jeudi, mai 15, 2008
Le ciel aride ne m'offre pas d'éteindre ma soif. Les mots eux-mêmes me semblent flotter dans le vide. Je me sens perdue comme un petit pois (bleu). La poésie est absurde. Je suis sans nouvelle de mon amie Eza qui joue la missionnaire en Afrique. Le temps s'impaciente. Mon homme est loin. Mes deux ordinateurs sont branchés simultanément. Mon clavier est suspendu et mes épaules lourdes. Je me silence moi-même à attendre des faux-retour. Je clavarde avec Jacob qui me fait des réponses d'ado: "ma vie est plate". La mienne aussi peu l'être. Je m'acharne à faire revenir les fantômes technologiques de projets dinosaures dans le ciel de la technologie. Je désespère de voir des projets magnifiques qui sont oubliés sur des disques durs endormis. Soupir double. Le téléphone sonne. C'est mon homme. Je vais lui parler.
mardi, mai 13, 2008
Culpabilité
Hier, on m'a demandé si je suis une personne qui a tendance à se sentir coupable. Ma réponse rapide, et très sûre de moi: "Non, je n'ai pas ce défaut. J'ai beaucoup d'autres défauts, mais pas celui-là." Puis j'y repense. Honnêtement. Je doute, soudainement. Oui, à l'occasion je me sens coupable de dormir le matin - parfois jusqu'à 8h30, alors que tout le monde est debout depuis 6h45...-. J'ai certaines culpabilités "familiales" qui planent (je devrai, j'aurai dû, je pourrai...). Je me sens parfois coupable de ne pas faire ce que je m'étais promis de faire. Surtout que la vie apporte son généreux lot de millions de petites choses qu'il faut faire, que l'on doit faire, qu'il est primordial de faire. Et l'accumulation des retards (remettre le ménage à plus tard, remettre certaines réparations à plus tard, remettre un compte à payer à plus tard) rend toute situation beaucoup plus difficile à régler si on tarde trop. La discipline est donc la clef du succès. Mais pour moi c'est davantage dans l'action. Je me lève un matin, et je "clanche" une série de petits trucs qui trainent. Mais ce n'est pas très organisé, structuré. Je le fais, c'est tout. Ensuite, je me sens bien. Mission accomplie.
Tout est une question d'équilibre. S'accorder du temps est la clef du bonheur pour moi. Le temps de voir le soleil, de savourer ma tartine du matin avec mon journal, le temps de rigoler avec les enfants, le temps de cuisiner des bons petits plats pour ceux que j'aime, le temps de paufiner un montage pour en être complètement satisfaite. Mais si le temps se dilate, je me taxe de parresse ou j'ai la ferme impression de "perdre" du temps. Je me donne pourtant beaucoup de droit de me faire plaisir. Je m'accorde du temps à moi. Et oui, force est d'admettre que je me sens coupable à l'occasion. Mais juste un peu.
Tout est une question d'équilibre. S'accorder du temps est la clef du bonheur pour moi. Le temps de voir le soleil, de savourer ma tartine du matin avec mon journal, le temps de rigoler avec les enfants, le temps de cuisiner des bons petits plats pour ceux que j'aime, le temps de paufiner un montage pour en être complètement satisfaite. Mais si le temps se dilate, je me taxe de parresse ou j'ai la ferme impression de "perdre" du temps. Je me donne pourtant beaucoup de droit de me faire plaisir. Je m'accorde du temps à moi. Et oui, force est d'admettre que je me sens coupable à l'occasion. Mais juste un peu.
Libellés : Philosophie, Quotidien
vendredi, mai 09, 2008
Creacamp: un concentré de créatrices pétillantes!
Samedi après-midi dernier, je me suis rendue à Creacamp: concentré d'énergie créatrice plus efficace que toutes les boissons énergisantes réunies. Vraiment. Quel grand plaisir que d'entendre le récit de toutes ces femmes d'ici qui crée par l'artisanat, le desing, la musique, la peinture, la couture, les bijous, le cinéma, l'écriture, et beaucoup d'autre chose encore. Les angoisses, les fragilités, les forces et les certitudes qui se rencontrent. J'ai déjà hâte au prochain rendez-vous.
Métropolis bleu
Samedi matin dernier je participais à une table ronde sur la littérature électronique au Festival Métropolis bleu. J'ai quitté la maison en prenant avec moi quelques copies de mes oeuvres multimédia: Mordre et parenthése, Navigation et autoportraits, L'emportement et plaisirs, le film. En partant, j'ai confié à la grande que je n'aimais pas ce film, que je ne l'aimais plus. Trop sucré, trop de miel, trop de couleurs, trop de mots, trop de bonheur concentré, trop, trop. J'avais l'impression que l'écran suintait du miel quand le film jouait. Je suis partie vers le lieu de la conférence, mon livre-DVD de miel sous le bras. J'ai été accueillie avec émotion par l'animateur du panel. Bruno Guglielminetti m'a tendu la main à mon arrivée. Il m'a tout de suite dit qu'il a regardé mon film Plaisirs trois fois de suite, qu'il avait encore des frissons en y pensant, que c'était un film beau, touchant. Un film nécessaire, somme toute. Les larmes aux yeux, j'ai accueilli ses commentaires comme une réponse du destin à mes mots durs envers mon travail que j'avais prononcés quelques minutes auparavant.
Libellés : littérature, multimédia, Réalisatrice
Les enfants gourmands
Fin de semaine à Québec en mars dernier
J'ai tant de textes en tête à partager ici, mais depuis des mois, c'est un silence étrange qui demeure sur Vivre la vie. Je tourne en rond. Je voulais raconter la fantastique fin de semaine à Québec avec les enfants fin mars dernier. Pour eux: comme un rêve (dirent-ils). Restaurant cinq étoile au déjeuné, musées de Québec, balades pleine de charme dans la vieille capitable. Pour moi: de très belles rencontres professionnelles, et du ski à son meilleur au Mont-Saint-Anne. Les enfants sont maintenant de vrais pros de la planche, nous pouvons donc faire du ski partout à une vitesse intéressante (lire: assez vite!). Quel plaisir de dévaler les pistes sous le soleil et dans le vent, avec le fleuve à nos pieds, les cinq en slalom sur toute la largeur des pistes à nous seul! Pur délice. Grand grand bonheur pour moi de trouver non seulement un homme pour partager ma passion du grand air et des muscles qui chauffent, mais toute une bande de (presque) ados souriants, enthousisates et pleins d'énergie face à mes idées folles de tout vouloir faire, découvrir, explorer!
Petite famille gourmande
Je voulais raconter ma dernière fin de semaine, où nous avons partagés de bons repas avec les enfants si gourmands. Nous sommes allés savourer des tapas rue Saint-Laurent, à la sala rosa, un endoit que mon homme et moi adorons, que nous avons fait découvrir à nos trois critiques culinaires en herbe. Vendredi soir en ville, si agréable: rires partagés, gourmandises partagées, tranches de vie partagées. Le bonheur. Nous avons remis cela en visitant un restaurant chilien adorable et délicieux samedi midi (La Chilena, rue Saint-Laurent, dans le mile-end). Les enfants se sont régalés de leurs burritos et salsa fraîche, les parents aussi!
J'ai tant de textes en tête à partager ici, mais depuis des mois, c'est un silence étrange qui demeure sur Vivre la vie. Je tourne en rond. Je voulais raconter la fantastique fin de semaine à Québec avec les enfants fin mars dernier. Pour eux: comme un rêve (dirent-ils). Restaurant cinq étoile au déjeuné, musées de Québec, balades pleine de charme dans la vieille capitable. Pour moi: de très belles rencontres professionnelles, et du ski à son meilleur au Mont-Saint-Anne. Les enfants sont maintenant de vrais pros de la planche, nous pouvons donc faire du ski partout à une vitesse intéressante (lire: assez vite!). Quel plaisir de dévaler les pistes sous le soleil et dans le vent, avec le fleuve à nos pieds, les cinq en slalom sur toute la largeur des pistes à nous seul! Pur délice. Grand grand bonheur pour moi de trouver non seulement un homme pour partager ma passion du grand air et des muscles qui chauffent, mais toute une bande de (presque) ados souriants, enthousisates et pleins d'énergie face à mes idées folles de tout vouloir faire, découvrir, explorer!
Petite famille gourmande
Je voulais raconter ma dernière fin de semaine, où nous avons partagés de bons repas avec les enfants si gourmands. Nous sommes allés savourer des tapas rue Saint-Laurent, à la sala rosa, un endoit que mon homme et moi adorons, que nous avons fait découvrir à nos trois critiques culinaires en herbe. Vendredi soir en ville, si agréable: rires partagés, gourmandises partagées, tranches de vie partagées. Le bonheur. Nous avons remis cela en visitant un restaurant chilien adorable et délicieux samedi midi (La Chilena, rue Saint-Laurent, dans le mile-end). Les enfants se sont régalés de leurs burritos et salsa fraîche, les parents aussi!
Libellés : Famille, nourriture, vacances
mardi, mai 06, 2008
Petits et grands bonheurs
L'écriture se rattrappe: du manuscrit à l'écran
Ce matin j'ai sorti un cahier de cuir rose vif. Il m'a été offert à mon mariage par une amie qui aime écrire autant que moi. J'ai toujours eu de nombreux cahiers; remplis d'idées de projets, de listes de rêves de vie (oui oui, des listes), de rêves rêvés la nuits qui furent parfois prémonitoires (oui oui, chers sceptiques), de récits quotidiens en forme de journal intime, de récits de voyage en forme de confessions, de confidences à moi-même, de réflexions sur ma vie et certaines perspectives que je tentais d'y apporter. Mes cahiers ressentent un grand silence de ma plume depuis plusieurs années. C'est que je blogue, voyez-vous. Depuis que je tiens carnet ici-même, mon écriture manuscrite est réduite au silence, ou presque. Mon appétit des mots à écrire est satisfait de ce carnet virtuel, semble-t-il. Donc ce matin, j'ai sorti le cahier rose vif. Il est à ma droite, sagement en attente que ma main daigne prendre le feutre noir fin déposé à côté, et tracer quelques lettres, quelques mots, quelques phrases sur ces pages odorantes de papier recyclé. J'aime le papier, son odeur, le bruit qu'il fait quand une plume y trace son chemin. Mais depuis cinq ans mon écriture manuscrite s'est disloquée. Elle est maladroite, illisible. J'ai aussi réalisé lors de mon dernier voyage que je ressentais une certaine frustration en écrivant à la main. Je peux dire beaucoup moins dans le même laps de temps. C'est que j'écris beaucoup plus lentement à la main qu'avec ce cher clavier. Soupir. Pourtant j'aime écrire à la main. En fait ce que j'adore c'est la non-tyranie du réseau. Ce réseau qui dissipe la concentration de l'écriture: courriel, facebook, articles à lire, blogues à découvrir, site à explorer, flikr, last.fm, textes à écrire pour d'autres blogues. En fait le secret réside dans la discipline. Ne pas aller ailleurs. Concentrer et structurer mes activités.
Marraine: ma grand-mère déménage
Je voulais raconter la transition que vit ma chère Marraine (ma grand-mère maternelle), en deuil depuis bientôt un an. Elle vient tout juste de s'installer dans une résidence confortable et jolie, pour son bien, mais avec beaucoup de difficulté à quitter le passé. Elle s'accrochait à sa maison, ses souvenirs, comme autant de bouées qui la menaient tout droit à sa perte, s'emmurant dans un isolement néfaste. Elle faisait peine à voir, ainsi seule, exposée et vulnérable, dépendante et triste. Elle ne voulait pas partir, après tant d'années dans sa maison-musée (tant de souvenirs, de voyages, d'années de vie dans un même lieu). Elle se liait au vide, inventant avec toutes les raisons du monde la présence de son grand amour envollé. L'abscence physique de Parrain la fait si crellement souffrir. Nous avons dû l'emmener ailleurs, où des gens pourraient bien prendre soin d'elle au quotidien. Il le fallait. Pour la famille, le moment fut clef, bien sûr. Encore maintenant, j'ose à peine en parler du bout des doigts, car je ne voudrais en rien faire osciller les liens fragiles entre les aimés. Il est clair qu'un changement comme celui-ci occasionne son lot de tensions et expose les fragilités de tous, y compris de ceux qui se veulent les plus forts. Héritage familial de force et de courage, ces qualités se portent parfois comme un bouclier qui masque des douleurs enfouies. Unique petite-fille de mes chers grands-parents, j'ai une sensibilité particulière et un amour inconditionnel pour cette femme qui fut ma deuxième maman. Je respire enfin, car elle semble accepter un peu le changement. Elle mange avec appétit, semble se lier d'amitié avec les autres résidents, joue de son humour et de ses rires avec le personnel. J'espère qu'elle trouvera la paix et un peu de joie dans ces lieux, avec ces gens.
Je voulais raconter aussi mon voyage au Costa Rica, que j'ai choisi de livrer en photos. Les textes sont dans un cahier manuscrit, encore. J'espère que j'arriverai à déchiffrer mon écriture illisible.
Ce matin j'ai sorti un cahier de cuir rose vif. Il m'a été offert à mon mariage par une amie qui aime écrire autant que moi. J'ai toujours eu de nombreux cahiers; remplis d'idées de projets, de listes de rêves de vie (oui oui, des listes), de rêves rêvés la nuits qui furent parfois prémonitoires (oui oui, chers sceptiques), de récits quotidiens en forme de journal intime, de récits de voyage en forme de confessions, de confidences à moi-même, de réflexions sur ma vie et certaines perspectives que je tentais d'y apporter. Mes cahiers ressentent un grand silence de ma plume depuis plusieurs années. C'est que je blogue, voyez-vous. Depuis que je tiens carnet ici-même, mon écriture manuscrite est réduite au silence, ou presque. Mon appétit des mots à écrire est satisfait de ce carnet virtuel, semble-t-il. Donc ce matin, j'ai sorti le cahier rose vif. Il est à ma droite, sagement en attente que ma main daigne prendre le feutre noir fin déposé à côté, et tracer quelques lettres, quelques mots, quelques phrases sur ces pages odorantes de papier recyclé. J'aime le papier, son odeur, le bruit qu'il fait quand une plume y trace son chemin. Mais depuis cinq ans mon écriture manuscrite s'est disloquée. Elle est maladroite, illisible. J'ai aussi réalisé lors de mon dernier voyage que je ressentais une certaine frustration en écrivant à la main. Je peux dire beaucoup moins dans le même laps de temps. C'est que j'écris beaucoup plus lentement à la main qu'avec ce cher clavier. Soupir. Pourtant j'aime écrire à la main. En fait ce que j'adore c'est la non-tyranie du réseau. Ce réseau qui dissipe la concentration de l'écriture: courriel, facebook, articles à lire, blogues à découvrir, site à explorer, flikr, last.fm, textes à écrire pour d'autres blogues. En fait le secret réside dans la discipline. Ne pas aller ailleurs. Concentrer et structurer mes activités.
Marraine: ma grand-mère déménage
Je voulais raconter la transition que vit ma chère Marraine (ma grand-mère maternelle), en deuil depuis bientôt un an. Elle vient tout juste de s'installer dans une résidence confortable et jolie, pour son bien, mais avec beaucoup de difficulté à quitter le passé. Elle s'accrochait à sa maison, ses souvenirs, comme autant de bouées qui la menaient tout droit à sa perte, s'emmurant dans un isolement néfaste. Elle faisait peine à voir, ainsi seule, exposée et vulnérable, dépendante et triste. Elle ne voulait pas partir, après tant d'années dans sa maison-musée (tant de souvenirs, de voyages, d'années de vie dans un même lieu). Elle se liait au vide, inventant avec toutes les raisons du monde la présence de son grand amour envollé. L'abscence physique de Parrain la fait si crellement souffrir. Nous avons dû l'emmener ailleurs, où des gens pourraient bien prendre soin d'elle au quotidien. Il le fallait. Pour la famille, le moment fut clef, bien sûr. Encore maintenant, j'ose à peine en parler du bout des doigts, car je ne voudrais en rien faire osciller les liens fragiles entre les aimés. Il est clair qu'un changement comme celui-ci occasionne son lot de tensions et expose les fragilités de tous, y compris de ceux qui se veulent les plus forts. Héritage familial de force et de courage, ces qualités se portent parfois comme un bouclier qui masque des douleurs enfouies. Unique petite-fille de mes chers grands-parents, j'ai une sensibilité particulière et un amour inconditionnel pour cette femme qui fut ma deuxième maman. Je respire enfin, car elle semble accepter un peu le changement. Elle mange avec appétit, semble se lier d'amitié avec les autres résidents, joue de son humour et de ses rires avec le personnel. J'espère qu'elle trouvera la paix et un peu de joie dans ces lieux, avec ces gens.
Je voulais raconter aussi mon voyage au Costa Rica, que j'ai choisi de livrer en photos. Les textes sont dans un cahier manuscrit, encore. J'espère que j'arriverai à déchiffrer mon écriture illisible.
Libellés : Bonheur, Famille, Quotidien, Réalisatrice, Voyage, écriture
mardi, avril 29, 2008
Choix et doutes
C'est incroyable combien une seule conversation peut modifier notre état, notre pensée. Ce matin je discutais de ma situation professionnelle avec mon amie Rocio. Tout en lui parlant, tout est devenu clair, évident. Ma marche à suivre semblait toute tracée, je me sentais forte et sûre de moi afin de m'engager dans cette voie. Dommage que mes doutes soient revenus alors que je me trouve seule à jongler avec mes pensées. Puis j'ai reçu un courriel d'une autre amie, Madame A. Elle prépare un article sur les listes. Les gens qui font des listes. Des listes de projets, des listes d'objectifs, des listes de maisons à visiter, des listes de choses à faire avant de mourrir. Moi aussi j'ai des listes, mais j'avais oublié leur puissance dans des situations de doutes et d'ombrage. Je vais m'y remettre, les remettre à jour, les utiliser en détails. Merci, Madame A. de me rappeller l'importance de cet outil tout simple. Vous faites des listes, vous?
Libellés : Philosophie, Quotidien
lundi, avril 28, 2008
Aléas
La vie est faite de choix. Ces choix déterminent qui nous sommes, nous façonnent, nous définissent. La vie est faite de hauts et de bas. Notre attitude face à ces modulations détermine notre niveau de bien-être. Une même situation peut-être dramatique et négative, ou constructive et positive, selon notre vision. La puissance de ce choix est foudroyant, transformateur.
Aujourd'hui il pleut. C'est très joli, et très bon pour les jardins.
Aujourd'hui il pleut. C'est très joli, et très bon pour les jardins.
Libellés : Philosophie
dimanche, avril 27, 2008
Dimanche, soleil, printemps
Il fait beau. Les enfants jouent dehors. La grande fait ses devoirs au soleil. Un rosé frais s'ouvre. Je prépare une truite saumonée, des salsifis (panais) et des aubergines dorées au four, une salade de concombre, tomate et lime. Au dessert? Des classiques carrés de Rice Crispies avec manteau de chocolat (recyclage de chocos de Pâques).
vendredi, avril 25, 2008
Ménage de printemps
Si vous ressentez une paresse face à la tâche de faire un bon ménage de printemps, je vous recommande très fortement de jetter un oeil sur ce fascinant documentaire de Martin Hampton: Possessed.
Vous ressentirez une motivation extraordinaire à considérer votre lieu de vie comme tellement facile à mettre en ordre...
Vous ressentirez une motivation extraordinaire à considérer votre lieu de vie comme tellement facile à mettre en ordre...
Libellés : documentaire, Vidéo
Eza en Afrique
Eza Paventi, vidéaste de talent (et aussi mon amie), est partie tourner des reportages en Afrique pour RCI (Radio-Canada International). Elle signe de touchants articles sur Cyberpresse. Allez faire un tour...
mardi, avril 22, 2008
Mon récit en images
J'ai écrit tout mon périple dans mon journal de bord au Costa Rica, sans technologie. Je pensais retranscrire le tout ici à mon retour. Mais je viens de transférer 180 photos, avec commentaires. Donc la visite se fera là. De toute façon une image vaut mille mois. Donc 180 images...
Serpents, singes, fleurs, jungle
Mes photos sur Flickr
Serpents, singes, fleurs, jungle
Mes photos sur Flickr
Libellés : Voyage
Jour de la terre
En avril 2005, j'avais écris le programme de mon Parti Hautement Utopiste. Mes rêves tiennent toujours.
Libellés : Environnement, Politique, écologie
samedi, avril 19, 2008
Récit de voyage: vivre la jungle
Le Costa Rica offre une beauté luxuriante et généreuse: animaux, oiseaux, végétaux, insectes. Je vous offre bientôt le récit de mon expérience et quelques photos en prime.
Libellés : Voyage
vendredi, avril 04, 2008
Conseils de voyage familiaux
Ceci est un texte qui fut écrit en réponse à Grande Dame, qui planifie un grand voyage familial avec ses enfants.
Chère Grande Dame,
J'y vais à mon tour de mes conseils, moi qui ai voyagé quand même pas mal, et à tous les âges (mes parents étaient de grands voyageurs). Et moi qui ait 3 enfants avec qui j'ai fait quelques escapades, parfois assez... intenses (camping sauvage avec les 3 enfants pendant quelques jours, alors qu'ils avaient 8, 10 et 12, camping au bord de la mer, différentes excursions).
Premièrement: je suis allée en Grèce en juillet, et je ne recommande cela à PERSONNE, et encore moins à une femme enceinte. Très mauvaise idée, selon mon avis. C'est étouffant et lourd, et il y a peu d'arbres. J'ai beaucoup souffert de la chaleur là-bas, malgrés la mer et le vent du large. Le soleil tappe! J'ai trouvé cela pire que l'Asie en juillet!
Deuxièmement: faire vivre un grand voyage à tes enfants est une très belle idée, mais si vous le faites, je te recommande fortement la SIMPLICITÉ. C'est à dire une formule où vous avez une base fixe, et vous faites de petites escapades autours. Quand j'étais petite (vers 8, 9, 10 ans) nous partions en Europe tous les étés -ma mère est belge-. Et les voyages en voiture étaient très difficiles physiquement pour moi, car mes parents faisaient des kilomètres pour voir un max de pays en un temps record. J'ai garde un souvenir impérisable, et je suis convaincue que ces voyages ont vraiment forgé l'artiste que je suis devenue (je me souviens comme si c'était hier du musée Dali à Figueres en Espagne, visité à 9 ans). Nous avons aussi fait l'europe de l'est avant la chute du mur (yogoslavie, techécoslovakie), et je suis infiniement reconnaissante envers mes parents qui m'ont fait voir non seulement des pays qui ont complètement changé aujourd'hui, mais ils m'ont fait vivre une situation politique qui est maintenant passée à l'histoire. Et je me souviens de beaucoup de choses, peut-être même davantage qu'eux (lorsque nous racontons nos souvenirs, je me souviens de détails qu'ils ont oubliés). Mais lors de tous ces voyages, nous avions notre "base" en Belgique ou en Espagne. Cela permettait un temps d'arrêt, un repos, pour se sentir "comme à la maison" et visiter autours. C'est vraiment l'idéal, surtout avec des enfants, et surtout avec une large marmaille.
Mes meilleurs souvenirs (ben, heu, ils sont tous extras, mais bon), sont dans cette maison en Espagne que nous avions loué, la villa Kimoredi (Qui m'aurait dit), avec plusieurs cousins et oncles et tantes. Nous étions une dizaine à rester dans une villa au bord de la mer. Nous avions une cuisine, ce qui rends le coup du voyage vraiment avantageux. La location d'une maison s'avère aussi beaucoup moins couteuse que des hotels, surtout en grand groupe. Et c'est vraiment agréable et beaucoup plus reposant d'être basé à 1 seul endroit, d'où on découvre graduellement les environs, et d'où on fait facilement des esacapades d'un jour.
De toute façon, selon mon expérience de voyageuse (Europe, Asie, Amérique latine), c'est minimum 1 semaine au même endroit pour profiter d'une ville ou d'un lieu. C'est le temps nécéssaire à l'acclimatation au quartier et ses habitants, ce qui permet une expérience moins superficielle qu'un transit continuel. On fait alors de vraie rencontres, on s'intègre un peu dans le tissu social du pays. Et voyager en constant déplacement est très épuisant, sans être enceinte!
Bref, c'est mon avis. Je pense que si tu veux profiter d'un vrai repos, tu devrais effectivement partir en couple. Mais pour l'expérience de voyage avec les enfants, je te recommande très fortement la location d'une maison dans un endoit de ton choix: Espagne, Grèce, Sud de la France (la Provence fait tripper les enfants), Italie. Mais aussi Mexique, Costa Rica et même Thailande. Toutes ces destinations sont faciles avec des enfants, à condition d'avoir une maison louée qui devient la base. Et cela se fait très bien, même avec un jeune bébé... (une amie à moi a 3 enfants en bas âge, et elle voyage avec eux sur le mode "maison de base", les enfants ont 2, 4, 5.)
Voilà pour mes conseils! Bon voyage!
Chère Grande Dame,
J'y vais à mon tour de mes conseils, moi qui ai voyagé quand même pas mal, et à tous les âges (mes parents étaient de grands voyageurs). Et moi qui ait 3 enfants avec qui j'ai fait quelques escapades, parfois assez... intenses (camping sauvage avec les 3 enfants pendant quelques jours, alors qu'ils avaient 8, 10 et 12, camping au bord de la mer, différentes excursions).
Premièrement: je suis allée en Grèce en juillet, et je ne recommande cela à PERSONNE, et encore moins à une femme enceinte. Très mauvaise idée, selon mon avis. C'est étouffant et lourd, et il y a peu d'arbres. J'ai beaucoup souffert de la chaleur là-bas, malgrés la mer et le vent du large. Le soleil tappe! J'ai trouvé cela pire que l'Asie en juillet!
Deuxièmement: faire vivre un grand voyage à tes enfants est une très belle idée, mais si vous le faites, je te recommande fortement la SIMPLICITÉ. C'est à dire une formule où vous avez une base fixe, et vous faites de petites escapades autours. Quand j'étais petite (vers 8, 9, 10 ans) nous partions en Europe tous les étés -ma mère est belge-. Et les voyages en voiture étaient très difficiles physiquement pour moi, car mes parents faisaient des kilomètres pour voir un max de pays en un temps record. J'ai garde un souvenir impérisable, et je suis convaincue que ces voyages ont vraiment forgé l'artiste que je suis devenue (je me souviens comme si c'était hier du musée Dali à Figueres en Espagne, visité à 9 ans). Nous avons aussi fait l'europe de l'est avant la chute du mur (yogoslavie, techécoslovakie), et je suis infiniement reconnaissante envers mes parents qui m'ont fait voir non seulement des pays qui ont complètement changé aujourd'hui, mais ils m'ont fait vivre une situation politique qui est maintenant passée à l'histoire. Et je me souviens de beaucoup de choses, peut-être même davantage qu'eux (lorsque nous racontons nos souvenirs, je me souviens de détails qu'ils ont oubliés). Mais lors de tous ces voyages, nous avions notre "base" en Belgique ou en Espagne. Cela permettait un temps d'arrêt, un repos, pour se sentir "comme à la maison" et visiter autours. C'est vraiment l'idéal, surtout avec des enfants, et surtout avec une large marmaille.
Mes meilleurs souvenirs (ben, heu, ils sont tous extras, mais bon), sont dans cette maison en Espagne que nous avions loué, la villa Kimoredi (Qui m'aurait dit), avec plusieurs cousins et oncles et tantes. Nous étions une dizaine à rester dans une villa au bord de la mer. Nous avions une cuisine, ce qui rends le coup du voyage vraiment avantageux. La location d'une maison s'avère aussi beaucoup moins couteuse que des hotels, surtout en grand groupe. Et c'est vraiment agréable et beaucoup plus reposant d'être basé à 1 seul endroit, d'où on découvre graduellement les environs, et d'où on fait facilement des esacapades d'un jour.
De toute façon, selon mon expérience de voyageuse (Europe, Asie, Amérique latine), c'est minimum 1 semaine au même endroit pour profiter d'une ville ou d'un lieu. C'est le temps nécéssaire à l'acclimatation au quartier et ses habitants, ce qui permet une expérience moins superficielle qu'un transit continuel. On fait alors de vraie rencontres, on s'intègre un peu dans le tissu social du pays. Et voyager en constant déplacement est très épuisant, sans être enceinte!
Bref, c'est mon avis. Je pense que si tu veux profiter d'un vrai repos, tu devrais effectivement partir en couple. Mais pour l'expérience de voyage avec les enfants, je te recommande très fortement la location d'une maison dans un endoit de ton choix: Espagne, Grèce, Sud de la France (la Provence fait tripper les enfants), Italie. Mais aussi Mexique, Costa Rica et même Thailande. Toutes ces destinations sont faciles avec des enfants, à condition d'avoir une maison louée qui devient la base. Et cela se fait très bien, même avec un jeune bébé... (une amie à moi a 3 enfants en bas âge, et elle voyage avec eux sur le mode "maison de base", les enfants ont 2, 4, 5.)
Voilà pour mes conseils! Bon voyage!
jeudi, avril 03, 2008
Retrouver une vieille amie...
La semaine dernière j'ai eu une merveilleuse surprise en prenant mes courriels. Veronica. Veronica, une amie d'enfance dont j'avais perdue la trace. Je n'avais pas eu de ses nouvelles depuis 1986. Nous étions des amies très proches à l'âge de 10 ans. Je l'avais quittée en larmes alors qu'elle repartait vers son Argentine natale. Nous avons correspondu par lettre (pas d'Internet à cette époque!) pendant quelques années, puis nos chemins se sont écartés à l'adolescence. La distance, le temps qui passe, les vies qui changent si vite à cet âge. Mais je n'ai jamais cessé de penser à elle de temps en temps.
J'ai écrit ce billet il y a un an. Je parlais d'elle. Sa soeur a découvert mon blogue, puis elle a lu le texte. Avec grande émotion, me raconte-t-elle dans une missive électronique. Avec des larmes qui remontaient sans doute de toute la charge de son passé au Canada. Toutes ces années d'enfance dans la banlieue sud de Montréal, à connaître la neige, les sapins de Noël, le ski de fond, le sirop d'érable, les cueillettes de pommes à l'automne, l'halloween et les citrouilles, les piscines de banlieues et les fêtes d'enfant avec des BBQ et des hots-dogs canadiens. Et puis le retour vers la chaleur de l'Argentine et toutes les fabuleuses traditions locales, la nourriture, les odeurs, la lumière de sa mère patrie. Mais sans neige. Et avec les souvenirs d'enfance canadienne bien loin derière. Elle habite maintenant Mendoza, en Argentine. Elle est psychologue et elle a un petit garçon d'un an. Elle m'a envoyé des photos. Nous avons repris contact. Elle m'écrit en espagnol, je lui réponds en français. J'aimerai bien visiter l'Argentine... j'en ai toujorus rêvé!
J'ai écrit ce billet il y a un an. Je parlais d'elle. Sa soeur a découvert mon blogue, puis elle a lu le texte. Avec grande émotion, me raconte-t-elle dans une missive électronique. Avec des larmes qui remontaient sans doute de toute la charge de son passé au Canada. Toutes ces années d'enfance dans la banlieue sud de Montréal, à connaître la neige, les sapins de Noël, le ski de fond, le sirop d'érable, les cueillettes de pommes à l'automne, l'halloween et les citrouilles, les piscines de banlieues et les fêtes d'enfant avec des BBQ et des hots-dogs canadiens. Et puis le retour vers la chaleur de l'Argentine et toutes les fabuleuses traditions locales, la nourriture, les odeurs, la lumière de sa mère patrie. Mais sans neige. Et avec les souvenirs d'enfance canadienne bien loin derière. Elle habite maintenant Mendoza, en Argentine. Elle est psychologue et elle a un petit garçon d'un an. Elle m'a envoyé des photos. Nous avons repris contact. Elle m'écrit en espagnol, je lui réponds en français. J'aimerai bien visiter l'Argentine... j'en ai toujorus rêvé!
lundi, mars 31, 2008
Les mots de Ben
Chaque soir quand je suis avec lui, je dois mettre de la crème dans le dos de Benjamin, car le pauvre enfant a la peau teeeerriblement sèche. Particulièrement en cet hiver qui ne finit plus. Hier soir, alors que je procède avec mon attention maternelle de belle-mère (!), attendant sa délectation habituelle de se faire cajoler, il crie un peu:
- Ouch ouch, ça pique.
- Qu'est-ce qui se passe, Jam?
- C'est comme une guerre intense dans mon dos entre la sécheresse et l'hydratation. Et c'est plein de petits soldats qui se battent sur ma peau.
J'adore l'imagination de cet enfant.
- Ouch ouch, ça pique.
- Qu'est-ce qui se passe, Jam?
- C'est comme une guerre intense dans mon dos entre la sécheresse et l'hydratation. Et c'est plein de petits soldats qui se battent sur ma peau.
J'adore l'imagination de cet enfant.
Libellés : Quotidien
vendredi, mars 28, 2008
Récolte
Je viens de recevoir une pluie de compliments pour ma vidéo réalisée pour le Conseil des Arts de Montréal. On y voit tous les lauréats de cette année. Je les laisse parler de création. Beaucoup de grandes dames pleines de charisme, et deux hommes incontournables de notre culture d'ici.
Roulement de tambour... et le gagnant est: Dena Davida (danse)
Bravo!
Roulement de tambour... et le gagnant est: Dena Davida (danse)
Bravo!
Libellés : Réalisatrice
mercredi, mars 26, 2008
Robin des bois
J'ai eu le plaisir d'aller dîner dans cet endroit si chouette. C'est joli, agréable, le service est très bon, la nourriture délicieuse. Le décor est épuré et de bon goût. Et c'est pour une bonne cause. La lumière du soleil du printemps entrait par les larges fenêtres qui donnent sur Saint-Laurent.
Libellés : Quotidien
samedi, mars 22, 2008
Changement de saison
Je suis prête pour du neuf. Je termine tous mes projets, j'arrive à la fin d'un cycle de productivité. Je suis aussi en questionnement: qu'est-ce que j'ai envie de faire maintenant? Réalisation, montage? Télé, cinéma, web? Je dois faire le point, et refaire mes forces. Je dois me centrer avant de me relancer dans de nouveaux projets. Je suis assaillie de doutes sur la bonne voie à prendre. Rien de mieux qu'un peu de recul pour le faire. Avec le printemps viendront les fleurs et les nouveaux projets. Mais avant, il reste un peu de temps à hiberner...
Libellés : Cheminement, Réalisatrice
mardi, mars 18, 2008
Recette de réhydratation
J'ai été terrassée par une gastro-grippe monstre. Méchante. Je n'ai pas pu me rendre à deux événemnents professionnels de haute importance aujourd'hui. Quand on me dit que le corps lance des signaux clairs qu'il est temps de prendre un pause... Si on ne le fait pas, le corps se charge de vous le rappeller! Bref, je suis restée scotchée à mon lit, mon corps de plomb refusant d'obéir. Depuis hier je n'ai rien pu avaler, et la moindre petite goutte d'eau refusait de rester dans mon estomac. Ouch. J'ai téléphoné à info-santé. Voici la recette de réhydratation, toute simple, qui m'a remise doucement sur pied. Merci à la gentille infirmière qui me l'a donnée.
Pour remplacer le Gastrolite, et autres mélanges de réhydratation commerciaux:
- 940 ml d'eau bouillie pendant une minute, puis refroidie
- 3 cuillèrées à table de sucre blanc
- 1/2 cuillèrée à café de sel
On commence par boire des toutes petites gorgées. Si on garde sans retourner à l'expéditeur, on boit graduellement de plus grandes gorgées, en attendant plus longtemps entre "les boires". J'avoue que j'ai aussi bu un peu d'un anti-vomitif puissant: la tisane d'absinthe. En toute petite quantité, car c'est très très choc. Et ça goûte les remèdes de sorcière. À éviter pour les femmes enceintes.
Pour remplacer le Gastrolite, et autres mélanges de réhydratation commerciaux:
- 940 ml d'eau bouillie pendant une minute, puis refroidie
- 3 cuillèrées à table de sucre blanc
- 1/2 cuillèrée à café de sel
On commence par boire des toutes petites gorgées. Si on garde sans retourner à l'expéditeur, on boit graduellement de plus grandes gorgées, en attendant plus longtemps entre "les boires". J'avoue que j'ai aussi bu un peu d'un anti-vomitif puissant: la tisane d'absinthe. En toute petite quantité, car c'est très très choc. Et ça goûte les remèdes de sorcière. À éviter pour les femmes enceintes.
Libellés : Quotidien
lundi, mars 17, 2008
Vie de pigiste
La vie des petites entreprises et des pigistes en communications est palpitante. Les projets s'enchaînent, les possibilités sont infinies, les contrats tous plus stimulants les uns que les autres. Je suis heureuse professionnellement, c'est indéniable. Mais je suis aussi fatiguée. Et prendre des Vacances relève du plus grand défi. Je dois bloquer du temps. Mais comment faire quand on a pris des engagements? Je ne demande qu'une petite semaine pour refaire mes forces. Ce n'est plus optionnel, car les signes de fatiguent me crient de prendre une pause: sommeil léger, impression de fatigue au réveil, découragement, palpitations cardiaques, stress excessif pour des situations banales, manque de patience. Je me sens toute crue, à vif. Je rêve de Vacances de Yoga au bord de la plage. Et en plus, j'ai même trouvé un compagnon de voyage idéal...
Libellés : vacances
mardi, mars 11, 2008
Vaccum (ou les emmerdements quotidiens)
Il y a des jours où tout poisse. Les objects méchants vous attaquent, les cauchemars vous éveillent et les gens semblent être des ennemis qui veulent votre perte. Cette terrible phase de paranoïa absurde s'appelle spm. Mais toutes ces manifestation de méchanceté collective à mon endroit sont bien réelles, il me semble! Les voisins me marchent sur la tête et gueulent à travers leur appartement (ou ils ont un invité qui est sourd). J'ai un mal de bloc qui planne, sans vouloir vraiment s'installer. Ma voiture ne bouge pas d'un iota malgés mes efforts, bien enlisée ses pieds dans la glace.
Les rues sont des dédales de mi-slutch, mi-plaques de glaces meurtrières, entres lesquelles les pauvres piétons que nous sommes doivent sauter (sans se rentrer dedans). Les rues de Montréal donnent l'impression d'être dans un immense jeu vidéo où on ne marque aucun point. Je quitte un magasin, un homme me laisse tomber la porte dessus. Je lâche un "ouch" sonore, sans que le malpoli ne se retourne. Où a-t-on rangé la galanterie, bordel? Je ne parle même pas de galanterie, je parle de civisme! Je continue mon chemin, et au supermarché, c'est au tour de la porte automatique de se fermer sur moi. Voyons donc! Je suis invisible aujourd'hui, ou quoi? En quittant l'épicerie à la porte vitrée assassine, je croise sur mon chemin, coup sur coup, deux personnes que je ne veux pas voir - des individus vils et méchants que j'ai cotoyés autrefois-. Je les ignore, simplement. On ne peux rien faire d'autre quand ça ne tourne pas rond, il faut simplement passer son chemin.
Les rues sont des dédales de mi-slutch, mi-plaques de glaces meurtrières, entres lesquelles les pauvres piétons que nous sommes doivent sauter (sans se rentrer dedans). Les rues de Montréal donnent l'impression d'être dans un immense jeu vidéo où on ne marque aucun point. Je quitte un magasin, un homme me laisse tomber la porte dessus. Je lâche un "ouch" sonore, sans que le malpoli ne se retourne. Où a-t-on rangé la galanterie, bordel? Je ne parle même pas de galanterie, je parle de civisme! Je continue mon chemin, et au supermarché, c'est au tour de la porte automatique de se fermer sur moi. Voyons donc! Je suis invisible aujourd'hui, ou quoi? En quittant l'épicerie à la porte vitrée assassine, je croise sur mon chemin, coup sur coup, deux personnes que je ne veux pas voir - des individus vils et méchants que j'ai cotoyés autrefois-. Je les ignore, simplement. On ne peux rien faire d'autre quand ça ne tourne pas rond, il faut simplement passer son chemin.
Libellés : Quotidien
dimanche, mars 09, 2008
Première du documentaire sur le solo 30x30
Neige dehors. Sale temps. Mais joli les flocons bien gras et généreux. FIFA, ONF, samedi soir, 19h. Je me dis: "personne ne va venir". Et bien non. Salle comble. Presque. Joie. Je suis si nerveuse. Plus de deux ans depuis le début de projet. Dans la salle, des Grands: Françoise Sullivan, Louise Lecavallier, et d'autres que je n'ai pas vu. Un public avide de danse. Des amis amoureux de la danse. Des admirateurs du travail de Paul-André. La réaction est bonne. Pendant le film je sens l'émotion des gens dans la salle. Et après, pluie de compliments. Les gens ont adoré, ils ont trouvé le film très beau. J'ai eu des compliments sur la beauté des images, sur la justesse du montage. J'aime la danse et j'aime la filmer. Le mouvement est pour moi une écriture pure qui se compose dans le cadrage, la lumière, les couleurs, les textures. Des comliments aussi sur la superbe musique de Martin. Mission accomplie. La prochaine fois je ne ferai plus un film avec 10% du budget initial, promis.
Libellés : Réalisatrice

