jeudi, mars 18, 2010

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Porteurs d'espoir

C'est avec grande émotion que je découvre la bande-annonce du noueau documentaire de Fernand Dansereau, Porteurs d'espoir. C'est un documentaire qui se penche sur une classe de 6e année primaire de l'école La Farandole à McMasterville. Je suis touchée pour plusieurs raisons. Tout d'abord, c'est mon ancienne école primaire! De mon passage là-bas, de 1980 à 1986, je garde un souvenir précieux. Des amitiés, des professeurs marquants et inspirants: Arlette, Hélène Forget, Michel, Pier-Paul (pardon j'ai oublié les noms de famille!), des beaux projet et une envie de faire des choses pour notre société, un goût de changer le monde à ma façon. Et le film de Dansereau parle exactement de cela.

En plus, le film se penche sur l'implication des jeunes dans la ville, et mon cher Grand-Père y a été Maire de 1974 à 1990. Au temps de mon école primaire, c'est avec grande fierté que j'affichais mon statut particulier de "petite fille du Maire". De l'école, je débarquais directement à la mairie où tous me connaissaient, où je rejoignais mon Parrain sur l'heure du dîner pour aller manger avec mes grands-parents. J'ai participé à plusieurs projets de la vie communautaire de McMasterville, et je suis tellement heureuse de voir que la relève est là!

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jeudi, février 18, 2010

ici

Rire sur la ville pour dissiper les fausses colères tordues
de mon balcon j'avale la lumière par les yeux, j'inspire
je rêve de repos sur une plage pour laisser libres mes cheveux et ma folie

tant de temps perdu
à distiller des angoisses vaines
dans des rumeurs faméliques où la fin du monde plane et rode

retrouver la légerté entre les touches est un leurre
elle se trouve dans l'air libre
les vagues les filantes ou le roc salvateur

ponctuer les rires de bordées franches de bonheur
oser
ne rien regretter
ne pas tartiner l'amertume des doutes et des angoisses

savoir vivre par la racine
savourer le dernier ciel
comme le premier

Plaisirs: chapitre 4 (Farniente) from Yannick B. Gelinas on Vimeo.

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vendredi, février 12, 2010

Moment de magie

Oui, au moment où l'est des États-Unis est ensseveli sous la neige, Vancouver et Montréal sont sans neige, ou presque. Mais nous avons eu le bonheur d'avoir une belle bordée le 2 janvier, si ma mémoire est bonne. Le billet qui suit a été rédigé (et vécu) suite à cette belle petite tempête hivernale.

La neige tombe encore, recouvrant la ville d'un manteau blanc douillet et feutré. Une blancheur légère, avec de gros flocons qui s'agrippent aux choses, aux gens. Nous sortons avec nos skis de fond, alors que les conducteurs de voitures garées sur la rue peinent avec leur pelle pour extirper leur véhicules des bancs de neige gourmands. Bien emmitouflés dans nos manteaux, sourire aux lèvres, nous chaussons nos skis au pied de notre escalier urbain. Notre piste sera ce chemin qui normalement est un trottoir pour des piétons pressés et autres promeneurs de chiens. La neige est molle et sèche, les conditions parfaites. Elle a lavé la ville de ses griseries, recouvrant arbres, rues et trottoirs d'une épaisse robe des beaux jours. Nos skis glissent comme un canot sur le lac, sur cette blancheur glacée, cette autre forme d'eau qui est un cadeau aux amoureux de la nature que nous sommes. On se dit que les pistes cyclables urbaines devraient bien être transformées en pistes de ski de fond tous les hivers. À chaque arrêt au coin des rues, les chauffeurs surpris semblent heureux de laisser passer les skieurs du dimanche que nous sommes (c'est dimanche). Les piétons gloussent de plaisir, les pelleteurs sourient, les promeneurs saluent, les voisins commentent. "C'est beau?" - Oui, c'est vraiment magique.

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jeudi, février 11, 2010

Mon nom

Ce matin à ma porte, un messager vient me porter un colis pour le boulot: "Yannick, une fille?" Moi: "ben oui, en fait je pense". Lui: "Je suis bouche bée", dit-il en regarant ma mini-jupe et mes cheveux longs. Une anecdote parmis tant d'autres autours de mon nom. Heureusement, ça me fait bien rire!

mardi, février 02, 2010

Silence beauté

Il existe plusieurs sortes de silences. Des lourds et des légers, des coupables et des complices. Des silences résignés, des silences partagés avec bonheur. J'aime le silence. Le silence de beautés paisibles. Le silence désiré, plein de promesses. Le silence appaisé, retrouvé, libérateur. Quand les mots cessent de faire du bruit, quand la ville se repose, quand notre esprit se calme et laisse place à la quiétude.

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jeudi, janvier 14, 2010

La poésie est encore avec moi (pour Haiti aussi)

Le silence. Ici. Depuis longtemps. Et pourtant. Et pourtant vous êtes là. Encore. Et moi aussi.

La poésie ne m'a pas quittée. Elle est avec moi plus que jamais, en ces heures difficiles pour le peuple Haïtien. Dans la douleur. Là où les mots sont superflus. Là où le mot espoir semble dérisoire. Il reste encore la poséie, dans la vie qui se bat pour exister. Dans les rayons qui illuminent la poussière et les décombres, indistinctement. Dans la morphologie de l'horreur. Dans les cris et la catastrophe. Dans la clameur et dans le silence. Dans ces heures interminables d'attentes pour qui sans nouvelles, pour qui prisonier des décombres.

Attendre un dénouement. Un dénouement heureux. Un dénouement tragique. Mais un terme à cette attente interminable. Placer des mots là où la patience semble un mot grossier. Placer des mots là où il faut garder le silence. Garder le silence. Beaucoup plus qu'une minute.

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dimanche, janvier 03, 2010

Réponse à un lecteur

Voici un mot trouvé dans ma boîte de messages. Il m'a fait sourire.
"Il est 4h30 du matin. Je ne dors plus. Il fait encore nuit, le soleil ne se lèvera que dans trois heures. Alors pour tuer le temps, je me dis, tien, je vais aller voir ce que raconte Yannou, voir si elle a retrouvé ça poésie, si elle a le cœur en fête ou quels sont ses états d'âme. Est-elle joyeuse? Est-elle mélancolique? Ou bien a-t-elle le goût de philosopher?
Non, rien de tout cela. Elle c'est égarée dans cette aventure pseudo écologique et environnementale dont un tas de gens s'occupe déjà dans une cacophonie monumentale et dans laquelle, d'autres gens se frottent les mains en spéculant sur les milliards que cela va leur procurer.
Peut-être un jour, retrouvera-t-elle la sagesse et reviendra-t-elle avec plein de belles choses dans la tête et dans le cœur.
À bientôt chère Yannou."

Bonjour Anonyme,
Quel gentil mot, plein de sagesse et de perspective. Il me fait sourire, en ce matin de janvier 2010. Alors que je me prépare à faire enfin ce projet écologique si important à mes yeux. Oui, il est vrai, beaucoup de gens se préoccupent des problèmes écologiques, mais peut-être est-ce parce que c'est très important. Et je me promet d'y mettre de la poésie et de la beauté. Alors, tout le monde gagne au change. Je ne suis jamais loin de moi-même lorsque je fais de la création, que ce soit pour un sujet documentaire ou pour un essai. Il faut dire que je trouve le documentaire très poétique. Enfin, il peut l'être. La poésie est partout, la perspective aussi. Suffit de la voir. Et pour la voir, il faut simplement regarder vraiment, et respirer aussi. Profondément.

dimanche, novembre 22, 2009

Nouveau blogue: rédux détritus!

Je viens de mettre en place mon nouveau blogue DETRITUS afin de suivre la construction de mon web-documentaire. Par ici!

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vendredi, novembre 20, 2009

Recette de filet de porc aux lentilles vertes

À la demande de Magenta, voici ma recette de casserole de filet de porc:

- 2 gros oignons
- Une gousse d'ail
- 1 tasse de lentilles du puy ou vertes
- 1 filet de porc bien frais
- 3 grosses patates douces
- Laurier, sel, poivre, herbes de provences, branche de romarin
- Huile
- Moutarde de dijon ou de meaux, au goût

Tu coupes tes oignons, l'ail et tes patates douces, que tu places dans une grande casserole allant au four. Tu met un filet d'huile, tu déposes ton filet de porc au centre. Tu couvres ta viande de moutarde de dijon, au goût. Après avoir rincé tes lentilles à la passoire, tu les mélanges aux légumes, autours de la viande. Tu ajouttes tes épices et herbes. Avec du gros sel sur le dessus. Couvrir, cuire à 350 pendant 1 heure.

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lundi, novembre 09, 2009

Gourmandises

Ici, en vrac, quelques menus pour se mettre l'eau à la bouche. Des photos de plats ici. Je suis une épicurienne qui adore partager sa table. Et j'aime cuisiner autant que j'aime manger. Je suis entourrée de gens aussi gourmands que moi.

Ce soir: mon classique poulet sauté à la chinoise. Poulet, tofu et légumes marinés dans oignons, beaucoup de chili, ail, sauce teriaki, baies de gobi et une touche de sucre. Et hop, dans le wok!
Servi avec du riz basmati collant. On mange avec des baguettes.

Hier soir: soupe d'automne maison aux lentilles vertes, avec courgettes jaunes, carottes, patates douces, oignons émincés, tomates, ail, laurier, sel de celeri maison, jalapeno. Jacob a trouvé un nom à ma soupe: "soupe de bucheron indiens" à cause du piquant!


Pour recevoir des amis pour le brunch dimanche: oeuf poché en ramequin sur jabon à l'érable, oignons et tomates caramélisés, gratiné au chedar fort. Suivi d'une compote maison chaude de bananes, raisins et pommes à la cardamone et anis étoilé, servie dans un pot transparent, nappé de yogout avec une touche de miettes de biscottis choco croquants. Avec mimosa et café au lait.

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lundi, novembre 02, 2009

Jardin sur le toît - Garden on the roof

*

J'ai soumis cette idée au concours "challenge your world"
Allez voter pour moi!
[short english version at the end]

Réalisation de jardins sur les toîts et de murs végétalisés: pour contrer le réchauffement climatique et les ilots de chaleur urbains, offrir à tous une production maraichère locale fraîche et bio, pour améliorer la qualité de vie des citoyens, pour prolonger la durée de vie des bâtiments, pour contrer le problème de ruissellement des eaux de pluie.

Les toîts des bâtiments (en milieu urbain, en banlieue et en campagne) sont des surfaces au potentiel incroyable. Les magasins grande surface, les édifices publics et les résidences offrent très souvent une structure architecturale adéquate pour accueillir un toît végétalisé ou un petit jardin. Et les nouvelles strucutres en construction devraient simplement exiger de telles normes. Plusieurs projets existent déjà à travers le monde, mais il faut impérativement généraliser cette tendance. Les toîts offent une pleine lumière, des vues superbes, et sont très nombreux. Dans les faits, ils représentent un problème, car ils augmentent la surface non naturelle sur la planète, et absorbent la chaleur. Imaginez un milieu urbain où la majorité des toîts seraient verts et luxuriants! Nos paysages en seraient transformés. Les toîts verts et les murs végétalisés présentent de nombreux avantages écologiques, mais aussi économiques et sociaux.

En plus d'aider à une accessibilité de nourriture à toutes les classes sociales, des toîts verts ont un impact majeur pour contrer le problème de l'étalement urbain et des banlieues qui rognent nos espaces naturels. Les toîts des centres d'achat et autres espaces commerciaux à grande surface contribuent à former des ilots de chaleur qu'on peut combattre par l'implantation généralisée de toîts verts. Les végétaux font baisser la température et filtrent le CO2. De plus, ces terrasses fraîches et accueillantes représentent même un potentiel touristique et commercial très important. Imaginez siroter un appéro en regardant le coucher de soleil sur la ville aux 10 000 toîts verts! Imaginez le bonheur des oiseaux, en plus de celui des humains! Imaginez la transformation des zones de banlieues où les immenses toîts des mégas-surfaces deviendraient de magnifiques jardins où le consommateur pourrait se reposer de la cohue à l'ombre d'une vigne en sirotant son café!

Le projet des jardins sur le toît et des murs végétalisés vient avec celui du compostage. Le recyclage des matières organiques trouverait son utilité et sa nécessité, en offrant une matière riche pour nourrir nos plantes et nos légumes sur nos toîts. Trop souvent, j'entends l'argument "mais si je fais du compost, je fais quoi avec?". Les toîts verts deviennent la réponse logique et saine à un cycle de vie ouvert qui présente de multiples avantages.

Une entreprise aliant l'expertise d'architectes, d'urbanistes, d'agronomes et de designers pourrait offrir des services qui répondent aux institutions publiques, aux entreprises et aux individus prêts à se lancer dans un mouvement collectif pour la mise en place de toîts verts.*

* Je sais que de telles entreprises existent déjà, et que de nombreux projets de toîts verts voient le jour, mais je souhaite un mouvement collectif pour le verdissement total des surfaces de toîts!


Green roof


To build numerous gardens on the roofs and green walls on commercial, public and residential buildings: a solution to fight climate change, offer fresh vegetables locally produced, improve the general quality of air and life for all citizens, make building last longer, fight rain runoff, and use compost made in apartments and buildings.

Gardens on roofs are the logical solution for ecological and social problems we face, with positive economical impact. The freshly produced organics vegetables can provide food for families who would not have easy access to it. Buildings offer a great surface, transforming the problem of mega-stores into an attractive place to take a breath of fresh air. Imagine new cities and suburbs covered with lush and beautiful green roofs, attracting birds! This change itself can bring a recreational and touristic value to areas making the choice of greener roofs and walls.

*
Photo: Renata Gierlach, London, England. "Turf roof near Gol, Norway. Wild garden grown on a turf roof - nature takes over what man has left behind."

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mercredi, octobre 28, 2009

Élection municipales à Montréal

À Montréal, alors que les deux gros partis n'en finissent plus de se rouler dans la boue, Richard Bergeron attends que le massacre se termine et qu'il puisse faire le ménage. J'espère que vous serez nombreux, chers Montréalais, à donner la juste chance à Projet Montréal. Ce parti se prépare depuis plusieurs années pour offrir mieux à notre ville si pleine de potentiel et d'énergie créatrice. J'avais publié un texte à ce sujet lors des élections municipales de 2005.

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mardi, octobre 27, 2009

Passion cuisine

J'adore cuisiner. Je suis très gourmande. Cette passion s'est construite depuis ma plus tendre enfance, au sein d'une famille de bons vivants qui aiment la nourriture, les petits et grands délices. Découvrir de nouveaux plats ou des spécialités locales a toujours été une passion. Et, au fil des ans, j'ai collectionné les trucs de cuisine de chacun pour les mettre dans ma besace de cuisinière. Maintenant, mes convives ravis en profitent à chaque fois que je prépare un repas. Moi aussi j'en profite bien!

Mais d'où me viennent tous ces trucs? Ce serait une bonne idée de dresser la liste de tous mes petits trucs. Plusieurs livres et blogues de cuisine existent, mais les inspirations et les trucs sont aussi importants.

Voici quelques plats que j'ai mijoté cette semaine avec mes accolytes: canellonis farçis au veau et poulet haché, chili végétarien très épicé avec fèves multicolores, casserole de filet de porc aux lentiles vertes et patates douces, saumon en croûte de poivre et salade d'épinards avec vinaigrette à l'érable. Hier j'ai fait des biscuits au beurre d'arachide avec des noix de grenoble. C'est la période du "confort food"!

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lundi, octobre 19, 2009

Automne

Il fait frais. Nous avons rentré les plantes qui ont passé l'été sur la galerie. Les géraniums sont contents de retrouver la chaleur. Sur Google street view, j'ai été voir notre ancienne maison de la banlieue nord. Je suis heureuse de découvrir que les nouveaux propriétaires ont fait doubler le jardin de fleurs devant la maison. Je m'ennuie de mettre mes mains en pleine terre. Notre appartement est parfait pour nos besoins, mais jardiner me manque. Mes plantes en pot et mes nombreux bacs à fleurs ne sont pas parvenu à vraiment satisfaire mon envie de verdure. J'aime voir mes plantes grandir, mes fines herbes s'épanouir, mes fleurs courir sur des folles distances, mes lierres grimper. Maintenant heureuse en ville, je rêve d'une maison de campagne!

vendredi, octobre 16, 2009

Pitch!

Cette semaine, j'ai eu la chance de faire un atelier fort enrichissant avec un gourou du multi-plate-forme: Frank Boyd. Il était accompagné d'une dynamique équipe de formateurs très passionnés et généreux: Richard, Margaret et Jill. L'apprentissage a été intense, et j'en ressors pleine d'énergie et d'idées. Ce format intensif est exigeant, mais combien satisfaisant. Nous avons suivi 5 jours de formation dans les superbes locaux de l'INIS, au cours desquels nous étions 15 professionnels des médias interactifs. Nous avons eu des sessions de brainstorm, utilisant diverses techniques créatives. Nous avons eu des ateliers d'échange afin de comprendre l'écologie des médias actuels, avec les possibilités qui s'offrent à nous en cette ère technologique si riche. À la fin de la semaine, nous devions trouver un concept de projet multi-plateforme et le présenter en 5 minutes devant un jury professionnel. Notre projet (j'étais en équipe avec Hoda Adra et Jimmy Fecteau): Tous les visages du deuil. Voici une photo prise durant le pitch.

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Et ici (en bas à droite), juste avant la présentation, très stressée!
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vendredi, octobre 09, 2009

Obama Nobel de la Paix

Barack Obama vient de gagner le Prix Nobel de la Paix. Ici l'article sur Radio-Canada

Il a gagné pour l'espoir qu'il incarne, et pour ses efforts de dénucléairisation. Je viens de jetter un coup d'oeil sur Twitter à #ObamaNobel, et les réactions américaines sont désastreuses et cyniques! Nous vivons dans un monde désanchanté. Oui, d'accord, ce n'est que le début de l'ère Obama, mais déjà il joue ses cartes avec une honnêteté, un multilatéralisme et une transparence qui sont rares en politique. Il mérite largement son Nobel de la Paix.

Voir la déclaration du comité du Nobel sur France 24

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jeudi, octobre 08, 2009

Ambitieux objectif...

Entendu ce matin en réunion lors d'un brainstorm à propos de mon projet web-documentaire écologique... "Le projet doit être le déclic de l'émergence d'une conscience écologique collective".

Ouf! Je veux bien moi. J'espère au moins m'insérer dans le mouvement global et planétaire de cette prise de conscience.

mardi, octobre 06, 2009

Où suis-je?

D'ici je suis plutôt loin. Ou plutôt distante. Surtout en comparaison avec ce que "Vivre la vie" a déjà été pour moi: un lieu de partage, un récit continu, un lieu de réflexion actif. Mais maintenant, ma vie m'amène ailleurs, l'Internet a changé, et je passe du temps autrepart. Dans facebook, sur twitter, dans divers réseaux sociaux professionnels, perdue dans mes lectures et visionnements alimentées par mon RSS débordant. Et dans toutes mes autres activités professionnelles et personnelles. Depuis lundi, je passe mon temps libre le nez dans l'addictif bouquin pondu par ma chère Chronique Blonde et sa plume incisive. Sinon, je besogne toujours à mon projet avec l'ONF qui avance doucement. Trop doucement à mon goût. Mais c'est ma faute, car je distille mon temps entre trop de choses: j'enseigne, je donne des ateliers et je prépare une série de capsules vidéo pour les 25 ans du Grand Prix du Conseil de Arts de Montréal. Voilà où je suis: à beaucoup d'endroits.

lundi, octobre 05, 2009

Phrase d'automne

Le silence habité révèle les légertés et les lourdeurs, l'ombre de son silence ne cache pas les mensonges.

jeudi, septembre 24, 2009

Homo detritus

Il faut comprendre les déchets pour les réduire. Les déchets que nous produisons sont le fruit de notre façon de consommer. Il faut questionner la conception même de ces bien, mais aussi notre rapport à ceux-çi. Pourquoi avons-nous cet envie effrenée de tout posséder?

Pour comprendre ce cycle, il vous faut voir cette vidéo de Annie Leonard "the story of stuff", si vous ne l'avez pas vue.

Dans le cadre de mon projet, j'ai rencontré mon amie Luce Beaulieu de Perennia pour en discuter. D'emblée, elle m'a lancé sa position, très sensible. Luce pense que notre envie de consommer vient de la douleur. Le mal-être des individus pousse la consommation. Ma première réaction a été de questionner sa théorie, de prendre plusieurs cas de consommateurs pour tenter de voir que la consommation n'est pas toujours le fruit d'un mal-être. Mais de tous les cas imaginés, je n'ai encore trouvé aucun cas qui ne répondent pas à cette théorie intéressante: le bien-être profond de l'être en harmonie avec son milieu stoppe la consommation effrené.

Voici quelques exemples de consommateurs, et leur profil psychologique. La jeune fille qui s'achète des vêtements de façon frénétique pour être à la mode? Elle est possiblement en recherche d'une confiance, la recherche d'une image d'elle-même. Si elle était profondément et véritablement bien dans sa peau, aurait-elle besoin de consommer et de se maquiller autant?

Et l'homme d'affaire qui s'achète des gadgets et des biens pour son confort personnel? Manque-t-il d'altruisme? En quoi son bien-être matériel personnel peut-il affecter les autres? On pourrait penser que c'est une question de morale et d'éthique, mais le geste d'achetter va au-delà des questionnements philosophiques. Quand on achète, c'est une approbation à une façon de voir le monde, de faire des affaires, selon le produit que l'on choisi. Les citoyens ressentent de plus en plus le besoin de transparence par rapport aux entreprises desquelles ils achètent. L'essor du commerce équitable le prouve. Mais je m'égare, revenons aux cas de consommateurs...

La mère de famille qui couvre de cadeau ses enfants, qui veut "les gâter" et leur apporter tous les biens matériels dont ils pourraient rêver? Certains diront que c'est la meilleure mère du monde... Mais pourquoi agit-elle de la sorte? Porte-elle une culpabilité? Ou compense-t-elle pour un manque affectif? Est-ce une façon de témoigner de son amour, à défaut de parvenir à le faire autrement?

Avez-vous des exemples de profil de consommateurs qui ne répondent pas, selon vous, à une "douleur d'être"? Je suis très curieuse de voir si on arrive à en trouver...

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