Bonheur de décembre
Morsure divinement douloureuse au cou laissé par mon amant-Amour ce matin. Diana Krall dans les oreilles. La chatte Grise tigrée qui fait la louve câline en trônant sur mon écran, avec sa queue qui bat la mesure devant mes yeux sur ces mots. La neige romantique qui se laisse tomber et s'étend devant moi à la porte-fenêtre. Café corsé savoureux des Deux-Maries acheté par Sylvain. L'âme en paix des grandes discussions folles et romantiques amorcées ce matin, chargées de rêves réalisables. Et puis finalement je me met à table de vos récits de vie. Je prend des nouvelles, à savoir qui a répondu à ma perche tendue hier pour jouer avec moi aux vérités. Je fais le tour. Alex, non. J'ai compris pourquoi hier, alors que je le rencontrais pour la première fois en chair et en os lors du party des Boomerang. Il semble bien occupé le gentil monsieur. [Bien-bien: enfin, vous voyez ce que je veux dire, ça arrive parfois quand les hommes s'absentent soudainement de leur blogue, le travail est un excellent prétexte public pour justifier ses absences] Grand bien lui fasse. Aigre-douce? Vue aussi hier, soupé à la Salla rossa avant la projection de La caméra verte, pas un mot sur ma perche tendue, et c'est bien. Elle travaille fort la madame, et sur de grands projets. D'autres chats à fouetter. Les autres non plus, pas de réponse encore. Tous, sauf une. Anne. Anne Archet. Waaa. Délicieuse Anne. Son préambule m'émoustille, clair. Elle qui joue si bien de ces mots de l'érotisme qui font frémir. Elle que j'admire et respecte pour sa superbe écriture et son univers charnel si près de moi. Elle me fait cadeau d'une superbe entrée en la matière. Je roucoule-ronronne. Lisez par vous-mêmes.


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