mercredi, septembre 14, 2005

Les mots

Je n’arrive pas à me concentrer. Pourtant j’ai une lourde tâche, avec des responsabilités et de la pression en bout de ligne. Mais je n’arrive pas à m’y résoudre. Je paresse, j’écris, je blogue. Je suis au diapason avec cette température torride de septembre malade. Je pense à ma vie, à son sens, à mon inutilité, à ma futilité. Je pense à toutes mes amies carriéristes qui pourront se payer des maisons en campagne bien avant moi la cigale, la méditative, l’observatrice. Un jour, je décide d’être actrice, l’autre jour je veux danser, le jour suivant je veux jouer du piano et chanter, puis faire des films de fiction. Et puis écrire, toujours écrire. De toutes mes inconstances, l'écriture est ma permanence. Car les mots qui coulent sont un baume qui emporte le ventre et séduit la raison. J’aime les mots, j’aime leur forme, leur sens, leur rythme. J’aime leur profondeur et leur légèreté. J’aime leur musique. Je suis éprise des mots. Tous ceux que l’on retrouve dans des ouvrages qui nous laissent croire au génie humain, à sa puissance dans les méandres les plus subtils de l’humanité. Les mots qui nous entraînent dans des histoires et dans l’hsitoire, mais j’aime les mots aussi pour leur force et leur beauté pure. Pas isolés, mais collectifs, assemblés en phrases, puis en paragraphes et en concepts élaborés. J’aime les mots comme on aime un parent ou un amour éternel, avec la permanence des racines.

3 Comments:

Anonymous Grégoire dit...

Ola,
Choisir parmis les choses ou les gens que l'on aime, souvent est impossible et nous fait dévier de beaucoup, alors faut faire ce qui est le plus facile et ne pas déroger, c'est avec le facile qu'on va le plus loin.

jeudi, 15 septembre, 2005  
Blogger Pixelrouge dit...

Comme beaucoup d'autres aussi j'imagine, j'ai toujours senti ton amour pour les lettres. Elles te laisseront jamais tomber!

jeudi, 15 septembre, 2005  
Blogger Yannou dit...

Gregoire: oui tout à fait d'accord. On se la complique beaucoup trop. Mon dicton préféré (de mon cru): on vit dans une socitété qui s'offre le luxe de la déprime. C'est seulement quand on a le temps de penser un peu qu'on peut couper les cheveux en quatre.

Pixelrouge : merci...

samedi, 17 septembre, 2005  

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