Commentaire aux Marées
Réponse à Catherine sur son billet à propos du trac. La peur au ventre au quotidien, celle qui vous brûle doucement, pour tout, pour rien.
Tu peux te consoler en te disant que cette peur bouillante te rappelle constamment que tu es fichtrement en vie, et bouillonnante. Je sais très bien ce que tu veux dire. J'ai connu ce trac aussi. Adolescente, probablement, comme tu dis. Il est parti avec la vie, les coups, les angoisses criantes et les douleurs de vivre plus fortes que ce trac. Alors peut-être que ton chemin de vie fera aussi s'estomper cette peur. Certains "groupes de femmes" (je déteste cette nomenclature, mais bon) font des épreuves de groupe pour vaincre les peurs. Une de celle-ci consiste à marcher sur le feu, littéralement. On prépare un lit de braises sur 10 ou 15 pieds. On médite, on respire (comme la respiration abdominale dont tu parles), on se concentre: puis on se lance nus pieds, à courir sur la braise. Il parait que ça marche. Après, on n'a plus peur de rien. Rien de rien. Ni des serpents, ni du noir, ni des hommes, ni des humains, ni des p'tits boss à la con, ni des caméras, ni de la mort, ni du plombier ou de Stephan Harper. Rien, niet, zéro. La braise fait fondre les peurs. Fascinant, non? Tu veux essayer? (je t'entends rire d'ici)
Tu peux te consoler en te disant que cette peur bouillante te rappelle constamment que tu es fichtrement en vie, et bouillonnante. Je sais très bien ce que tu veux dire. J'ai connu ce trac aussi. Adolescente, probablement, comme tu dis. Il est parti avec la vie, les coups, les angoisses criantes et les douleurs de vivre plus fortes que ce trac. Alors peut-être que ton chemin de vie fera aussi s'estomper cette peur. Certains "groupes de femmes" (je déteste cette nomenclature, mais bon) font des épreuves de groupe pour vaincre les peurs. Une de celle-ci consiste à marcher sur le feu, littéralement. On prépare un lit de braises sur 10 ou 15 pieds. On médite, on respire (comme la respiration abdominale dont tu parles), on se concentre: puis on se lance nus pieds, à courir sur la braise. Il parait que ça marche. Après, on n'a plus peur de rien. Rien de rien. Ni des serpents, ni du noir, ni des hommes, ni des humains, ni des p'tits boss à la con, ni des caméras, ni de la mort, ni du plombier ou de Stephan Harper. Rien, niet, zéro. La braise fait fondre les peurs. Fascinant, non? Tu veux essayer? (je t'entends rire d'ici)


10 Comments:
J'ai plus sourit que rit, mais en effet ce que tu dis me parle.
Sans marcher sur les braises, j'apprends à foncer, parce que les sourires derrière le trac valent l'effort!
Je peux difficilement croire qu'on peut en arriver à ne plus avoir peur du plombier.
Anne: pourtant, j'ai lu une de tes histoires où le plombier était très avenant (et bien outillé). Mais ne serait-ce qu'un moyen thérapeutique d'exorciser cette peur viscéale du plombier, de ses outils et de son silence de sueur (avec bruits guturaux qui accompagnent son travail)? Si la peur est domptée, tout cela devient beaucoup plus excitant.
Ce qui me fout la trouille, c'est la raie de fesses joufflue et poliue qui s'agite sous mon évier. Devrais-je utiliser du Raid ?
As-tu essayé de mordre? Une fois le pantalon disparu, il ne reste que les fesses et tout ce qu'il faut. C'est beaucoup plus rassurant que la raie d'horreur. J'éviterais le Raid, c'est indigeste si consommation ultérieure de la viande de raie.
Peut-être, mais lorsque le pantalon est tombé, on se retrouve avec un autre problème de tuyauterie qui fuit.
C'est décidé : la prochaine fois que ça déborde, ce sera do it yourself ma grande !
Heu... vous parlez du plombier ou de la tuyauterie pour le DIY? Parce que les fuites de plombier, c'est bien embêtant, mais il y a toujours une solution. Surtout si le plombier est appétissant.
*
Histoire de plombier, beaucoup moins sexy:
Je me souviens d'un vieux plombier qui était venu réparer une fuite de tuyau malodorant dans un loft mal isolé où j'habitais sur la rue Ontario il y a 10 ans. Le pauvre vieux monsieur avait donné un coup de pied par accident sur l'échelle qui soutenait un grand sceau qui avait récupéré le reflux: merde, urine et papier mouillé. La chute fut terrible, le sploutch étonnant, l'odeur noséabonde, le choc total. J'ai compris pourquoi ce plombier trop maigre avait un cancer de la gorge: trop d'années exposées à ces odeurs fétides, probablement. Triste destinée, parfois.
Mesdames vous êtes inspirantes :oD.
Je vous ferai remarquer, madame Catherine, que ce délire délicieux fut inspiré par votre billet sur le trac!
Du trac à la raie... beau titre de roman!
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