cet homme qui m'en défendait. Tourments intérieurs de la libération d'une jeune femme passionnée. J'avais 24 ans au moment où j'ai écris ce texte. Je me préparais à quitter le Québec pour vivre un autre amour impossible en Europe.
J'avais besoin de vivre à en frapper les murs
le long de l'autoroute
je suis sans limites de vitesse.
Je t'ai laissé
bourré de soleil
sécher au bord de cette route
et je suis partie.
Sans fuir
seulement pour voler plus haut
toujours plus haut
comme une Icare technologique
avec un avion.
Je suis revenue du ciel
l'autoroute sous le bras
la vitesse dans la tête
comme un appât très beau et très grand.
Un appât qui avale le temps.
Le temps s'égraine en chapelets dissous
sur l'autoroute du soleil
où t'es resté
à réfléchir, je crois.
Moi je file toujours, loin de tout, de moi
moi je file loin du temps.
Maintenant, je peux regarder les toits sans ciller.
Je les regarde comme des dragons immobiles.
J'ai compris que je haïs résolument les nuages gris.
J'ai compris que j'aime sans ménagement les autoroutes, la vitesse et le soleil.
Les toits restent.
Ils s'écroulent parfois.
Rarement, je crois.
Avec la vitesse dans la tête
ma peau se délecte de lenteur.
Ma peau s'éclate, lacère et cuit.
Je dissèque ma vie comme un petit animal éternel.
J'ai enterré mes devoirs comme des poissons rouges trouvés morts le matin.
Je me tiens, droite, forte et curieuse
sur la même route où je t'ai laissé au soleil.
Ma peau de bronze rie haut vers le bleu.
Ma peau lenteur se délecte d'horizon.
Je ne crois pas à la mort.
Les blasts de bonheur m'ont rendu terre cuite.
Je mange mon autoroute à en perdre haleine.
Tu as quitté mon soleil pour en choisir un nouveau.
Tu as bien fait, je crois.
Mon soleil faibli
ma peau terre cuite redevient vivante
j'attrape le sol en pleine face.
J'avais besoin de vivre à en frapper les murs
le long de l'autoroute
je suis sans limites de vitesse.
Je t'ai laissé
bourré de soleil
sécher au bord de cette route
et je suis partie.
Sans fuir
seulement pour voler plus haut
toujours plus haut
comme une Icare technologique
avec un avion.
Je suis revenue du ciel
l'autoroute sous le bras
la vitesse dans la tête
comme un appât très beau et très grand.
Un appât qui avale le temps.
Le temps s'égraine en chapelets dissous
sur l'autoroute du soleil
où t'es resté
à réfléchir, je crois.
Moi je file toujours, loin de tout, de moi
moi je file loin du temps.
Maintenant, je peux regarder les toits sans ciller.
Je les regarde comme des dragons immobiles.
J'ai compris que je haïs résolument les nuages gris.
J'ai compris que j'aime sans ménagement les autoroutes, la vitesse et le soleil.
Les toits restent.
Ils s'écroulent parfois.
Rarement, je crois.
Avec la vitesse dans la tête
ma peau se délecte de lenteur.
Ma peau s'éclate, lacère et cuit.
Je dissèque ma vie comme un petit animal éternel.
J'ai enterré mes devoirs comme des poissons rouges trouvés morts le matin.
Je me tiens, droite, forte et curieuse
sur la même route où je t'ai laissé au soleil.
Ma peau de bronze rie haut vers le bleu.
Ma peau lenteur se délecte d'horizon.
Je ne crois pas à la mort.
Les blasts de bonheur m'ont rendu terre cuite.
Je mange mon autoroute à en perdre haleine.
Tu as quitté mon soleil pour en choisir un nouveau.
Tu as bien fait, je crois.
Mon soleil faibli
ma peau terre cuite redevient vivante
j'attrape le sol en pleine face.


1 Comments:
Paf!
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