Leaving blues
Suite des TUMULTES
Départ bleu vers le vide
pour la peau
it hurts pour la peau
Écho sous la peau
quelques coups de hanches
seulement quelques coups
bien portés
rangés
à côté de l'amertume
Ne goûtes-tu pas l'amer
des hanches cuites de souvenirs?
Des souvenirs-stigmates
comme ces bibelots sales
posés sur la bordure de ta fenêtre
dans ta cuisine abandonnée
Ces choses inutiles qu’on ne voit plus
Un peu laides
Ces objects qu’on oublie là
Figés dans la graisse des cuissons
Soudés par la poussière du temps
Ta cuisine immense et grise
pleine à craquer de mon absence
chargée de ton silence
de plomb et d’amertume
Mon geste sale est égoïste :
J’abandonne, j’abdique, je me pousse
Je fuis tes silences qui taisent notre amour
J'ai pas envie de dépoussiérer tes bibelots
Je n’ai pas envie de fouiller tes silences
Pour en extraire la beauté
Je suis loin
très très loin
de nos sourires étouffés
J'ai laissé ta montre dans un tiroir
De cette cuisine que je ne reverrai plus
Bordel
It hurts
la peau est plus forte que la raison
Tranche tripes
à vif, ouvert
It hurts
J'aurais voulu que tu le saches autrement
Mon regard baissé
j'aurais voulu te dire
en musique
avec tout l'amour que j'ai pour toi
que je ne te tendresse plus
souffle brise sans gêne
mais partout
it hurts
Tout ce qui me manquait
blues cheminés sans caresses
le béton sale refoulé
j’ai trouvé ailleurs un océan de baisers
Sans le vendre coupable
Il a mordu pour toi ma peau tendre attente
Ma peau assoiffée de mots et de baisers francs
Mon corps plie de romantisme pour un autre que toi
Passage de peau
je m'attarde
Party de peau
partage de larmes à cœur ouvert:
"cœur léger, cœur tremblant, cœur lourd,
le temps de rêver est bien court,
que faut-il faire de mes jours,
que faut-il faire de mes nuits,
je n'aurais ni amour, ni demeure
nulle part où je vis ou meurt..."
Est-ce ainsi que les hommes vivent?
Je bois chaque lettre dans le noir comme un baume
Je prie au ventre
pour que tu entendes chaque mot sur le papier
résonner sur mon autoroute vitesse
bordée de soleil
Je tâche de tricoter le pardon serré
pour en faire une couverture d’amitié
qui te réchauffera les cicatrices
Départ bleu vers le vide
pour la peau
it hurts pour la peau
Écho sous la peau
quelques coups de hanches
seulement quelques coups
bien portés
rangés
à côté de l'amertume
Ne goûtes-tu pas l'amer
des hanches cuites de souvenirs?
Des souvenirs-stigmates
comme ces bibelots sales
posés sur la bordure de ta fenêtre
dans ta cuisine abandonnée
Ces choses inutiles qu’on ne voit plus
Un peu laides
Ces objects qu’on oublie là
Figés dans la graisse des cuissons
Soudés par la poussière du temps
Ta cuisine immense et grise
pleine à craquer de mon absence
chargée de ton silence
de plomb et d’amertume
Mon geste sale est égoïste :
J’abandonne, j’abdique, je me pousse
Je fuis tes silences qui taisent notre amour
J'ai pas envie de dépoussiérer tes bibelots
Je n’ai pas envie de fouiller tes silences
Pour en extraire la beauté
Je suis loin
très très loin
de nos sourires étouffés
J'ai laissé ta montre dans un tiroir
De cette cuisine que je ne reverrai plus
Bordel
It hurts
la peau est plus forte que la raison
Tranche tripes
à vif, ouvert
It hurts
J'aurais voulu que tu le saches autrement
Mon regard baissé
j'aurais voulu te dire
en musique
avec tout l'amour que j'ai pour toi
que je ne te tendresse plus
souffle brise sans gêne
mais partout
it hurts
Tout ce qui me manquait
blues cheminés sans caresses
le béton sale refoulé
j’ai trouvé ailleurs un océan de baisers
Sans le vendre coupable
Il a mordu pour toi ma peau tendre attente
Ma peau assoiffée de mots et de baisers francs
Mon corps plie de romantisme pour un autre que toi
Passage de peau
je m'attarde
Party de peau
partage de larmes à cœur ouvert:
"cœur léger, cœur tremblant, cœur lourd,
le temps de rêver est bien court,
que faut-il faire de mes jours,
que faut-il faire de mes nuits,
je n'aurais ni amour, ni demeure
nulle part où je vis ou meurt..."
Est-ce ainsi que les hommes vivent?
Je bois chaque lettre dans le noir comme un baume
Je prie au ventre
pour que tu entendes chaque mot sur le papier
résonner sur mon autoroute vitesse
bordée de soleil
Je tâche de tricoter le pardon serré
pour en faire une couverture d’amitié
qui te réchauffera les cicatrices


4 Comments:
wow, j'aime beaucoup! les "it hurts"
sont tellement sentis!
Yes Madame! (merci)
Je vais peut-être finalement me réconcilier avec la poésie. Parce que ça fait du sens pour moi!
Merci patata! Sans parler de ce texte nécessairement, mais de la poésie en général: de la bonne poésie est comme une bonne toune ou un bon film.
1) Ça drive et ça bouge
2) Ça nous touche
3) Ça raconte une histoire
4) Ça vibre et ça beat
Yeah!
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